Lysiane Tremelay

Lysiane Tremelay

Listings and reviews (15)

Le Café de la Consigne

Le Café de la Consigne

3 out of 5 stars
PosĂ© Ă  quelques centaines de mĂštres du fort Saint-Jean sur la route du Mucem et fermĂ© depuis des annĂ©es, ce bĂątiment historique conçu au 18ᔉ siĂšcle par l’ingĂ©nieur Antoine Mazin avait fini par se faire oublier. L’ancienne consigne sanitaire, par laquelle devait transiter tout nouvel arrivant dĂ©barquant Ă  Marseille, revit enfin, transformĂ©e en cafĂ© par Louis Rohrer et ses Ă©quipes des Deux Moulins et du Saint-Esprit. BordĂ© de transats avec vue sur Notre-Dame de la Garde, le CafĂ© de la Consigne propose de quoi s’en jeter un les pieds dans l’eau. Du petit-dĂ©jeuner Ă  l’apĂ©ritif, le service est continu en journĂ©e avec quelques petits snacks Ă  grignoter (houmous, sardines, tapenade, saucisson sec). Ce midi-lĂ , on se laisse tenter par un verre de vin orange, une burrata servie avec des tomates marinĂ©es et des artichauts Ă  l’huile. Sans possibilitĂ© de cuisiner sur place, le cafĂ© doit se contenter d'assemblages minute dans la cambuse. C’est donc plutĂŽt pour la possibilitĂ© d’apĂ©roter avec vue qu’on reviendra dans ce coin de Marseille oĂč rien n’invitait jusqu’alors Ă  la halte.  Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Hako +

Hako +

5 out of 5 stars
Au milieu des maisons basses, haut perchĂ© dans le quartier rĂ©sidentiel du Roucas Blanc, se trouve ce discret restaurant nippon pour 10 convives dans la confidence. Car, longtemps, les restaurateurs marseillais se sont passĂ© le mot : Hako+ Ă©tait une petite pĂ©pite qu’il Ă©tait tentant de garder pour soi !  Du bois, une unique table commune et une vitrine rĂ©frigĂ©rĂ©e derriĂšre laquelle Fumio et AĂŻko Ishikawa proposent tempura, aubergines et poulet karaage afin de composer son bento, mais aussi un plat du jour (18€) selon un semainier bien Ă©tabli : savoureux ramen (porc, miso ou lĂ©gumes) le vendredi ; ramen aux palourdes de Camargue le samedi et le reste du temps une spĂ©cialitĂ© des izakayas (poulet teriyaki, curry
). À faire couler des vins nat' ou des sakĂ©s Ă  l’ardoise. Avant de redescendre au niveau de la mer, on fait grimper sa glycĂ©mie avec un dodu daifuku au sĂ©same noir. Attention pour les sushis, le plateau (26 p./55 €) doit ĂȘtre commandĂ© 48 h Ă  l’avance.  
Suffren

Suffren

5 out of 5 stars
Rideau sur Les Trois Coups ! À la place, le duo Paul Vincent et Adrien Tran de Chaleur Tournant a mis Ă  feu ce flamboyant Suffren. L’intĂ©rieur a Ă©tĂ© entiĂšrement retapĂ© dans les codes de l’époque (murs Ă  vif, chaises Bruno Rey, nĂ©on qui serpente) par VĂ©ronique Vincent. On retrouve Ă  la carte une cuisine bistrotiĂšre tradi mais lustrĂ©e de modernitĂ© : onglet de bƓuf grillĂ© chapeautĂ© d’un pesto de persil, asperges blanches sous une sauce mousseline Ă  l’ail des ours, boudin maison, cordon bleu de cĂ©leri-rave, ganache choco-cacahuĂštes Ă  l’huile d’olive
 À faire couler avec des cocktails bien secouĂ©s ou des vins plutĂŽt nature (mais pas que). À noter que le Suffren emporte tous les suffrages avec sa maousse terrasse sur le square Rostand. 
Cornbread

Cornbread

4 out of 5 stars
div]:bg-bg-000/50 [&_pre>div]:border-0.5 [&_pre>div]:border-border-400 [&_.ignore-pre-bg>div]:bg-transparent [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.standard-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pl-2 [&_.progressive-markdown_:is(p,blockquote,ul,ol,h1,h2,h3,h4,h5,h6)]:pr-8"> _*]:min-w-0 gap-3 standard-markdown"> Certains classements de magazines internationaux l'ont dĂ©crite comme « la rue la plus internationale de la ville ». Et ce n'est pas Cornbread qui va dĂ©mentir cette rĂ©putation. À la carte de ce restaurant tout en longueur, on trouve des spĂ©cialitĂ©s soul food, typiques d'une cuisine afro-amĂ©ricaine aux influences caribĂ©ennes et jamaĂŻcaines. D'entrĂ©e de jeu, le nom Cornbread est d'ailleurs un hommage Ă  la prĂ©paration emblĂ©matique qu'est le pain de maĂŻs, moelleux et Ă  peine sucrĂ©. Parmi les bangers au menu, on trouve l'indĂ©modable poulet frit, un dĂ©cadent chicken & waffles, un gĂ©nĂ©reux mac and cheese ou encore des frites de patates douces, dorĂ©es Ă  souhait. Ramadan nights, football
 Ilias, le taulier, ne manque pas une occasion pour faire vivre son lieu au rythme de l'actualitĂ©. Dans une ambiance dĂ©contractĂ©e, avec une playlist soul et jazz, le trentenaire a dĂšs le dĂ©but voulu faire de sa cabane une extension de l'assiette, « un lieu de vie oĂč la culture se mange et se vit ». Les portions gĂ©nĂ©reuses et les bonnes vibes de l'Ă©quipe nous font presque oublier que de
Khantok

Khantok

5 out of 5 stars
Le Tout-Marseille en bruissait depuis des mois : Ely Tran mijotait enfin l'ouverture de son restaurant. Avec ses plats aux influences vietnamiennes, laotiennes et parfois thaĂŻlandaises, la cheffe avait Ă©bloui la scĂšne marseillaise par ses pop-ups et rĂ©sidences, ces derniers temps. On va donc enfin pouvoir la retrouver Ă  domicile, entre le Camas et la place SĂ©basto. Celle qui a longtemps officiĂ© en cheffe indĂ©pendante a choisi de poser ses bagages dans un vieux local marseillais, Ă  l'angle de deux rues passantes. AprĂšs avoir tout dĂ©truit et remodelĂ© sur trois Ă©tages, la cuistote d'origine vietnamienne et laotienne est prĂȘte Ă  accueillir dans un lieu Ă  son image : chaleureux, haut en couleurs, gĂ©nĂ©reux. Les mĂȘmes adjectifs peuvent ĂȘtre attribuĂ©s Ă  sa cuisine. Moo krob (porc croustillant, sauce cacahuĂštes), feuilles la lot, laap de shiitakĂ©s et pleurotes ultra condimentĂ©s, nem thadeua (riz croustillant, coco rĂąpĂ© et curry rouge)
 Tout se partage et s'engloutit facilement, accompagnĂ© d'une habile sĂ©lection de vins nature. On apprĂ©ciera la volontĂ© de la tauliĂšre de proposer un pif de la maison Ă  prix doux (4 € le verre, 16 € le pichet). Mention spĂ©ciale au toit-terrasse oĂč dĂźner haut perchĂ© et Ă  l'ambiance en salle et en cuisine, preuve que toute l'Ă©quipe (Alexine, ChloĂ©, AlizĂ©e et Flora) est d'abord une bande de potes.
Bistrot Chave

Bistrot Chave

5 out of 5 stars
DerriĂšre une façade sans chichis, le Bistrot Chave aligne les tables et les banquettes dans une familiĂšre ambiance de bistrot parisien. À la manƓuvre, un trio bien senti : Guillaume Maugain (auparavant croisĂ© chez À Moro), Robert Shipley (ex-Lighthaus Ă  Londres) et Sarah Lhardit. RĂ©sultat ? Une cuisine française qui connaĂźt ses classiques mais n’a pas peur de les secouer lĂ©gĂšrement. À l’ardoise, ça envoie du lourd sans trop d’esbroufe : friture de lapin sauce gribiche, saucisse de l’Aveyron, purĂ©e, jus de viande ou encore un cĂ©leri rĂ©moulade qui nous a immĂ©diatement rĂ©conciliĂ©s avec son homologue des cantines scolaires. Lisible et gĂ©nĂ©reuse, la carte fait la part belle aux cochonailles et autres belles piĂšces de viande, toujours escortĂ©es de produits de saison. En levant la tĂȘte, on croise aux murs, dans de jolis cadres qui les mettent en valeur, des affiches des restaurants-copains. Autre signe de franche camaraderie : la grande table en bois Ă  l’entrĂ©e du resto, toujours prĂȘte Ă  accueillir sans rĂ©servation, y compris juste pour trinquer. Car ici, le vin n’est pas un accompagnement, c’est une religion. À la cave, des centaines de bouteilles sĂ©lectionnĂ©es avec soin, avec un tropisme pour le naturel tout Ă  fait assumĂ©, qui rappelle que Guillaume Maugain est passĂ© par Le Verre VolĂ© (Paris). Au Bistrot Chave, on vient autant pour la quille que pour l’assiette.
Zitoune

Zitoune

4 out of 5 stars
À l’heure oĂč leurs esthĂ©tiques s’homogĂ©nĂ©isent vers des horizons toujours plus scandinaves et Brooklynesques, il Ă©tait temps de donner un coup de pied dans la fourmilliĂšre du kawa de spĂ©cialitĂ©. Mi-cafĂ© mi-cantine, Zitoune est l’une de ces adresses combinant carte de barista et plats regardant vers l’Afrique du Nord et le Proche-Orient. Façon mouchoir de poche dans une rue Mazagran qu’on ne fait habituellement que traverser, le lieu nous embarque dans une ambiance chaleureuse au souffle mĂ©diterranĂ©en. Au gouvernail de cet ancien atelier d’artiste enroulĂ© autour d’un escalier en colimaçon rouge, on trouve AhcĂšne Amrouz, GaĂ«lle Cornibert ainsi que la cheffe d’origine iranienne Minou Sabahi. Ce midi-lĂ , la Marzocco ronronne doucement quand on nous sert notre assiette de spaghetti boulettes (plats entre 9€50 et 13€50). En dessert, le cookie zitoune, signature sucrĂ©e de la maison (3,50 €), termine de nous cĂąliner le palais avec son chocolat blanc relevĂ© de morceaux d’olives noires. Quand l’air est doux, le petit trottoir d’en face se pare de chaises dĂ©pareillĂ©es pour accueillir les mangeurs dĂ©bordant sur la rue. Chez Zitoune, le bonheur, simple, peut se trouver dans une tartine de Ifelfel, salade de poivrons totĂ©mique des cuisines amazigh et algĂ©rienne.
Le Saint Esprit

Le Saint Esprit

4 out of 5 stars
La rumeur dit que le pain de cette ancienne boulange a un jour rendu marteau quelques clients
 Il n’en fallait pas plus pour que Louis Rohrer (ex-Ripaille) nomme sa table gastronomique Le Saint Esprit, comme un clin d’Ɠil Ă  la vieille lĂ©gende locale. DerriĂšre le comptoir, Ă  une enjambĂ©e d’un grand frigo de poissons frais, est juchĂ© le jeune chef d’origine chilienne Javier Meneses. C’est Ă  cet ancien de (feu) FogĂłn, au Pays-Basque, que l’on doit des assiettes aussi iodĂ©es que racĂ©es. Aussi viviants que les plats, les vins naturels du resto vont de tannins soyeux Ă  troubles argilo-calcaires. Ce midi-lĂ , un crudo de mulet, cĂ©drat et piment nous ouvre l’appĂ©tit avec son aciditĂ© tout en maĂźtrise. En plat de rĂ©sistance, une Ă©chine de porc merveilleusement cuite nous dorlotte les papilles, escortĂ©e de sa purĂ©e de chou-fleur et pistache (entrĂ©e-plat ou plat-dessert Ă  28 €, formule complĂšte 32 €). Et pour nous envoyer tout droit vers la sieste sur le banc de l’église, une divinitĂ© de mousse au chocolat et sa glace tagĂšte. On repart dans les escaliers du Panier bercĂ© d’une douce illusion, celle d’avoir un esprit sain dans un corps sain.
Localino Al Mare

Localino Al Mare

5 out of 5 stars
Dans un espace entiĂšrement retapĂ©, l’équipe de Localino, dĂ©jĂ  forte d’un resto dans le 6e arrondissement de la capitale, a larguĂ© les amarres et ouvert les stores sur Localino al Mare. On retrouve Ă  Marseille la recette italienne qui a fait le succĂšs de l’aventure parisienne, mais avec le pied marin. Ça sent l’iode Ă  plein nez dans ces assiettes dorlotantes et vivifiantes ! Par-dessus le long comptoir en marbre, une cuisine ouverte donne Ă  voir le chef Cristian Stradaioli (ex du Cavalieri oĂč, avec son frĂšre Kevin, il a travaillĂ© aux cĂŽtĂ©s de l’étoilĂ© Bruno Verjus) s’activer au rythme d’une playlist de hits des annĂ©es 80 bien sentie, passant de la mantecatura des pastas Ă  la danse du chalumeau dorant les ramequins de crĂšmes brĂ»lĂ©es.  AttablĂ©s au milieu d’un espace lumineux aux murs en pierre jouant la carte du faussement dĂ©fraĂźchi, on se laisse dĂ©payser par l’accent italien qui s’invite dans un service en salle menĂ© avec sourire et fluiditĂ© par Giulia Alesini. La carte est courte et va droit au but. Mortadelle di Palmieri pour se mettre en appĂ©tit, crudo de sĂ©riole pour se rafraĂźchir le palais, vitello tonnato de la maison comme un cĂąlin des papilles, paccheri sĂ©riole Ă  la mĂ©diterranĂ©enne
 Pour un vrai petit kif, le plat du jour Ă  base de homard est un immanquable. Ce midi-lĂ , c’était linguine au homard bleu baignant dans un jus de tomates savamment corsĂ©. À l’arrivĂ©e, une note un peu plus salĂ©e qu’à l’accoutumĂ©e mais justifiĂ©e par ce beau voyage en mer.   Chez Time Out, tous
Les Rigoles

Les Rigoles

5 out of 5 stars
Aux Rigoles, les jus de raisin fermentĂ©s ont trouvĂ© leur lit naturel ! En haut du boulevard Longchamp, cette cave Ă  vin fait couler entre 70 et 80 rĂ©fĂ©rences choisies au cordeau par Antoine Levollant, Franck Laborde (ex de l’Épuisette et des Grandes Tables) et Antoine Martini. Sur la ligne de partage des eaux, on trouve de savoureuses quilles de MylĂšne Bru, du domaine de Sulauze ou de Bobinet. Dans l’ancienne trattoria Il Capriolo, on dĂ©bite des assiettes Ă  partager mitonnĂ©es par le tonitruant Johann Barichasse, ancien second de Manon Fleury au Mermoz, qui a Ă©galement pris le temps d’affĂ»ter ses couteaux Ă  Paris chez Penny Lane et Mokoloco.  L’arrivĂ©e du chef prodige Ă  Marseille correspond Ă  une envie de renouer avec ses racines. Avec ses influences transmises par des parents nĂ©s au Maroc et en AlgĂ©rie, Johann Barichasse dĂ©ploie une cuisine haute en couleurs et pleine de rĂ©fĂ©rences mĂ©diterranĂ©ennes. Bonite matboukha, brick Ă  l’Ɠuf et langue de bƓuf ou encore crudo de sĂ©riole et chermoula
 On a rendu les assiettes bien propres ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client ! 
Tampopo

Tampopo

4 out of 5 stars
Dans le film japonais de JĆ«zƍ Itami sorti en 1985, Tampopo est une restauratrice japonaise obnubilĂ©e par la quĂȘte de l’ultime recette de soupe de nouilles. Cette obsession, c’est aussi celle qui bouillonne en l'Ă©quipe du lieu. Chez Tampopo, en plein cƓur de Noailles, elle envoie des bols fumants de ramen shoyu paitan : le bouillon de poulet fermier y est dense et parfumĂ©, le chashu de porc tendre et gĂ©nĂ©reusement tranchĂ©. Quand les tempĂ©ratures grimpent, on troque volontiers ces bols brĂ»lants pour la version cold ramen, plus lĂ©gĂšre et tonifiante. Au programme : un vif jus de yuzu, vinaigre de riz et lĂ©gumes croquants de saison. Assis au comptoir de cette cantine japonaise, dans une lumiĂšre rouge tamisĂ©e par des nĂ©ons tubulaires, on oublie un instant l’agitation du dehors. L’aller-retour pour Tokyo sera d’autant plus complet si vous ne manquez pas les karaage en entrĂ©e et, pour vous lustrer le gosier, l’Asahi Ă  la pression. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
La Ola

La Ola

4 out of 5 stars
Exit le strass et le stress de l’évĂ©nementiel, Andrea Pittaluga a pris le large. Son projet de reconversion la destinait d’abord Ă  devenir masseuse. AprĂšs rĂ©flexion, la jeune femme franco-uruguayenne a choisi une autre maniĂšre de chouchouter sa clientĂšle : la toucher en plein ventre. En 2023, elle lĂšve donc le rideau sur La Ola, un resto de rĂ©sidences. Un nom comme une caresse iodĂ©e, un hommage aux vagues qui lĂšchent aussi bien les plages de JosĂ© Ignacio (station balnĂ©aire au sud-est de l’Uruguay oĂč son oncle tient un resto de plage) que les calanques du Sud. Ici, pas de carte figĂ©e, mais une programmation vivante. À la Ola, les toques invitĂ©es prennent possession des fourneaux le temps d’un pop-up pour y dĂ©poser leur univers, leurs Ă©pices et leurs racines. Khouloude Ben Thayer, Sarah Tan, Ely Tran
 Quand on lui demande le point commun entre les talents qui dĂ©filent dans ses cuisines, AndrĂ©a Pittaluga rĂ©pond d’abord qu’elles sont toutes des femmes. Ce n’était pas un critĂšre absolu « mais c’est vrai que c’est mieux comme ça », nous fait-elle comprendre. Le soir oĂč l’on dĂ©couvre les lieux, c’est la cheffe Ely Tran qui mĂšne la danse, en attendant d’ouvrir Khantok, son propre resto, Ă  l’automne 2025. En cuisine, ça frĂ©tille, ça crĂ©pite, ça parfume. Les assiettes fusionnent Vietnam et Laos avec une prĂ©cision affolante : nem thadeua, bĂĄnh cuốn, saucisse maison et la lot
 Chaque bouchĂ©e ultra-condimentĂ©e est une vague qui claque et rĂ©veille. Jusqu'au 20 septembre prochain, Charlotte