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Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis 2017

La danse contemporaine s'empare du 93, du 12 mai au 17 juin

© Gregory Batardon

Depuis 1969

Quel point commun y a-t-il entre Régine Chopinot, Mark Tompkins et Philippe Decouflé ? Ils ont tous (et parmi beaucoup d'autres) fait partie de « la génération Bagnolet » et essuyé les plâtres en tentant leur chance au « Ballet pour demain ». Un tremplin imaginé en 1969 par Jaque Chaurand, lui-même ancien danseur, afin de promouvoir la « nouvelle danse ». Celle qui s'affranchit des tutus et revendique un autre langage corporel. Alors que le milieu reste peu réceptif voire très critique envers le modernisme, Chaurand sort le genre de la clandestinité. En quelques années, le concours de Bagnolet devient une véritable niche de talents et participe à la naissance de la nouvelle vague dont font partie Maguy Marin, Karine Saporta ou encore Angelin Preljocaj.

Du Concours de Bagnolet aux Rencontres chorégraphiques 

Changeant de nom une première fois en 1988 pour devenir le CIBOC (Centre international de Bagnolet pour les œuvres chorégraphiques), le festival adoptera 1995 son patronyme actuel : les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. Danseurs et chorégraphes de tous horizons se donnent ainsi rendez-vous tous les deux ans à la Maison de la culture de Bobigny pour présenter leurs créations aux professionnels et amateurs avertis et s'inspirer de celles des autres. Fortes de leur succès et de leur exceptionnelle réputation, les Rencontres deviendront enfin annuelles en 2003, sous l'égide de leur nouvelle directrice Anita Mathieu.

Festival hors norme, les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis reçoivent pendant plus d'un mois et aux quatre coins de la région le travail de 29 chorégraphes

Du 12 mai au 17 juin, le Nouveau Théâtre de Montreuil, la Commune d'Aubervilliers ou encore la Pop à Paris proposeront d'observer les subtiles évolutions de la danse contemporaine mondiale. Le rendez-vous est donc pris avec le Royaume-Uni et la Vincent Dance Theatre, le Japon et Azu Minami, l'Iran en compagnie de MaHa/Mitra Ziaee Kia : une palette riche pour rendre compte de la diversité du langage chorégraphique.

Pour cette édition 2017, Anita Mathieu, directrice du festival, a imaginé des rencontres autour des hospitalités. « L'art comme expérience est notre crédo. Convier les spectateurs à partager leurs recherches singulières, à explorer le plaisir de la découverte où la confrontation d'une œuvre à un groupe ou à soi-même demeure un moment unique, traversé par l'émotion et la réflexion. » Etudiée, pensée et dirigée avec soin et exigence, la programmation des Rencontres chorégraphiques offre à voir le monde et à le penser à travers des sensibilités diverses.

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