Julien Lambea est journaliste freelance basé à Paris, spécialisé dans la mode, les tendances et la culture. Ancien chef de rubrique Style de GQ France, il a couvert pendant neuf ans l’actualité de la mode masculine. Auteur de la newsletter éditoriale ON CITIES AND CLOTHES, il a collaboré avec des titres comme L’Étiquette, L’Express ou ICON France.

Julien Lambea

Julien Lambea

Contributeur

Follow Julien Lambea:

Articles (5)

Les meilleures expos à voir en ce moment à Paris

Les meilleures expos à voir en ce moment à Paris

Envie d’un grand bol d’art frais ? Peu importe le mois ou la saison, Paris abrite un nombre pantagruélique d’expos à même de combler votre appétit en culture, si bien qu’il est parfois difficile de faire le tri entre le bon et le moins bon. C’est pourquoi, équipé de notre calepin et de notre flair légendaire, on a bourlingué dans toute la ville pour ne sélectionner que la crème de la crème des expositions à Paris, qu’elles soient consacrées à la peinture, la photo, l’art contemporain, la sculpture ou encore le design. Résultat ? Un dossier expo aussi costaud qu’une cuisse de Roberto Carlos, qui vous fera vous sentir aussi heureux qu’un écureuil devant la version longue de Casse-Noisette ! À lire aussi : Les 10 expos qui vont marquer le printemps à Paris ! Et pour encore plus de bons plans, inscrivez-vous à la newsletter de Time Out Paris.
Noël 2025 : les meilleures idées cadeaux pour les amateurs de mode

Noël 2025 : les meilleures idées cadeaux pour les amateurs de mode

*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:d3ba8190-e937-45ff-9b45-dc0e78a2b038-2" data-testid="conversation-turn-6" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> Trop vu, trop banal, pas assez bien choisi : le faux pas n’est jamais loin quand il s'agit d'offrir un cadeau à quelqu'un qui aime la mode. Rassurez-vous, on a fait le tri. Des valeurs sûres aux jolies idées bien senties, voici une sélection de cadeaux pensée pour mettre tout le monde d’accord, et à tous les budgets.
Comment Uniqlo a pris une longueur d’avance sur la fast-fashion

Comment Uniqlo a pris une longueur d’avance sur la fast-fashion

Alors que nous écrivons ces lignes, Uniqlo vient d'inaugurer une nouvelle boutique à Bastille : sa 12ᵉ adresse parisienne et son 29ᵉ point de vente en France depuis son arrivée dans l’Hexagone en 2007. Selon un article du New Yorker paru le 22 septembre dernier, la marque japonaise compte aujourd’hui plus de 2 500 magasins répartis en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. On y apprend également que Fast Retailing, la holding qui contrôle Uniqlo, est devenue le troisième plus grand fabricant et distributeur de vêtements au monde, derrière H&M et Inditex, et que sa croissance dépasse désormais celle de ces deux groupes. L’intemporalité plutôt que la tendance Pourtant, si l’on a souvent tendance à comparer ces trois géants du prêt-à-porter et à les ranger dans la même catégorie, Uniqlo ne se revendique pas comme une marque de fast fashion. Certes, ses volumes de production à bas coût, externalisés dans des usines situées en Chine, au Vietnam, au Bangladesh, en Indonésie ou en Inde, ont parfois été questionnés — notamment en 2021, lorsque des allégations de recours au travail forcé, finalement démenties par la société après des inspections d’organismes tiers, avaient émergé. Mais la marque rappelle dans son rapport intégré 2024 que ses « programmes de surveillance dans ses ateliers de couture et chez ses principaux fournisseurs de tissus contribuent à prévenir les violations des droits humains et à garantir de bonnes conditions de travail et des cadres de gestion adéquats dans
Les meilleures boutiques vintage pour homme à Paris

Les meilleures boutiques vintage pour homme à Paris

Désormais, c’est le terrain de chasse des chineurs stylés, des modeux en quête de pièces rares et de ceux qui préfèrent un Levi’s 501 bien patiné à n’importe quelle fast-fashion éphémère. Voici les meilleures adresses parisiennes où dénicher du vintage. À lire aussi : Les meilleures friperies et boutiques vintage de Paris
Les collabs mode qui nous excitent en ce moment

Les collabs mode qui nous excitent en ce moment

On a recensé les collaborations mode les plus excitantes du moment. Levi’s et Sacai réinventent le denim avec la précision déstructurée propre à Chitose Abe, Uniqlo UT célèbre l’héritage du Studio Ghibli à travers une série de t-shirts aussi nostalgiques qu’accessibles, Acne Studios flirte avec la douceur en convoquant les Moomins, tandis que Balenciaga rend hommage — avec une touche d’ironie — à Britney Spears. On note aussi le retour très attendu du duo Louis Vuitton et Murakami, les nouvelles lignes de sneakers adidas et Wales Bonner, ou encore les sacs techniques et floraux signés Cecilie Bahnsen x Porter. Autant de collaborations qui racontent, chacune à leur manière, les obsessions mode du moment.

Listings and reviews (42)

Lee Miller, au Musée d’Art Moderne de Paris

Lee Miller, au Musée d’Art Moderne de Paris

5 out of 5 stars
Artiste presque oubliée à sa mort en 1977, Lee Miller a retrouvé une seconde vie ces dernières années : expositions au début des années 2000, biopic sorti fin 2024, et surtout le travail patient de son fils et de sa petite-fille, qui gèrent les Lee Miller Archives — 60 000 photographies et négatifs exhumés du grenier de Farley Farm, sa résidence du Sussex. C'est d'ailleurs en lien avec ces archives familiales qu'a été organisée la grande rétrospective de la Tate Britain en 2025, la plus ambitieuse jamais consacrée à l'artiste, et l'exposition photo la plus fréquentée de toute l'histoire de la Tate. Elle traverse aujourd'hui la Manche pour s'installer au Musée d'Art Moderne de Paris jusqu'au 2 août, avec quelques ajouts pour rendre compte de l'attachement de Lee Miller à la ville. Dès l'entrée, un grand visuel mural la montre en pleine séance photo devant le parvis du MAM. Long mais sans temps mort, le parcours (environ 250 tirages, extraits multimédia et publications d'époque) retrace une vie commencée devant l'objectif, comme mannequin pour les grands magazines américains, avant que Lee Miller ne prenne elle-même la caméra en main pour ne plus jamais la lâcher. Plutôt qu'une hagiographie, l'exposition permet avant tout de prendre la mesure du talent de Lee Miller à travers un choix d'images saisissantes et richement expliquées. Initiée à la photographie par son père puis par Man Ray (qui contribuera aussi à son invisibilisation), elle découvre avec lui la solarisation et s'
Africa Fashion, au musée du quai Branly - Jacques Chirac

Africa Fashion, au musée du quai Branly - Jacques Chirac

5 out of 5 stars
Exposition itinérante née au Victoria and Albert Museum de Londres en 2022, Africa Fashion a depuis traversé New York, Portland, Chicago, Melbourne et Montréal avant de poser ses valises à Paris. Un passage peut-être symbolique dans la capitale mondiale de la mode, où la création africaine peine encore à s'imposer à la hauteur de son talent. L'exposition entend y remédier en offrant un panorama généreux d'une scène bouillonnante, aussi diverse qu'inventive. C'est bien la sensation que donne cette exposition-fleuve, triple en quelque sorte. L'exposition originale du V&A retrace l'émergence de la mode africaine depuis les indépendances des années 1950 jusqu'aux propositions les plus actuelles. Elle s'enrichit, grâce aux collections du musée du quai Branly, d'un regard chronologique sur la photographie africaine et son rapport au vêtement, ainsi que d'une section finale consacrée aux traditions textiles du continent. Des ajouts qui renforcent la profondeur d'un sujet loin d'être superficiel, tout comme la façon de le traiter. L'attention au détail se manifeste jusque dans la conception des mannequins, plus incarnés qu'à l'accoutumée, mais aussi dans la production d'interviews vidéo et d'un shooting photo signé par le styliste Ib Kamara. Plus qu'un panorama des créations africaines, l'exposition donne à saisir l'étendue et l'importance de la mode sur le continent et invite, au passage, à repenser notre propre rapport au vêtement : autant qu'ailleurs, sinon plus, le textile y rev
« K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène » au Musée Guimet

« K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène » au Musée Guimet

4 out of 5 stars
div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8"> _*]:min-w-0 gap-3 standard-markdown"> Les produits de beauté coréens sont devenus incontournables. Un phénomène K-pop, K-drama et compagnie que le musée Guimet s'attache à replacer dans son contexte avec « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène », visible du 18 mars au 6 juillet 2026, pour les 140 ans des relations diplomatiques franco-coréennes. Pour retracer l'évolution de ce concept, l'exposition remonte près de 300 ans en arrière, à la fin de l'époque Joseon, pour explorer les canons de beauté de l'époque — féminins surtout, masculins à la marge — immortalisés par des artistes comme Shin Yun-bok. Une introduction qui pose les bases historiques et montre comment cet idéal irrigue encore aujourd'hui des disciplines aussi diverses que la mode, le manhwa ou le webtoon. div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)
« La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé » au Palais Galliera

« La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé » au Palais Galliera

3 out of 5 stars
div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8"> _*]:min-w-0 gap-3 standard-markdown"> Ce printemps 2026, trois expositions consacrées au XVIIIe siècle se tiennent simultanément : « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d'un hôtel particulier » au Musée des Arts Décoratifs (depuis le 18 février), « La mode du 18e siècle : Un héritage fantasmé » au Palais Galliera et « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » au musée Cognacq-Jay — cette dernière présentée en collaboration avec le Palais Galliera. Coïncidence partielle, donc, mais cela n'empêche pas de se dire qu'il y a du XVIIIe dans l'air, à en croire l'exposition sur Marie-Antoinette au V&A de Londres (jusqu'au 22 mars), une énième adaptation des Liaisons dangereuses ou encore les premières collections de Jonathan Anderson chez Dior. div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdo
Dessins sans limite, au Grand Palais

Dessins sans limite, au Grand Palais

4 out of 5 stars
Véritable caverne d’Ali Baba consacrée aux œuvres sur papier, le Cabinet d’art graphique du Centre Pompidou aligne plus de 35 000 dessins, collages, estampes, carnets et objets divers. Une collection vertigineuse, parmi les plus importantes au monde, qui raconte à même la feuille les XXe et XXIe siècles. Même en dehors des périodes de travaux, ce trésor reste peu visible du grand public, en raison de la fragilité des œuvres sur papier et, sans doute, d’une tendance à réduire le dessin à un simple travail préparatoire. Une idée préconçue que s’attache à défaire Dessins sans limite, la nouvelle exposition du Grand Palais, qui donne par la même occasion la chance de contempler quelque 300 chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou, avant leur retour forcé à l’obscurité. Selon les règles de conservation, un dessin peut être montré au maximum trois mois, avec un certain degré d’éclairage, avant d’être « mis au noir » pendant trois ans. Cette exploration des possibilités du dessin montre comment, depuis le début du XXe siècle, il s’est affranchi de son statut secondaire pour s’imposer comme une œuvre à part entière. Un terrain d’expérimentation libre pour les 120 artistes réunis ici, prêts à dépasser la simple feuille de papier. Face à un tel sujet, titanesque par l’ubiquité du dessin mais aussi par la taille du corpus, les commissaires d’exposition ont choisi un parcours plutôt thématique que chronologique, en quatre grandes sections. Celles-ci font dialoguer des œuvres con
Exposition Générale, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain

Exposition Générale, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain

3 out of 5 stars
Piqués par la curiosité après avoir longé des mois durant ce chantier mystérieux, on attendait la visite de l’Exposition Générale de la Fondation Cartier avec impatience. Pas seulement pour l’expo, mais surtout pour découvrir la nouvelle architecture de Jean Nouvel, installée dans les anciens locaux des Grands Magasins du Louvre. Sur ce point, pas de déception : avec ses 6 500 m² – cinq fois plus qu’à Raspail – et son système de plateformes modulables à la machinerie apparente, cette « machine à voir » fascine… autant qu’elle risque d’éclipser ce qu’elle expose. Une muséographie appelée à évoluer, parfaitement intégrée à la ville grâce à ses arches vitrées qui laissent entrevoir les œuvres depuis la rue. Ajoutez une librairie, un café et bientôt un restaurant : tout pour faire de ce musée atypique un futur repaire parisien, même pour les réfractaires à l’art contemporain. Et si l’on parle tant du bâtiment, c’est peut-être parce qu’on n’a pas tout à fait réussi à saisir l’exposition qu’il abrite. En parcourant les trois étages, on est loin du voisin Louvre : ici, la circulation libre et la proximité avec les œuvres brisent la froideur muséale habituelle. Mais entre la profusion et la dispersion des pièces, le parcours labyrinthique et l’espace encore inconnu, on ressort parfois un peu perdu, désorienté autant par l’architecture que par l’abondance. Un sentiment sans doute renforcé par la perte de repères qu’induit ce bâtiment tout neuf, truffé de recoins malgré son apparente h
1925-2025 Cent ans d’Art déco, au Musée des Arts décoratifs

1925-2025 Cent ans d’Art déco, au Musée des Arts décoratifs

4 out of 5 stars
Souvent confondu avec l’Art nouveau, l’Art déco reste mal identifié malgré son statut d’emblème du patrimoine esthétique français et mondial. Le musée des Arts Décoratifs s’amuse d’ailleurs de cette ambiguïté dans sa nouvelle exposition inaugurée le 22 octobre. « Protéiforme, l’Art déco se métamorphose au gré des singularités artistiques comme des écoles nationales », annonce le texte d’introduction, rappelant qu’il émerge dans les années 1910 avant de triompher à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925. C’est par une salle hommage à cet événement mythique auquel on rêverait d’avoir assisté que débute la traversée. Trois étages, plus de 1 200 œuvres, et une exploration foisonnante de l’Art déco dans toutes ses voix. De quoi saisir l’incroyable richesse d’un mouvement à la production simultanée et variée en France, en Italie ou au Japon, dans des disciplines allant de la joaillerie aux arts de la table, du graphisme à l’architecture d’intérieur. Territoire d’expression indissociable de l’Art déco dans l’imaginaire collectif, le mobilier, central dans le parcours, illustre lui aussi toute la diversité du mouvement. Salle après salle, la juxtaposition des créations de Jacques-Émile Ruhlmann, Eileen Gray ou Jean-Michel Frank souligne la pluralité des styles, malgré une grammaire commune rappelée dès la troisième salle. Si leur style reste emblématique d’une époque bien précise — celle des années folles —, on est frappé par l’intemporalité e
Gerhard Richter, à la Fondation Louis Vuitton

Gerhard Richter, à la Fondation Louis Vuitton

5 out of 5 stars
Après David Hockney, la Fondation Louis Vuitton consacre une rétrospective à Gerhard Richter jusqu’au 2 mars 2026. Moins connu du grand public qu’Hockney mais tout aussi coté, le peintre allemand né à Dresde en 1932 investit les quatre étages du bâtiment de Frank Gehry (sauf une salle réservée à une installation immersive de l’artiste danois Jakob Kudsk Steensen).  La visite laisse une impression durable tant l’exposition se révèle vertigineuse à plusieurs niveaux : par la profusion d’œuvres, la monumentalité de certains formats et ces tableaux qui semblent littéralement brouiller le regard. Elle impressionne aussi par la maîtrise avec laquelle l’artiste navigue entre médiums, disciplines et genres. Car s’il se définit comme un “peintre classique”, Richter s’éloigne de toute approche académique, même lorsqu’il s’attaque à la nature morte ou au paysage avec des sujets d’une banalité désarmante. En parcourant les galeries de la Fondation, qui retrace l’évolution chronologique de son œuvre, on a presque l’impression de découvrir plusieurs artistes. Les six décennies couvertes (il a détruit ses œuvres antérieures à 1962 et cessé de peindre en 2017, tout en poursuivant le dessin) révèlent un artiste qui, tout en travaillant à partir de photographies dans son atelier, a su s’ancrer dans son temps. Richter aborde des sujets historiques, dialogue avec les grands courants de l’art contemporain, sans se laisser enfermer.  Face aux 275 œuvres exposées, difficile de cerner un véritable “
Kandinsky, La musique des couleurs, à la Philharmonie

Kandinsky, La musique des couleurs, à la Philharmonie

5 out of 5 stars
Après Basquiat, Chagall, Klee ou Picasso, la Philharmonie poursuit ses croisements art/musique avec Kandinsky – La musique des couleurs (jusqu’au 1er février 2026). En collaboration avec le Centre Pompidou, le parcours déroule l’évolution du peintre, l’un des pères fondateurs de la peinture abstraite, au rythme d’une écoute au casque. La musique varie d’une salle à l’autre grâce à un système d’audioguide géolocalisé. L’idée fait évidemment écho à la Philharmonie, mais elle colle surtout à l’œuvre : Kandinsky doit beaucoup aux musiciens, ses toiles ont déjà leur musique que le dispositif souligne. On le dit volontiers synesthète (à l’instar de Pharrell Williams : une altération de la perception où les sens se croisent). Il aurait « entendu » les couleurs, et cela se lit dans ses titres à nomenclature orchestrale : Improvisation, Impression, Composition. Aucune preuve formelle de sa synesthésie, soit. Mais au fil du parcours, on comprend une chose : c’est la musique qui lui ouvre le regard et l’arrache à la figuration. Cette clé de compréhension éclaire son abstraction, en peinture comme dans ses compositions scéniques où les motifs semblent prendre vie. Et, bonus, c’est une porte d’entrée ludique dans une œuvre majeure qui peut paraître difficile d’accès. Au-delà de renforcer l’effet des œuvres, cette balade musicale, immersive et instructive, permet (même sans synesthésie…) d’éprouver l’idée d’« entendre » les formes et les couleurs, chez Kandinsky comme chez d’autres artiste
« My name is Orson Welles », à la Cinémathèque

« My name is Orson Welles », à la Cinémathèque

5 out of 5 stars
Dans Citizen Kane, le chef-d’œuvre d’Orson Welles, on tente de percer le mystère du mot « Rosebud » en retraçant la vie du magnat de la presse. Un cheminement que reprend la Cinémathèque avec My Name is Orson Welles, une exposition qui explore l’énigme d’un homme qui « s’est montré tout en se cachant derrière des masques ». « Why are there so many of me and so few of you? », lançait George Orson Welles, génie touche-à-tout : acteur, réalisateur, producteur, scénariste, homme de radio, dessinateur ou magicien. Quarante ans après sa mort, on se souvient toujours du prodige de 25 ans derrière Citizen Kane (1940) et de sa légendaire adaptation radiophonique de La Guerre des mondes (1938), qui aurait semé la panique parmi des auditeurs persuadés d’une invasion extraterrestre. Des jalons que l’on retrouve dès les premières salles du parcours chronologique. La Cinémathèque orchestre ici un voyage érudit dans la vie et l’œuvre d’un créateur insaisissable, appuyé sur une documentation impressionnante : photos de famille et de tournage, unes de journaux, affiches, storyboards, scénarios… et, bien sûr, des extraits de films. Une matière riche (peut-être un peu trop parfois ?). Le parcours, généreux et foisonnant, assume l’abondance tout en proposant une vraie mise en perspective : de quoi suggérer l’homme derrière le mythe, tout en laissant au visiteur la liberté de tisser son propre fil. On s’y promène avec curiosité, quitte à s’y égarer (ce que nous avons fait, trois heures durant, s
« Minimal » à la Bourse de Commerce - Pinault Collection

« Minimal » à la Bourse de Commerce - Pinault Collection

4 out of 5 stars
Conçu pour abriter la collection d’art de François Pinault, le musée de la Bourse de Commerce – Pinault Collection explore, avec Minimal, une facette essentielle de cette passion. « Pour la première fois, je lève le voile sur la part intime de ma collection. C’est le souffle qui m’accompagne depuis plus de cinquante ans », confie le collectionneur. *]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:8d25f868-c323-4b11-a7aa-8c606a2b72a0-8" data-testid="conversation-turn-18" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> À ne pas confondre avec le minimalisme actuel, l’art minimal est un mouvement né au début des années 1960 qui questionne le statut même de l’œuvre d’art. Son influence perdure, comme en témoignent plus d’une centaine de pièces de 52 artistes, dont certains encore en activité, exposées dans les différents espaces du musée. Hormis quelques salles dédiées, l’exploration du minimal se déploie en sept sections thématiques qui révèlent à la fois les préoccupations communes et la diversité d’artistes venus de contextes, d’époques et de zones géographiques variés. Qu’il s’agisse de matière, de forme ou d’interaction avec la lumière et l’espace, chaque approche trouve sa place dans le bâtiment restauré par Tadao Ando, propice à une déambulation paisible et sereine. Une s
POLARAKI - Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi, au Musée Guimet

POLARAKI - Mille polaroids d’Araki Nobuyoshi, au Musée Guimet

4 out of 5 stars
Jusqu’au 12 janvier 2026, le musée Guimet expose les polaroids de Nobuyoshi Araki. Ni rétrospective ni parcours thématique, mais le regard d’un collectionneur sur l’un des photographes les plus prolifiques de son temps. Pendant vingt-cinq ans, Stéphane André a réuni 906 polaroids d’Araki, actif depuis les années 1960, avant d’en faire don au musée fin 2024. Une « opportunité inouïe » pour Guimet, déjà auteur d’une rétrospective en 2016 et désormais ouvert à la photographie au sein de ses collections asiatiques. C’est aussi l’occasion d’explorer un pan méconnu de l’œuvre d’Araki : le polaroid, support idéal à sa pratique quotidienne. Intitulé ARAKI’S PARADISE par Stéphane André, l’ensemble réunit plusieurs motifs emblématiques : les rues de Tokyo, les femmes — dénudées ou non —, le bondage, les ciels, la nourriture, les chats, les jouets et, surtout, les fleurs. Un film de dix minutes accompagne l’exposition et revient sur leur rôle déterminant dans cet acte de collection. *]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:19fde3a9-f8c3-4f33-859a-b180383ec7f4-12" data-testid="conversation-turn-6" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> Le film dévoile aussi la collection telle qu’elle était accrochée chez le collectionneur, une scénographie recréée dans la rotonde du musée

News (31)

Jeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje

Jeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje

Marque lancée par la mannequin, actrice et créatrice Jeanne Damas, Rouje fête ses 10 ans en 2026. Un anniversaire pas comme les autres que la ligne de vêtements et d’accessoires, doublée d’une collection de produits de beauté baptisée Les Filles en Rouje, célébrera avec une collection capsule « 10 Ans », mais aussi avec l’ouverture d’un café, le Café en Rouje, au sein de son flagship de la rue Bachaumont. © RoujeJeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje Décrit par la marque comme un projet « profondément personnel pour Jeanne Damas, qui a grandi dans le restaurant de ses parents », cette première incursion dans l’art de vivre prolonge l’univers très parisien de Rouje en célébrant « l’atmosphère des bistrots parisiens » : comptoir en bois, carrelage en mosaïque, banquettes rouges… L’adresse joue la carte de l’intemporel et propose même une sorte de clin d’œil à À la recherche du temps perdu en faisant de la madeleine sa spécialité. Sa version signature s’habille d’une coque en chocolat rouge marquée du R de Rouje, et sera préparée chaque matin selon une recette maison imaginée en collaboration avec Proost. © RoujeJeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje © RoujeJeanne Damas ouvre un café à Paris pour les 10 ans de Rouje On pourra également y acheter et moudre sur place le café maison en grains, torréfié par Fève, l’une des références parisiennes en la matière. Rendez-vous à partir du 30 mai 2026 au 11 bis, rue Bachaumont pour un café,
L’histoire du cambriolage du Louvre va être adaptée au cinéma par Romain Gavras

L’histoire du cambriolage du Louvre va être adaptée au cinéma par Romain Gavras

« Le 19 octobre 2025, en moins de quatre minutes, un commando minutieusement préparé dérobe les joyaux de la Couronne de France dans la galerie d’Apollon, au Louvre. » Ce début de synopsis digne d’une version moderne des aventures d’Arsène Lupin est celui du livre Main basse sur le Louvre, une enquête sur l’histoire vraie du casse du célèbre musée parisien, écrite par Jean-Michel Décugis, Jérémie Pham-Lê et Nicolas-Charles Torrent. L’ouvrage n’est pas encore sorti en librairie, mais Le Film Français nous apprend qu’il fait déjà l’objet d’un projet de libre adaptation par le réalisateur Romain Gavras, récemment remarqué pour le clip de « Storm », dernière sortie du duo créatif Gener8ion, qu’il forme avec Surkin. S’il n’y a pas encore de date de sortie prévue, on sait déjà que le film est en cours d’écriture avec Simon Jacquet (Bac Nord) et Mourad Winter (L’Amour, c’est surcoté), et qu’il sera produit par Iconoclast, société de production des trois précédents longs-métrages de Romain Gavras : Athena, Le Monde est à toi et Sacrifice, qui devrait sortir prochainement en salles. Pour les impatients, un autre livre, Le Casse du Louvre de Patricia Tourancheau, sorti le 7 mai, raconte les détails de l’affaire, dont le butin, estimé à 88 millions d’euros, n’a pas encore été retrouvé.
Marilyn Monroe fait l’objet d’une nouvelle exposition photo à Paris dès le 1er juin

Marilyn Monroe fait l’objet d’une nouvelle exposition photo à Paris dès le 1er juin

Mise à l’honneur par une rétrospective à la Cinémathèque jusqu’au 26 juillet, Marilyn Monroe fera aussi l’objet d’une exposition photo à la Galerie de l’Instant, adresse bien connue pour ses portraits de légendes du cinéma et de la culture. Il faut dire que 80 ans après ses débuts à Hollywood, la Marilyn, figure pop, mais aussi Norma Jeane, la femme, fascine toujours autant : un phénomène culturel « dont on se souvient à travers ses photographies davantage que ses films », comme le suggère le texte de présentation de la Cinémathèque. « Que dire de Marilyn Monroe qui n’ait déjà été écrit, raconté, ressassé ? », se demande le commissaire d’exposition Jérôme Godeau en préambule de cette quatrième exposition que la Galerie de l’Instant dédie à Marilyn Monroe (les précédentes ont eu lieu en 2010, 2015 et 2018). Pourtant, un mystère subsiste, dont la réponse se trouve peut-être dans ce que les photographies de Sam Shaw (ainsi que celles de Lawrence Schiller et George Barris) ont su capter de celle que Truman Capote a appelée une « enfant radieuse » : « des images solaires » qui témoignent « de l’intensité d’une vie. De sa beauté. Et de sa vulnérabilité ». Un Portrait d’une enfant radieuse à contempler du 1er juin au 15 septembre sur les murs de la galerie du 46 rue de Poitou à Paris, mais aussi dans un livre en édition limitée à 1 000 exemplaires pour l’occasion, comprenant des photographies exclusives de Sam Shaw. *]:pointer-events-auto R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(
Vous avez jusqu’au 24 mai pour découvrir des pépites du cinéma chinois dans les salles parisiennes

Vous avez jusqu’au 24 mai pour découvrir des pépites du cinéma chinois dans les salles parisiennes

En parallèle de Cannes, un autre festival de cinéma vient de débuter, qui devrait ravir les cinéphiles : la 11e édition du Festival du cinéma chinois en France. Du 10 mai au 30 juin, cette célébration du 7e art selon l’Empire du Milieu propose aux spectateurs de dix villes françaises – Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Cannes, Strasbourg, Brest, Montargis, Sainte-Marie à La Réunion et Dumbéa en Nouvelle-Calédonie – de découvrir de nouvelles productions, des classiques restaurés et un documentaire. Inauguré dimanche soir par une cérémonie d’ouverture au Pathé Palace, suivie d’une avant-première de Scare Out, le nouveau film du réalisateur Zhang Yimou, en présence d’Isabelle Huppert et de Jia Zhangke, ce festival a pour vocation de « présenter de manière systématique au public français l’exploration artistique, les préoccupations réalistes et la vitalité culturelle du cinéma chinois contemporain ». Au programme : dix films inédits (thriller d'espionnage, drame social, comédie historique, animation) accompagnés de quatre classiques restaurés, parmi lesquels La Divine de Wu Yonggang (1934), ressuscitée en 4K pour la première fois en France. Sans oublier Shenzhou 13, documentaire tourné en 8K dans l'espace, une première mondiale. Un rendez-vous (ayant déjà attiré plus de 250 000 spectateurs lors de ses précédentes éditions) qui se tiendra jusqu’au 24 mai dans les salles parisiennes, du Pathé Palace au Pathé Les Fauvettes, en passant par le Christine Cinéma Club et la Fondation Jér
Les 11 expositions à voir (absolument) en mai 2026 à Paris

Les 11 expositions à voir (absolument) en mai 2026 à Paris

Calder. Rêver en équilibre, à la Fondation Louis Vuitton À sculpteur monumental, rétrospective monumentale ! Alexander Calder n’avait pas fait l’objet d’une rétrospective parisienne à la hauteur de son influence depuis les années 80. Un manque comblé aujourd’hui par la Fondation Louis Vuitton, de façon magistrale. Couvrant un demi-siècle de création, des années 1920 aux années 1970, l’expo s’appuie sur plus de 300 pièces, allant des petits jouets sculpturaux aux mobiles XXL qui ont fait la réputation de l’artiste. Lire notre critique ici.Quand ? jusqu'au 16 août 2026Où ? 8 avenue du Mahatma Gandhi - Bois de Boulogne, Paris 16e. © 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York     Matisse 1941-1954, au Grand Palais _*]:min-w-0 gap-3"> Que se passe-t-il quand on frôle la mort ? La prudence ou bien l'audace ? Plutôt la deuxième option dans le cas d'Henri Matisse qui, après avoir subi une opération traumatisante, remet son destin dans les mains du dessin. "Mais genre, vraiment," comme diraient certains. De ce que l'artiste qualifiera de "deuxième vie" jaillit une période prolifique, plus libre, plus insolente aussi. Au Grand Palais, le parcours en 300 œuvres, presque plus thématique que chronologique, suit cette mue, des dessins sériels de Thèmes et variations aux derniers Intérieurs de Vence, en passant par sa maîtrise de la gouache et ses papiers découpés. Jamais une exposition n'avait rassemblé
À Paris, le musée Maillol accueille la première grande rétrospective Gianni Versace en France depuis 1986

À Paris, le musée Maillol accueille la première grande rétrospective Gianni Versace en France depuis 1986

Né en 1946 et disparu tragiquement en 1997, Gianni Versace a fait de la marque éponyme l'un des noms les plus connus de l'industrie de la mode grâce à ses créations baroques et glamour et un certain sens de la provocation teinté d'appréciation pour l'art et la culture. Alors que le mercato de la mode parle de l'arrivée du créateur belge Pieter Mulier à la direction artistique de la marque récemment rachetée par le groupe Prada, une exposition rétrospective (la première en France depuis 1986) va permettre de redécouvrir le travail du fondateur. Quelque 450 pièces sont réunies pour l'occasion : silhouettes originales, accessoires, croquis, objets décoratifs, photographies, vidéos et interviews. Non associée à la société Gianni Versace S.r.l. ou à la famille Versace, cette exposition présentée pour la première fois à Berlin en 2018, avant de s'exporter dans plusieurs musées d'Europe, a été rendue possible grâce à des prêteurs privés. Cette étape parisienne ambitionne de retracer toute sa carrière via une scénographie inspirée par le concept du podium car, comme l'expliquent les organisateurs de l'exposition, « Paris était le podium du monde » pour Gianni Versace. En effet, c'est à Paris (et plus particulièrement au Ritz) qu'il a choisi de faire défiler sa propre ligne de haute couture, Atelier Versace, en 1989. Une ville avec laquelle il gardera un lien particulier, même si ses défilés milanais ont également entretenu la concurrence de prestige des Fashion Weeks entre les deux v
Les 17 expositions incontournables à voir absolument en avril 2026 à Paris

Les 17 expositions incontournables à voir absolument en avril 2026 à Paris

Clair-obscur, à la Bourse de Commerce Avec un titre pareil, on s'attendait à une exposition sur les héritiers du Caravage. On vous prévient : il n'en est rien. Le sujet est complexe, voire un poil ambitieux, et s'appuie sur une centaine d'œuvres (quasi toutes issues de la collection Pinault) pour tenter de créer un parcours où le visible se heurte à l'invisible. Hasard du calendrier (ou pas), l'exposition s'est ouverte au milieu de conflits géopolitiques majeurs, qui lui donnent un éclairage tout particulier. L'idée ? « Partir d'une feuille noire pour y faire jaillir la lumière et les œuvres », comme l'explique la commissaire Emma Lavigne. Quand ? jusqu'au 31 août 2026 Où ? Bourse de Commerce, 2 rue de Viarmes, Paris 1er. Lire ici notre critique de l'exposition Clair-obscur. Pierre Huyghe, Camata, 2024, robotique alimentée par apprentissage automatique, film autogénéré, édité en temps réel par des algorithmes d’apprentissage automatique, son, capteurs. Pinault Collection. © Adagp, Paris, 2026.   Martin Parr, Global Warning, au Jeu de Paume Ici, une peau cramée par le soleil. Là, une plage plage saturée de slip de bains moulants. Plus loin, un buffet qui ploie sous le poids du plastique et des restes. Partout, des humains. Trop d’humains, face à une planète qui souffre sous le coup du dérèglement climatique, du tourisme de masse et de la surconsommation. Roi de l’humour british, Martin Parr (1952-2025) traduit en image les discours les plus alarmistes, sans jamais
Les 6 nouvelles expositions à voir (absolument) en avril 2026 à Paris

Les 6 nouvelles expositions à voir (absolument) en avril 2026 à Paris

Africa Fashion, au musée du Quai Branly - Jacques Chirac  Conçue par l’excellent Victoria and Albert Museum de Londres, l’exposition Africa Fashion s’exporte à Paris en 2026 après des étapes en Australie, au Canada et aux États-Unis. L’occasion de faire rayonner la scène mode du continent africain dans la capitale de la haute couture mais aussi de faire dialoguer créations contemporaines et collections historiques du musée du Quai Branly. Une confrontation entre passé et présent qui mettra en lumière une autre vision de la mode façonnée à la fois par des savoir-faire locaux et une nouvelle génération de créateurs. Quand ? Du 31 mars au 12 juillet 2026Où ? Quai Branly - Jacques Chirac, 37 quai Branly, Paris 7e. © Alchemy collection, Thebe Magugu, Autumn/Winter 2021, Johannesburg, South Africa. Photography: Tatenda Chidora , Styling + Set: Chloe Andrea Welgemoed, Model: Sio Video Games & Music, à la Philharmonie de Paris La musique de jeu vidéo est une forme d’art injustement sous-estimée. Pour s’en convaincre, il suffira de visiter à partir du 2 avril prochain l’exposition Video Games & Music, qui racontera la façon dont les musiciens ont accompagné l’ascension de ce qui est devenu la première industrie culturelle mondiale. Des limitations techniques des débuts à l’intégration du son dans la mécanique du jeu en passant par des BO cultes devenues de véritables madeleines de Proust, attendez-vous à une véritable odyssée vidéoludique pas seulement réservée aux hardcore gamers.
Les 3 expositions peinture qui vont faire le printemps à Paris

Les 3 expositions peinture qui vont faire le printemps à Paris

*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:33db05a6-5dcf-4d73-bc84-a5f68195c6f6-0" data-testid="conversation-turn-2" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> On vous a déjà causé ici des expositions qui vont faire le printemps ! Il est temps de pointer notre regard (et notre pinceau) sur les rétrospectives de peinture. Avec, en file indienne, trois grosses têtes locales : Auguste Renoir, Henri Rousseau et Henri Matisse ! Renoir et l’amour, au musée d’Orsay 2026 marquant les 150 ans du fameux Bal du moulin de la Galette, le musée d’Orsay consacrera une grande exposition à Auguste Renoir, guidée par le sentiment amoureux. Elle s’attachera à déconstruire les idées reçues autour d’une peinture perçue comme “sentimentale”, tout en mettant en exergue le regard “amoureux” de son auteur, qui se traduit aussi bien dans les sujets que dans l’attention aux détails. Ce sera également la première fois depuis 1985 que l’on pourra voir autant de chefs-d’œuvre de la première partie de la carrière de Renoir à Orsay. Quand ? jusqu'au 19 juillet 2026Où ? musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e Auguste Renoir Bal du moulin de la Galette, 1876 Musée d'Orsay Legs Gustave Caillebotte, 1896 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt Matisse, 1941-1954, au Grand Palais  Focalisée sur les dernières années de la vie de celui qui est considéré comme le chef de file d
Les 10 expositions qui vont marquer le printemps 2026 à Paris

Les 10 expositions qui vont marquer le printemps 2026 à Paris

Le soleil est de retour (mais conserve son statut d’intermittent), les Parisiens sortent la tête de leur couette et les musées célèbrent tous en même temps (ou presque) l’arrivée du printemps. Et avec les nouvelles expos de ce cru 2026, il y en a pour tous les goûts et pour tous les scénarios météo ! Au cartel ? Matisse, Renoir, Nan Goldin ou Lee Miller. Renoir et l’amour, au musée d’Orsay 2026 marquant les 150 ans du fameux Bal du moulin de la Galette, le musée d’Orsay consacrera une grande exposition à Auguste Renoir, guidée par le sentiment amoureux. Elle s’attachera à déconstruire les idées reçues autour d’une peinture perçue comme “sentimentale”, tout en mettant en exergue le regard “amoureux” de son auteur, qui se traduit aussi bien dans les sujets que dans l’attention aux détails. Ce sera également la première fois depuis 1985 que l’on pourra voir autant de chefs-d’œuvre de la première partie de la carrière de Renoir à Orsay. Quand ? Du 17 mars au 19 juillet 2026Où ? musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e Auguste Renoir Alphonsine Fournaise, 1879 Musée d'Orsay Don D. David-Weill, 1937 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt Nan Goldin, This Will Not End Well, au Grand Palais Présentée à Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan dans le cadre d’une tournée internationale, l’exposition Nan Goldin, This Will Not End Well fera escale à Paris du 18 mars au 21 juin avec une scénographie conçue par l’architecte Hala Wardé, constituée de pavillo
Olivier Saillard transforme la Fondation Cartier en « Musée Vivant de la Mode » jusqu’au 21 mars

Olivier Saillard transforme la Fondation Cartier en « Musée Vivant de la Mode » jusqu’au 21 mars

*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:5b53c874-5985-4bde-b115-aea9c2a6d620-11" data-testid="conversation-turn-2" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> Directeur artistique de J.M. Weston, auteur de nombreux livres sur l’histoire de la mode et commissaire de plus d’expositions encore sur le même sujet — notamment au Palais Galliera et à la Fondation Azzedine Alaïa, dont il est le directeur —, Olivier Saillard réalise aussi, depuis plus de 20 ans, des performances qui interrogent le rapport entre corps et vêtement en mettant ce dernier en mouvement. *]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" tabindex="-1" data-turn-id="request-WEB:5b53c874-5985-4bde-b115-aea9c2a6d620-12" data-testid="conversation-turn-4" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant"> Née d’un questionnement sur les musées et la manière dont le costume y est conservé, sa nouvelle série de performances, conçue et imaginée pour la Fondation Cartier pour l’art contemporain, propose d’y bâtir un éphémère « Musée Vivant de la Mode », où les vêtements sont exposés sur des robes de toile beige et autres harnais-cimaises portés par des modèles vivants. Une manière de redonner vie à des pièces qui ne sont plus portées, devenues orphelines, jetées ou perdues (certaines ont même été trouvées dans la rue) ou, comme l’explique l’institution
Les 6 expositions à voir (absolument) en mars 2026 à Paris

Les 6 expositions à voir (absolument) en mars 2026 à Paris

Clair-obscur, à la Bourse de Commerce Au-delà de la technique picturale rendue célèbre par le Caravage – à laquelle elle emprunte son titre –, cette exposition de la Bourse de Commerce envisage le contraste entre ombre et lumière comme un langage visuel à la portée métaphysique. Un motif dont les artistes contemporains continuent de s’emparer pour essayer de percer les ténèbres de notre époque, comme l’illustreront de nombreuses œuvres de la Collection Pinault, complétées par une carte blanche à Laura Lamiel avec une sélection imaginée pour l’occasion. Quand ? Du 4 mars au 31 août 2026 Où ? Bourse de Commerce, 2 rue de Viarmes, Paris 1er. Wolfgang Tillmans, Tag/Nacht IIb, 2010. Pinault Collection. Courtesy Galerie Buchholz Renoir et l’amour, au musée d’Orsay 2026 marquant les 150 ans du fameux Bal du moulin de la Galette, le musée d’Orsay consacrera une grande exposition à Auguste Renoir, guidée par le sentiment amoureux. Elle s’attachera à déconstruire les idées reçues autour d’une peinture perçue comme “sentimentale”, tout en mettant en exergue le regard “amoureux” de son auteur, qui se traduit aussi bien dans les sujets que dans l’attention aux détails. Ce sera également la première fois depuis 1985 que l’on pourra voir autant de chefs-d’œuvre de la première partie de la carrière de Renoir à Orsay. Quand ? Du 17 mars au 19 juillet 2026Où ? musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e Auguste Renoir Alphonsine Fournaise, 1879 Musée d'Orsay Don D. David-Weill,