Baisers volés

Cinéma, Drame
4 sur 5 étoiles
Baisers Volés
© Films du Carosse

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Presque une décennie après Les Quatre Cents Coups (1959), Truffaut renoue avec Antoine Doisnel dans ce deuxième long métrage de la série consacrée à son alter-ego fictif. Inspiré d’un roman de Balzac (Le Lys dans la vallée), Baisers volés voit donc Antoine Doisnel – toujours interprété par un Jean-Pierre Léaud lunaire – travailler comme veilleur de nuit, détective privé ou réparateur de télévisions. Mais surtout, le film est pour Truffaut l’occasion de rendre compte de l’éducation sentimentale de son héros, qu’il case d’abord avec Christine (Claude Jade), puis fait tomber fou amoureux d’une femme mariée (à Michael Lonsdale, d’ailleurs) : Fabienne Tabard (Delphine Seyrig). Celle-ci aura pour lui, au terme d’un monologue d’une sensualité incroyable, ce sommet de la déclaration d’amour impossible : « Je vous propose un contrat, un vrai contrat équitable pour tous les deux. Puisque nous aimons tous les deux ce qui est exceptionnel… Voilà, je viens là, près de vous. Maintenant. Nous restons ensemble pendant quelques heures. Et ensuite, quoi qu’il arrive, nous ne nous revoyons plus jamais. D’accord ? » On vous laisse imaginer la réponse.

Infos

Détails de la sortie

Noté
15
Date de sortie
vendredi 21 mars 1969
Durée
91 mins

Crédits

Réalisateur
François Truffaut
Acteurs
Jean-Pierre Léaud
Claude Jade