The Peacock Society 2014

11 et 12 juillet 2014 au Parc Floral de Paris

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Même s'il doit être bien occupé depuis la réouverture du Showcase, le « gang fabuleux » We Love Art + Savoir Faire ne se repose pas sur ses lauriers. Leur festival The Peacock Society revient, toujours au Parc Floral de Vincennes, les 11 et 12 juillet.

Après une excellente première édition, ils remettent le couvert avec une ribambelle d'excellents artistes house et techno. On y retrouve quelques rescapés de l'an dernier, Brodinski, Richie Hawtin ou encore Bambounou (après tout, on ne change pas une équipe qui gagne), mais on aura droit aussi à quelques nouvelles têtes d'affiche : Paul Kalkbrenner, machine à tubes et réalisateur de 'Berlin Calling', le duo adulé des festivals Darkside (Nicolas Jaar et Dave Harrington), un autre duo adulé des festivals Tale Of Us, le lyonnais Agoria, le pape de la deep-house Kerri Chandler, et bien d'autres. Pour reposer vos tympans entre deux sets, vous pourrez déguster un peu de street food parisienne dans l'un des food trucks installés sur le site, faire un peu de shopping dans les pop-up stores et le marché de nuit, ou régresser dans les jeux en plein air. Et cerise sur le gâteau : il y aura des fêtes surprises dans des pavillons secrets. Miam.

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Notre sélection d'artistes

Vendredi

Darkside (LIVE)

Difficile d’imaginer duo plus troublant que Darkside : Nicolas Jaar, prodige du downtempo et de l’intello techno, accompagné à la guitare par le multi-instrumentiste Dave Harrington. Ensemble, ces deux complices qui se sont rencontrés à New York en 2011, ont d’abord imaginé ‘Daftside’, un recueil de remixes complètement second degré de 'Ramdom access memories' des Daft Punk. Anticapitaliste, Jaar a eu envie de se la jouer punk en réinterprétant cet album qu’il juge dopé au marketing. Trois mois plus tard, ils annoncent la sortie de leur opus ‘Psychic’ en 2013. Depuis, ils parcourent la planète club pour nous jouer leurs titres délicieusement envoûtants.

Omar S

L'incroyable Omar S débarque au Peacock Society pour le plus grand plaisir de nos oreilles - et de nos pieds. On espère que son set sera à la hauteur de ses productions : une house ultra-dansante qui évade sur une planète cosmique inconnue au bataillon. Son truc, c'est les beats qui tabassent, les cymbales old-school qui rappellent les débuts de la house de Détroit. Rien d'étonnant, c'est sa ville natale, il a donc été bercé par du gros Moodymann. Après, les comptines, c’est bien aussi. Ça passe juste un peu moins bien sur le dance-floor.

Kerri Chandler

Le maître de la deep-house Kerri Chandler sera également de la partie le premier soir du festival. Considéré comme l'un des fondateurs de ce courant aux côtés de Larry Heard et Tony Humphries, il est demandé dans les plus grands clubs du monde. Cet Américain nourrit ses productions house et garage de voix soul, de mélodies jazz et d'instruments acoustiques, qu'il relève avec des basses qui tabassent. Il est connu pour son maxi 'Atmosphere', son remix de "Music" de Marvin Gaye et sa résidence au club Circoloco à Ibiza.

Blackjoy

Blackjoy, alias Jérôme Caron, compose une musique house teintée de disco, de soul et de funk. Blackjoy est un touche-à-tout qui a été élevé dans le rock. La liste de ses collaborations en dit long sur son ouverture d'esprit : Blundetto, Concorde, Sandra N'kaké, Holy Ghost, Adam Kesher, King Gilette ou encore General Elektriks… Il a également participé aux Nuits Sonores de Lyon et a sorti son premier maxi, 'Untiltled', signé chez Project Recordings, et un deuxième, 'Moustache', chez Yellow Productions.

Richie Hawtin

Ce Canadien est tombé dans la techno de Derrick May et Jeff Mills dès ses 15 ans, lorsqu’il fréquentait les grands clubs de Détroit. Connu pour ses sets techno acid à ses débuts, il s’ouvre à l’expérimentation suite à une interdiction de séjour pendant plus d’un an aux Etats-Unis pour « travail illégal ». Il s’enferme chez lui avec ses machines pour déstructurer sa musique. Sous le nom de Plastikman, il sortira deux albums cultes en 1998 ‘Artifakts' et surtout ‘Consumed’, resté une référence pour tous les technomaniacs. La même année, il fonde le label [-] m-nus à Berlin, et enchaîne les tournées et productions, qui font de ce monstre de la techno minimale est artiste adulé.


Samedi

Tale Of Us

Italiens exilés à Berlin et repérés par Seth Troxler il y a quelques années, les Tale Of Us ne cessent de surprendre et de marquer les esprits par leur musique house et techno aux influences aussi variées que le rock ou le nu-disco. Ils sont également connus pour leurs remixes cultes de Who Made Who, DJ T ou Audiofly. Ils ont fondé leur label Life & Death en 2011 et continuent à produire parallèlement pour des maisons aussi prestigieuses que VisionQuest ou Crosstown Rebels.

1-800 Dinosaur

Le label 1-800 Dinosaur fondé par James Blake sera représenté par ce dernier et ses acolytes Dan Foat et Airhead, au Parc Floral le deuxième soir. Depuis quelques années James Blake, petit génie de la scène dubstep londonienne, enchaîne les productions brillantes. Puristes ou novices, les amateurs du genre s'inclinent pour souligner son talent. En quelques EP, dont 'CMYK' et 'Klavierwerke', Blake impose sa touche, épurée, articulée autour des rythmiques démantelées du dubstep, glacée de silences et propulsée par des basses souterraines et imposantes. On ne doute pas de sa perfomance aux côtés de ses deux compères sur la scène 1 du festival.

Bambounou

Bambounou, alias Jeremy Guindo, est un ex-fluo kid élevé aux sons du Social Club. Il produit une électro-jungle excentrique et foisonnante, intégrant aussi bien des rythmes de rumba africaine que des beats house et groovy made in Detroit ou Chicago, mais flirte aussi avec la techno, le dubstep. Ce mélange original a flirté avec les oreilles de Joakim, Para One et la Sound Pellegrino Team - la nouvelle garde de l'électro french touch - et il devient vite le nouveau poulain de 50 Weapons, le label de Modeslektor. En 2012, il sort son premier album, 'Orbiting', entre bass music et techno et Uk funky. Il sera en back-to-back ce soir là avec French Fries.

Ten Walls

Originaire de Lituanie, ce pays minuscule qu’on aperçoit rarement sur Resident Advisor, Ten Walls compose une électro pleine d’évasion et de mélodie. House, deep, minimale, certes. Mais reconnaissable, et qui sort des sets déjà bien battus. Très noire, sa musique risque de souffler un vent glacial - mais néanmoins dansant - sur la foule. À la croisée des Extrawelt ou autres Kollektiv Turmstrasse, la techno de Ten Walls pourrait bien être la claque de cette fin de festival, et on a hâte d'entendre son 'Walking With Elephants', sorti cette année.

Agoria

Agoria, alias Sébastien Devaud, est le fer de lance de l’électro minimale à la française. À l'origine du génial festival Nuits Sonores à Lyon, Agoria a signé son dernier opus en 2011, ‘Impermanence’, sur son propre label Infiné. Un label à l’image de sa musique intelligente, sensible, à la croisée de l’IDM, la techno façon Détroit (courant qui l'a fortement influencé), la house, la pop, la world et même la musique classique. On lui fait confiance pour remuer les foules ce soir là.


  1. Edition 2014
  2. Edition 2013

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