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Les meilleurs restaurants gastronomiques de Paris
Un repas gastronomique ne se rĂ©sume pas Ă une histoire de prix. Ou pour le dire autrement, ce nâest pas parce quâun resto est cher quâil se retrouve dans cette sĂ©lection. Certes les adresses sĂ©lectionnĂ©es se montrent toutes bien plus couteuses que le kebab du coin, mais on a voulu privilĂ©gier lâaudace des recettes, la maitrise technique, lâĂ©quilibre des goĂ»ts⊠Et si le service ne nous donne pas lâimpression dâĂȘtre un smicard au salon du yacht, câest encore mieux.Tout cela aboutit Ă une alchimie enthousiasmante, un moment de plĂ©nitude qui reste gravĂ© dans les souvenirs. Alors par ici pour trouver les meilleures tables gastronomiques de Paris, japonaises, italiennes ou françaises. Bonne dĂ©gustation !

Les meilleurs restaurants végétariens et vegan à Paris
On a chacun ses motivations pour arrĂȘter de manger de la viande dâanimal dĂ©cĂ©dĂ©. Certains le font par choix Ă©thique contre la souffrance animale, dâautres poussĂ©s par les impĂ©ratifs Ă©cologiques dâune consommation durable (et nâoublions pas la frange dâextrĂ©mistes qui dĂ©testent simplement les lĂ©gumes vivants).
Quelles que soient vos raisons, vous nâavez pas tort puisquâon doit absolument rĂ©duire sa consommation de viande pour prĂ©server notre planĂšte. Bonne nouvelle, on nâest plus obligĂ© de viser les tables certifiĂ©es 100 % vĂ©gĂ©tariennes avec service en sarouel-sandales-patchouli pour se rĂ©galer sans viande. En piochant entre les brunchs, les burgers et les coffee shops, on vous a dĂ©gotĂ© toute une liste de cantines et de restaurants oĂč les vĂ©gĂ©tariens et vĂ©gan(e)s seront accueillis comme des altesses avec de vraies propositions de plats (et non pas tous les accompagnements de la carte rĂ©unis en urgence dans une assiette). Veggie, câest la vie !

Les meilleures terrasses de Paris oĂč se rĂ©galer
Existe-t-il quelque chose de plus agrĂ©able que de bien manger Ă Paris ? Oui : bien manger en terrasse Ă Paris ! Selon un thĂ©orĂšme quâon nâexplique pas, les assiettes ont toujours meilleur goĂ»t quand on les dĂ©guste avec une paire de lunettes de soleil sur le nez, des glaçons dans les verres et quâon ne peut pas lire lâheure Ă cause des reflets. Dans cette sĂ©lection, on a rĂ©uni les terrasses parisiennes les plus agrĂ©ables de nos restaurants favoris, des parenthĂšses oĂč se poser pour se rĂ©galer, Ă la fraĂźche, dĂ©contractĂ©s des papilles. Si vous voulez prendre de la hauteur, zieutez notre guide des rooftops.

Les meilleurs restos et bars ouverts en août à Paris
Vous faites partie des malin(e)s qui ont choisi de rester Ă Paris en aoĂ»t pour « travailler » alors que votre boss a ralliĂ© le Sud pour cuire dans sa peau ? Bien vu ! Mais bon, quand votre journĂ©e de trois heures se termine, il faut bien aller se sustenter dans cette ville dĂ©sertĂ©e de ses habitants et dâune bonne partie de ses commerçants. Pas de panique : voilĂ une liste de nos adresses fĂ©tiches, bars et restaurants ouverts tout le mois dâaoĂ»t. Non seulement vous ne trouverez pas porte close mais en plus, vous allez passer un bon moment : on ne vous a sĂ©lectionnĂ© que des cadors Ă 4 ou 5 Ă©toiles. AoĂ»t, câest in !
Ă lire aussi : 9 nouveaux restaurants oĂč aller profiter de lâĂ©tĂ© Ă Paris

Les meilleurs glaces et sorbets artisanaux de Paris
Plus boule la vie ! Quand les jours rallongent et que les vĂȘtements raccourcissent, câest le retour de la question : oĂč trouver une bonne glace Ă Paris ? Chez Time Out, on vous file nos meilleurs plans en dessous de zĂ©ro mais toujours chauds bouillants sur la qualitĂ©. Car dans cette sĂ©lection, vous ne trouverez que des artisans glaciers qui turbinent sans arĂŽmes artificiels, graisses vĂ©gĂ©tales ni colorants chelous. Du kif en boule Ă se mettre dans le cornet sans tarder.Â

Les meilleurs bars Ă vin de Paris
Avant de dĂ©boucher cette bouteille dans un pop sonore, faisons un petit point sĂ©mantique pour savoir ce quâon va trouver dans ce dossier blindĂ© de lieux hybrides â sans se faire dâĆno au cerveau.
Ce qui distingue le bar Ă vin des caves Ă manger et autres bistrots ? Des horaires Ă rallonge dĂ©jĂ (au moins au-delĂ de 23h). Et puis un comptoir oĂč sâaccouder, et bien sĂ»r une carte Ă©toffĂ©e de quilles (nature cela va sans dire). CĂŽtĂ© solides, câest plus souple : assiettes chaudes ou planches froides, du moment que câest bon, la fĂ©dĂ© valide ! Le chenin est balisĂ© (vous l'avez ?), câest parti : voici notre sĂ©lection des meilleurs barav de Paris !

La crÚme des cafés et coffee shops à Paris
Cela semble incroyable, mais dans la ville du petit noir minute posĂ© sur le zinc, du porte-filtre tapĂ© sous le comptoir par un taulier moustachu et de la corbeille de croissants, le coffee shop Ă lâanglo-saxonne a rĂ©ussi Ă sâimposer. La question continue de se poser : oĂč boire le meilleur cafĂ© Ă Paris ? Dans ces nouvelles adresses qui se multiplient Ă Paris comme des tatouages sur les bras dâun barista, le dĂ©cor se veut Ă©purĂ© afin de mĂ©nager une ambiance plus zen quâun yogi sous TranxĂšne, au service de la dĂ©couverte de crus de cafĂ© choisis avec soin et torrĂ©fiĂ©s localement.
Le traditionnel expresso italien se retrouve ainsi concurrencĂ© par le flat white (mousse de lait et un ristretto), le latte (cafĂ© et lait chaud), le macchiato (expresso, lait chaud et mousse de lait), le golden latte (lait vĂ©gĂ©tal, curcuma et gingembre) ou encore dans un autre genre le chai (thĂ© noir sucrĂ©, Ă©pices et lait chaud). De mĂȘme, le sucrĂ© sent bon lâAmĂ©rique avec cookies et banana bread Ă foison. Voici donc nos meilleures adresses oĂč faire une pause-cafĂ©, des lieux oĂč la qualitĂ© des grains et des gĂąteaux compte autant que lâambiance. Autrefois refuge des travailleurs nomades, ces coffee shops interdisent de plus en plus les ordis pour Ă©viter de ressembler Ă une salle dâattente dâaĂ©roport (et que les gens ne zonent trois heures devant une tasse).

The 32 best bistros in Paris
The bistro: what a delightful mystery. First, its origins. Does it come from the Russian bistro? Or the Parisian slang bistingo? Who knows. What we do know is that since the 19th century, a bistro has been a cosy, down-to-earth eatery â more intimate than a brasserie and more affordable than a restaurant. The telltale signs? A timeworn interior, a laid-back and lively vibe, a charismatic, sometimes eccentric owner with plenty to say, and a menu packed with comforting classics; terrine, pot-au-feu, blanquette â we could go on.Â
But bistros have been evolving since the late 20th century. Theyâve become the testing ground for a ânew cuisineâ focused on quality ingredients, seasonality, and creativity â more accessible for diners and easier for chefs to launch. The neo-bistros we know and love now emerged from this desire to eat good, without the stiff formality of old-school fine dining. And so, bistronomy was born â a brilliant term coined by the late SĂ©bastien Demorand. For the past decade, the team over at Time Out Paris have been scouring Paris â the world capital of the bistro â to bring you the very best. This guide rounds up old-school classics, inventive bistronomic gems, and fresh newcomers with globe-trotting plates â all offering unbeatable bang for your buck. Here are the best bistrots in Paris, all reviewed by our local editors.Â
Antoine Besse is the Food and Drink Editor at Time Out Paris. At Time Out, all of our travel guides are written by local writers who kn

OĂč slurper les meilleurs ramens, udon et soba de Paris ?
Aux cĂŽtĂ©s des sushis, lâautre star de lâexport dans la gastronomie japonaise est une spĂ©cialitĂ© popu, pas chĂšre et roborative : les nouilles. Elles sont mangĂ©es chaudes ou froides, accompagnĂ©es (ou pas) de bouillons trĂšs variĂ©s et escortĂ©es de tranches de viande, de tempura, dâĆufs⊠Rien Ă voir avec les versions italiennes ou chinoises. Les Japonais les slurpent en toutes saisons, par exemple pour Ă©ponger une sakĂ© soirĂ©e. Et Ă Paris, on trouve dĂ©sormais d'excellents comptoirs oĂč se rĂ©galer des trois types de nouilles nippones.
Udons et sobas
Ce sont des recettes japonaises anciennes et tradis. Les udons sont Ă base de farine de froment, blanches, Ă©paisses et Ă la consistance Ă©lastique tandis que les sobas, fabriquĂ©es avec du sarrasin, sont plus fines et fermes. Dans les restaurants, on peut en gĂ©nĂ©ral choisir lâune ou lâautre pour composer son bol.
Ramens
A lâorigine, les ramens â prononcez « lamen » pour ne pas avoir lâair nouille au resto â dĂ©signent des pĂątes de froment, similaires aux udons mais plus fines. Au XIXe siĂšcle, elles Ă©taient consommĂ©es dans un bouillon gras au bĆuf par les immigrants chinois vivant Ă Yokohama. Par mĂ©tonymie, ramen dĂ©signe maintenant ce plat hyper populaire, Ă savoir les nouilles, les accompagnements et le bouillon. La recette dessine quatre grandes familles de ramens : bouillon de sauce soja (shoyu ramen), d'os de porc (tonkotsu ramen), de sel (shio ramen) ou de miso (miso ramen) mais quasiment chaque adresse possĂšde sa spĂ©cialitĂ©. Pour touch

En attendant Bad Bunny à Paris, ces personnalités latino-américaines qui font Paris
Alors que Bad Bunny posera sa Casita et ses chaises Monobloc les 4 et 5 juillet à la Plenitude Arena (les premiÚres sous ce nom aprÚs neuf ans de Paris La Défense Arena), on a voulu mettre en lumiÚre les personnalités latino-américaines qui, chacune dans leur domaine, font briller la capitale un peu plus fort.

Marisa Rubio, tauliÚre muy engagée
Câest chez elle que Louise Michel et le sous-commandant Marcos pourraient se retrouver pour trinquer Ă la rĂ©volution. Ă 54 ans, Marisa Rubio sâimpose comme l'une des figures discrĂštes mais essentielles de la scĂšne culturelle latino-amĂ©ricaine Ă Paris. Depuis 2017, la Mexicaine originaire de MĂ©rida, dans le YucatĂĄn, tient avec son mari Fred ZĂ©raffa le comptoir d'El ZĂłkalo, bar aussi festif quâengagĂ© de la rue PixĂ©rĂ©court devenu le QG de tout ce que les communautĂ©s latino-amĂ©ricaines de Paname comptent de plus alternatif.Â
© Antoine BesseEl Zokalo en 2026
Avant de devenir tauliĂšre, Marisa Ă©tait comĂ©dienne dans diverses productions de théùtre dâavant-garde et de cabaret. Câest par amour pour Fred, rencontrĂ© au Saint-Sauveur, mythique bar anar de MĂ©nilmontant, quâelle finit par sâinstaller Ă Paris. Avec lui, elle donne une nouvelle forme Ă son tropisme artistique : la scĂšne de théùtre devient un comptoir de cette cantina communarde embusquĂ©e dans le 20e. « Ce qu'on choisit d'ĂȘtre, on l'emporte avec soi lĂ oĂč l'on va », rĂ©sume-t-elle. ĂlevĂ©e par un pĂšre marxiste-lĂ©niniste, Marisa revendique une vision du monde forgĂ©e dĂšs l'enfance. Ă Paris, loin d'avoir dĂ» renoncer Ă ses convictions, elle estime avoir trouvĂ© « des interlocuteurs, des alliĂ©s et des amis ». Depuis bientĂŽt dix ans, elle orchestre une programmation culturelle foisonnante sur la scĂšne du ZĂłkalo "Quand j'entends le mot culture...Je rĂȘve et lĂšve mon verre !" SoirĂ©es jazz, concerts de cumbia, lectures de poĂ©sie sur la p

OĂč manger les meilleures pĂątes de Paris ?
Dans la famille des dossiers italiens, aprĂšs la pizza, on demande la pasta de la mamma. Oui, dans cette sĂ©lection des meilleurs restaurants de pĂątes de Paris, on ne va causer que dâadresses de la Botte. Nulle ramen ici.
Inutile de nous opposer que Marco Polo aurait ramenĂ© la recette dâAsie en 1296, lors de son expĂ©dition sur la route de la soie. La rĂ©alitĂ©, comme toujours, est plus complexe. Certes, un plat de nouilles de millet datant de plus de 4 000 ans a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 2005 en Chine. Mais le plus vieux livre de recettes connu (un traitĂ© culinaire mĂ©sopotamien de 1700 av. J.-C.) atteste aussi de pĂątes concoctĂ©es avec de la farine de blĂ© et de lâeau, Ă©miettĂ©es dans un liquide bouillant.Â
Les pĂątes sĂšches, elles, auraient Ă©tĂ© inventĂ©es par les Arabes (plus pratique en pays dĂ©sertique), et introduites en Italie lorsquâils dĂ©barquĂšrent en Sicile au IXe siĂšcle. Ce sont aussi eux qui les ont vraisemblablement amenĂ©es en Chine, en colonisant une partie de l'empire du Milieu â on retrouve trace de cet hĂ©ritage dans les laghman, les pĂątes ouĂŻghoures des Chinois musulmans.Â
Bref, « câest compliquĂ© ». Mais que cela ne vous empĂȘche pas de vous rĂ©galer. Et nâoubliez pas : les pĂątes se consomment soit al dente, soit trop cuites !
Listings and reviews (119)

Locomal
Habanero, chipotle, jalapeño, chile de arbol⊠Ce ne sont pas les featurings du dernier album de Peso Pluma mais des piments importĂ©s du Mexique parmi la douzaine de variĂ©tĂ©s que JosĂ© Oviedo (passĂ© par El Nopal) dĂ©gaine dans sa nĂ©o-taqueria. Un arsenal de capsicum planquĂ© derriĂšre le comptoir de lâancien Mokoloco dĂ©sormais aztĂ©quisĂ© en Locomal, du nom du âcomalâ, cette plancha prĂ©colombienne en terre cuite oĂč lâon cuit les tortillas dans le centre-sud du pays de Pancho Villa.Â
A lâheure du goĂ»ter ou de l'apĂ©ro (17h-19h), on peut dĂ©jĂ sâenvoyer derriĂšre la cartouchiĂšre une tostada croustillante peuplĂ©e de mole, de poulpe, dâavocat et coiffĂ©e dâune tranche de plantureuse tomate (14âŹ), un gros calibre de taco de maĂŻs garni de boeuf grillĂ©, de fromage, dâoignon, de coriandre et de pommes paille, bon Ă sâen sucer les coudes (9 âŹ) et un trio de sauces maisons plus ou moins incandescentes Ă dipper de totopos, ces chips de maĂŻs triangulaires (10 âŹ). A lâheure du dĂźner (aprĂšs 19h), le menu sâĂ©toffe de plats servis Ă lâassiette : aguachile, sorte de ceviche mexicain, ici de maquereau sublimĂ© de trois piments (17 âŹ) ou un mole rouge au poisson (27 âŹ), cette sauce dense et Ă©picĂ©e aux mille variations rĂ©gionales qui fait lâobjet de recherches anthropologico-culinaires par le chef. Et en dessert, on reviendra pour goĂ»ter le âpan de eloteâ, un corn cake aux fruits rouges et Ă la chantilly.Â
Para beber ? Des vinos naturales (10,50 ⏠le verre quand mĂȘmeâŠ), une michelada (8,50 âŹ) ou quelques me

Toy
AprĂšs avoir traĂźnĂ© son tablier dans divers pop-up Ă travers le monde, le chef anglais George Black a ramenĂ© la soupe Ă la maison. On veut parler du ramen, le bol de bouillon garni de nouilles dont ce nomade culinaire a appris lâart subtil au Japon, avant de se sĂ©dentariser rue Saint-Nicolas oĂč il sâest offert ce joujou brutaliste Ă murs grattĂ©s et bĂ©ton nu en lieu et place de lâancien Dersou.Au menu minimal ? Trois recettes puristes : le vĂ©gĂ© au dashi de champi et miso ; le shio (salĂ©) et le shĆyu (sauce soja) au bouillon alchimique, frais et cristallin Ă base dâanguille, de poulet et de jus de yuzu, lestĂ© de soba maison et dâune raviole de porc barboteuse, dâun Ćuf marinĂ©, de tranches de porc rĂŽti, de blanc de poulet juteux et dâherbes fraĂźches. Un petit bijou de potage Ă prolonger de mini-sides : une pimpante saladette de cĆur de canard au binchotan, chicorĂ©e castelfranco et vinaigrette sĂ©same/agrumes (10 âŹ) ; un poulet frit trĂšs tchatcheur, maquillĂ© de mayo et de paillettes dâalgue nori (12 âŹ) ; et en dessert, un riz au lait plus grand-maternel quâune boĂźte de sablĂ©s remplie de matĂ©riel de couture (8 âŹ).Â
La profondeur de cave est assurĂ©e par les allocs de lâassociĂ© du chef, Solal Martin-Grondard, boss du barav Les Oeillets (verres 8âŹ, quilles dĂšs 35âŹ). Bref, une adresse qui a tout compris, un Toy satori en somme.
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Feel Ling la Table
Ni Ă Belleville, ni Porte dâIvry : et si le restaurant chinois le plus kiffant de Paris se cachait dans le 16e arrondissement ? Il faut attaquer la pente de la rue Freycinet et aviser l'enseigne ancienne dâune teinturerie, pour trouver oĂč Sophie Ya a amarrĂ© sa Table. C'est une version plus Ă©laborĂ©e mais tout aussi cantonaise de sa cantine Feel Ling aussi dans le 16á”. Dans cette ambassade du wokistan, la cheffe fait danser la grande poĂȘle sur la flamme vive derriĂšre sa cuisine vitrĂ©e.Â
Au menu, des classiques de Guangzhou dans la meilleure version dâeux-mĂȘmes. Les bouchĂ©es vapeurs au poulet fermier et shiitake rayonnent (10⏠les 4), les rouleaux au porc fondants rĂ©galent fort (12⏠les 6) et le gĂąteau au radis daĂŻkon grillĂ© et Ă la saucisse se dĂ©vore tout seul (8⏠les 3). Le duo de porc sâimpose comme la star de la carte avec une Ă©chine laquĂ©e et une poitrine croustillante Ă leur prime (25⏠la belle assiette), suivie de prĂšs par le poulet fermier croustillant dans une sauce aigre-douce maison en gĂ©nĂ©reuse portion (24 âŹ). En dessert, le gĂąteau de riz gluant fait le boulot (6,50 âŹ).Â
Ă boire, des vins naturels (dĂšs 7⏠le verre) et des biĂšres Tsingtao (5 âŹ), mais surtout des softs aussi bien faits que le reste, dont une dĂ©licieuse boisson maison au coco et au pandan (8 âŹ). Prix tenus et gourmandise dĂ©chaĂźnĂ©e : Feel Ling La Table nous prend par les sentiments !Â
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois,

Calcifer
La flamme est-elle lâavenir du gastronome ? On pourrait le croire en observant le dĂ©part de feu Ă l'Ćuvre dans les cuisines parisiennes. AprĂšs Ardent, Leven ou CypsĂšle, câest aussi la saison des braises chez Calcifer, nom pokĂ©monesque du dĂ©mon de feu dans Le ChĂąteau ambulant de Miyazaki. Lâallure ? Un barbeuk de ville dandy Ă deux ambiances, entre diner US et brasserie viennoise, avec beau sol mosaĂŻquĂ©, table pour banquet et box pour confidences. Le maĂźtre de salle Antoine Rollin (ex-HĂ©micycle) prodigue un accueil de velours tandis que le chef italien Gaetano Carpinelli (vu chez Passerini) manie le tison avec brio.
Au menu, le doigtĂ© grilladin rencontre lâart saucier pour envoyer une cuisine brutaliste Ă la basque mais subtile comme de la belle gastronomie. Lâartichaut grillotĂ© est mis en beautĂ© par un curry dâorange phĂ©nomĂ©nal ; les langoustines de prime fraĂźcheur, Ă peine caressĂ©es par la flamme, sont touchĂ©es par la grĂące dâun beurre noisette au citron vert ; et le maquereau grillĂ© entier fait une salutation au soleil, Ă©paulĂ© par une plantureuse sauce Ă lâoseille et des pommes paille. En bonus, on opte pour un exceptionnel cochinillo (cochon de lait) de Burgos marquĂ© au fer dans un jus des grands soirs, Ă Ă©venter dâune simple salade vinaigrette (80 ⏠pour deux). Et en dessert, sapide sorbet citron et tarta de queso comme Ă Saint-SĂ©bastien.
Si la nourriture met déjà en combustion les appétits ignifugés, la carte des vins sait aussi de quoi elle parle (dÚs 8 ⏠le verre), et

Gourou
Pendant un siĂšcle, ce coin de la rue LĂ©on Frot s'appelait chez MĂ©lac, institution aveyronnaise fondĂ©e quand le quartier Charonne Ă©tait encore le territoire des Apaches. Une histoire vineuse plus longue quâun fil dâaligot dont les traces demeurent visibles sur les murs (la treille en façade, le tonneau...). DĂ©sormais, lâendroit s'orne de photos de stars du cricket et de panneaux en sanscrit façon cafĂ© de Mumbai : Bacchus sâest rĂ©incarnĂ© en Gourou, cantine euro-indienne lancĂ©e par les potes Valentin Bauer (cofondateur des pizzerias Tripletta) et le chef Adrien Bouchaud (52 faubourg Saint-Denis), qui ont bourlinguĂ© ensemble dans le Bharat. Sur la carte densĂ©ment peuplĂ©e, on retrouve des classiques du pays de Gandhi bien tournĂ©s, Ă prix onziĂšmistes et adaptĂ©s au palais facilement inflammable de la clientĂšle parisienne. La paire de samoussas frits minutes est enceinte de lĂ©gumes rĂŽtis Ă tremper dans un chutney mangue (6âŹ) ; le lubrique cheese naan fumant dĂ©gorge son fromage liquide (fun fact, il fut inventĂ© Ă Paname en 1976, 3,50 âŹ) ; et les currys sont au nombre de sept (14-19 âŹ), dont un efficace murgh korma au poulet grillĂ© dans une sauce onctueuse au curcuma, amandes et pistaches, Ă complĂ©ter de riz pilaf aux Ă©pices et cajous. La maison roule ses propres boules de glaces en dessert (curcuma, cajou, cardamome, coco⊠3 âŹ) et envoie aussi des gulab jamun, beignets Ă la rose et au citron vert (6 âŹ).Â
De sĂ©rieux sirops faits sur place (citron vert, menthe, tamarin⊠3âŹ) font glisser

Vaisseau
At Vaisseau, youâll find a UFO-like space with the feel of a twilight space base â a little dark and gloomy, but oozing cool and chic. At the back, the crew bustle beneath a vast, cathedral-like extractor hood â the stainless-steel cockpit of this culinary Death Star. Itâs a slightly strange, chilly setting that initially disorients, but then wins you over, much like the 17 small plates that arrive incognito in the (g)astronomical menu (see what we did there?).Â
Adrien plays it secretive, sending out his dishes blind. Where this guessing game can irritate elsewhere, here youâre drawn in â thereâs real mystery to unravel. A seemingly simple quail broth, sharply vinegared, jolts your taste buds into life from the outset; the silver meringue is in fact blazing with pepper; the purple cabbage âcorkâ hides an explosive sphere⊠Thereâs wild intensity from the amuse-bouches, which shake up the palateâs conformity before dazzling with their precision, even when they flirt with sensory overload.
The chef pushes the boundaries of this playful, sophisticated cuisine. His fondness for offal is well known, and it reappears here in a memorable trilogy centred on veal: tongue with kimchi; scallop with âbeef strawberryâ and XO sauce; brain karaage with mapo sauce. This carnivorous âhideoutâ also showcases vegetables brilliantly, with a striking spicy sweet potato dish, or sensational lentils with anise and spider crab. These are small dishes for humans, but seriously big flavours for the uma

Occasion
Contrairement Ă ce que dit le proverbe, ici, ce sont les larrones qui font l'Occasion : Candice BrĂ©e (ex-Pages) et Margaux Baju (croisĂ©e au Perchoir pĂ©riode Alice Arnoux). Ce duo de choc au goĂ»t sĂ»r, a relookĂ© une ancienne cantine vĂ©gĂ© Ă Goncourt avec le cabinet Lieu. RĂ©sultat ? Un cĆur de bistrot dans un corps de gastro, plus stylĂ© que Jules KoundĂ© arrivant Ă Clairefontaine : banquettes 70âs, mobilier de designers, couverts chinĂ©s et rideau lynchien mais avec la voix de MaĂŻtĂ© diffusĂ©e aux WC (oĂč se cache en sus une jolie mosaĂŻque).Â
Les idĂ©es claires se ramassent aussi Ă la fourchette dans le menu du soir Ă 49⏠(4 envois + amuse-bouche & mignardise), profilĂ© comme une chaise Bauhaus : un coloriste crudo de saint-jacques Ă lâhuile de sapin et prouesse de marmelade de mandarine au poivre ; puis un double raviole artichaut-tonka/ ricotta-algues joueuse sur une crĂšme de citron aux noisettes ; avant un plat de haute prĂ©cision fonctionnaliste Ă base de filet de julienne, de blette, dâasperges et de sabayon au kosho qui rappelle la belle bistronomie des origines. On sâaccorde le trou glacĂ© (+10âŹ) au sorbet betteraves, raifort et vodka alliant le terreux et le brĂ»lant. Puis, en jeu de mets conlusif, un âcĂ©lerimisĂčâ, une subliminale version maraĂźchĂšre du dessert italien, et câest trĂšs bon.Â
Le goulot la joue naturel (verres dĂšs 7 âŹ, bouteilles dĂšs 32 âŹ) ou sans alcool avec les kombuchas Archipel (6 âŹ). Et bientĂŽt le dimanche, lâoccaz sera aussi Ă saisir car les deux cuisiniĂšres ont d

Fami
Belleville, terre de cantines ? Sans aucun doute ! AprĂšs les formules miraculeuses de Paloma et Ostara, câest au tour de Fami de faire honneur Ă la fringale mĂ©ridienne sans (trop) lĂ©ser le portefeuille. PosĂ©e pĂ©pouze dans la riante rue de Tourtille, cette enseigne dĂ©corĂ©e de bric et de broc se dĂ©double: resto la journĂ©e avec coin terrasse, cafĂ© associatif et recyclerie lâaprĂšs-midi, Ă la maniĂšre dâune Zone Ă Nourrir dĂ©fendue avec entrain par le binĂŽme Juliette Stive et Maxime de Bollivier. Ensemble, ils troussent une popote rĂ©unionnaise des fami(lles) - en l'occurrence celle de ce dernier, originaire de lâĂźle de lâocĂ©an indien. La formule entrĂ©e-plat-dessert Ă 15,50 ⏠(qui dit mieux ?) envoie une paire de juteux samoussas poulet-combava avec mention trĂšs bien en trigonomĂ©trie alimentaire, puis une salivante gamelle de rougail saucisse, lestĂ©e de haricots rouges, de riz, dâherbes fraĂźches, de concombres pimentĂ©s, Ă engluer dans une sauce savante. Un dĂ©lectable rougail dispo aussi en version sandwich (mastard !) dans une baguette fraĂźche (6,50âŹ) et pour les vĂ©gĂ©tariens, le cari de chou fleur sâavĂšre de bon aloi (10,50 ⏠le plat seul - tremble Tasty Crousty) ! Et en dessert, on gobe un petit chou coco-citron vert frais du jour. CĂŽtĂ© liquides, il y a des bonnes limonades jurassiennes Elixia, des vins au verre tirĂ©s de cubi ou des biĂšres bio Silly (3-5 âŹ). Bref, de la cantoche amĂšne Ă prix copain qui casse la dalle comme Chuck Norris des parpaings avec son front. Dâailleurs, Fami

Tonton / Toritori
Un ramen peut en cacher un autre ! Au numĂ©ro 2 de la rue ChĂ©rubini mijote Toritori, accorte halte nipponne de bois et dâalu spĂ©cialisĂ©e dans le bouillon de poulet ou âpaitan ramenâ; au numĂ©ro 4 glougloute Tonton, (un brin plus grande que la premiĂšre) focalisĂ©e sur le âsĂ© abura tonkotsuâ, soit celui au bouillon de porc. En surchauffe aux heures de pointe de la fringale, ces adresses soeurs sont l'Ćuvre de Makoto Saegusa (qui rĂ©gale dĂ©jĂ chez Menkicchi) et de ses supermen du ramen.Â
Ils versent leur goĂ»teuses potions patiemment mijotĂ©es devant le client (au sel, au soja ou au miso) dans des bols massifs chargĂ©s de nouilles de blĂ© larges, le tout lestĂ© de poireaux, de pousses de soja et de bambou, de nori et dâoeuf ajitama, en plus de leur viande respective. Ăa donne des soupes brĂ»lantes qui font un repas Ă elles seules, laiteuses et denses comme le ciel parisien au mois de novembre, dispo en format XL (15 âŹ) ou XXL (17 âŹ). On peut agrĂ©menter cette dĂ©lectable sĂ©ance de succion dâonigiri (Ă la prune salĂ©e, aux lĂ©gumes marinĂ©s ou Ă l'Ćuf, 4,50 âŹ) chez Tonton et de gyoza au poulet maison chez Toritori (6,80 âŹ). On sirote un thĂ© vert froid maison (3,50âŹ) ou une biĂšre Kirin pression (5 ⏠le demi) â ne forcez pas trop sur les boissons car le ramen vous remplit dĂ©jĂ lâestomac dâun abondant liquide rĂ©parateur. Mais loin de sâarrĂȘter en si bon chemin, la team du groupe Kintaro a plantĂ© un hat trick: au numĂ©ro 1 de la rue, ils ont aussi ouvert Gyogyo, spĂ©cialisĂ© quant Ă lui dans la soupe

Lavatronic
On a vu lâĂ©quipage de Chambre Noire envoyer des tacos chez Furia, des bagels chez Fitzcaraldo, du poisson chez Crudo⊠Le tout arrosĂ© des pinards les plus pirates de Paname. Cette fois-ci, ils plantent leur logo Ă tĂȘte de Marianne vineuse dans une ancienne laverie qui a gardĂ© son nom de lessiveuse futuriste, retapĂ©e dans le style Ă lâarrache mais chaleureux qui les caractĂ©risent : murs Ă vif, Ă©tagĂšres en mĂ©dium, lettrage au scotch et accueil plus amical quâune association de boulistes. Au menu ? Des pizzas, mais suivant une autre recette (moins italo-talienne) que celles de la pizzaiola Marthe Brejon Ă Centre Culturel, autre adresse du groupuscule. Ici, quand on mange sur place, le diamĂštre se rĂ©duit en pizzette, histoire dâen goĂ»ter plusieurs: avec ses bords rebondis mais pas tiboinshapĂ©s, la pĂąte au levain du chef Ahmed Bouferrache cale et rĂ©gale, dans un juste Ă©quilibre crousti-moelleux. Au choix, on a une indispensable margherita goĂ»tue (8 âŹ), une originelle marinara (9 âŹ) mais aussi une salace Ă©pinards-pomme de terre-gorgonzola (10 âŹ) et une bluffante Ă©pinards-miso (10 âŹ) jamais vue ailleurs - Ă tremper dans une sauce au poivron piquant si on aime jouer. Gros plus: option vĂ©gane avec fromages vĂ©gĂ©taux !Â
Lâendroit fait barav et caviste, riche du catalogue de Chambre Noire, plus au naturel que le thon sans huile (dĂšs 7 ⏠le verre, 20⏠la boutanche + 10⏠de bouchon). On y retrouve le swag dĂ©sinvolte, un peu clandĂ© et trĂšs connaisseur quâon aime, mis au service de pizz qui o

CypsĂšle
On nâavait pas vu un tel feu sur lâĂle Saint-Louis depuis lâincendie de lâhĂŽtel Lambert en 2013. Que les Ludoviciens se rassurent : ici, la sauvagerie de la flamme est civilisĂ©e par la cuisine exploratrice du chef Marcin KrĂłl (ex-Maison Sota) et lâaccueil ouatĂ© du sommelier Quentin Loisel (descendu du Jules Verne). La mise chantournĂ©e par Sacha Leong de Nice Project ? Pleine de prestance rĂ©tro-moderne, du plafond blanc Ă nĂ©ons aux miroirs mouchetĂ©s et boiseries, jusquâaux WC de galerie dâart. Et au fond, crĂ©pite un four Ă bois prĂšs dâun grill sur mesure, joujou ardent de ces gastro-pyromanes inspirĂ©s.
Lâabondant menu gastronomique du midi (85 âŹ) aligne des plats dâavant-garde mais pas abscons, qui cultivent de belles aspĂ©ritĂ©s et des accords sensibles. Ainsi dĂ©filent frissonnante tempura friable de cime di rapa et anchois Ă la bergamote ; oursin inĂ©dit garni de polenta tiĂšde au raifort, Ă la texture de roulage de pelles ; bijoutiĂšre Saint-Jacques (parfaitement cuite) enchĂąssĂ©e dans une raviole et lustrĂ©e de sauce nantua ; magistral maquereau marquĂ© au fer rouge sous une vinaigrette au verjus, herbes et gras de poulet ; athlĂ©tique pintade Ă la broche avec endive grillĂ©e et prodigieux ragoĂ»t dâabats propulsant le plat dans une autre dimension. Et, en duo de desserts, une Ăźle flottante Ă la Chartreuse et une intense crĂšme caramel au vin de paille. Tout ça dessine une gastronomie Ă tĂȘte chercheuse, Ă©lĂ©mentale et actuelle â Ă Ă©pauler dâun saumur blanc au verre (12 âŹ) ou de belles

Muku
DerriĂšre Saint-Michel, se cache une intrigante porte rouge miniature. On dirait le sas dâaccĂšs dâune villa hobbit, câest en fait celui dâun izakaya silencieux qui joue Ă cache-cache avec le tumulte des passants dans une ancienne cave de poutres et de pierres. Ă lâintĂ©rieur, sâimbriquent des comptoirs de bois clair oĂč faire tenir tout juste une Ă©quipe de foot (sans les remplaçants).Â
On sây installe façon Tetris pour un gueuleton nippon bien troussĂ©. Bandana enroulĂ© autour de la tĂȘte, le chef Ryota Suzuki (ancien de chez Abri) chantourne, au dej, une formule Ă 21⏠qui jure avec les rapports qualitĂ©/prix scabreux du quartier. AprĂšs une soupe miso et un zensai (petit hors dâoeuvre de haricots verts-thon), est servi avec le sourire un plat pour appĂ©tits dimensionnĂ©s comme la porte dâentrĂ©e : assortiment de tranches de poisson cru, bar, saumon, thon, toro en degradĂ© de couleur avec son -vrai- wasabi, ou poulet frit karaage et salade verte voire chirashi pour quelques euros de plus. En supplĂ©ment dessert, on ajoute une pimpante mousse choco-yuzu sous une poire confite au whisky japonais (9 âŹ). Le soir, Ă la carte, le chef passe en mode super saiyan et envoie des kamehameha: croquettes fondantes Ă la crĂšme et chair de crabe (12 âŹ), morue charbonniĂšre au miso (19 âŹ), sushis et sashimi sans affĂ©teries (25-29 âŹ)...Â
A boire, de sacrĂ©s sakĂ©s, chauds ou tiĂšdes, venus des quatre coins de lâarchipel: dâAkita Ă Gifu, en passant par Yamaguchi (9-17 ⏠les 12cl) mais aussi quelques vins dĂšs 8
News (13)

Pourquoi Paris est-elle lâune des villes au monde oĂč lâon mange le mieux italien (en dehors de lâItalie) ?
Ici, câest Parigi ! Nâen dĂ©plaise Ă Gigio Donnarumma, entre Paris et lâItalie, câest une longue histoire dâamour. Au Moyen Age, rive gauche, les banquiers lombards financent â avec intĂ©rĂȘts â les largesses de la Couronne. Au XIXá” siĂšcle, une âpetite Italieâ dâhommes dâaffaires sâinstalle autour des Grands Boulevards et de lâOpĂ©ra : on compte environ 7 000 Italiens dans les annĂ©es 1860, contre 53 000 aujourdâhui en Ile-de-France. Leur sociabilitĂ© se joue trĂšs tĂŽt dans les cafĂ©s-restaurants de compatriotes (Tortoni, Frascati ou les enseignes Poccardi) devenus des hauts lieux de la mondanitĂ© parisienne.Â
Paul Renouard, Ă la terrasse de Tortoni (1889)
Entre les deux guerres, des immigrĂ©s plus modestes ouvrent Ă©piceries et cafĂ©s qui popularisent lasagnes, jambon de Parme et raviolis, comme la maison Davoli fondĂ©e en 1913 rue Cler, avant que lâessor des pizzerias pendant les Trente Glorieuses ne confirme lâitalianisation des mĆurs alimentaires. Selon sa propre lĂ©gende, Chez Bartolo, rue des Canettes, aurait Ă©tĂ© la premiĂšre en 1950. Depuis, par le haut ou par le bas, la Botte imprime sa marque sur les tables parisiennes.
LâItalie en force
Avec 1 020 restaurants recensĂ©s, l'Italie est aujourdâhui la gastronomie Ă©trangĂšre la plus reprĂ©sentĂ©e dans la capitale, loin devant le Japon (765 restaurants) et la Chine (420 restaurants), dâaprĂšs le site de la ville de Paris. Des enseignes de pizzerias (pas toutes italiennes ni recommandables) aux restaurants gastronomiques en passant par les

Les 10 tables ouvertes en 2025 qu'il ne fallait pas manquer
Câest lâheure du bilan ! Entre le 1er janvier et le 31 dĂ©cembre 2025, Time Out sâest penchĂ© sur 160 restaurants. Il y a eu des fermetures (certaines ont fait mal, comme Bob de Tunis), des mises Ă jour, mais surtout des ouvertures. Le tĂ©moignage dâune scĂšne culinaire parisienne foisonnante (presque trop ?) oĂč lâon a croisĂ© aussi bien les additions Ă trois chiffres des tables gastronomiques que les formules midi Ă vingt balles des bistrots du coin. On vous lĂąche nos 10 adresses qui ont fait, en toute subjectivitĂ©, lâannĂ©e Ă©coulĂ©e.
Wani
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© Aurore Nguyen
Dans le bouillonnement des ouvertures de coffee shops, Wani du chef Sugio Yamaguchi se dĂ©marque nettement avec, comme escorte des thĂ©s et autres matchas, des assiettes (pas donnĂ©es !) oĂč la dĂ©licatesse se dispute Ă lâinventivitĂ©. Il illustre, une madeleine au caviar Ă la fois, que la cuisine dâun chef nâa pas besoin dâun restaurant pour sâexprimer (et remporter un Time Out Food & Drink Awards 2025 !).
OĂč ? 7ter rue Saint-Placide, Paris 6e
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Vivide
La voilĂ , la table vegan gastronomique qui manquait Ă Paris ! Une adresse enthousiasmante, pile Ă sa place entre le canaille bourgeois dâun Daimant Saint-HonorĂ© et les solennitĂ©s inabordables dâun Alain Passard. Ce deuxiĂšme bĂ©bĂ© de Michelle Primc (en salle) et JĂ©rĂ©my Grosdidier (en cuisine) aligne, dans un unique menu Ă lâaveugle, des assiettes qui conjuguent crĂ©ativitĂ© dĂ©bordante et grande maĂźtrise des assaisonnements. Pas dâanimal, que du rĂ©gal.
OĂč ? 3 rue Dancourt, Paris 18e
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Les Time Out Food & Drink Awards 2025, comme si vous y étiez
Plus Ă©quilibrĂ©e quâun Negroni de mixologue, la liste dâinvitĂ©s mĂȘlait acteurs de la restauration, des mĂ©dias et de la mode. Tout ce beau monde a fait monter Ă 8 le thermostat de la chaleur humaine sous l'impressionnante cathĂ©drale de bĂ©ton dâune ancienne centrale tĂ©lĂ©phonique. Le dress code ? Dress to impress ! Certains nây sont pas allĂ©s avec le dos du fer Ă repasser et ont fourbi leurs robes des grands soirs (big up Ă Rayene de Konbini, nippĂ©e comme pour un mariage princier), dâautres ont fait pĂ©ter les costards Ă la White Lotus (sans Lorazepam), voire leurs paires de Crocs les plus criardes (Marine Gora et Zac Gannat, on vous kiffe).
© MickaeÌl Bandassak pour Time Out Paris
© Mickael A. Bandassak pour Time Out Paris
Sur les stands qui jalonnaient lâespace, des binĂŽmes de chef(fe)s inĂ©dits ont envoyĂ© des dĂ©lices dĂ©ambulatoires : Pascal Barbot x Ella Aflalo ont entonnĂ© la salade des gens heureux ; Clamato x Dumbo ont montĂ© des fish burgers de qualitĂ© (jâai vu certains en manger 3, je ne dirai pas qui) ; Freddyâs Kitchen x Kolam ont fusionnĂ© les cuisines ouest-africaines et sri-lankaise comme Son Goku et Vegeta, tandis que CafĂ© KitsunĂ© x Folderol ont rejouĂ© un Ă©pisode de Plus boule la vie avec leurs glaces de ouf en dessert.
© Mickael A. Bandassak pour Time Out Paris
© MickaeÌl Bandassak pour Time Out Paris
Sur des plateaux circulaient des bouchĂ©es troussĂ©es par la Bao Family et La Grande Ăpicerie de Paris que lâon piochait au vol entre une bise claquĂ©e et un drink v

3 brunchs à volonté qui remplissent les dimanches (et les ventres)
Il y a des dimanches matin oĂč l'on a faim de projets, et puis dâautres oĂč l'on a seulement comme projet de ne plus avoir faim. Câest probablement pour rĂ©pondre Ă ce dernier cas de figure que les restaurateurs â et Herbert Cobb McDonald le premier, en 1946, Ă Las Vegas â ont inventĂ© le brunch Ă volontĂ© (seuls les esprits chagrins pensent que cela cherche Ă augmenter un ticket moyen brunchique dĂ©jĂ cossu). Pas question de se ruer sur le premier buffet dĂ©bordant de victuailles venu, on vous propose ici trois types de cuisines bien diffĂ©rentes et des adresses testĂ©es par la rĂ©daction. DĂ©tachez votre ceinture, câest parti pour un dimanche de ripaille !
BOULOM
Dans le restau-boulangerie du chef Julien DubouĂ©, le buffet trĂŽne au milieu de la piĂšce toute la semaine et ne reste Ă son poste le week-end. Chacun prend son assiette et picore selon son appĂ©tit des spĂ©cialitĂ©s variĂ©es : terrine de boudin, bulots mayo, salade de chou-fleur au kale, Ćuf mimosa et tartare au couteau de maboul ! Du cĂŽtĂ© des plats chauds, des marmites rĂ©confortantes et revigorantes, Ă lâimage des ribs de bĆuf ultra-fondants Ă accompagner dâune patate douce rĂŽtie au four⊠Sans oublier le stand des desserts oĂč lâon retrouve tous les classiques du genre : mousse au chocolat dĂ©cadente, crĂšme brĂ»lĂ©e Ă la pistache goĂ»tue et profiteroles Ă monter soi-mĂȘme. Attention Ă la crise de boulomie ! Par ici pour dĂ©couvrir notre chronique de Boulom.
(c) Boulom
OĂč ? 181 rue Ordener, Paris 18e Combien ? 58 âŹ
Tekés
Chez Tekés ("c

L'épopée punk du Chateaubriand, racontée dans un livre événement
Il fallait bien un pavĂ© pour raconter celui quâune bande de surdouĂ©s ont lancĂ© bruyamment dans la mare de la gastronomie au milieu des annĂ©es 2000. Un beau bouquin compact au dos imitation PlĂ©iade qui rĂ©unit âl'Ćuvre complĂšteâ (sic) du Chateaubriand, le bouclard parisien le plus important de sa gĂ©nĂ©ration.Â
Une bistromance, une belle histoire
Le restaurant du 129 avenue Parmentier y est narrĂ© par celles et ceux qui lâont vu naĂźtre, grandir et tout pĂ©ter. Pendant trois ans, les journalistes François Chevalier et StĂ©phane Peaucelle-Laurens ont recueilli les souvenirs dâune centaine (!) de personnes (associĂ©(e)s de la premiĂšre heure, ancien(ne)s employĂ©(e)s, figures de la food ou personnalitĂ©s) qui ont vĂ©cu une partie de leur vie amarrĂ©es Ă son comptoir.
© Trin LaiFranck Audoux, Fred Peneau et David Loyola au Chateaubriand en 2009
On y croise le duo fondateur Iñaki Aizpitarte, chef libre et punk, et Fred Peneau, restaurateur de gĂ©nie mais aussi Philippe Katerine, qui y a fini Ă poil (dĂ©cidĂ©ment) ; Jonathan Cohen, qui y bossait comme serveur (câest pas un mytho) et qui a mĂȘme composĂ© la chanson du resto ; Raquel Carena, figure tutĂ©laire du mythique Baratin ; François Simon, chroniqueur culinaire et mangeur masquĂ© ; Franck Audoux, alors runner infatigable et dĂ©sormais mixologue de Cravan ; ou Bertrand GrĂ©baut, chef du futur Septime, qui trouva son chemin de Damas lĂ -bas.Â
Un long entremĂȘlement de verbatims et de souvenirs de toutes sortes, car tout ne fut pas que joies et succĂšs

Avec Bulles dâart, PERRIERÂź et Time Out vous invitent Ă voir du stand-up face Ă la Tour Eiffel
Le temps de siroter un Perrier, trois des plus belles terrasses de France se transforment en scĂšnes Ă©phĂ©mĂšres oĂč assister Ă des mini-happenings culturels ! PERRIERÂź et Time Out sâunissent pour sublimer ces 30 minutes de plaisir pĂ©tillant en invitant des musicien(ne)s, danseur(se)s, humoristes et artistes Ă mettre la culture Ă hauteur de table. La marque dâeau gazeuse la plus inspirĂ©e et audacieuse est fidĂšle Ă sa devise historique : Perrier, câest fou !Â
Jour 1, STAND-UP - Lundi 3 juillet : Nordine Ganso et Ilyes Mela sur la terrasse des Ombres, le restaurant du musĂ©e du Quai Branly.Â
Les deux acolytes viendront jouer un spectacle de stand-up unique dans le cadre dĂ©coiffant de ce belvĂ©dĂšre perchĂ© au-dessus de Paris. Si Ilyes a rempli les salles avec son spectacle Grizzly, Nordine a tournĂ© Ă guichets fermĂ©s avec Violet, en plus dâĂȘtre chroniqueur sur France Inter et dâavoir jouĂ© dans la comĂ©die phĂ©nomĂšne Jeune et golri sur OCS (ce qui lui vaut dâĂȘtre suivi par 100K followers sur Insta).
âAvec Illyes, on joue souvent ensemble et la configuration de la terrasse favorise cette complicitĂ©. Alors il faut sâattendre Ă un spectacle bon enfant, dans une bonne ambiance, mais avec des sketchs gentiment taquins sur les gens en terrasse au soleil ! (Rire.) Pour moi, PERRIERÂź incarne cette pop culture crĂ©ative qui flirte avec lâaudace et lâhumour. On a hĂąte de vous faire dĂ©couvrir nos vannes !â, dit Nordine Ganso.Â
Rendez-vous est pris pour cet apĂ©rigolo qui sâannonce mĂ©morable, avec une p

Rencontre au sommet : Alain Ducasse et Margot Lecarpentier au musée du Quai Branly
Câest un accord aussi inattendu et magistral que la premiĂšre fois quâon a mis une olive dans un Negroni : Alain Ducasse, le boss de faim de la gastronomie française, et Margot Lecarpentier, queen de la mixo et laurĂ©ate du prix Meilleur Bar Responsable par Bar World of Tomorrow et Time Out Paris, sâallient pour percher tout lâĂ©tĂ© le bar Combat au sommet du musĂ©e du Quai Branly ! Cette terrasse complĂštement waouh, oĂč la tour Eiffel semble vous prendre dans ses bras, propose une offre de cocktails originaux en pairing avec une petite restauration de haute volĂ©e conçue par Alexandre Sempere, le chef du restaurant les Ombres. En exclu, Time Out vous sert une interview croisĂ©e (Ă la cuillĂšre, pas au shaker) des protagonistes de la collab la plus terrassante de lâĂ©tĂ©.Â
© Mickael A.Bandassak
Alain Ducasse, vous vous consacrez depuis vingt ans Ă accompagner les jeunes talents de la gastronomie. Comment avez-vous entendu parler de Margot Lecarpentier et de son bar, Combat ?Â
Alain Ducasse : Je ne cuisine plus depuis des annĂ©es et je ne mâen cache pas ; au contraire, je suis trĂšs fier de la pĂ©piniĂšre de talents que je cultive dans lâindustrie qui est la mienne : je porte les jeunes gens douĂ©s qui excellent dans tout ce qui se mange et qui se boit. Dans le cas de Margot, câest un ami qui mâa conseillĂ© dâaller Ă Belleville, chez Combat, oĂč une femme talentueuse rĂ©invente la mixologie pour la dĂ©mocratiser, la rendre moderne. Moi, je suis bien incapable dâĂȘtre derriĂšre un shaker, mais jâ

Le temps dâun week-end, le Point ĂphĂ©mĂšre nous fait voyager en GrĂšce !
LâĂ©tĂ© sera chaud comme un satyre, ce demi-dieu rustique Ă corps dâhumain, jambes de bouc et libido dĂ©chaĂźnĂ©e qui va mettre un dawa dionysiaque sur les bords du canal Saint-Martin. Pendant trois jours, les 1er, 2 et 3 juillet, la GrĂšce contemporaine se raconte au Point FMR sous lâimpulsion de Profil Grec, Ă©picier sourceur de divins produits hellĂšnes. Une belle fĂȘte Ă la feta !
Au programme ? De la musique avec un concert de Mithridatis, figure contestataire et icĂŽne de la scĂšne hip-hop grecque, suivi dâun DJ set de Deviant Disco jusquâĂ 4 du matâ. Des expos de peintures et collages de Stefania Bregianni en collaboration avec le photographe Kostis Papakonstantinou. De la food avec un banquet vĂ©gĂ©tarien à volontĂ© prĂ©parĂ© par Roland Theimer, un dĂźner gastronomique ourdi par Nikos Thomas, chef de Simul Ă AthĂšnes, et un dej du dimanche concoctĂ© par Mikaela Liaroutsos de la formidable OuzĂ©ri Ătsi Ă Paris. Du cinĂ©ma avec la projection de Ola einai dromos (La route est longue), film de Pantelis Voulgaris (1998). Et mĂȘme un marchĂ© comme Ă Kalamata avec dĂ©gustation et vente de produits artisanaux en prĂ©sence des producteurs.Â
Bref, de quoi aller se faire voir chez les Grecs en kiffant Ă fond !Â
Quoi ? Satyres EphĂ©mĂšresQuand ? Du 1er au 3 juillet 2022OĂč ? Point EphĂ©mĂšre, 200 quai de Valmy, Paris 19eCombien ? De gratuit Ă 75 ⏠selon les Ă©vĂ©nements (Billetterie ici)

Le festival Omnivore revient nous régaler avec une 16e édition !
Câest la rentrĂ©e des masterclasses avec la 16e Ă©dition du festival Omnivore, la grand-messe de la food ! Du 11 au 13 septembre, le mĂ©dia goĂ»te-Ă -tout remet le couvert au Parc Floral oĂč se rassemble pendant 3 jours le gratin de la jeune cuisine, innovante et engagĂ©e. Au menu ? Un casting de prĂšs de 200 invitĂ©s de la scĂšne mondiale qui animeront 120 dĂ©monstrations et tables rondes sur 5 scĂšnes, comme autant dâagoras, par amour du goĂ»t. Une faune de chef(fe)s, pĂątissier(e)s, mixologues, producteur(trice)s et artisans, de France et dâailleurs, qui viendront prĂ©senter leur travail mais aussi dĂ©fendre leurs convictions pour dessiner un avenir plus vivable. Cette annĂ©e, câest le PĂ©rou qui est invitĂ© dâhonneur alors autant dire que ça va cĂ©vicher sec â mais pas que, car le pays andin est inca Ă part qui brille par sa richissime tradition culinaire, ses syncrĂ©tismes culturels et ses terroirs foisonnants.
Caspar S. MIskin
Sur la Grande ScÚne animée par Boris Coridian, on aura ainsi le privilÚge de voir travailler Virgilio Martinez, chef star du restaurant Central à Lima et ambassadeur de la péruvianité culinaire ; Pia León du resto Kjolle, élue meilleure cheffe du monde par le World 50 best, qui nous fera sentir ses Andes de choc ; le showman Ramus Munk qui change le plomb en or dans son Alchemist de Copenhague ou encore Mauro Colagreco, le virtuose italo-argentin perché dans son Mirazur à la croisée des chemins entre ciel et mer, France et Italie. Sans parler de Matthias Marc, Aless

Refugee Food Festival : le festoch food le plus solidaire revient Ă Paris !
LibertĂ©, mijotĂ©, fraternitĂ© ! Telle pourrait ĂȘtre la devise du Refugee Food, initiative citoyenne nĂ©e en 2016 face Ă lâurgence de la crise migratoire mondiale qui touche 80 millions de personnes, obligĂ©es de fuir leur foyer dans le bruit et la fureur⊠Mais pas de misĂ©rabilisme ! Câest par la popote et la bonne chĂšre que Marine Mandrila et Louis Martin, les fondateurs du mouvement, ont dĂ©cidĂ© de rĂ©agir. AprĂšs avoir bourlinguĂ© dans 18 pays, ils ont fait ce constat : la cuisine peut ĂȘtre mise au service de la paix, lâinsertion et lâĂ©mancipation. Et ils le prouvent en France et Europe grĂące Ă leur formidable Refugee Food Festival pendant lequel des cuisinier(e)s rĂ©fugiĂ©(e)s collaborent avec des chef(fe)s installĂ©(e)s et donnent Ă voir lâĂ©tendue de leur talent et les dĂ©lices de leur culture.
Le foodstival le plus sol(id)aire revient ces jours-ci avec une programmation aux petites Ă©chalotes ! Jusquâau 18 juillet, la cuisine voyageuse prend ses quartiers dans les lieux les plus cool de Paris: direction lâAfrique de lâOuest avec Harouna Sow, Amandine Chaignot et Martin Lafont chez Pouliche ; lâAfghanistan avec Rabia Aryobwal et Thomas Chevrier Ă lâOrillon ; lâIran avec Shohreh Haghighat et Sugio Yamaguchi chez Botanique⊠Bref, le manger-monde dans toute sa splendeur (par ici la programmation complĂšte).
Festival et BBQ dimanche 18 juillet Ă Ground Control
Et gùteau sous la cerise, le dimanche 18 juillet, la team du Refugee organise une méga nouba de fin de festoch chaude comme la bra

On a fait le Chinatown Food Tour dans le 13e et câĂ©tait la folie
On a reçu lâinfo comme on reçoit une confidence. Quand un pote bien renseignĂ©, enfant de la diaspora vietnamienne, nous parle dâun food tour asiatique dans le 13e arrondissement, on se dit tout de suite que ça promet de sortir des sentiers de la hype et des adresses rebattues. Olympiades, porte de Choisy, les barres HLM du 13e⊠Bienvenue dans lâarrondissement le plus mĂ©connu de Paname, lâun des plus mal aimĂ©s aussi. A tort !Â
Pour sâen amouracher, rien de mieux quâun tour entre les tours, une incursion dans ce pli bĂ©tonnĂ© de la ville. Le rendez-vous pris, on reçoit la veille par WhatsApp ce message laconique, fonctionnel :
Le vendredi midi, on se pointe. Le lieu du rendez-vous, câest Europasie, lâĂ©picerie qui jouxte le McDo et oĂč une joyeuse troupe dâune vingtaine de personnes est rĂ©unie devant une table dĂ©bordante de brochettes de bĆuf hachĂ©, de canard laquĂ©, de fruits coupĂ©s, de beignets de crevettes⊠Un bel accueil pour colmater un dĂ©but de fringale. On nous dit tout de suite de ne pas trop nous goinfrer car il y aura dâautres arrĂȘts au stand. Et on nous prĂ©cise que ça durera en tout une heure et demie : en vrai, ça a traĂźnĂ© tout lâaprĂšs-midiâŠÂ
Le plus grand Chinatown dâEurope
Revenons au (tout) dĂ©but. Si lâon connaĂźt (au moins par le cinĂ©ma) le Chinatown de New York, construit dĂšs la fin du XIXe siĂšcle, en Europe, le plus grand est celui de Paris. Le quartier a Ă©tĂ© bĂąti par des populations dĂ©munies, fuyant les rĂ©gimes autoritaires du Vietnam, du Laos ou du Cambodge dans

On a interviewé Vanessa Massé, la meilleure sommeliÚre de France
Son palais laser est aussi admirĂ© que craint dans le petit milieu du vin moderne. Et pour cause, Vanessa MassĂ© goĂ»te plus vite que son ombre ! Cette trentenaire au sourire malicieux et au regard perçant a Ă©tĂ© Ă©lue meilleure sommeliĂšre de lâannĂ©e par le guide du pneu, jâai nommĂ© le Michelin. Câest Ă Nice, en retrait du front de mer, quâelle rĂ©gente dâun tempĂ©rament de volcan son resto ultracontemporain Pure & V, Ă©tablissement dont on se demande encore si le blaze de complĂ©ment alimentaire et la dĂ©co froide rendent grĂące Ă sa carte de vins de haut vol, farouchement naturels, et Ă sa cuisine aiguisĂ©e par les inspirations nordiques. Mais quâimporte la dĂ©co pourvu quâon ait lâadresse â lâune des plus vibrantes de ces derniĂšres annĂ©es en France. Et en prime, elle organise un salon de vins les pieds dans lâeau (lâinverse serait chelou). La classe ultime.Â
Coquillages et crus de lâannĂ©e
PrivĂ©e de salons et de crachoirs pendant de longs mois, la sommeliĂšre a profitĂ© des premiĂšres libertĂ©s concĂ©dĂ©es par le dĂ©confinement pour rĂ©unir la fine fleur de ses vigneron(ne)s chĂ©ri(e)s. Et pas nâimporte oĂč : sur la plage du branchissime et gĂ©nial hĂŽtel Amour, en pleine promenade des Anglais, Ă Nice.Â
Le 24 mai dernier, une bonne quinzaine de vigneron(ne)s (AurĂ©lien Lefort, RaphaĂ«l Monnier, Caroline LedĂ©dentĂ©, Anders Frederik SteenâŠ) ont posĂ© leurs stands sur les galets pour faire dĂ©guster leurs breuvages du moment. Time Out y Ă©tait et a ramenĂ© une interview sur transat de la sommeliĂšre. Â
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