Derrière La Rédaction se cache l’union secrète des cerveaux des membres de l’équipe éditoriale. Les articles signés par elle, qui peuvent apparaître dans toutes les rubriques, portent le sceau du collectif. Team Out.
Tous les jeudis, les groupes d’amis échafaudent leurs plans d’attaque, entre nuits sans fin, expos à gogo, restaurants tout chauds, rooftops en ébullition, guinguettes qui chaloupent, restos tout chauds ou nouvelles friperies à explorer. Vous l’avez reconnu : le week-end est en approche ! Et pas n'importe lequel, celui du 23 au 25 octobre. Comme chaque semaine, chez Time Out Paris, on a passé la capitale au peigne fin, des grandes institutions culturelles aux petits spots bien planqués, pour dénicher les meilleures idées de sorties à Paris ce week-end.
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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 19 octobre à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.
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Ça y est, on vient de débouler dans la dernière ligne droite de l’année ! Si octobre n’est pas le mois le plus drolatique, cette édition 2026 s’annonce particulièrement douce en termes de choses à faire. Point de révolution en vue (encore que), mais un dossier paré de bons plans pour vivre à fond ce début d’automne entre expos inratables, concerts, festivals et restos tout nouveaux. Un dossier à consulter comme une ordonnance du médecin.
Afin de contenter le maximum de monde, notre agenda des concerts rassemble autant des énormes stars, habitués aux shows son-lumières-pyrotechnie que des groupes issus de la scène rock indé française, potentiellement parmi la plus exceptionnelle au monde. De la grosse soirée passée à l'AccorHotels Arena jusqu'à l'intimiste date à la Station, il ne fait aucun doute que vous trouverez votre bonheur dans cette sélection. Que demande le peuple ?
Pour découvrir notre sélection des salles de concerts à Paris, c'est par ici.
Pour lire toutes nos actus sur la musique à Paris, c'est par ici que ça se passe.
Si votre médecin vous conseille de manger cinq fruits et légumes par jour, chez Time Out Paris, on vous fournit vos cinq bons plans quotidiens à ne pas manquer en ville. Avec, comme d’habitude, rien que la crème de la crème des sorties. De l'expo dont tout le monde parle au bistrot bien planqué en passant par le festival qui s'apprête à embraser une des nombreuses friches parisiennes… Tout, vous aurez tout pour être comblés aujourd'hui à Paris.
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C’est sans doute l’une des expos les plus surprenantes de l’automne parisien : dans over the top, undercover, qui se tient gratuitement jusqu’à la fin du mois d’octobre à la Fondation Pernod Ricard (Paris 8e), les œuvres sont quasiment incognito ! Comme cet automate posé tranquillement avec sa casquette verte sur une chaise, en fait un extrait de la série des Pinocchias de la Colombienne Rosa Moreno – qui expose aussi des poèmes à moteur perchés sur des barres de pole dance…
Rosa Moreno, Pinocchia Tales (Plaza Bolivar) (2025) - Performance dans l'espace public - Bogotá, Colombia, ADAGP, Paris, 2026
Et que dire de cette longue œuvre de près de de 6 mètres de Clémence de La Tour du Pin, une artiste française qui travaille à partir d’archives, de recherches et de matériaux qu’elle transforme en paysages abstraits ? Le troisième protagoniste, Jonathan Martin, est tout aussi méta avec ses films hypnotiques où l’on ne sait plus très bien qui regarde quoi – ou qui ?
Car c’est bien notre perception des choses et les structures invisibles du monde qu’interroge cette exposition imaginée par Salomé Burstein, curatrice invitée de la seconde édition du « Nouveau Programme » de la Fondation Pernod Ricard, qui étend son soutien à la scène artistique contemporaine en France.
Jonathan Martin, Pink Man, 2026 - ADAGP, Paris, 2026
A travers différents médiums (peintures, pièces sonores, vidéos, installations…), les trois artistes explorent ainsi les mécanismes de l’inconscient, les struct
Bien manger halal à Paris ? Évidemment que c’est possible ! Il suffit d’aller s’attabler devant un couscous, un mafé ou un kebab et le tour est joué. Mais imaginons que le pratiquant gourmand ait envie de sortir un peu des spécialités du pourtour méditerranéen ou d’Afrique de l’Ouest ; alors l’affaire se complique et le risque grimpe sérieusement de se retrouver dans une adresse bizarre à la carte bottin mixant makis, tacos et lasagnes. Dans cette sélection, nous vous proposons plutôt nos adresses fétiches, où la cuisine respecte à la fois le rituel et le bon goût.
Autoproclamée « meilleure glace d’Ile-de-France », la patinoire Sonja-Henie, une ancienne patineuse artistique norvégienne d’avant-guerre, a fait son nid dans les entrailles de l’Accor Arena. Ouverte de septembre à fin mai, elle offre une glace de 1 200 mètres carrés aux visiteurs, pour des sessions de patinage libre ou des nocturnes spéciales avec DJ. Pour les férus de hockey, la patinoire abrite aussi les entraînements et les matchs du club des Français Volants, à zieuter depuis les 400 places assises.
1601, le mathématicien Pierre de Fermat commence à compter, l’ex-reine Louise de Lorraine passe l’arme à gauche et le jardinier du roi Jean Robin plante à deux pas de Notre-Dame un robinier faux-acacia. 424 ans plus tard, dans ce qui est devenu le square René-Viviani, l’arbre revendique aujourd’hui, du haut de ses 15 mètres de haut et 3,50 mètres de circonférence, le titre de plus vieil arbre de Paris. Ce n’est pas le seul vestige puisqu’on y trouve encore des morceaux de Notre-Dame et un ancien puits. Au centre du square, on se rafraîchit les mirettes dans une fontaine en bronze bien plus récente, réalisée en 1993 par Georges Jeanclos.
Notre dossier des parcs incontournables parisiens.
Le plus vaste musée du monde est aussi le plus fréquenté : le Louvre a accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024. Véritable ville dans la ville, cet invraisemblable labyrinthe de galeries, passages, escaliers et Escalator enchevêtrés sur plusieurs étages qui hébergeait autrefois la famille royale doit surtout sa célébrité à ses collections d’art pharaoniques.
Une collection XXL
Sous la pyramide de verre d’Ieoh Ming Pei, commanditée par Mitterrand en 1983, on découvre plus de 35 000 œuvres exposées – sur les 490 000 du fonds – dans huit départements différents, répartis sur trois ailes. Des semaines entières ne suffiraient pas pour éplucher l’ensemble des salles du Louvre. Outre La Joconde, tant de choses à la folle diversité sont à découvrir : trésors égyptiens, étrusques, grecs et romains possèdent par exemple leur galerie attitrée. Tout comme les arts décoratifs européens du Moyen Age au XIXe siècle, sur lesquels trône l’exubérance des appartements de Napoléon III.
Des visites originales
Pour profiter de toutes ces belles choses, et même mater les plus beaux culs du Louvre, l’institution organise des visites inédites. Si des nocturnes sont prévues pour se la jouer Une Nuit au musée, des parcours à thèmes diurnes invitent les visiteurs à découvrir les œuvres sous un nouvel angle entre un parcours féministe ou celui plus bling bling “Beyonce et Jay-Z”, qui revient sur les créations phares du clip de “Apeshit” tourné au Louvre en 2018.
Jusqu'au 21 juillet 2025, pour la to
On connaît la piscine Pailleron, sans doute l’une des plus belles de la capitale, mais le complexe du 19e cache également la seule patinoire ludique accessible au grand public de la capitale. Avec ses 800 mètres carrés de glace surmontés d’une large verrière, les fous de patins y trouvent leur compte toute l’année (bon, sauf l’été). Les anciens se souviennent la larme à l’œil des soirées On Ice organisées il y a une dizaine d’années par le label Born Bad, qui avait fait jouer La Femme, Justice, Chloé ou Acid Arab pour des rouleurs de patins. Pailleron, c’est la grande glace.
Voici probablement l’un des meilleurs espaces parisiens dédiés à la photographie. Le site de la MEP présente en effet des photographes émergents aux côtés de rétrospectives de grands noms de la discipline comme Larry Clark, Joel Meyerowitz ou Martin Parr. Chaque année, la MEP accroche également sur ses murs des œuvres issues de son propre fonds, très riche. Ainsi, ce sont une dizaine d'expositions monographiques qui viennent, annuellement, ravir le coeur et les prunelles des amateurs de photo.
Et pour les vrais passionnés pour qui un accrochage, même magnifique, ne suffirait pas, la bibliothèque de la MEP vaut elle aussi le détour, avec son lot d'ouvrages rares, de premières éditions et de monographies éditées par des galeries. Initiée par les fondateurs de l'association Paris Audiovisuel (Henry Chapier, président de la MEP, ainsi que Jean-Luc Monterosso, Marcel Landowski et Francis Balagna), la MEP s'inscrit donc comme l'un des piliers du huitième art à Paris.
Si les aficionados de Motus en ont une peur bleue, les mélomanes parisiens y ont leur rond de serviette. Et pourtant, planquée au pied de la Cigale, la Boule Noire passerait presque inaperçue. Une discrète petite porte indique néanmoins son existence et ceux qui la connaissent savent la trouver.
Avec ses presque deux siècles à l'état civil, la salle de concerts en aura connu des belles. Après une période goguette au XIXe siècle, salle de danse ensuite, puis cabaret et cinéma, elle se convertit au rock dans les années 1990, accueillant des groupes pour leur première scène à Paris (Franz Ferdinand, Phoenix) et des artistes confirmés souhaitant retrouver l'intimité moite de leur jeunesse le temps d'un concert (Metallica, Queens Of The Stone Age…).
Avec une nouvelle équipe de programmation en 2019, suivie par l'arrivé de Laure Togola en septembre 2023, la salle a trouvé la trace de la fontaine de jouvence. Au programme : les meilleurs groupes de rock indé internationaux, toutes factions stylistiques confondues, des soirées hip-hop plus que bien senties et des touches électroniques. Autant dire que même Thierry Beccaro risque de ramener son boule.
Sortez les Oxbow, faites péter les palmes et remplissez les bouteilles d’eau : tous les feux sont au vert pour aller barboter au lac de Vaires. A une trentaine de minutes de Paname, le plus grand spot nautique d’Île-de-France a de quoi faire rougir Paris Plage et sa Seine pleine de canettes et trottinettes momifiées. Sur l’île de loisirs de Vaires-Torcy, une immense étendue de sable fin vous attend pour disputer vos meilleures parties de beach-volley ou taper vos meilleures siestes arrosées de monoï (ou de crème SPF 50+), avant d’aller tremper vos jolies guiboles dans les eaux claires du lac de Vaires.
Un stade nautique de compétition
Mais le vrai kiff de l’île, c’est son versant sportif, qui se décline en une foultitude d’activités nautiques et terrestres. Dans les 350 hectares de la base en pleine nature, on compte pas moins de quatre courts de tennis, un golfe et un centre équestre. Sur l’eau, vous pourrez – au choix – vous laisser tenter par du stand up paddle, du rafting, du canoë-kayak, de l’aviron, du catamaran ou de la planche à voile. Une offre pléthorique sans pareille, qui explique le choix des équipes de Paris 2024 d’y installer une partie des épreuves des Jeux olympiques.
Site officiel de Paris 2024
Ouvert en 2019, le stade nautique de Vaires-sur-Marne a été le premier équipement sportif à être livré pour les JO 2024. Juste à côté de l’île de loisirs, le stade s’étend sur 200 hectares et pourra accueillir jusqu’à 24 000 spectateurs. En son sein, un bassin d’e
Loin de la vie de château et du faste de son cousin des Yvelines, la porte de Versailles est un poil moins sexy que Kirsten Dunst en Marie-Antoinette. Et si l’on s’aventure parfois du côté de son parc des expos, c’est essentiellement pour caresser des vaches, nourrir des petites cochonnes (on ne parle pas ici de la femme de Jean Lassalle) et vider des litres de bière, à l’occasion (notamment) du Salon de l’agriculture qui s’y tient chaque année. Construite en 1923 pour accueillir la Foire de Paris (qui s’y tient encore aujourd’hui), l’infrastructure tentaculaire désormais centenaire s’est offert une nouvelle jeunesse en amont des Jeux olympiques, avec d’importants travaux de rénovation. Et avec un Mama Shelter tout neuf en plein dans le parc + un énième Perchoir posé sur le toit d’un des halls d’expo, le spot commencerait presque à souffler un vent cool sur le quartier (on a dit presque).
Que faire aux alentours ?
Parce qu’on a promis qu’on arrêtait de dire des méchancetés sur le 15e, on s’est démené pour vous trouver tout un tas de choses à faire (et à manger) autour de Paris Expo. Allons-y tout de go.Pour commencer, direction la rue Olivier-de-Serres, à deux pas de Paris Expo, où se terre l’un des meilleurs restos libanais jamais testés : Les Mots et le Ciel. Pour le dîner, on va chez Guillaume Grasso, goûter à ses “vraies pizzas napolitaines” – qui font partie de nos préférées. Pour un date un peu plus distingué, la table italienne de Cyril Lignac, Ischia, est une valeur
Le Djoon est un club qui semble débarqué de la Grosse Pomme : immense loft sur deux étages, baie vitrée donnant sur le quai de la Gare près de la BnF, décor sophistiqué : ici la place ne manque pas. Les spécialités de la maison ? Les beats groovy (funk, hip-hop, soul), house et deep house, et un mélange des deux : funky-house, nu soul. Tous les DJs de Détroit, Chicago, Berlin, New York et Londres sont venus mixés leurs meilleures galettes depuis l'ouverture en 2003. Des noms passés ces dernières années ? Louie Vega, Theo Parrish, Deetron, Tony Humphries, Culoe De Song, DJ Spinna… Bref, une adresse repaire pour les fadas de black music et de house.
Situé dans la cour de l'hôtel de Sens, il offre une vue imprenable sur ce magnifique édifice, l'un des plus anciens de Paris construit en 1475 pour l'évêque de cette ville, tout près des quais de Seine. Son architecture mêle formes gothiques du Moyen Age et finesse du style Renaissance, avec ses pignons, ses tourelles à encorbellement et ses grandes lucarnes. C'est ici que vécut la reine Margot, femme d'Henri IV, au début du XVIIe siècle, qui y organisait des fêtes galantes. Le pignon, adossé à la tourelle de gauche, a gardé trace de l’obus qu’il a reçu lors de l’attaque de la caserne Ave Maria en 1830.
L'hôtel abrite depuis 1961 la bibliothèque municipale Forney, spécialisée dans les beaux-arts, les arts décoratifs et graphiques, l'artisanat et les techniques. Bordé par quelques bancs, il compte en son centre un labyrinthe de petites haies taillées dans l'esprit des jardins à la française du XVIIe siècle, avec ses formes géométriques bien nettes, même s'il n'a été aménagé que dans les années 1950.
C’est un de ces couloirs magiques qu’on adore à Paris : un moment, vous êtes dans la bouillonnante rue Saint-Antoine, et, abracadabra, via le jardin de l’hôtel de Sully, vous voilà dans la bien plus reposante place des Vosges ! Tracé au XVIIe siècle, ce jardin s’articule autour de quatre pelouses cerclées de buis tout neufs, avec une orangerie, tout ça surmonté du bâtiment des Centre des monuments nationaux. Bien plus qu’un endroit où se poser – il n’y a que quelques bancs vite complets –, c’est cet aspect deux rues/deux ambiances qui fait le cachet de ce carré vert.
La foire d’art contemporain Paris Internationale installe ses étals dans le décor brut d’un grand bâtiment en réhabilitation le long du canal Saint-Martin ce week-end. Sur trois étages (il y a un resto au quatrième), elle présente les travaux d’artistes soutenus par une cinquantaine de galeries indépendantes de Tokyo, Shanghai, Mexico ou Buenos Aires.
Et dès l’entrée, on pourra profiter une installation immersive de l’artiste saoudien Ayman Zedani, In the Bellies of the Rocks, qui réunit un film d'anticipation à deux canaux, ainsi qu’une centaine de sculptures et de masques, et un ensemble de photos.
Un travail conçu comme un environnement immersif, tiré de sa résidence à AlUla (oasis du nord-ouest de l'Arabie saoudite devenue la vitrine culturelle du pays), qui plonge le visiteur dans l'archéologie future de la péninsule.
Quand ? du 20 au 24 octobre 2026.Où ? 187-189 quai de Valmy, Paris 10e.Combien ? gratuit, sur réservation.
Alors qu'Art Basel a préféré fermer les portes du Grand Palais samedi et dimanche, la foire d’art contemporain Paris Internationale reste ouverte et réunit une cinquante de galeries du monde entier dans un bâtiment désaffecté le long du canal Saint-Martin jusqu'au 24 octobre. On pourra notamment y découvrir sept galeries coréennes émergentes, présentées dans le cadre du programme NEXT KOREA: GALLERIES.
Les galeries ont sollicité leurs artistes pour participer à ce projet d’exposition commune, intitulée Second Nature. Le concept : « Faire dialoguer les rituels, mythes, objets vernaculaires, techniques et matériaux coréens avec des formes spéculatives, des systèmes technologiques et la culture visuelle contemporaine. »
A voir notamment, la sculpture Ergosphere du duo d'artistes sud-coréen BBK, composé de Junho Jang et Jongwan Jang, qui cherchent à savoir ce qu’il se passe dans la tête d’un Bouddha, ou la toile Ouroboros Island de Ko Geunho, qui revisite la figure mythologique de l'Uroboros, le serpent qui se mord la queue.
Quand ? du 20 au 24 octobre 2026.Où ? Paris Internationale, 187-189 quai de Valmy, Paris 10e.Combien ? entrée libre, sur réservation.
A l’occasion de l’opération Une Semaine en Galerie (une programmation spéciale gratuite dans 163 galeries d’art du 17 au 24 octobre), la galerie de la Présidence consacre une exposition au plus antiacadémique des artistes français, Jean Dubuffet.
Père de l’art brut, sculpteur de la Tour aux figures de l’île Saint-Germain, Jean Dubuffet ne faisait rien comme les autres, et on aura une nouvelle occasion de le constater dans l’exposition Des Paysages au Site. Une courte présentation qui réunit cinq œuvres à l'encre et au collage datant de 1980 ainsi qu'une peinture de 1981, donnant à voir la dernière évolution du style graphique si particulier de Dubuffet avant sa mort en 1985.
Où ? galerie de la Présidence, 90 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e.Quand ? jusqu’au 31 octobre 2026.Combien ? entrée libre.
Le salon Offscreen met Ana Mendieta à l'honneur pour sa 5e édition, qui réunit une trentaine d’artistes sous la voûte de la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière du 20 au 25 octobre 2026.
Pour rendre hommage à l'artiste cubano-américaine, figure majeure de l'art féministe, le salon dédié aux pratiques de l'image fixe et en mouvement (photographie, cinéma, vidéo, installations) a dressé deux portraits géants en noir et blanc dans le chœur, tandis que ses films seront projetés au cœur de la chapelle, en écho à sa rétrospective en cours à la Tate Modern de Londres (jusqu’en janvier 2027).
Créatrice de ce qu’elle appelait le « earth body art », Ana Mendieta (1948-1985) est devenue son propre médium artistique et a réinventé le land art en insérant son corps directement la nature, dans des performances mêlant nudité, sang, terre et feu. Avant-gardiste, elle a réalisé plus de cent films et vidéos dans sa carrière, évoquant la conscience écologique et la violence faite aux femmes, notamment à travers sa série de performances Siluetas.
Quand ? du 20 au 25 octobre 2026, 11h-19h.Où ? 47 boulevard de l'Hôpital, Paris 13e.Combien ? 8-12 €.
C’est la foire mais aussi un peu le zoo cette semaine du côté du Grand Palais, où se tient Art Basel jusqu’à dimanche. En face, le Petit Palais recevra l’animalerie de Cosima von Bonin, qui présentera Dollys & Beaux, une installation de douze sculptures d'animaux en peluche dans le cadre du programme public d'Art Basel Paris.
Pieuvre en cuir, baleine en mohair et saint-bernard en velours (et même des coquilles Saint-Jacques aux yeux curieux) hanteront les galeries du monument jusqu’au 25 octobre. La troupe de créatures avait été créée à la demande des directeurs artistiques Jack McCollough et Lazaro Hernandez pour ouvrir le défilé Loewe automne-hiver 2026 au château de Vincennes.
Présentées par Gaga (Mexico), la Galerie Neu (Berlin) et la Petzel Gallery (New York), les créatures cartoonesques de Cosima von Bonin font leur retour pour quelques jours au Petit Palais avec de nouveaux accessoires, entre tartan et foulards en soie.
Quand ? du 20 au 25 octobre, de 10h à 18h (jusqu’à 20h le vendredi et le samedi). Où ? Petit Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8e.Combien ? Accès libre et gratuit.
Plus facile à voir que le rayon vert, l’heure bleue est ce court moment pendant lequel le soleil se trouve sous l'horizon, avant de se lever ou après s’être couché, et où le ciel prend une belle teinte bleu profond. Un moment suspendu que Guerlain a choisi d’explorer avec son dernier parfum et aujourd’hui avec L'Heure des Possibles, une exposition gratuite en partenariat avec Art Basel, qui se tiendra du 21 octobre au 15 novembre 2026 dans l’adresse emblématique de la marque au 68 avenue des Champs-Elysées.
Une trentaine d’artistes internationaux ont été réunis par les commissaires Hervé Mikaeloff et Benoît Baume sur un parcours sur trois niveaux entre peinture, photographie, vidéo, sculpture ou installation. On y retrouve des figures de divers horizons, telles que le sculpteur de lumière américain James Turrell, la plasticienne française Annette Messager, la photographie Adeline Care ou le peintre franco-chinois Zao Wou-Ki. Une expo à voir mais aussi à sentir, puisque Delphine Jelk, créatrice de l’eau de parfum L'Heure Bleue, a imaginé un parcours olfactif.
Quand ? du 21 octobre au 15 novembre 2026.Où ? 68 avenue des Champs-Élysées, Paris 8e.Combien ? entrée libre.
Cette semaine, l'hôtel de Maisons, ancien hôtel particulier de Karl Lagerfeld situé dans le 7e arrondissement, se transforme en palais magique à l’occasion de la quatrième édition de la foire Design Miami, qui installe du mobilier extravagant dans tous ses espaces.
Dans le jardin, on trouvera le banc « Arabesque », une sculpture ondulante féérique de Pierre Renart (Maison Parisienne), ou encore la fameuse Maison Démontable 6x6 de Jean Prouvé, designée à l’intérieur dans l’esprit d’un chashitsu (pavillon de thé japonais), présentée par la galerie Patrick Seguin, qui expose aussi un salon signé Pierre Jeanneret, le cousin du Corbusier.
A voir aussi pour inspiration : les bancs en bronze de Brodie Neill (Seed et Terrane), les fauteuils « Ondulations » de la légende du design Jean Royère (Galerie Chastel-Maréchal), ou les pièces de déco postmodernes des artistes de la Pulp Galerie.
Où ? Hôtel de Maisons, 51 rue de l’Université, 75007 Paris.Quand ? du 21 au 24 octobre, de 11h à 19h, et 25 octobre, de 11h à 18h.Combien ? 34-46 € le pass journée.
Quarante vieux postes de télévision à tube cathodique posés devant des fauteuils et chaises de récupe, dans l’ambiance XVIIe siècle de la chapelle des Petits-Augustins des Beaux-Arts de Paris, avec sa fameuse copie du Jugement dernier de Michel-Ange qui vous toise depuis le mur du fond : voici sans doute l’expo la plus surréaliste du programme public d’Art Basel Paris cette année.
Présentée par la galerie Niru Ratnam, Küba, une installation vidéo aux 40 écrans créée en 2004 par l’artiste turc Kutluğ Ataman, raconte d’ailleurs une histoire aux allures de légende, celle de Küba, une communauté fondée à la périphérie d’Istanbul à la fin des années 1960 par des personnes fuyant les persécutions politiques.
Une utopie aujourd’hui disparue, mais qui revit à travers chaque écran de l’installation, qui diffuse le témoignage d’un ou une habitante qui raconte « ses souvenirs, ses craintes, ses convictions et ses rêves ». Edifiant.
Quand ? jusqu’au 25 octobre, de 10h à 19h.Où ? Chapelle des Petits-Augustins, Beaux-Arts de Paris, 14 rue Bonaparte, Paris 6e.Combien ? gratuit, sur réservation.
Du 23 au 25 octobre 2026, la foire AKAA (Also Known As Africa) rempile pour une 11e édition au Carreau du Temple. Et cette année, le rendez-vous consacré à l'art contemporain africain et afro-descendant a décidé de soigner son cadrage. À l'occasion du bicentenaire de la photographie, le salon inaugure AKAA PHOTO, une nouvelle section entièrement consacrée au huitième art, avec notamment en tête d'affiche la Camerounaise Angèle Etoundi Essamba.
Dans le viseur de cette première édition photographique, on retrouvera plusieurs figures majeures du médium, à commencer par le Sénégalais Omar Victor Diop, dont les portraits rejouent les représentations historiques de l'identité africaine, l'Algérienne Maya Inès Touam ou encore la Sud-Africaine Zanele Muholi, dont les images interrogent les questions de genre et d'identité.
Autre proposition qui devrait taper dans l'œil des visiteurs : Mother’s Heritage, une installation signée Gabriel Dia, composée de photographies grand format imprimées sur textile et suspendues dans l'espace. En revisitant les vêtements confectionnés par sa mère dans son atelier, l'artiste déroule le fil de ses souvenirs d'enfance tout en questionnant les héritages sociaux et les savoir-faire textiles africains.
Et parce qu'AKAA ne compte pas regarder l'art africain à travers un seul objectif, la foire, placée sous la direction artistique de Sitor Senghor, accueillera également plusieurs dizaines de galeries venues de Paris, Rome, Genève, Mexico ou Harare. Au progr
Le 12 décembre, les Grandes Serres de Pantin auront droit à leur dose d’engrais électronique ! Dans le sillage de leur ouverture officielle prévue le 6 novembre, ce nouveau lieu culturel (ascendant bureaux) planté dans une halle industrielle de 11 000 mètres carrés accueillera une nouvelle cuvée FIP 360, le format électronique de la radio publique organisée en collab avec le média/agence Dure Vie. Avec, comme à chaque millésime, en guest star, ce système sonore multidimensionnel qui câline tendrement l’ouïe des noceurs.
Une prog entre les générations électroniques et les échelles de notoriété
Pour animer les enceintes, les orgas ont convié sept noms frayant entre les générations électroniques et les échelles de notoriété : on croisera par exemple la culte Kittin pour une leçon d’electroclash ; l’Australienne Haai et ses sets tirant tous les coins stylistiques ; le live de Marta, duo un peu techno, un peu violon, un peu batterie ; Yenkov pour un pan bien techno ; ainsi qu’un B2B2B entre les DJs Jacky Jeane, Olga B. et Lastvuska, qui devrait sonner house, dub, techno et même ambient. Bonne récolte !
Quand ? Le samedi 12 décembre 2026Où ? Les Grandes Serres de Pantin, 1 rue du Cheval Blanc, 93500 PantinCombien ? à partir de 22 € (billetterie ici)
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Beaubourg a beau être fermé, avoir cinquante ans, ça se fête ! Car oui, l’an prochain, le Centre Pompidou célébrera son cinquantenaire d’existence – il a ouvert en 1977 – et il a trouvé un plan de secours plutôt quali puisqu’il délocalisera toutes les festivités de son anniv, prévues les 29 et 30 janvier 2027, à la Philharmonie.
Patti Smith, Man Ray et clubbing
Pendant ce week-end « Beaubourg mon amour », l’idée sera de retracer et célébrer les manières dont Beaubourg a hybridé les arts, qu’on cause de musique, d’arts visuels ou de spectacle vivant. Tout est immanquable, avec par exemple un concert de Patti Smith avec le Soundwalk Collective, une conférence sur l’histoire sonore de Beaubourg ou un ciné-concert avec des images de Man Ray, le Chœur de l’Orchestre de Paris, l’Ensemble intercontemporain et l’IRCAM.
Mais il se pourrait bien que l’événement de clôture nous aguiche et intrigue tout particulièrement. Ce qui va se passer ? La Grande Salle Pierre Boulez va accueillir une soirée clubbing de 22 h à 5 h, avec une prog confiée au label Because. Pas de noms pour le moment, mais la mention de « figures tutélaires de l’électro, (…) talents de la jeune génération et des invités inédits ». Déjà derrière la dernière soirée à Pompidou (notre reportage sur place), on rappellera que Because avait alors ramené en dernière minute Thomas Bangalter des Daft Punk pour un B2B avec Fred again.. Qui sera cette fois-ci là pour souffler les bougies ?
Ouverture de la billetterie le 4 novembre
Il suffit de la suivre sur Insta pour le savoir : Angèle est très souvent à Paris. Alors qu’elle dévoilera ce vendredi 16 octobre son bien plus électronique troisième album Instinct, on a décidé de creuser les liens de la Bruxelloise avec notre capitale. Loin de nous l’idée de dévoiler ses adresses fétiches – laissons-la tranquille – mais plutôt de retracer une décennie d’aventures parisiennes, entre découverte du public français, moments mystiques et prestation olympique.
Lors de son premier concert français dans le 95
Le samedi 30 septembre 2017, Angèle donnait son premier concert à l’Espace Michel Berger à Sannois en première partie des sœurs Ibeyi. De cette date, les archives numériques n’ont retenu ni setlist ni vidéo, seulement quelques annonces dont une de Radio Nova pour faire gagner des places pour cette date complète. Deux semaines plus tard, Angèle sortait son premier single « La Loi de Murphy », suivi d’une première partie pour Damso, d’une date à la Gaîté Lyrique et d’un premier live radio (sur Nova encore) de « celle que tout le monde écoutera demain ».
Pendant son live avec Damso dans la chapelle des Beaux-Arts de Paris
Quand La Blogothèque capte quelque chose, c’est souvent à haute valeur ajoutée. Énième preuve début 2022 : pour filmer le duo Angèle-Damso chanter leur morceau « Démons », ils choisissent comme décor la chapelle des Petits-Augustins du musée des Beaux-Arts. Pour enrober le tout, les deux Belges sont accompagnés d’un orchestre de 17 musiciens, po