16 clubs confidentiels

Où danser dans un club hype ?

Où sortent les hispters ? Certainement au Rex, au Social Club, au Nouveau Casino, mais aussi dans certains clubs confidentiels qui n'ouvrent leurs portes qu'aux initiés. Vous avez sans doute entendu parler du Baron, mais ce club n'est pas le seul apprécié par la hype. Guide des clubs branchés à découvrir à Paris.

Belle Epoque ! au Maxim's

Notre sélection

La célèbre brasserie Maxim’s prend des libertés nocturnes depuis quelques mois : le restaurant est ouvert la nuit du vendredi, pour la résidence berlinoise hebdomadaire Belle Epoque ! Une petite folie baptisée « cabaret électronique » par son créateur Edouard Rossetto, qui invite les DJ les plus en vogue à Berlin à surchauffer le carrelage précieux de cet écrin somptueux et cosy classé au Patrimoine historique. Ce lieu retrouve ainsi sa vocation d’origine de salon mondain et élégant où le tout-Paris venait s’encanailler et se montrer dans les années 1900. Mais place aux jeunes ! On vient désormais y danser jusqu’au bout de la nuit, dans la salle du restaurant au rez-de-chaussée. A l'étage, on peut souffler ses volutes de fumée dans un grand fumoir. Les soirées Belle Epoque ! réunissent jeunesse BCBG de l'Ouest et hipsters du Nord-Est parisien grâce à une programmation avant-gardiste, un cadre incroyable et le prix d'entrée raisonnable en prévente : 15 € contre 25 € sur place (mais attention, il n'y a que 150 tickets en prévente par soirée). Les consos sont un peu plus chères que dans les clubs classiques, quartier chic oblige, mais l'entrée n'est pas aussi sélect que ce qu'on pourrait imaginer : « T'es pas responsable de la tête que tu as, mais de la tête que tu fais », dixit l'équipe. L'essentiel est donc d'être souriant et de bonne humeur, avis aux intéressés... N'attendez pas qu'il devienne trop prisé pour le tester.

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Champs-Élysées

Le Montana

Le Montana est peut-être le club le plus sélect de la capitale, plus encore que le Baron car on y croise quelquefois des VIP. Il est d’ailleurs tenu par la même équipe de La Clique, situé rive gauche et attenant au Flore. La population est celle que l’on s’attend à voir dans ce genre d’endroit : fils de pub, de com’, mannequins… tout le monde se claque la bise et s’appelle par son prénom. On se balade entre le bar au rez-de-chaussée et la cave voûtée en pierre qui accueille le dancefloor. Inutile de tenter d’y entrer sans montrer son pedigree hype et sans être accompagné d’un habitué. Le Montana suit les codes classiques des boîtes branchouilles : c’est un petit club intimiste et classieux, au design gothico-baroque revisité, où la boisson la plus demandée n’est pas la bière, mais une piscine – du champagne avec des glaçons, servie ici pour 20 euros. Les plus aventureux craqueront pour le B52, un cocktail explosif à base de Kahlua, Grand Marnier et Baileys.

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Saint-Germain-des-Prés

Silencio

Le Silencio de David Lynch, qui tient son nom du rade fétiche où les personnages de ‘Mulholland Drive’ viennent chercher de quoi irriguer leurs veines, se targue actuellement d’être le club le plus privé, le plus select et le plus convoité de Paris. Peut-être un peu trop, d’ailleurs : dans le fief du réalisateur américain, la carte de membre n’est délivrée qu’à ceux dont le curriculum vitae présente des qualités artistiques et financières satisfaisantes. Ce qui ne veut pas dire que les autres sont forcément condamnés à rester à la porte. A partir de minuit, le Silencio fait quelques efforts pour se transformer en citrouille en accueillant un « public » tiré à quatre épingles, ravi de scruter un peu de faune VIP et d’enfin éplucher le décor de cette terrière voûtée - un décor dessiné par Lynch himself, des murs en feuilles d’or jusqu’au mobilier. Et tant pis si les videurs ne vous laissent pas entrer : il n'y a plus qu’à vous diriger vers la porte d’à côté pour aller vous trémousser sur l’excellente piste du Social Club.

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Montorgueil

Curio Parlor

Notre sélection

Un nikka bar n’est pas le nom donné à un club de geisha, mais à un bar à whiskies japonais. Etonnant non ? Le Curio Parlor est l'un des seuls à Paris à proposer des malts de qualité aussi déroutants, comme du Bourbon Bitter Proof de 24 ans d’âge importé tout droit de l’île d’Hokkaido. En tous cas c’est le seul bar où vous pouvez le déguster en tête à tête avec un raton laveur empaillé. Car ce club très sélect est un cabinet de curiosités, comme son nom l’indique. On y admire des fossiles, squelettes, insectes et animaux empaillés qui auraient fait le bonheur d’une sorcière au Moyen Age pour la décoction de potions. Celles du Curio Parlor sont des cocktails sophistiqués étourdissants, comme le « strawberry field » la signature de la maison (fraise, vodka, champagne). Il faut dire que les propriétaires de ce minuscule endroit très sélect sont ceux de l’Experimental Cocktail Club, une référence en la matière. Pour avoir le privilège d’entrer dans ce bar sombre, trendy ultra chic, et sa cave voûté baroco-design encore plus confidentielle, il faudra être un habitué la semaine, si possible VIP ou modeux hypeux. Le week-end, les portes de ce club s’entrebâillent en fonction du monde à l’intérieur.

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Quartier Latin et Sud de Paris

Le Carmen

Notre sélection

Le Carmen est un hôtel particulier construit en 1875 dans l’opulence architecturale Empire rococo des plus décadentes. C’est dans cet écrin de luxe classé monument historique que Georges Bizet aurait composé son célèbre opéra. Plafonds immenses aux fresques moulées, colonnades sculptées, lustres en cristal scintillants, miroirs gigantesques sont là pour rappeler le faste de l'époque. Cet endroit a un passé moins glorieux mais bien plus sulfureux de luxueuse maison close, qui n’échappe pas au visiteur errant dans les petits salons libertins.Le propriétaire de ce bar très select a laissé carte blanche au décorateur Antoine Plateau pour sublimer le mobilier décadent d'origine : lits dans les salons, cage dorée surélevée, fauteuils Renaissance, velours rouge omniprésent... La programmation d’un tel lieu est logiquement pointue : performances artistiques, DJ sets, concerts acoustiques… Le barman propose une carte de cocktails créatifs onéreux, mais rien n’est trop cher ici. La clientèle est fidèle à l’idée que l’on peut s’en faire : des beautiful pipole, souvent des mannequins, des hipsters, des noceurs VIP, tout ce microcosme se claque la bise ou presque. Néanmoins, le Carmen est moins sélect que d’autres clubs aussi confidentiels.

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9e arrondissement

Le Rouge

Notre sélection

Rouge : un nom taillé pour ce club au cœur de Pigalle, coincé au milieu des néons aguicheurs du Sexodrome voisin et autres peep-shows qui se font concurrence sur le trottoir. Depuis son ouverture, la queue ne désemplit pas, malgré le prix d'entrée à 15 euros et le tarif des consos (13 euros le gin tonic ou la vodka pomme). Mais la clientèle du Rouge a les moyens : ici se presse une jeunesse parisienne dorée et branchée tous les week-ends, pour y danser, draguer, être vu, et quelquefois y voir des shows d'exception comme les after-shows de Metronomy et Gossip ou le live de Zombie Zombie en 2012. La programmation, orientée deep house et techno minimale, est consultable sur leur site (ici, il faut liker la page pour y accéder) ou sur leur page Facebook ici. Pour la petite histoire, ce club est resté fermé pendant dix-neuf ans, tenu dans le secret des initiés qui l'ont connu avant sa fermeture en 1994. La propriétaire du Folie's Pigalle (devenu le Pigallion), une petite dame qui habite juste au-dessus, voulait garder sa tranquillité le week-end jusqu'à ce qu'elle change d'avis l'année dernière. Hormis quelques aménagements minimes (un coup de peinture, l'ajout de canapés et d'un sound system puissant, de spots rouges), ce cabaret canaille des Années folles, le Pigall's, a miraculeusement conservé son décor d'origine depuis les années 1930, tout de velours rouges, miroirs, boiseries, et dorures rococo. Fréquenté par les bandits durant soixante ans, il a retrouvé sa vocation de lie

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Pigalle

Le Dandy

Dans ce quartier du « So-Pi » (South Pigalle pour les non initiés), les nouveaux lieux branchés ouvrent aussi vite que les bars à hôtesses glauques ferment. Le petit dernier, le Dandy a déjà fait beaucoup de bruit depuis son ouverture en octobre dernier. Dans cette ancienne maison close des années 1930, le jazz qui swingue a été troqué contre une deep house qui tape. Situé juste en face du Mansart, il rameute la troupe des habitués du quartier. La hype donc, mais pas que. Il y a aussi les curieux, ceux qui sont intrigués par ce nouveau club entièrement aménagé en « appartement de nuit », ouvert seulement le week-end. Et effectivement, une fois à l’intérieur, on plonge dans cette atmosphère intimiste, où une déco harmonieuse a été imaginée par les designers Octave et Basile de Gaulle, visiblement sensibles au mobilier vintage. Au rez-de-chaussée, on découvre un dancefloor aux allures de boudoir ; à l'étage, dans des alcôves douillettes, se niche une chambre avec lits, moquette et piano pour s'installer avec son verre et ses potes, "comme à la maison", et un fumoir très privé. Enfin, un vaste salon accueille en before à 22h, des concerts de petits groupes montants (à 5€ l'entrée) et à partir de minuit, le live laisse place au clubbing. Les samedis soirs une sélection de DJ et labels invités par le collectif Delirium Tremens (Jay Haze, Masomenos, Get The Curse…) attire une faune nocturne exigeante. Le vendredi, la sélection musicale est moins pointue. Les soirées La Belle Amie d

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Pigalle

Chacha Club

Les mots du proprio: Restaurant, club, salons privés et musique live tous les mercredis

Le Chacha par-ci, le Chacha par-là. La hype parisienne se donne rendez-vous ici. Mais qu’est-ce qu’il a de si génial, ce Chacha ? Un resto-bar cosy fréquenté par le showbiz, avec un magnifique piano à queue, des fauteuils de cuir capitonnés, miroirs dorés et lumières tamisées, et bien sûr une carte sophistiquée de cuisine française contemporaine très appréciée et gastronomique, mais raisonnable pour le cadre (50 euros environ par personne sans le vin). La terrasse extérieure est très agréable la journée en été. Mais le Chacha est surtout connu pour son club intimiste taillé dans un appartement sur plusieurs niveaux de petites pièces aux ambiances différentes, avec une très belle déco inspirée des années 1930, de petits salons et alcôves pour s’isoler. Aux platines, des DJ branchés électro-pop et disco 80’s. Un écrin luxueux ouvert aux initiés, et aux autres s’ils sont habillés trendy et arrivent tôt.

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1er arrondissement

Chez Moune

Notre sélection

Ah les soirées Chez Moune... inoubliables ! Cet ancien cabaret lesbien est aujourd'hui un club underground très apprécié de la faune nocturne parisienne, plutôt des hipsters de 20 à 30 ans qui viennent régulièrement finir leurs soirées ici. Dans cette petite salle en sous-sol sombre, moite et survoltée, on danse jusqu'au petit matin avec ses potes mais aussi avec ses voisins, car la promiscuité invite à discuter avec tout le monde. L'ambiance y est toujours festive, l'entrée toujours gratuite, les videurs pas trop exigeants (à condition de ne pas arriver à quinze mecs) et le son éclectique, branché et pointu, de l'électro-rock à la minimale. Vous êtes assurés d'y passer une bonne soirée ! Ne manquez pas les soirées de labels indé comme Katapult ou Meant Records et des after shows ponctuels comme ceux de CocoRosie, LCD Soundsystem ou Anoraak ou les soirées Mounepower, Corps VS Machine, Komplex De Deep, Bad Lands propres au club.

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Pigalle

Chez Castel

« J’aime les filles, de chez Castel... » chantait Dutronc du temps où Jean Castel et Régine étaient les rois de la nuit parisienne, dans les années 1960. Depuis cette époque beatnik, ce club mythique très sélect de Saint-Germain-des-Prés voit défiler tout le gratin parisien qui vient s’encanailler ici, dans ce labyrinthe sur trois étages, où le champagne coule à flot. Françoise Hardy, Françoise Sagan, Jean-Pierre Cassel, Mick Jagger ; la grande époque de Chez Castel a laissé place à une période très mondaine dans les années 1980 où se réunissait le Caca’s Club : Frédéric Beigbeder, Edouard Baer, Hermine de Clermont-Tonnerre… Fin 2010, près de dix ans après la mort de Jean Castel, ce club-restaurant a subi un profond lifting. Fini les velours rouges fanés et les angelots dorés démodés, place au néo-art déco gris anthracite et aux banquettes en cuir. La devanture rouge a été repeinte en noir, le dancefloor au sous-sol a été agrandi et le restaurant s’est doté d’un nouveau chef.

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Saint-Germain-des-Prés
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Commentaires

2 comments
Edgar K
Edgar K

Ravi, et qu'est ce que le ParisParis a fait pour être évincé de vos listes ?

Virginie C
Virginie C

Crédit Maxime Chermat pour la photo de mes copines