Antony and the Johnsons

© Mark Seliger

Il y a d’abord cette voix. Unique et singulière, reconnaissable dans la multitude. Chevrotante et claire mais puissante et racée, capable d’arracher des larmes aux moins douillets. Et puis il y a cette écriture poétique, cette intimité retrouvée dans la musique. Le psyché folk d’Antony and the Johnsons porté aux nues en 2005 avec l’album ‘I Am a Bird Now’ n’a pas fini d’émouvoir. La faute au timbre vibrant d’Antony Hegarty, à ces pianos qui courent ("Ghost"), à ces paroles entre douceur et désolation. « You're the one I've been waiting for, through the dark for, the nightmares the lonely nights » entonne-t-il dans "One Dove". Bien sûr, certains ne verront dans ‘Swanlights’ (2010) que la suite larmoyante de ‘The Crying Light’. Et pourtant, il n’en est rien. Plus onirique, ce quatrième album invite à un voyage aux mélodies complexes et aux arrangements virtuoses. Un opus aussi inspiré que déchirant. On parie que vous ne serez plus le même après l’avoir entendu murmurer dans la salle Pleyel "The Green Great Ocean" ou "Cut The World", extrait de son dernier live paru en 2012.

Téléphone de l'événement 01 42 56 13 13
Site Web de l'événement http://www.sallepleyel.fr