Lysiane Tremelay

Lysiane Tremelay

Listings and reviews (7)

Localino Al Mare

Localino Al Mare

5 out of 5 stars
Dans un espace entiĂšrement retapĂ©, l’équipe de Localino, dĂ©jĂ  forte d’un resto dans le 6e arrondissement de la capitale, a larguĂ© les amarres et ouvert les stores sur Localino al Mare. On retrouve Ă  Marseille la recette italienne qui a fait le succĂšs de l’aventure parisienne, mais avec le pied marin. Ça sent l’iode Ă  plein nez dans ces assiettes dorlotantes et vivifiantes ! Par-dessus le long comptoir en marbre, une cuisine ouverte donne Ă  voir le chef Cristian Stradaioli (ex du Cavalieri oĂč, avec son frĂšre Kevin, il a travaillĂ© aux cĂŽtĂ©s de l’étoilĂ© Bruno Verjus) s’activer au rythme d’une playlist de hits des annĂ©es 80 bien sentie, passant de la mantecatura des pastas Ă  la danse du chalumeau dorant les ramequins de crĂšmes brĂ»lĂ©es.  AttablĂ©s au milieu d’un espace lumineux aux murs en pierre jouant la carte du faussement dĂ©fraĂźchi, on se laisse dĂ©payser par l’accent italien qui s’invite dans un service en salle menĂ© avec sourire et fluiditĂ© par Giulia Alesini. La carte est courte et va droit au but. Mortadelle di Palmieri pour se mettre en appĂ©tit, crudo de sĂ©riole pour se rafraĂźchir le palais, vitello tonnato de la maison comme un cĂąlin des papilles, paccheri sĂ©riole Ă  la mĂ©diterranĂ©enne
 Pour un vrai petit kif, le plat du jour Ă  base de homard est un immanquable. Ce midi-lĂ , c’était linguine au homard bleu baignant dans un jus de tomates savamment corsĂ©. À l’arrivĂ©e, une note un peu plus salĂ©e qu’à l’accoutumĂ©e mais justifiĂ©e par ce beau voyage en mer.   Chez Time Out, tous
Les Rigoles

Les Rigoles

5 out of 5 stars
Aux Rigoles, les jus de raisin fermentĂ©s ont trouvĂ© leur lit naturel ! En haut du boulevard Longchamp, cette cave Ă  vin fait couler entre 70 et 80 rĂ©fĂ©rences choisies au cordeau par Antoine Levollant, Franck Laborde (ex de l’Épuisette et des Grandes Tables) et Antoine Martini. Sur la ligne de partage des eaux, on trouve de savoureuses quilles de MylĂšne Bru, du domaine de Sulauze ou de Bobinet. Dans l’ancienne trattoria Il Capriolo, on dĂ©bite des assiettes Ă  partager mitonnĂ©es par le tonitruant Johann Barichasse, ancien second de Manon Fleury au Mermoz, qui a Ă©galement pris le temps d’affĂ»ter ses couteaux Ă  Paris chez Penny Lane et Mokoloco.  L’arrivĂ©e du chef prodige Ă  Marseille correspond Ă  une envie de renouer avec ses racines. Avec ses influences transmises par des parents nĂ©s au Maroc et en AlgĂ©rie, Johann Barichasse dĂ©ploie une cuisine haute en couleurs et pleine de rĂ©fĂ©rences mĂ©diterranĂ©ennes. Bonite matboukha, brick Ă  l’Ɠuf et langue de bƓuf ou encore crudo de sĂ©riole et chermoula
 On a rendu les assiettes bien propres ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client ! 
Tampopo

Tampopo

4 out of 5 stars
Dans le film japonais de JĆ«zƍ Itami sorti en 1985, Tampopo est une restauratrice japonaise obnubilĂ©e par la quĂȘte de l’ultime recette de soupe de nouilles. Cette obsession, c’est aussi celle qui bouillonne en l'Ă©quipe du lieu. Chez Tampopo, en plein cƓur de Noailles, elle envoie des bols fumants de ramen shoyu paitan : le bouillon de poulet fermier y est dense et parfumĂ©, le chashu de porc tendre et gĂ©nĂ©reusement tranchĂ©. Quand les tempĂ©ratures grimpent, on troque volontiers ces bols brĂ»lants pour la version cold ramen, plus lĂ©gĂšre et tonifiante. Au programme : un vif jus de yuzu, vinaigre de riz et lĂ©gumes croquants de saison. Assis au comptoir de cette cantine japonaise, dans une lumiĂšre rouge tamisĂ©e par des nĂ©ons tubulaires, on oublie un instant l’agitation du dehors. L’aller-retour pour Tokyo sera d’autant plus complet si vous ne manquez pas les karaage en entrĂ©e et, pour vous lustrer le gosier, l’Asahi Ă  la pression. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
La Ola

La Ola

4 out of 5 stars
Exit le strass et le stress de l’évĂ©nementiel, Andrea Pittaluga a pris le large. Son projet de reconversion la destinait d’abord Ă  devenir masseuse. AprĂšs rĂ©flexion, la jeune femme franco-uruguayenne a choisi une autre maniĂšre de chouchouter sa clientĂšle : la toucher en plein ventre. En 2023, elle lĂšve donc le rideau sur La Ola, un resto de rĂ©sidences. Un nom comme une caresse iodĂ©e, un hommage aux vagues qui lĂšchent aussi bien les plages de JosĂ© Ignacio (station balnĂ©aire au sud-est de l’Uruguay oĂč son oncle tient un resto de plage) que les calanques du Sud. Ici, pas de carte figĂ©e, mais une programmation vivante. À la Ola, les toques invitĂ©es prennent possession des fourneaux le temps d’un pop-up pour y dĂ©poser leur univers, leurs Ă©pices et leurs racines. Khouloude Ben Thayer, Sarah Tan, Ely Tran
 Quand on lui demande le point commun entre les talents qui dĂ©filent dans ses cuisines, AndrĂ©a Pittaluga rĂ©pond d’abord qu’elles sont toutes des femmes. Ce n’était pas un critĂšre absolu « mais c’est vrai que c’est mieux comme ça », nous fait-elle comprendre. Le soir oĂč l’on dĂ©couvre les lieux, c’est la cheffe Ely Tran qui mĂšne la danse, en attendant d’ouvrir Khantok, son propre resto, Ă  l’automne 2025. En cuisine, ça frĂ©tille, ça crĂ©pite, ça parfume. Les assiettes fusionnent Vietnam et Laos avec une prĂ©cision affolante : nem thadeua, bĂĄnh cuốn, saucisse maison et la lot
 Chaque bouchĂ©e ultra-condimentĂ©e est une vague qui claque et rĂ©veille. Jusqu'au 20 septembre prochain, Charlotte
Maurice

Maurice

4 out of 5 stars
Avec ses frites crispy Ă  souhait et sa belle cĂŽte de bƓuf Ă  partager, Maurice joue la carte du troquet de quartier, au diapason de son long comptoir en zinc et de ses banquettes en simili-cuir. Du petit-dĂ©jeuner au dĂźner, l’adresse accueille toute la faune du coin, des parents qui ont dĂ©posĂ© leurs petits Ă  l’école voisine aux travailleurs ravis de se faire un plat du jour. Aux fourneaux, Henri SallĂ©, passĂ© par les cuisines de Travers (Marseille) et de Pantagruel (Paris), s’active pour commettre des assiettes bistrot. À midi, une savoureuse formule Ă  22 € sait s’adapter aux dĂ©sidĂ©ratas de saison. En cette pĂ©riode de canicule, on se rafraĂźchit donc avec une soupe de pastĂšque, concombre et cerise, suivie d’une cuisse de volaille croustillante servie dans un bouillon dashi froid.  Mention spĂ©ciale pour le large patio qui permet de profiter du soleil Ă  l’abri du tumulte de la rue ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Bonnies

Bonnies

4 out of 5 stars
C’est le rade bistrotier chaleureux qu’il manquait Ă  cette artĂšre passante de Marseille. La cheffe Ă©cossaise Megan Moore a dĂ©barrassĂ© le plancher de l’ancien bar le Saint James pour installer son BONNIES bien Ă  elle. De l’ancienne tauliĂšre prĂ©nommĂ©e Laurence, la nouvelle a gardĂ© la bonhomie et le sens de l’accueil. En poussant la porte, on se sent d’un coup immergĂ©s dans un antre sur lequel le temps n’a pas de prise. Le semainier (et son petit parfum surannĂ©) dĂ©cline une cuisine simple Ă  base de classiques (poulet rĂŽti, lasagnes, steak Ă  cheval, aĂŻoli – seulement le vendredi bien sĂ»r) qui sait se faire populaire en envoyant des chorizo-merguez Ă  6,50 euros les soirs de match, transformant le BONNIES en phare dans la nuit du cours Lieutaud.  AprĂšs avoir quittĂ© son Glasgow natal pour Mexico et Londres, Megan Moore s’est installĂ©e Ă  Marseille attirĂ©e par l’opportunitĂ© de travailler chez Livingston. De cette ville dont « le chaos et l’énergie des gens » lui font penser « Ă  Glasgow mais avec le soleil », elle n’est finalement jamais repartie. Et ça nous arrange bien. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Poissonnerie Kennedy

Poissonnerie Kennedy

4 out of 5 stars
Chaises en bois, tables en marbre clair, sol Ă©cru : le lumineux Ă©crin rafraĂźchit d’emblĂ©e le corps et l’esprit en cette pĂ©riode estivale. La Poissonnerie Kennedy nouvelle mouture s’est agrandie : on y mange dĂ©sormais confortablement installĂ©s, soit face au large comptoir de cuisine dĂ©limitĂ© par les lampes Quadrifoglio de Gae Aulenti (façon dodus coquillages de dessin animĂ©), soit sur le patio pour une ambiance plus intimiste.  Ce midi-lĂ , on arrive en terre iodĂ©e les cheveux pleins de sel aprĂšs une baignade et on se cajole l’estomac avec de savoureuses palourdes et leurs petits pois au BBQ, un espadon de ligne juste nacrĂ© Ă  cƓur et une pavlova aux fraises surplombĂ©e d’un gel shiso. C’est au chef Thomas Assioma (ex le DuendĂ©, la Chassagnette, HĂŽtel PrĂ©sent) que l’on doit ces bourrasques marines tout Ă  fait maĂźtrisĂ©es.  Aux manettes de cette adresse qui sent bon le large : Georges Mohammed-ChĂ©rif de l’agence de pub Buzzman, le restaurateur en sĂ©rie Christophe Juville et Mathieu Gamaleri (CachĂ© Paris, Amagat). Pensez Ă  rĂ©server : depuis sa rĂ©ouverture, le lieu, proche de la crique de Malmousque, ne dĂ©semplit pas.