Les 10 meilleurs films hongkongais

Le top 10 du cinéma hongkongais, par nos confrères de Hong Kong

Voici le classement des 10 plus grands films hongkongais, élaboré par nos confrères de hongkongais à partir des contributions de plus de 100 professionnels du cinéma hongkongais, parmi lesquels Chow Yun-fat... Pour découvrir l'intégralité du dossier hongkongais (en VO), c'est ici !

Long Arm of the Law (1984)

De Johnny Mak / Avec Lam Wai, Wong Kin, Lung Kong

Merveilleux précurseur des thrillers policiers explosifs de John Woo et de Ringo Lam, le premier long métrage de Johnny Mak accompagne plusieurs voleurs à main armée faisant partie des gardes rouges à travers la profonde et brutale désillusion de ces continentaux qui espéraient faire fortune en débarquant dans la ville "modernisée" de Hong Kong. Guidés par l'intention criminelle de cambrioler une bijouterie très prisée du quartier de Tsim Sha Tsui, le gang notoirement célèbre des Big Circle voit rapidement son unité de plus en plus déchirée par les charmes de la ville et devient vite la cible numéro un des forces de police après avoir été dupé par un chef de triade à la petite semaine ayant servi de source dans une affaire de meurtre d'un policier corrompu. Avec plusieurs scènes mémorables, allant d'une embuscade en hélicoptère – qui pourrait avoir inspiré la scène du parrain de la mafia dans 'Le Parrain III' (1990) – à une séquence de menaces sans issue qui a indéniablement préfiguré certaines des plus célèbres scènes de Woo, 'Long Arm of the Law' couronne le tout avec un règlement de compte et une scène de fusillade à l'intérieur de l'oppressante Citadelle de Kowloon, scène qui reste encore aujourd'hui une étape décisive du cinéma d'action.

En savoir plus

Election 2 (2006)

De Johnnie To / Avec Louis Koo, Simon Yam, Nick Cheung, Lam Ka-tung

Les fans de films de gangsters hongkongais ont poussé un soupir de soulagement collectif lorsque Johnnie To mit fin à l'impasse du film de triade avec sa fresque épique majestueuse tournée en deux parties. Prenant de la distance avec l'intérêt quasi-anthropologique pour les origines de la société secrète de la Triade que l'on pouvait observer dans 'Election' (2005), ce vétéran des films d'action fusionna l'esprit et le sang dans une satire politique impressionnante et dérangeante, très astucieusement travestie en une adaptation cinématographique en demi-teinte des luttes de pouvoir qui entourent la procédure électorale bi-annuelle se tenant au sommet de la plus ancienne triade de Hong Kong. Film policier à retardement dopé par des pointes occasionnelles de brutalité sadique (on se souvient par exemple du personnage littéralement broyé et donné aux chiens), 'Election 2' est par ailleurs profondément enrichi par plusieurs allusions politiques sous-jacentes : les candidats ici, joués élégamment par Koo et Yam, ne sont pas seulement pris au piège par leur propre soif de pouvoir ou de richesse, mais aussi par l'influence omnisciente que possède le gouvernement de la Chine continentale sur leur passation de pouvoir. Sous son jour le plus cynique et le plus ingénieux, faisant d'une pierre deux coups, le film tourne en dérision nos idéaux capitalistes simplistes tout comme nos aspirations démocratiques.

Mister Boo détective privé (1976)

De Michael Hui / Avec Michael Hui, Sam Hui, Ricky Hui

Alors que leur popularité prenait de l'ampleur lors des toutes premières diffusions de leur émission télévisée, l'emblématique équipe des frères Hui produisit une volée de films comiques et burlesques s'enchaînant avec toujours autant de succès, notamment auprès du public issu de la classe ouvrière. 'The Private Eyes' en est sans doute l'un des meilleurs exemples. Ecrit et réalisé par Michael Hui, ce film a marqué les esprits, ne serait-ce que pour sa scène d'ouverture muette ne dévoilant seulement que les pieds des personnages. En pleine filature, un détective privé portant une paire de chaussures lamentablement abîmées ne parvient au final qu'à perdre l'une ses semelles accidentellement avant de marcher pied nu sur un bol de mendiant et sur un mégot de cigarette. Le film raconte l'histoire de Wong (Michael Hui lui-même), un détective privé médiocre, impoli et radin bien déterminé à exploiter ses employés. Il n'en est pas moins fidèlement aidé par un honnête passionné de kung fu en reconversion (Sam Hui) ainsi que par un stupide assistant bégayant lui servant de souffre-douleur (Ricky Hui) qui vont littéralement tester une bombe pour lui. Associé à la bande originale funky de Sam et de son groupe Le Lotus, le film a également marqué la conscience collective grâce à une série de blagues délirantes, de la séquence de gymnastique du poulet à la scène de combat avec un chapelet de saucisses en guise d'arme, inspirée de Bruce Lee et chorégraphiée par Sammo Hung.

En savoir plus

L'Arche (1969)

De Cécile Tang Shu-Shuen / Avec Lisa Lu, Roy Chiao, Hilda Chou Hsuan

Le premier long métrage légendaire de Cécile Tang – l'une des très rares femmes réalisatrices travaillant alors à Hong Kong – est une curieuse anomalie à bien des égards. Considéré aujourd'hui comme un grand classique et comme l'un des plus importants films d'art et d'essai dans l'histoire du cinéma malgré sa distribution limitée, 'L'Arche' a été photographié par le grand Subrata Mitra (directeur de la photographie régulier de Satyajit Ray), en noir et blanc et avec une grande netteté, au milieu d'une série de drames d'époque au contraire richement colorés. Le film monté par Les Blank et CC See fut l'un des précurseurs de la nouvelle vague hongkongaise et utilise tour à tour arrêts sur image, zooms rapides et fugaces flash-backs pour donner à voir la psyché fragmentée de son protagoniste. Lu joue Madame Tung, une veuve d'âge mûr empreinte de dignité s'apprêtant à recevoir une marque de distinction de l'empereur pour honorer sa chasteté. Elle est cependant tourmentée par le désir refoulé qu'elle éprouve pour un capitaine de cavalerie (Chiao) provisoirement logé dans sa résidence aristocratique. Et lorsque le capitaine finit par se tourner vers sa jeune fille enjôleuse (Chou), la détresse de notre héroïne touche à son comble. C'est, en d'autres termes, comme si Alain Resnais avait rencontré Henrik Ibsen en Chine au 17ème siècle.

En savoir plus

Tigre et dragon (2000)

De Ang Lee / Avec Chow Yun-fat, Michelle Yeoh, Zhang Ziyi, Chang Chen

Après nous avoir donné le tournis pendant des décennies avec ses confrontations délirantes et ses développements idéalisés sur le thème de la chevalerie chinoise, le genre "wuxia" a finalement conquis le monde entier avec une histoire d'amour poignante faisant intervenir deux paires de potentiels amants réprimant en permanence leurs sentiments. Cherchant à arrêter les combats et désirant s'installer avec sa muse de longue date (Michelle Yeoh), un puissant homme d'épée (Chow Yun-fat) est entraîné malgré lui dans une énième affaire (la dernière), tandis que la fille d'un aristocrate (Zhang Ziyi) jongle avec imprudence entre le monde des arts martiaux, l'affection secrète qu'elle porte à un bandit (Chang Chen) et le souhait de sa famille de la contraindre à mariage arrangé. Décrit pertinemment par Ang Lee comme "le 'Raison et sentiments' des arts martiaux", ce chef-d'oeuvre visuellement époustouflant et défiant les lois de la gravité remporta quatre Oscars (dont celui du meilleur film en langue étrangère) et ouvrit la voie d'une nouvelle ère de films traditionnels chinois réalisés à l'intention d'un public mondial, comme l'illustre parfaitement le 'Hero' de Zhang Yimou (2003).

En savoir plus

Nos années sauvages (1990)

De Wong Kar-wai / Avec Leslie Cheung, Maggie Cheung, Andy Lau, Carina Lau, Jacky Cheung, Tony Leung Chiu-wai

Si 'Nos années sauvages'  est à la fois le film qui fit de Wong Kar-wai un auteur, celui qui fit de Leslie Cheung une réincarnation de James Dean et celui qui fit également mourir d'ennui le grand public non averti, c'est avant tout un hymne à la révolte et ses intentions sont visibles. D'une part, Wong abandonne délibérément la formule traditionnelle du genre, de l'autre, son film partage son titre chinois avec le titre original du chef d'oeuvre de Nicholas Ray, 'Rebel Without a Cause' (La Fureur de vivre,1955) – et ce délibérément. Située dans un Hong Kong des années 1960 qui n'avait auparavant jamais semblé aussi beau, la rêverie nostalgique de Wong dissimule des allégories politiques non reconnues – mais pourtant totalement incontestables – dans les lumières envoûtantes et les ombres, dévoilées pour la première fois ici par le trio inimitable que forment Wong, le chef décorateur William Chang et le directeur de la photographie Christopher Doyle. Pour ses détracteurs, la détermination avec laquelle le play-boy Yuddy abandonne sa mère adoptive pour rechercher sa mère biologique a souvent été associée à la rétrocession alors imminente de Hong Kong à la Chine, tandis que le rapprochement fait par le personnage lui-même qui se compare à une sorte de légendaire "oiseau sans pattes" – ne pouvant donc se poser qu'une fois mort – reflète aussi le sentiment de déracinement vivement ressenti par la population.

En savoir plus

The Love Eterne (1963)

De Li Han-hsiang / Avec Betty Loh Ti, Ivy Ling Po

Il est probable que la romance de Liang Shan-bo et Zhu Ying-tai – légende populaire chinoise des amants papillons – ait été adaptée de nombreuses fois, mais il est difficile de surpasser, que ce soit artistiquement ou historiquement, l'interprétation somptueuse qu'en fait Li Han-hsiang, avec ses airs entraînants, ses paroles poétiques et son univers visuel aux couleurs fulgurantes. Démultipliant le motif de la confusion des genres au coeur de l'histoire originelle, 'The Love Eterne' fait la part belle à la chanteuse d'opéra Amoy Ling Po dans le rôle masculin de Liang Shan-bo, un jeune étudiant qui rencontre par hasard Zhu Ying-tai (Loh), une fille de bonne famille fréquentant une école exclusivement réservée aux garçons en dissimulant son identité. Les deux deviennent immédiatement amis envers et contre tout, passant trois années côte à côte sur les bancs de l'école. Lorsque Zhu révèle son secret, ces meilleurs amis prennent la décision de se marier mais ce choix est tragiquement remis en cause par le père de Zhu, ayant arrangé les noces de sa fille avec une famille fortunée. Le flirt inoffensif atteint alors son paroxysme mélodramatique dans la troisième partie du film. Chef d'œuvre intemporel d'un genre éphémère, ce film appartenant incontestablement à l'"huangmei diao" – esthétique traditionnelle, influence de l'opéra et scènes chantées – fit un carton au box-office, devenant un phénomène culturel dans toute l'Asie du Sud-Est et particulièrement à Taiwan, où les juges du Taiwan's Golden Horse Awards, hésitant entre le prix du meilleur acteur et celui de la meilleure actrice, finirent par remettre à Ling un trophée spécial récompensant sa performance exceptionnelle.

En savoir plus

Le Syndicat du crime (1986)

De John Woo / Avec Chow Yun-fat, Ti Lung, Leslie Cheung

Pour comprendre comment cette collaboration particulière entre John Woo-Chow et Yun-fat s'est emparée de tout l'imaginaire d'une génération – à la différence des films 'The Killer' ou 'A toute épreuve' pourtant stylistiquement plus aboutis – , il faudrait peut-être retracer l'histoire de la cinéphilie à Hong Kong. Avec un titre chinois que l'on pourrait traduire littéralement comme "la vraie nature du héros", ce film d'action hongkongais, caractéristique de l'"heroic bloodshed" (ou carnage héroïque, terme utilisé pour désigner un genre de films d'action hongkongais), synthétise en effet le meilleur de plusieurs univers cinématographiques distincts : remake relativement fidèle de 'The Story of a Discharged Prisoner' (1967) de Patrick Lung Kong, 'Le Syndicat du crime' est en outre pimenté par le principe de la fraternité et le code d'honneur du yi provenant des épopées d'arts martiaux d'antan, en particulier celles réalisées par son mentor Chang Cheh, pour qui Woo avait précédemment travaillé en tant qu'assistant réalisateur. Tout en opposant avec délectation les personnages de Ti Lung et du frère de Leslie Cheung l'un contre l'autre, faisant d'eux des ennemis mortels de part et d'autre de la loi, l'action classique est également fortement renforcée par l'interprétation charismatique que Chow fait de Mark, l'acolyte complice en trench qui laissa une marque indélébile dans notre conscience publique : qui pourrait oublier le spectacle de cet homme allumant une cigarette avec un billet de banque en flammes ? Son audace n'a d'égal que sa loyauté et son héroïsme, et, pour nos esprits approbateurs, Mark c'est nous.* Saviez-vous ... ? ... comment Woo obtint tout d'abord du succès en initiant la tradition désormais coutumière dans les films d'action de la fusillade à double pistolet ? Le réalisateur explique : "Quand je me préparais pour tourner une scène pour 'Le Syndicat du crime', où Chow Yun-fat devait s'en prendre à beaucoup de personnes, j'ai demandé à Chow d'utiliser deux pistolets en même temps pour reproduire à la fois le rythme musical des battements de tambour et les dommages d'une mitrailleuse. "

En savoir plus

Passeport pour l'enfer (1982)

De Ann Hui / Avec George Lam, Saison Ma, Andy Lau, Cora Miao

'Boat People' est incontestablement l'un des films les plus importants du cinéma hongkongais, et pourtant c'est seulement depuis peu que nous avons commencé à comprendre ô combien suggestif ce thriller politique parvint à être – comme l'est toute œuvre d'art majeure. Racontant l'histoire d'un photographe de presse japonais (Lam) qui revisite le Vietnam en 1987 après la Libération afin de documenter la renaissance du pays, le film de Hui révèle de façon captivante les horreurs auxquelles étaient confrontées les gens vivant dans le port de Danang, parfois envoyés de force dans des camps de travail abusivement qualifiés de "nouvelles zones économiques". Curieusement, depuis plusieurs années le film est vu comme une annonce prophétique du destin de Hong Kong-même après 1997, interprétation que les autorités chinoises n'ont absolument pas contesté, voyant là une œuvre "anti-communiste". La réalisatrice en personne a toujours nié, jusqu'à ce jour, les valeurs symboliques de son travail, et, en le regardant maintenant à tête reposée, il n'est en effet pas incongru d'envisager son film comme un simple drame inspiré de faits réels destiné à révéler la détresse des réfugiés vietnamiens qui causaient à l'époque beaucoup d'émoi à Hong Kong. Indépendamment des interprétations politiques qu'il a suscitées, 'Boat People' demeure d'abord et avant tout un drame magistral sur la survie des hommes, qui possèdent encore moins de pouvoir sur leur vie que ce qu'ils croyaient. Son sens tragique du fatalisme hante encore nos esprits.* Saviez-vous ... ? ... que 'Boat People' était à l'origine sélectionné en compétition au Festival de Cannes ? "À un moment donné, on nous demanda de négocier [avec les autorités] à Paris, et l'on nous dit ensuite que nous ne pouvions plus faire partie de la compétition [principale]", se souvient Hui. "Le film était encore inclus dans la "sélection officielle", [mais y était dorénavant] présenté comme le "film surprise". Ils ajoutèrent que le précédent "film surprise", également exclus [de la compétition] par le gouvernement, était 'Stalker' d'Andrei Tarkovsky. À ce moment-là, j'étais tellement abasourdie que je dis simplement oui. "

En savoir plus

In the Mood for Love (2000)

De Wong Kar-wai / Avec Tony Leung Chiu-wai, Maggie Cheung

"Il se souvient des années passées comme s’il regardait à travers une fenêtre poussiéreuse. Le passé est quelque chose qu’il peut voir, mais qu'il ne peut toucher. Et tout ce qu’il aperçoit est flou et indistinct."Ce sont sur ces mots que le meilleur film honkongais de notre classement se clôt. Cette citation est tirée d'une nouvelle de l'écrivain Liu Yi-Chang exemplifiant la technique du courant de conscience, 'Intersection', adaptée ici très librement par Wong Kar-wai qui saisit le rapprochement hésitant de deux amants en devenir dont les chemins se croisent brièvement avant de se séparer de façon définitive.C'est très ironique, mais l'on pourrait utiliser la même image pour décrire les réceptions divergentes de ce film sublime qui connut un destin similaire : au moment-même où il remportait un succès foudroyant sur tout le marché mondial du cinéma d'art et d'essai et propulsait son réalisateur dans la catégorie des plus grands auteurs au monde encore en vie, ce drame largement primé semblait prêt à sombrer irrévocablement dans l'oubli, éclipsé par sa préquelle consacrée, 'Nos années sauvages', tourné dans la ville natale de Wong et dont le succès s'explique notamment grâce à l'incomparable exploit de ce film des années 1990 qui parvint à réunir six stars majeures dans une expérience narrative élaborée. Pour tout bon critique hongkongais qui se respecte ayant vécu ce phénomène de près, il est quasi impossible de ne pas adorer le bourreau des coeurs interprété par Leslie Cheung.Mais contrairement à 'Nos années sauvages' – ou même à '2046', qui retrace une fois de plus les innombrables chassés croisés amoureux se déployant au beau milieu de l'équipe du casting et de cette trilogie non-officielle habilement menée donnant à voir le Hong Kong des années 1960 – 'In the Mood for Love' s'attache en priorité à un duo de personnages, à leur rencontre et à l'histoire d'amour qui en découle, rejetant la surcharge émotionnelle typique des deux films précédemment cités. Le résultat est un film tellement simple dans son principe – et tellement sobre et subtil dans son expression – que les moindres regards et mouvements de tête sont condamnés à follement nous émouvoir.  L'histoire se déroule en 1962. Voisins de palier dans un immeuble surpeuplé, Mr Chow (Tony Leung) et Mme Chan (Maggie Cheung arborant une robe traditionnelle chinoise) vont progressivement se rendre compte que leurs conjoints ont une liaison secrète. Suite à cette découverte, ils passent de plus en plus de temps ensemble et jouent avec les émotions de l'autre en répétant des scènes imaginaires de rupture, alternant entre réconfort et masochisme et finissant par aller au bout de leur désir mutuel dans le cadre d'un jeu de rôle imitant leurs partenaires infidèles.Baignant dans de somptueuses couleurs et sublimé par une bande originale hypnotique, le film est habilement façonné par William Chang et immanquablement photographié par Christopher Doyle et Mark Lee Ping-bin, deux des meilleurs directeurs de la photographie au monde. Sous la palette visuelle envoûtante se cache une histoire d'amour refoulée qui trouve son dénouement au beau milieu des ruines d'Angkor Wat – un détail sublime de la narration qui rend 'In the Mood for Love' plus proche de la perfection que nul autre film Hongkongais.Certes, M. Chow et Mme Chan ont envie d'aimer, mais cela s'arrête quasiment là. Les seules choses qu'ils parviennent à partager sont des regards furtifs, des mots légers et la certitude réconfortante que l'histoire et le passé (s') oublient.

En savoir plus

Commentaires

0 comments