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12 clubs branchés et sélects

Les petits préférés de la hype parisienne

Vous avez sans doute entendu parler du Baron, mais ce club n'est pas le seul apprécié par la hype. Soirées mode, DJ branchés et aftershows attirent les invités de marque, qui viennent ici s'encanailler jusqu'au petit matin. Guide de ces clubs qui prennent très à coeur le tri sélectif.

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Le Montana

Le Montana est peut-être le club le plus sélect de la capitale, plus encore que le Baron car on y croise quelquefois des VIP. Il est d’ailleurs tenu par la même équipe de La Clique, situé rive gauche et attenant au Flore. La population est celle que l’on s’attend à voir dans ce genre d’endroit : fils de pub, de com’, mannequins… tout le monde se claque la bise et s’appelle par son prénom. On se balade entre le bar au rez-de-chaussée et la cave voûtée en pierre qui accueille le dancefloor. Inutile de tenter d’y entrer sans montrer son pedigree hype et sans être accompagné d’un habitué. Le Montana suit les codes classiques des boîtes branchouilles : c’est un petit club intimiste et classieux, au design gothico-baroque revisité, où la boisson la plus demandée n’est pas la bière, mais une piscine – du champagne avec des glaçons, servie ici pour 20 euros. Les plus aventureux craqueront pour le B52, un cocktail explosif à base de Kahlua, Grand Marnier et Baileys.

Time Out dit
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Silencio

Le Silencio de David Lynch, qui tient son nom du rade fétiche où les personnages de ‘Mulholland Drive’ viennent chercher de quoi irriguer leurs veines, se targue actuellement d’être le club le plus privé, le plus select et le plus convoité de Paris. Peut-être un peu trop, d’ailleurs : dans le fief du réalisateur américain, la carte de membre n’est délivrée qu’à ceux dont le curriculum vitae présente des qualités artistiques et financières satisfaisantes. Ce qui ne veut pas dire que les autres sont forcément condamnés à rester à la porte. A partir de minuit, le Silencio fait quelques efforts pour se transformer en citrouille en accueillant un « public » tiré à quatre épingles, ravi de scruter un peu de faune VIP et d’enfin éplucher le décor de cette terrière voûtée - un décor dessiné par Lynch himself, des murs en feuilles d’or jusqu’au mobilier. Et tant pis si les videurs ne vous laissent pas entrer : il n'y a plus qu’à vous diriger vers la porte d’à côté pour aller vous trémousser sur l’excellente piste du Social Club.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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Bars

Curio Parlor

Un nikka bar n’est pas le nom donné à un club de geisha, mais à un bar à whiskies japonais. Etonnant non ? Le Curio Parlor est l'un des seuls à Paris à proposer des malts de qualité aussi déroutants, comme du Bourbon Bitter Proof de 24 ans d’âge importé tout droit de l’île d’Hokkaido. En tous cas c’est le seul bar où vous pouvez le déguster en tête à tête avec un raton laveur empaillé. Car ce club très sélect est un cabinet de curiosités, comme son nom l’indique. On y admire des fossiles, squelettes, insectes et animaux empaillés qui auraient fait le bonheur d’une sorcière au Moyen Age pour la décoction de potions. Celles du Curio Parlor sont des cocktails sophistiqués étourdissants, comme le « strawberry field » la signature de la maison (fraise, vodka, champagne). Il faut dire que les propriétaires de ce minuscule endroit très sélect sont ceux de l’Experimental Cocktail Club, une référence en la matière. Pour avoir le privilège d’entrer dans ce bar sombre, trendy ultra chic, et sa cave voûté baroco-design encore plus confidentielle, il faudra être un habitué la semaine, si possible VIP ou modeux hypeux. Le week-end, les portes de ce club s’entrebâillent en fonction du monde à l’intérieur.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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Le Carmen

Le Carmen est un hôtel particulier construit en 1875 dans l’opulence architecturale Empire rococo des plus décadentes. C’est dans cet écrin de luxe classé monument historique que Georges Bizet aurait composé son célèbre opéra. Plafonds immenses aux fresques moulées, colonnades sculptées, lustres en cristal scintillants, miroirs gigantesques sont là pour rappeler le faste de l'époque. Cet endroit a un passé moins glorieux mais bien plus sulfureux de luxueuse maison close, qui n’échappe pas au visiteur errant dans les petits salons libertins.Le propriétaire de ce bar très select a laissé carte blanche au décorateur Antoine Plateau pour sublimer le mobilier décadent d'origine : lits dans les salons, cage dorée surélevée, fauteuils Renaissance, velours rouge omniprésent... La programmation d’un tel lieu est logiquement pointue : performances artistiques, DJ sets, concerts acoustiques… Le barman propose une carte de cocktails créatifs onéreux, mais rien n’est trop cher ici. La clientèle est fidèle à l’idée que l’on peut s’en faire : des beautiful pipole, souvent des mannequins, des hipsters, des noceurs VIP, tout ce microcosme se claque la bise ou presque. Néanmoins, le Carmen est moins sélect que d’autres clubs aussi confidentiels.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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Les Bains

Les anciens bains municipaux de la rue du Bourg l'Abbé se sont transformés au début des années 1980 en salle de concert et d’aftershows. Les Bains-Douches étaient à cette époque un endroit pointu, qui accueillait la scène underground new wave : The Jesus & Mary Chain, Dead Kennedys, ou encore Joy Division. Puis, le couple Cathy – David Guetta reprend la direction artistique du lieu dans les années 1990, qui voit dès lors passer un nombre de célébrités incalculable. Piscine, champagne, cocaïne et ambiance jet set ont attiré Naomie Campbell, Iggy Pop, Andy Warhol, Mick Jagger, David Bowie, ou encore Keith Haring. En 2010, le lieu, devenu insalubre, ferme ses portes pour des raisons de sécurité. Quelques années plus tard, la Résidence d'artistes aux Bains se réapproprie l'espace et accueille des mosaïques de Space Invader, des fresques de Futura, ou encore des œuvres de VHILS, Jacques Villeglé, C215, Ash ou Sten Lex, qui viennent occuper les 3000 m2 de Bains Douches. En 2015, l'établissement ouvre à nouveau ses portes au public, pour un retour à son activité festive, mais pas que. À la clé : un endroit hybride ouvert 24h/24, entre maison particulière, hôtel et club. Soirées de marques, concerts, aftershows et défilés font revivre ce lieu de la hype parisienne, où l'on retrouve les mêmes têtes de soirées en soirées, puisqu'ici : il fait bon d'être vu. Dans le feu, certain(e)s sauteront dans la piscine après une ou deux coupes de champ' en trop, se laissant entraîner dans une fol

Time Out dit
  • 3 sur 5 étoiles
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Chacha Club

Les mots du proprio: Restaurant, club, salons privés et musique live tous les mercredis

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  • 4 sur 5 étoiles
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  • 2 sur 5 étoiles
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Chez Moune

Ah les soirées Chez Moune... inoubliables ! Cet ancien cabaret lesbien est aujourd'hui un club underground très apprécié de la faune nocturne parisienne, plutôt des hipsters de 20 à 30 ans qui viennent régulièrement finir leurs soirées ici. Dans cette petite salle en sous-sol sombre, moite et survoltée, on danse jusqu'au petit matin avec ses potes mais aussi avec ses voisins, car la promiscuité invite à discuter avec tout le monde. L'ambiance y est toujours festive, l'entrée toujours gratuite, les videurs pas trop exigeants (à condition de ne pas arriver à quinze mecs) et le son éclectique, branché et pointu, de l'électro-rock à la minimale. Vous êtes assurés d'y passer une bonne soirée ! Ne manquez pas les soirées de labels indé comme Katapult ou Meant Records et des after shows ponctuels comme ceux de CocoRosie, LCD Soundsystem ou Anoraak ou les soirées Mounepower, Corps VS Machine, Komplex De Deep, Bad Lands propres au club.

Time Out dit
  • 5 sur 5 étoiles
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Chez Castel

« J’aime les filles, de chez Castel... » chantait Dutronc du temps où Jean Castel et Régine étaient les rois de la nuit parisienne, dans les années 1960. Depuis cette époque beatnik, ce club mythique très sélect de Saint-Germain-des-Prés voit défiler tout le gratin parisien qui vient s’encanailler ici, dans ce labyrinthe sur trois étages, où le champagne coule à flot. Françoise Hardy, Françoise Sagan, Jean-Pierre Cassel, Mick Jagger ; la grande époque de Chez Castel a laissé place à une période très mondaine dans les années 1980 où se réunissait le Caca’s Club : Frédéric Beigbeder, Edouard Baer, Hermine de Clermont-Tonnerre… Fin 2010, près de dix ans après la mort de Jean Castel, ce club-restaurant a subi un profond lifting. Fini les velours rouges fanés et les angelots dorés démodés, place au néo-art déco gris anthracite et aux banquettes en cuir. La devanture rouge a été repeinte en noir, le dancefloor au sous-sol a été agrandi et le restaurant s’est doté d’un nouveau chef.

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  • 3 sur 5 étoiles
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  • 4 sur 5 étoiles
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Le Baron

L’équipe de La Clique a fait de cet ancien bar à hôtesses le club le plus couru de la hype parisienne, où se mêlent habitués et VIP.  Ne tentez même pas de rentrer si vous ne connaissez pas un « baronneur » pour vous accompagner, les physios vous repousseront froidement. L’ambiance est cosy et tamisée, forcément intimiste vu la taille de l’endroit. On y vient se montrer, boire une piscine (champagne avec de la glace), discuter avec des beautifuls pipole à frange ou à moustache, et se déhancher sur un mini-dancefloor jusqu’à l’aube. L’ambiance est plutôt club électro ou 80’s, avec des concerts live le mardi soir. Les verres sont logiquement exorbitants mais ici l’argent coule à flot ! Voir tous les bars de Paris : cliquez ici.

Time Out dit
  • 4 sur 5 étoiles
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Le Régine's

Qui n’a jamais entendu parler de Régine ? Cette reine de la nuit se vante d’avoir « inventé la discothèque ». Elle a en tout cas ouvert la sienne à son nom à deux pas des Champs-Elysées dans les années 1970 et a construit un empire international de près de vingt discothèques dans le monde. Puis avec son déclin, ce club de MILF de la rue de Ponthieux a été racheté par la Clique, puis par Webecome. Les murs chics sont intacts, tout comme les miroirs au plafond, mais un vent de révolution a soufflé sur le dancefloor : le Régine’s est à nouveau branché, jeune, électro-pop, et des DJs prestigieux comme Miss Kittin, Jeff Mills ou Cassisus s’installent aux platines... Les soirées signées La French et Ponystep sont très populaires, alors soyez patients pour y entrer.

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Commentaires

2 comments
Edgar K
Edgar K

Ravi, et qu'est ce que le ParisParis a fait pour être évincé de vos listes ?

Virginie C
Virginie C

Crédit Maxime Chermat pour la photo de mes copines