Julien Lambea est journaliste freelance basé à Paris, spécialisé dans la mode, les tendances et la culture. Ancien chef de rubrique Style de GQ France, il a couvert pendant neuf ans l’actualité de la mode masculine. Auteur de la newsletter éditoriale ON CITIES AND CLOTHES, il a collaboré avec des titres comme L’Étiquette, L’Express ou ICON France.

Julien Lambea

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Articles (5)

Les meilleures expos Ă  voir en ce moment Ă  Paris

Les meilleures expos Ă  voir en ce moment Ă  Paris

Envie d’un grand bol d’art frais ? Peu importe le mois ou la saison, Paris abrite un nombre pantagruĂ©lique d’expos Ă  mĂȘme de combler votre appĂ©tit en culture, si bien qu’il est parfois difficile de faire le tri entre le bon et le moins bon. C’est pourquoi, Ă©quipĂ© de notre calepin et de notre flair lĂ©gendaire, on a bourlinguĂ© dans toute la ville pour ne sĂ©lectionner que la crĂšme de la crĂšme des expositions Ă  Paris, qu’elles soient consacrĂ©es Ă  la peinture, la photo, l’art contemporain, la sculpture ou encore le design. RĂ©sultat ? Un dossier expo aussi costaud qu’une cuisse de Roberto Carlos, qui vous fera vous sentir aussi heureux qu’un Ă©cureuil devant la version longue de Casse-Noisette ! À lire aussi : Les 10 expos qui vont marquer le printemps Ă  Paris ! Et pour encore plus de bons plans, inscrivez-vous Ă  la newsletter de Time Out Paris.
Noël 2025 : les meilleures idées cadeaux pour les amateurs de mode

Noël 2025 : les meilleures idées cadeaux pour les amateurs de mode

*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:d3ba8190-e937-45ff-9b45-dc0e78a2b038-2" data-testid="conversation-turn-6" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> Trop vu, trop banal, pas assez bien choisi : le faux pas n’est jamais loin quand il s'agit d'offrir un cadeau Ă  quelqu'un qui aime la mode. Rassurez-vous, on a fait le tri. Des valeurs sĂ»res aux jolies idĂ©es bien senties, voici une sĂ©lection de cadeaux pensĂ©e pour mettre tout le monde d’accord, et Ă  tous les budgets.
Comment Uniqlo a pris une longueur d’avance sur la fast-fashion

Comment Uniqlo a pris une longueur d’avance sur la fast-fashion

Alors que nous Ă©crivons ces lignes, Uniqlo vient d'inaugurer une nouvelle boutique Ă  Bastille : sa 12ᔉ adresse parisienne et son 29ᔉ point de vente en France depuis son arrivĂ©e dans l’Hexagone en 2007. Selon un article du New Yorker paru le 22 septembre dernier, la marque japonaise compte aujourd’hui plus de 2 500 magasins rĂ©partis en Asie, en Europe et en AmĂ©rique du Nord. On y apprend Ă©galement que Fast Retailing, la holding qui contrĂŽle Uniqlo, est devenue le troisiĂšme plus grand fabricant et distributeur de vĂȘtements au monde, derriĂšre H&M et Inditex, et que sa croissance dĂ©passe dĂ©sormais celle de ces deux groupes. L’intemporalitĂ© plutĂŽt que la tendance Pourtant, si l’on a souvent tendance Ă  comparer ces trois gĂ©ants du prĂȘt-Ă -porter et Ă  les ranger dans la mĂȘme catĂ©gorie, Uniqlo ne se revendique pas comme une marque de fast fashion. Certes, ses volumes de production Ă  bas coĂ»t, externalisĂ©s dans des usines situĂ©es en Chine, au Vietnam, au Bangladesh, en IndonĂ©sie ou en Inde, ont parfois Ă©tĂ© questionnĂ©s — notamment en 2021, lorsque des allĂ©gations de recours au travail forcĂ©, finalement dĂ©menties par la sociĂ©tĂ© aprĂšs des inspections d’organismes tiers, avaient Ă©mergĂ©. Mais la marque rappelle dans son rapport intĂ©grĂ© 2024 que ses « programmes de surveillance dans ses ateliers de couture et chez ses principaux fournisseurs de tissus contribuent Ă  prĂ©venir les violations des droits humains et Ă  garantir de bonnes conditions de travail et des cadres de gestion adĂ©quats dans
Les meilleures boutiques vintage pour homme Ă  Paris

Les meilleures boutiques vintage pour homme Ă  Paris

DĂ©sormais, c’est le terrain de chasse des chineurs stylĂ©s, des modeux en quĂȘte de piĂšces rares et de ceux qui prĂ©fĂšrent un Levi’s 501 bien patinĂ© Ă  n’importe quelle fast-fashion Ă©phĂ©mĂšre. Voici les meilleures adresses parisiennes oĂč dĂ©nicher du vintage. À lire aussi : Les meilleures friperies et boutiques vintage de Paris
Les collabs mode qui nous excitent en ce moment

Les collabs mode qui nous excitent en ce moment

On a recensĂ© les collaborations mode les plus excitantes du moment. Levi’s et Sacai rĂ©inventent le denim avec la prĂ©cision dĂ©structurĂ©e propre Ă  Chitose Abe, Uniqlo UT cĂ©lĂšbre l’hĂ©ritage du Studio Ghibli Ă  travers une sĂ©rie de t-shirts aussi nostalgiques qu’accessibles, Acne Studios flirte avec la douceur en convoquant les Moomins, tandis que Balenciaga rend hommage — avec une touche d’ironie — Ă  Britney Spears. On note aussi le retour trĂšs attendu du duo Louis Vuitton et Murakami, les nouvelles lignes de sneakers adidas et Wales Bonner, ou encore les sacs techniques et floraux signĂ©s Cecilie Bahnsen x Porter. Autant de collaborations qui racontent, chacune Ă  leur maniĂšre, les obsessions mode du moment.

Listings and reviews (42)

Lee Miller, au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris

Lee Miller, au MusĂ©e d’Art Moderne de Paris

5 out of 5 stars
Artiste presque oubliĂ©e Ă  sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvĂ© une seconde vie ces derniĂšres annĂ©es : expositions au dĂ©but des annĂ©es 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gĂšrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et nĂ©gatifs exhumĂ©s du grenier de Farley Farm, sa rĂ©sidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a Ă©tĂ© organisĂ©e la grande rĂ©trospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrĂ©e Ă  l'artiste, et l'exposition photo la plus frĂ©quentĂ©e de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au MusĂ©e d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 aoĂ»t, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller Ă  la ville. DĂšs l'entrĂ©e, un grand visuel mural la montre en pleine sĂ©ance photo devant le parvis du MAM. Long mais sans temps mort, le parcours (environ 250 tirages, extraits multimĂ©dia et publications d'Ă©poque) retrace une vie commencĂ©e devant l'objectif, comme mannequin pour les grands magazines amĂ©ricains, avant que Lee Miller ne prenne elle-mĂȘme la camĂ©ra en main pour ne plus jamais la lĂącher. PlutĂŽt qu'une hagiographie, l'exposition permet avant tout de prendre la mesure du talent de Lee Miller Ă  travers un choix d'images saisissantes et richement expliquĂ©es. InitiĂ©e Ă  la photographie par son pĂšre puis par Man Ray (qui contribuera aussi Ă  son invisibilisation), elle dĂ©couvre avec lui la solarisation et s'
Africa Fashion, au musée du quai Branly - Jacques Chirac

Africa Fashion, au musée du quai Branly - Jacques Chirac

5 out of 5 stars
Exposition itinĂ©rante nĂ©e au Victoria and Albert Museum de Londres en 2022, Africa Fashion a depuis traversĂ© New York, Portland, Chicago, Melbourne et MontrĂ©al avant de poser ses valises Ă  Paris. Un passage peut-ĂȘtre symbolique dans la capitale mondiale de la mode, oĂč la crĂ©ation africaine peine encore Ă  s'imposer Ă  la hauteur de son talent. L'exposition entend y remĂ©dier en offrant un panorama gĂ©nĂ©reux d'une scĂšne bouillonnante, aussi diverse qu'inventive. C'est bien la sensation que donne cette exposition-fleuve, triple en quelque sorte. L'exposition originale du V&A retrace l'Ă©mergence de la mode africaine depuis les indĂ©pendances des annĂ©es 1950 jusqu'aux propositions les plus actuelles. Elle s'enrichit, grĂące aux collections du musĂ©e du quai Branly, d'un regard chronologique sur la photographie africaine et son rapport au vĂȘtement, ainsi que d'une section finale consacrĂ©e aux traditions textiles du continent. Des ajouts qui renforcent la profondeur d'un sujet loin d'ĂȘtre superficiel, tout comme la façon de le traiter. L'attention au dĂ©tail se manifeste jusque dans la conception des mannequins, plus incarnĂ©s qu'Ă  l'accoutumĂ©e, mais aussi dans la production d'interviews vidĂ©o et d'un shooting photo signĂ© par le styliste Ib Kamara. Plus qu'un panorama des crĂ©ations africaines, l'exposition donne Ă  saisir l'Ă©tendue et l'importance de la mode sur le continent et invite, au passage, Ă  repenser notre propre rapport au vĂȘtement : autant qu'ailleurs, sinon plus, le textile y rev
« K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomÚne » au Musée Guimet

« K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomÚne » au Musée Guimet

4 out of 5 stars
div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8"> _*]:min-w-0 gap-3 standard-markdown"> Les produits de beautĂ© corĂ©ens sont devenus incontournables. Un phĂ©nomĂšne K-pop, K-drama et compagnie que le musĂ©e Guimet s'attache Ă  replacer dans son contexte avec « K-Beauty. BeautĂ© corĂ©enne, histoire d'un phĂ©nomĂšne », visible du 18 mars au 6 juillet 2026, pour les 140 ans des relations diplomatiques franco-corĂ©ennes. Pour retracer l'Ă©volution de ce concept, l'exposition remonte prĂšs de 300 ans en arriĂšre, Ă  la fin de l'Ă©poque Joseon, pour explorer les canons de beautĂ© de l'Ă©poque — fĂ©minins surtout, masculins Ă  la marge — immortalisĂ©s par des artistes comme Shin Yun-bok. Une introduction qui pose les bases historiques et montre comment cet idĂ©al irrigue encore aujourd'hui des disciplines aussi diverses que la mode, le manhwa ou le webtoon. div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)
« La mode du 18e siÚcle. Un héritage fantasmé » au Palais Galliera

« La mode du 18e siÚcle. Un héritage fantasmé » au Palais Galliera

3 out of 5 stars
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Dessins sans limite, au Grand Palais

Dessins sans limite, au Grand Palais

4 out of 5 stars
VĂ©ritable caverne d’Ali Baba consacrĂ©e aux Ɠuvres sur papier, le Cabinet d’art graphique du Centre Pompidou aligne plus de 35 000 dessins, collages, estampes, carnets et objets divers. Une collection vertigineuse, parmi les plus importantes au monde, qui raconte Ă  mĂȘme la feuille les XXe et XXIe siĂšcles. MĂȘme en dehors des pĂ©riodes de travaux, ce trĂ©sor reste peu visible du grand public, en raison de la fragilitĂ© des Ɠuvres sur papier et, sans doute, d’une tendance Ă  rĂ©duire le dessin Ă  un simple travail prĂ©paratoire. Une idĂ©e prĂ©conçue que s’attache Ă  dĂ©faire Dessins sans limite, la nouvelle exposition du Grand Palais, qui donne par la mĂȘme occasion la chance de contempler quelque 300 chefs-d’Ɠuvre de la collection du Centre Pompidou, avant leur retour forcĂ© Ă  l’obscuritĂ©. Selon les rĂšgles de conservation, un dessin peut ĂȘtre montrĂ© au maximum trois mois, avec un certain degrĂ© d’éclairage, avant d’ĂȘtre « mis au noir » pendant trois ans. Cette exploration des possibilitĂ©s du dessin montre comment, depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, il s’est affranchi de son statut secondaire pour s’imposer comme une Ɠuvre Ă  part entiĂšre. Un terrain d’expĂ©rimentation libre pour les 120 artistes rĂ©unis ici, prĂȘts Ă  dĂ©passer la simple feuille de papier. Face Ă  un tel sujet, titanesque par l’ubiquitĂ© du dessin mais aussi par la taille du corpus, les commissaires d’exposition ont choisi un parcours plutĂŽt thĂ©matique que chronologique, en quatre grandes sections. Celles-ci font dialoguer des Ɠuvres con
Exposition GĂ©nĂ©rale, Ă  la Fondation Cartier pour l’art contemporain

Exposition GĂ©nĂ©rale, Ă  la Fondation Cartier pour l’art contemporain

3 out of 5 stars
PiquĂ©s par la curiositĂ© aprĂšs avoir longĂ© des mois durant ce chantier mystĂ©rieux, on attendait la visite de l’Exposition GĂ©nĂ©rale de la Fondation Cartier avec impatience. Pas seulement pour l’expo, mais surtout pour dĂ©couvrir la nouvelle architecture de Jean Nouvel, installĂ©e dans les anciens locaux des Grands Magasins du Louvre. Sur ce point, pas de dĂ©ception : avec ses 6 500 mÂČ â€“ cinq fois plus qu’à Raspail – et son systĂšme de plateformes modulables Ă  la machinerie apparente, cette « machine Ă  voir » fascine
 autant qu’elle risque d’éclipser ce qu’elle expose. Une musĂ©ographie appelĂ©e Ă  Ă©voluer, parfaitement intĂ©grĂ©e Ă  la ville grĂące Ă  ses arches vitrĂ©es qui laissent entrevoir les Ɠuvres depuis la rue. Ajoutez une librairie, un cafĂ© et bientĂŽt un restaurant : tout pour faire de ce musĂ©e atypique un futur repaire parisien, mĂȘme pour les rĂ©fractaires Ă  l’art contemporain. Et si l’on parle tant du bĂątiment, c’est peut-ĂȘtre parce qu’on n’a pas tout Ă  fait rĂ©ussi Ă  saisir l’exposition qu’il abrite. En parcourant les trois Ă©tages, on est loin du voisin Louvre : ici, la circulation libre et la proximitĂ© avec les Ɠuvres brisent la froideur musĂ©ale habituelle. Mais entre la profusion et la dispersion des piĂšces, le parcours labyrinthique et l’espace encore inconnu, on ressort parfois un peu perdu, dĂ©sorientĂ© autant par l’architecture que par l’abondance. Un sentiment sans doute renforcĂ© par la perte de repĂšres qu’induit ce bĂątiment tout neuf, truffĂ© de recoins malgrĂ© son apparente h
1925-2025 Cent ans d’Art dĂ©co, au MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs

1925-2025 Cent ans d’Art dĂ©co, au MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs

4 out of 5 stars
Souvent confondu avec l’Art nouveau, l’Art dĂ©co reste mal identifiĂ© malgrĂ© son statut d’emblĂšme du patrimoine esthĂ©tique français et mondial. Le musĂ©e des Arts DĂ©coratifs s’amuse d’ailleurs de cette ambiguĂŻtĂ© dans sa nouvelle exposition inaugurĂ©e le 22 octobre. « ProtĂ©iforme, l’Art dĂ©co se mĂ©tamorphose au grĂ© des singularitĂ©s artistiques comme des Ă©coles nationales », annonce le texte d’introduction, rappelant qu’il Ă©merge dans les annĂ©es 1910 avant de triompher Ă  l’Exposition internationale des arts dĂ©coratifs et industriels modernes de 1925. C’est par une salle hommage Ă  cet Ă©vĂ©nement mythique auquel on rĂȘverait d’avoir assistĂ© que dĂ©bute la traversĂ©e. Trois Ă©tages, plus de 1 200 Ɠuvres, et une exploration foisonnante de l’Art dĂ©co dans toutes ses voix. De quoi saisir l’incroyable richesse d’un mouvement Ă  la production simultanĂ©e et variĂ©e en France, en Italie ou au Japon, dans des disciplines allant de la joaillerie aux arts de la table, du graphisme Ă  l’architecture d’intĂ©rieur. Territoire d’expression indissociable de l’Art dĂ©co dans l’imaginaire collectif, le mobilier, central dans le parcours, illustre lui aussi toute la diversitĂ© du mouvement. Salle aprĂšs salle, la juxtaposition des crĂ©ations de Jacques-Émile Ruhlmann, Eileen Gray ou Jean-Michel Frank souligne la pluralitĂ© des styles, malgrĂ© une grammaire commune rappelĂ©e dĂšs la troisiĂšme salle. Si leur style reste emblĂ©matique d’une Ă©poque bien prĂ©cise — celle des annĂ©es folles —, on est frappĂ© par l’intemporalitĂ© e
Gerhard Richter, Ă  la Fondation Louis Vuitton

Gerhard Richter, Ă  la Fondation Louis Vuitton

5 out of 5 stars
AprĂšs David Hockney, la Fondation Louis Vuitton consacre une rĂ©trospective Ă  Gerhard Richter jusqu’au 2 mars 2026. Moins connu du grand public qu’Hockney mais tout aussi cotĂ©, le peintre allemand nĂ© Ă  Dresde en 1932 investit les quatre Ă©tages du bĂątiment de Frank Gehry (sauf une salle rĂ©servĂ©e Ă  une installation immersive de l’artiste danois Jakob Kudsk Steensen).  La visite laisse une impression durable tant l’exposition se rĂ©vĂšle vertigineuse Ă  plusieurs niveaux : par la profusion d’Ɠuvres, la monumentalitĂ© de certains formats et ces tableaux qui semblent littĂ©ralement brouiller le regard. Elle impressionne aussi par la maĂźtrise avec laquelle l’artiste navigue entre mĂ©diums, disciplines et genres. Car s’il se dĂ©finit comme un “peintre classique”, Richter s’éloigne de toute approche acadĂ©mique, mĂȘme lorsqu’il s’attaque Ă  la nature morte ou au paysage avec des sujets d’une banalitĂ© dĂ©sarmante. En parcourant les galeries de la Fondation, qui retrace l’évolution chronologique de son Ɠuvre, on a presque l’impression de dĂ©couvrir plusieurs artistes. Les six dĂ©cennies couvertes (il a dĂ©truit ses Ɠuvres antĂ©rieures Ă  1962 et cessĂ© de peindre en 2017, tout en poursuivant le dessin) rĂ©vĂšlent un artiste qui, tout en travaillant Ă  partir de photographies dans son atelier, a su s’ancrer dans son temps. Richter aborde des sujets historiques, dialogue avec les grands courants de l’art contemporain, sans se laisser enfermer.  Face aux 275 Ɠuvres exposĂ©es, difficile de cerner un vĂ©ritable “
Kandinsky, La musique des couleurs, Ă  la Philharmonie

Kandinsky, La musique des couleurs, Ă  la Philharmonie

5 out of 5 stars
AprĂšs Basquiat, Chagall, Klee ou Picasso, la Philharmonie poursuit ses croisements art/musique avec Kandinsky – La musique des couleurs (jusqu’au 1er fĂ©vrier 2026). En collaboration avec le Centre Pompidou, le parcours dĂ©roule l’évolution du peintre, l’un des pĂšres fondateurs de la peinture abstraite, au rythme d’une Ă©coute au casque. La musique varie d’une salle Ă  l’autre grĂące Ă  un systĂšme d’audioguide gĂ©olocalisĂ©. L’idĂ©e fait Ă©videmment Ă©cho Ă  la Philharmonie, mais elle colle surtout Ă  l’Ɠuvre : Kandinsky doit beaucoup aux musiciens, ses toiles ont dĂ©jĂ  leur musique que le dispositif souligne. On le dit volontiers synesthĂšte (Ă  l’instar de Pharrell Williams : une altĂ©ration de la perception oĂč les sens se croisent). Il aurait « entendu » les couleurs, et cela se lit dans ses titres Ă  nomenclature orchestrale : Improvisation, Impression, Composition. Aucune preuve formelle de sa synesthĂ©sie, soit. Mais au fil du parcours, on comprend une chose : c’est la musique qui lui ouvre le regard et l’arrache Ă  la figuration. Cette clĂ© de comprĂ©hension Ă©claire son abstraction, en peinture comme dans ses compositions scĂ©niques oĂč les motifs semblent prendre vie. Et, bonus, c’est une porte d’entrĂ©e ludique dans une Ɠuvre majeure qui peut paraĂźtre difficile d’accĂšs. Au-delĂ  de renforcer l’effet des Ɠuvres, cette balade musicale, immersive et instructive, permet (mĂȘme sans synesthĂ©sie
) d’éprouver l’idĂ©e d’« entendre » les formes et les couleurs, chez Kandinsky comme chez d’autres artiste
« My name is Orson Welles », à la CinémathÚque

« My name is Orson Welles », à la CinémathÚque

5 out of 5 stars
Dans Citizen Kane, le chef-d’Ɠuvre d’Orson Welles, on tente de percer le mystĂšre du mot « Rosebud » en retraçant la vie du magnat de la presse. Un cheminement que reprend la CinĂ©mathĂšque avec My Name is Orson Welles, une exposition qui explore l’énigme d’un homme qui « s’est montrĂ© tout en se cachant derriĂšre des masques ». « Why are there so many of me and so few of you? », lançait George Orson Welles, gĂ©nie touche-Ă -tout : acteur, rĂ©alisateur, producteur, scĂ©nariste, homme de radio, dessinateur ou magicien. Quarante ans aprĂšs sa mort, on se souvient toujours du prodige de 25 ans derriĂšre Citizen Kane (1940) et de sa lĂ©gendaire adaptation radiophonique de La Guerre des mondes (1938), qui aurait semĂ© la panique parmi des auditeurs persuadĂ©s d’une invasion extraterrestre. Des jalons que l’on retrouve dĂšs les premiĂšres salles du parcours chronologique. La CinĂ©mathĂšque orchestre ici un voyage Ă©rudit dans la vie et l’Ɠuvre d’un crĂ©ateur insaisissable, appuyĂ© sur une documentation impressionnante : photos de famille et de tournage, unes de journaux, affiches, storyboards, scĂ©narios
 et, bien sĂ»r, des extraits de films. Une matiĂšre riche (peut-ĂȘtre un peu trop parfois ?). Le parcours, gĂ©nĂ©reux et foisonnant, assume l’abondance tout en proposant une vraie mise en perspective : de quoi suggĂ©rer l’homme derriĂšre le mythe, tout en laissant au visiteur la libertĂ© de tisser son propre fil. On s’y promĂšne avec curiositĂ©, quitte Ă  s’y Ă©garer (ce que nous avons fait, trois heures durant, s
« Minimal » à la Bourse de Commerce - Pinault Collection

« Minimal » à la Bourse de Commerce - Pinault Collection

4 out of 5 stars
Conçu pour abriter la collection d’art de François Pinault, le musĂ©e de la Bourse de Commerce – Pinault Collection explore, avec Minimal, une facette essentielle de cette passion. « Pour la premiĂšre fois, je lĂšve le voile sur la part intime de ma collection. C’est le souffle qui m’accompagne depuis plus de cinquante ans », confie le collectionneur. *]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:8d25f868-c323-4b11-a7aa-8c606a2b72a0-8" data-testid="conversation-turn-18" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> À ne pas confondre avec le minimalisme actuel, l’art minimal est un mouvement nĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1960 qui questionne le statut mĂȘme de l’Ɠuvre d’art. Son influence perdure, comme en tĂ©moignent plus d’une centaine de piĂšces de 52 artistes, dont certains encore en activitĂ©, exposĂ©es dans les diffĂ©rents espaces du musĂ©e. Hormis quelques salles dĂ©diĂ©es, l’exploration du minimal se dĂ©ploie en sept sections thĂ©matiques qui rĂ©vĂšlent Ă  la fois les prĂ©occupations communes et la diversitĂ© d’artistes venus de contextes, d’époques et de zones gĂ©ographiques variĂ©s. Qu’il s’agisse de matiĂšre, de forme ou d’interaction avec la lumiĂšre et l’espace, chaque approche trouve sa place dans le bĂątiment restaurĂ© par Tadao Ando, propice Ă  une dĂ©ambulation paisible et sereine. Une s
POLARAKI - Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi, au MusĂ©e Guimet

POLARAKI - Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi, au MusĂ©e Guimet

4 out of 5 stars
Jusqu’au 12 janvier 2026, le musĂ©e Guimet expose les polaroids de Nobuyoshi Araki. Ni rĂ©trospective ni parcours thĂ©matique, mais le regard d’un collectionneur sur l’un des photographes les plus prolifiques de son temps. Pendant vingt-cinq ans, StĂ©phane AndrĂ© a rĂ©uni 906 polaroids d’Araki, actif depuis les annĂ©es 1960, avant d’en faire don au musĂ©e fin 2024. Une « opportunitĂ© inouĂŻe » pour Guimet, dĂ©jĂ  auteur d’une rĂ©trospective en 2016 et dĂ©sormais ouvert Ă  la photographie au sein de ses collections asiatiques. C’est aussi l’occasion d’explorer un pan mĂ©connu de l’Ɠuvre d’Araki : le polaroid, support idĂ©al Ă  sa pratique quotidienne. IntitulĂ© ARAKI’S PARADISE par StĂ©phane AndrĂ©, l’ensemble rĂ©unit plusieurs motifs emblĂ©matiques : les rues de Tokyo, les femmes — dĂ©nudĂ©es ou non —, le bondage, les ciels, la nourriture, les chats, les jouets et, surtout, les fleurs. Un film de dix minutes accompagne l’exposition et revient sur leur rĂŽle dĂ©terminant dans cet acte de collection. *]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:19fde3a9-f8c3-4f33-859a-b180383ec7f4-12" data-testid="conversation-turn-6" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> Le film dĂ©voile aussi la collection telle qu’elle Ă©tait accrochĂ©e chez le collectionneur, une scĂ©nographie recréée dans la rotonde du musĂ©e

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Lyas va organiser ses Watch Parties dans toute la France pour la Fashion Week masculine

Lyas va organiser ses Watch Parties dans toute la France pour la Fashion Week masculine

Un peu Ă  l’image des fan zones pour les matchs de foot, « la Watch Party » de l’influenceur Lyas permet aux amateurs de mode de se rassembler gratuitement pour regarder ensemble les livestreams de la Fashion Week, plutĂŽt que seuls devant un Ă©cran de smartphone ou d’ordinateur. Une idĂ©e nĂ©e en juin 2025, quand il donna rendez-vous Ă  ses followers dans un bar de Strasbourg-Saint-Denis pour suivre sur grand Ă©cran le premier dĂ©filĂ© de Jonathan Anderson pour Dior, et qui a pris rapidement de l’ampleur au point de rassembler 2 000 personnes au théùtre du ChĂątelet, et mĂȘme d’accueillir sur place un vrai dĂ©filĂ© (celui de la marque Zomer, le 3 mars dernier). Co-optĂ©es par les marques, plusieurs watch parties ont Ă©galement Ă©tĂ© organisĂ©es Ă  Londres, Milan ou New York Ă  l’occasion de la Fashion Week ou d’évĂ©nements locaux. Cette tentative de dĂ©mocratisation prendra une ampleur supplĂ©mentaire en juin 2026 avec l’annonce d’une tournĂ©e dans plusieurs villes de France, dĂ©voilĂ©e via une vidĂ©o montrant un Lyas masquĂ© chevauchant un camion en mouvement, habillĂ© d’écrans projetant des images de dĂ©filĂ©s. « Nous avons eu des projections Ă  Paris, Londres, Milan et New York, mais jamais dans des villes qui ne sont pas traditionnellement associĂ©es Ă  la mode », explique Lyas au magazine « Perfect », tout en confiant vouloir « aller Ă  la rencontre de gens qui ne peuvent pas nĂ©cessairement voyager dans les villes principales de la mode, et toucher des gens qui ne s’y intĂ©ressent pas et pourraient change
La collab’ Jacquemus x Nike x FFF sort aujourd’hui et signe le maillot le plus mode de la Coupe du monde 2026

La collab’ Jacquemus x Nike x FFF sort aujourd’hui et signe le maillot le plus mode de la Coupe du monde 2026

Vous avez peut-ĂȘtre aperçu la collaboration surprise entre Nike, Jacquemus et la FĂ©dĂ©ration française de football lors du match France-CĂŽte d’Ivoire, jeudi 4 juin. En effet, le crĂ©ateur français a participĂ© au projet X2 de Nike : sept collections capsules pour lesquelles l’équipementier s’est associĂ© Ă  sept fĂ©dĂ©rations, sept collaborateurs et sept acteurs communautaires « pour imaginer l’avenir du sport chez les jeunes ». PortĂ© comme tenue de prĂ©-match par les Bleus lors de la Coupe du monde, le maillot met en avant le partenaire Sport dans la Ville, permettant au projet de renforcer « un engagement commun Ă  autonomiser les jeunes et Ă  soutenir les communautĂ©s Ă  travers le sport ». Disponible chez Jacquemus et dans les boutiques de la FĂ©dĂ©ration Ă  partir de ce 11 juin, puis chez Dover Street Market le 13 juin et chez certains revendeurs Nike – ainsi que sur SNKRS – Ă  partir du 16 juin, la collection coche aussi toutes les cases mode avec « une garde-robe qui revisite la nostalgie de la culture football des annĂ©es 1990 ». Simon Porte Jacquemus s’est inspirĂ© d’un survĂȘtement Nike de son enfance pour concevoir cette sĂ©rie de piĂšces reconnaissables Ă  leurs rayures, Ă  leur palette Ă©videmment bleu, blanc et rouge, et Ă  leur branding subtil. Le choix de Jacquemus, collaborateur rĂ©gulier de Nike, s’explique aussi par l’attachement de son fondateur au football, qui a pour lui « toujours Ă©tĂ© bien plus qu’un sport » : « Grandissant dans le Sud de la France, il faisait partie du quotidie
Une gigantesque Ɠuvre immersive de Laure Prouvost investit la verriùre du Grand Palais jusqu’au 26 juillet

Une gigantesque Ɠuvre immersive de Laure Prouvost investit la verriùre du Grand Palais jusqu’au 26 juillet

En pleine course Ă  l’IA, vous avez probablement entendu parler des ordinateurs quantiques, dont la puissance de calcul promet des avancĂ©es technologiques et scientifiques extraordinaires. IntriguĂ©e par la physique quantique, l’artiste Laure Prouvost a eu accĂšs Ă  l’un d’entre eux pour tenter de rĂ©pondre Ă  la question suivante : « Que pourrait-on ressentir en percevant la rĂ©alitĂ© d’un point de vue quantique ? » AprĂšs deux ans de recherches menĂ©es avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, cette rĂ©flexion a donnĂ© naissance Ă  une premiĂšre Ɠuvre commandĂ©e par la LAS Art Foundation de Berlin, WE FELT A STAR DYING, adaptĂ©e pour ĂȘtre exposĂ©e au Grand Palais, Ă  Paris, du 10 juin au 26 juillet 2026 sous le nom de Nous, frissons d’étoiles. Comme l’explique l’institution, cette Ɠuvre monumentale mĂȘlant vidĂ©o, sculpture, sons, odeurs et lumiĂšre « propose de voir le monde autrement » autour d’une sculpture cinĂ©tique « animĂ©e par le son et la lumiĂšre, dotĂ©e de six membres qui se dĂ©ploient dans l’espace ». À cela s’ajoutent une vidĂ©o centrale et des Ă©lĂ©ments pĂ©riphĂ©riques nommĂ©s Cute Bits – une rĂ©fĂ©rence aux qubits de l’informatique quantique – qui projettent sons et odeurs. De quoi promettre une expĂ©rience sensorielle, mais pas forcĂ©ment extraterrestre : l’artiste ambitionne plutĂŽt de nous rĂ©vĂ©ler « un monde interconnectĂ© dans lequel “nous ne faisons qu’un”, “we are we” ». Un avant-goĂ»t du futur ? À moins que cela ne soit dĂ©jĂ  le prĂ©sent

Les sneakers que tout Paris s’arrache dĂ©barquent au Ballet de l’OpĂ©ra de Paris

Les sneakers que tout Paris s’arrache dĂ©barquent au Ballet de l’OpĂ©ra de Paris

Celles et ceux qui suivent de prĂšs les sorties sneakers auront sans doute remarquĂ© que Salomon a sorti plusieurs paires inspirĂ©es du monde des ballerines, notamment lors de sa collaboration avec la crĂ©atrice Sandy Liang. PlutĂŽt connue pour ses chaussures, vĂȘtements et accessoires pensĂ©s pour le grand air, la marque vient de se rapprocher un peu plus des parquets de danse en annonçant devenir l’équipementier officiel du Ballet de l’OpĂ©ra national de Paris Ă  compter de la saison 2025-2026. « Pendant trois saisons, les 154 danseurs et danseuses du Ballet seront Ă©quipĂ©s par Salomon pour accompagner les diffĂ©rentes phases de leur pratique quotidienne : Ă©chauffements, entraĂźnements, rĂ©pĂ©titions, rĂ©cupĂ©ration et dĂ©placements », explique le communiquĂ© de presse envoyĂ© ce 10 juin pour annoncer ce « partenariat inĂ©dit entre culture de la performance et excellence artistique ». Si, Ă  notre connaissance, Salomon ne propose (pour l’instant ?) ni pointes ni tutus, les danseurs seront Ă©quipĂ©s de chaussures de training, vĂȘtements techniques et accessoires conçus pour la performance afin de les accompagner « dans les diffĂ©rentes phases de leur activitĂ© ». Car, comme l’explique Guillaume Meyzenq, prĂ©sident et CEO de Salomon : « Le Ballet de l’OpĂ©ra national de Paris incarne une forme rare de performance : exigeante, prĂ©cise, silencieuse, construite dans la rĂ©pĂ©tition et l’engagement quotidien. Chez Salomon, nous reconnaissons cette mĂȘme culture de l’effort auprĂšs de nos athlĂštes. Ce partenaria
Nike organise un escape game Ă  We Love Green ce week-end

Nike organise un escape game Ă  We Love Green ce week-end

Lors du festival We Love Green 2026, qui se dĂ©roule ces 5, 6 et 7 juin, les amateurs de sneakers pourront assister aux concerts de Gorillaz, Theodora ou The xx, mais aussi redĂ©couvrir l’histoire de la Moon Shoe, paire culte conçue dans les annĂ©es 70 et commercialisĂ©e auprĂšs du grand public depuis l’an dernier, d’abord via une collaboration avec Jacquemus. Premier modĂšle dotĂ© d’une semelle gaufrĂ©e, pensĂ©e pour offrir une meilleure adhĂ©rence sur les pistes d’athlĂ©tisme, la Moon Shoe aurait Ă©tĂ© conçue par Bill Bowerman, cofondateur de Nike – qui s’appelait encore Blue Ribbon Sports Ă  l’époque –, Ă  l’aide d’un gaufrier reçu en cadeau de mariage. Son nom lui vient des empreintes en forme de cratĂšres que cette chaussure rĂ©volutionnaire laissait derriĂšre elle lors des tests organisĂ©s pour les sĂ©lections olympiques amĂ©ricaines d’athlĂ©tisme de 1972, quelques annĂ©es aprĂšs la mission Apollo 11. Longtemps rĂ©servĂ©e aux athlĂštes (tout en inspirant le succĂšs de la future Waffle Trainer), la Moon Shoe est aujourd’hui disponible pour le grand public, un peu plus d’un demi-siĂšcle aprĂšs sa crĂ©ation. Un retour pile dans l’époque, alors que les sneakers minimalistes ont repris le pouvoir. C’est justement cette histoire des origines que Nike cherche Ă  raconter Ă  travers des expĂ©riences immersives : aprĂšs une premiĂšre version organisĂ©e en mai dernier Ă  Paris, la marque propose aux festivaliers de We Love Green un escape game pensĂ© comme un vĂ©ritable retour dans les seventies, au sein de l’espace Re
Les 11 expositions Ă  voir (absolument) en juin 2026 Ă  Paris

Les 11 expositions Ă  voir (absolument) en juin 2026 Ă  Paris

Calder. RĂȘver en Ă©quilibre, Ă  la Fondation Louis Vuitton À sculpteur monumental, rĂ©trospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rĂ©trospective parisienne Ă  la hauteur de son influence depuis les annĂ©es 80. Un manque comblĂ© aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siĂšcle de crĂ©ation, des annĂ©es 1920 aux annĂ©es 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 piĂšces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la rĂ©putation de l’artiste. Lire notre critique ici.Quand ? jusqu'au 16 aoĂ»t 2026OĂč ? 8 avenue du Mahatma Gandhi - Bois de Boulogne, Paris 16e. © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York Gianni Versace Retrospective, au musĂ©e Maillol NĂ© en 1946 et disparu tragiquement en 1997, Gianni Versace a fait de la marque Ă©ponyme l'un des noms les plus connus de l'industrie de la mode grĂące Ă  ses crĂ©ations baroques et glamour et un certain sens de la provocation teintĂ© d'apprĂ©ciation pour l'art et la culture. Une exposition rĂ©trospective (la premiĂšre en France depuis 1986) va permettre de redĂ©couvrir le travail du fondateur. Quelque 450 piĂšces sont rĂ©unies pour l'occasion : silhouettes originales, accessoires, croquis, objets dĂ©coratifs, photographies, vidĂ©os et interviews. Quand ? du 5 juin au 6 septembre 2026OĂč ? 59-61 Rue de Grenelle, Paris 7e © Arches London Bridge / DreamrealizerGianni Versace Matisse 1941-
Dua Lipa et Augustinus Bader ouvrent un pop-up beauté à Paris

Dua Lipa et Augustinus Bader ouvrent un pop-up beauté à Paris

Avis aux amateurs de cosmĂ©tiques, et de Dua Lipa : il est dĂ©sormais possible de trouver en France la gamme de soins imaginĂ©e par la chanteuse et Augustinus Bader Science, grĂące Ă  l’ouverture d’un pop-up parisien du 27 mai au 7 juin 2026. PrĂ©sentĂ©e comme la « rencontre entre l’univers crĂ©atif et audacieux de l’artiste et l’expertise scientifique de pointe d’AB Science », DUA by AB promet une approche du soin « performante, sensorielle et rĂ©solument contemporaine », avec des formules simples enrichies de la technologie exclusive TFC5. InstallĂ©e au sein de la boutique Augustinus Bader du Palais-Royal, cette adresse Ă©phĂ©mĂšre immersive permet aux visiteurs de dĂ©couvrir la gamme DUA by AB, mais aussi de profiter d’un soin de 10 minutes « pour un Dua’s Glow instantanĂ© », accompagnĂ© de conseils personnalisĂ©s. Sur place, un bar propose Ă©galement des « boissons saines pensĂ©es pour nourrir la peau et le corps de l’intĂ©rieur ». Une expĂ©rience testĂ©e et approuvĂ©e par Dua Lipa en personne, qui a bravĂ© la chaleur pour s’y rendre ce 27 mai, comme en tĂ©moigne un post Instagram astucieusement lĂ©gendĂ© : « Bonjour Paris. Sun is out, skin is glowing and DUA by AB Pop-Up has arrived. »
Au Parc des Princes, le nouveau maillot du PSG transformĂ© en Ɠuvre d’art gĂ©ante par Lassana Sarre

Au Parc des Princes, le nouveau maillot du PSG transformĂ© en Ɠuvre d’art gĂ©ante par Lassana Sarre

« Un geste qui encourage la jeunesse Ă  voir les choses plus grand » : c’est ainsi que l’artiste peintre Lassana Sarre explique son choix du tifo pour l’Ɠuvre qu’il a créée en collaboration avec Nike. PensĂ©e comme « un pont entre art et sport », en rĂ©sonance avec l’ADN du Paris Saint-Germain, celle-ci prend la forme d’une version XXL du nouveau maillot domicile 2026/27 du PSG, dĂ©voilĂ© le 9 mai dernier. Comme l’explique la marque au Swoosh, le travail de l’artiste, qui sera exposĂ© au Palais de Tokyo Ă  partir du 5 juin prochain, explore « l’identitĂ©, la mĂ©moire et les moments suspendus ». Autant de thĂšmes que l’on retrouve aussi bien dans les banniĂšres des supporters – « oĂč l’art devient une expression collective portĂ©e par la foule », selon Nike – que dans l’objet maillot. Un choix d’autant plus Ă  propos que le graphisme de sa bande centrale « a Ă©tĂ© pensĂ© pour Ă©voquer le mouvement des drapeaux agitĂ©s dans les virages Auteuil et Boulogne », comme l’expliquait le journal L’Équipe lors de sa sortie. Un uniforme devenu Ɠuvre, hautement symbolique, porteur de valeurs chĂšres aux fans du PSG, qui disputera la finale de la Ligue des champions Ă  Budapest le 30 mai prochain. © Mugisha Zacharie BizimanaAu Parc des Princes, le nouveau maillot du PSG transformĂ© en Ɠuvre d’art gĂ©ante par Lassana Sarre © Mugisha Zacharie BizimanaAu Parc des Princes, le nouveau maillot du PSG transformĂ© en Ɠuvre d’art gĂ©ante par Lassana Sarre À lire aussi :  Johanna Tordjman : « Je suis une psychopathe d
Jeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje

Jeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje

Marque lancĂ©e par la mannequin, actrice et crĂ©atrice Jeanne Damas, Rouje fĂȘte ses 10 ans en 2026. Un anniversaire pas comme les autres que la ligne de vĂȘtements et d’accessoires, doublĂ©e d’une collection de produits de beautĂ© baptisĂ©e Les Filles en Rouje, cĂ©lĂ©brera avec une collection capsule « 10 Ans », mais aussi avec l’ouverture d’un cafĂ©, le CafĂ© en Rouje, au sein de son flagship de la rue Bachaumont. © RoujeJeanne Damas ouvre un cafĂ© Ă  Paris pour les 10 ans de Rouje DĂ©crit par la marque comme un projet « profondĂ©ment personnel pour Jeanne Damas, qui a grandi dans le restaurant de ses parents », cette premiĂšre incursion dans l’art de vivre prolonge l’univers trĂšs parisien de Rouje en cĂ©lĂ©brant « l’atmosphĂšre des bistrots parisiens » : comptoir en bois, carrelage en mosaĂŻque, banquettes rouges
 L’adresse joue la carte de l’intemporel et propose mĂȘme une sorte de clin d’Ɠil Ă  À la recherche du temps perdu en faisant de la madeleine sa spĂ©cialitĂ©. Sa version signature s’habille d’une coque en chocolat rouge marquĂ©e du R de Rouje, et sera prĂ©parĂ©e chaque matin selon une recette maison imaginĂ©e en collaboration avec Proost. © RoujeJeanne Damas ouvre un cafĂ© Ă  Paris pour les 10 ans de Rouje © RoujeJeanne Damas ouvre un cafĂ© Ă  Paris pour les 10 ans de Rouje On pourra Ă©galement y acheter et moudre sur place le cafĂ© maison en grains, torrĂ©fiĂ© par FĂšve, l’une des rĂ©fĂ©rences parisiennes en la matiĂšre. Rendez-vous Ă  partir du 30 mai 2026 au 11 bis, rue Bachaumont pour un cafĂ©,
L’histoire du cambriolage du Louvre va ĂȘtre adaptĂ©e au cinĂ©ma par Romain Gavras

L’histoire du cambriolage du Louvre va ĂȘtre adaptĂ©e au cinĂ©ma par Romain Gavras

« Le 19 octobre 2025, en moins de quatre minutes, un commando minutieusement prĂ©parĂ© dĂ©robe les joyaux de la Couronne de France dans la galerie d’Apollon, au Louvre. » Ce dĂ©but de synopsis digne d’une version moderne des aventures d’ArsĂšne Lupin est celui du livre Main basse sur le Louvre, une enquĂȘte sur l’histoire vraie du casse du cĂ©lĂšbre musĂ©e parisien, Ă©crite par Jean-Michel DĂ©cugis, JĂ©rĂ©mie Pham-LĂȘ et Nicolas-Charles Torrent. L’ouvrage n’est pas encore sorti en librairie, mais Le Film Français nous apprend qu’il fait dĂ©jĂ  l’objet d’un projet de libre adaptation par le rĂ©alisateur Romain Gavras, rĂ©cemment remarquĂ© pour le clip de « Storm », derniĂšre sortie du duo crĂ©atif Gener8ion, qu’il forme avec Surkin. S’il n’y a pas encore de date de sortie prĂ©vue, on sait dĂ©jĂ  que le film est en cours d’écriture avec Simon Jacquet (Bac Nord) et Mourad Winter (L’Amour, c’est surcotĂ©), et qu’il sera produit par Iconoclast, sociĂ©tĂ© de production des trois prĂ©cĂ©dents longs-mĂ©trages de Romain Gavras : Athena, Le Monde est Ă  toi et Sacrifice, qui devrait sortir prochainement en salles. Pour les impatients, un autre livre, Le Casse du Louvre de Patricia Tourancheau, sorti le 7 mai, raconte les dĂ©tails de l’affaire, dont le butin, estimĂ© Ă  88 millions d’euros, n’a pas encore Ă©tĂ© retrouvĂ©.
Marilyn Monroe fait l’objet d’une nouvelle exposition photo à Paris dùs le 1er juin

Marilyn Monroe fait l’objet d’une nouvelle exposition photo à Paris dùs le 1er juin

Mise Ă  l’honneur par une rĂ©trospective Ă  la CinĂ©mathĂšque jusqu’au 26 juillet, Marilyn Monroe fera aussi l’objet d’une exposition photo Ă  la Galerie de l’Instant, adresse bien connue pour ses portraits de lĂ©gendes du cinĂ©ma et de la culture. Il faut dire que 80 ans aprĂšs ses dĂ©buts Ă  Hollywood, la Marilyn, figure pop, mais aussi Norma Jeane, la femme, fascine toujours autant : un phĂ©nomĂšne culturel « dont on se souvient Ă  travers ses photographies davantage que ses films », comme le suggĂšre le texte de prĂ©sentation de la CinĂ©mathĂšque. « Que dire de Marilyn Monroe qui n’ait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©crit, racontĂ©, ressassĂ© ? », se demande le commissaire d’exposition JĂ©rĂŽme Godeau en prĂ©ambule de cette quatriĂšme exposition que la Galerie de l’Instant dĂ©die Ă  Marilyn Monroe (les prĂ©cĂ©dentes ont eu lieu en 2010, 2015 et 2018). Pourtant, un mystĂšre subsiste, dont la rĂ©ponse se trouve peut-ĂȘtre dans ce que les photographies de Sam Shaw (ainsi que celles de Lawrence Schiller et George Barris) ont su capter de celle que Truman Capote a appelĂ©e une « enfant radieuse » : « des images solaires » qui tĂ©moignent « de l’intensitĂ© d’une vie. De sa beautĂ©. Et de sa vulnĂ©rabilitĂ© ». Un Portrait d’une enfant radieuse Ă  contempler du 1er juin au 15 septembre sur les murs de la galerie du 46 rue de Poitou Ă  Paris, mais aussi dans un livre en Ă©dition limitĂ©e Ă  1 000 exemplaires pour l’occasion, comprenant des photographies exclusives de Sam Shaw. *]:pointer-events-auto R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(
Vous avez jusqu’au 24 mai pour dĂ©couvrir des pĂ©pites du cinĂ©ma chinois dans les salles parisiennes

Vous avez jusqu’au 24 mai pour dĂ©couvrir des pĂ©pites du cinĂ©ma chinois dans les salles parisiennes

En parallĂšle de Cannes, un autre festival de cinĂ©ma vient de dĂ©buter, qui devrait ravir les cinĂ©philes : la 11e Ă©dition du Festival du cinĂ©ma chinois en France. Du 10 mai au 30 juin, cette cĂ©lĂ©bration du 7e art selon l’Empire du Milieu propose aux spectateurs de dix villes françaises – Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Cannes, Strasbourg, Brest, Montargis, Sainte-Marie Ă  La RĂ©union et DumbĂ©a en Nouvelle-CalĂ©donie – de dĂ©couvrir de nouvelles productions, des classiques restaurĂ©s et un documentaire. InaugurĂ© dimanche soir par une cĂ©rĂ©monie d’ouverture au PathĂ© Palace, suivie d’une avant-premiĂšre de Scare Out, le nouveau film du rĂ©alisateur Zhang Yimou, en prĂ©sence d’Isabelle Huppert et de Jia Zhangke, ce festival a pour vocation de « prĂ©senter de maniĂšre systĂ©matique au public français l’exploration artistique, les prĂ©occupations rĂ©alistes et la vitalitĂ© culturelle du cinĂ©ma chinois contemporain ». Au programme : dix films inĂ©dits (thriller d'espionnage, drame social, comĂ©die historique, animation) accompagnĂ©s de quatre classiques restaurĂ©s, parmi lesquels La Divine de Wu Yonggang (1934), ressuscitĂ©e en 4K pour la premiĂšre fois en France. Sans oublier Shenzhou 13, documentaire tournĂ© en 8K dans l'espace, une premiĂšre mondiale. Un rendez-vous (ayant dĂ©jĂ  attirĂ© plus de 250 000 spectateurs lors de ses prĂ©cĂ©dentes Ă©ditions) qui se tiendra jusqu’au 24 mai dans les salles parisiennes, du PathĂ© Palace au PathĂ© Les Fauvettes, en passant par le Christine CinĂ©ma Club et la Fondation JĂ©r