La Maison au toit rouge

Cinéma, Drame
4 sur 5 étoiles
La Maison au toit rouge

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Japon, milieu des années 1930 : quittant sa campagne natale pour travailler à Tokyo, la jeune et timide Taki (Haru Kuroki) devient femme de chambre dans le paisible foyer de Tokiko (Takako Matsu), de son mari Masaki (Takataro Kataoka) et leur jeune fils de 6 ans. Mais bientôt Tokiko tombe sous le charme d’Ikatura (Hidetaka Tsumabuki), un collègue doux et rêveur de son mari, avec lequel elle entame une relation clandestine sous le regard mi-gêné mi-complice de Taki. Plus de soixante ans plus tard, à la mort de celle-ci, son petit neveu Takeshi retourne sur les traces de son aïeule, pour percer le mystère de cet amour secret, après avoir poussé Taki à livrer ses souvenirs de jeunesse dans un journal intime.

A 84 ans, le cinéaste nippon Yôji Yamada dresse un portrait émouvant d’un Japon évanoui, plongé dans une atmosphère délicate, profonde et subtile, qui évoque assez largement – mais avec maestria – le cinéma de Yasujirō Ozu. Les sentiments s’y voient scrutés avec précision et tendresse, dans toute leur densité, avec leurs paradoxes, leurs hésitations, leur part d’ombre... Quant aux allers-retours entre présent et passé, ils offrent de touchants contrastes et reflets, qui dynamisent le film et lui évitent tout passéisme, le teintant plutôt d’un savant mélange d’humour et de nostalgie. Une œuvre souveraine et sensible, aussi maîtrisée qu’attachante.

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