

Listings and reviews (18)

Le Grand Rouge
Miroirs fumĂ©s, murs rouge théùtre, suspensions tchĂšques chinĂ©es et applique tube par Lou Hubert-Astruc⊠le dĂ©cor du Grand Rouge, façon osteria 70âs, ne cherche pas Ă passer inaperçu ! DerriĂšre ce nouveau repaire de quartier, deux profils qui savent recevoir : Guillaume Le Donche (l'hĂŽtel PrĂ©sent, Ă Arles) et Mohamed El Mouaffak (Ventrus Ă Paris), qui ont voulu un lieu Ă la fois intimiste et accueillant, oĂč Ă©tirer les soirĂ©es qu'importe le jour de la semaine. Le nom, lui, est un clin d'Ćil malicieux au Gant Rouge (1888), la toute premiĂšre piĂšce d'Edmond Rostand â l'enfant de Marseille qui donne son nom Ă la rue du resto â, un four Ă l'Ă©poque, soigneusement enterrĂ© par la critique et par l'auteur lui-mĂȘme.
En cuisine, Alexandre Gilles, passĂ© par le Chardon (Arles) et le Livingston (Marseille), mĂšne la danse avec un vrai sens du produit en bandouliĂšre : viande de la Boucherie LM, poisson de ligne, lĂ©gumes sourcĂ©s, pain artisanal⊠Ce midi-lĂ , le tartare de maigre Ă l'huile de figue remet d'aplomb une tablĂ©e assommĂ©e par la chaleur, avant l'Ă©chine de cochon passĂ©e par la braise, escortĂ© de son « jus Ă manger » piquĂ© d'anchois, citron et cĂąpres et dâune coupelle de frites au vinaigre et parmesan. Câest fort. Avant de conclure avec une coupe de glace façon sundae, combava et nectarine. CĂŽtĂ© verres, le bar ne fait pas de figuration : margarita pimentĂ©e Ă l'habanero, dirty mezcalini saumurĂ© aux guindillas, espresso martini revu vodka-amaretto-cacao-fleur de selâŠ
Sous les parasols, c'e

Bistrot n°2
Six hußtres, un verre de blanc, et il vous reste de la monnaie sur un billet de 10 : voilà le nouveau rituel des Cinq-Avenues, à pratiquer sous le soleil dÚs l'heure de l'apéro. Il s'officie au Bistrot n°2, sobrement baptisé d'aprÚs son adresse : le 2 de l'avenue du Maréchal-Foch, ancienne demeure de la Maison Calambo, mythique poissonnerie marseillaise partie pour le 9e.
Le repreneur, Brieuc Lelieur, passĂ© par Papa Fredo et Tripletta, s'est bien gardĂ© de brusquer les habituĂ©s : le cap marin ne bouge pas, il s'Ă©largit. Avec le chef Antoine Bourgarel aux fourneaux, lâancien banc d'Ă©cailler devient une vraie table. Les huĂźtres arrivent de Cancale, d'Isigny ou de Camargue (oui, le delta Ă©lĂšve dĂ©sormais des huĂźtres, et des belles), les bulots cĂŽtoient un os Ă moelle en intrus terrien assumĂ©, et l'on enchaĂźne sur des pĂątes aux palourdes, des crustacĂ©s pain-beurre ou des encornets Ă la tomate.Â
à midi, l'ardoise entrée-plat à 22 ⏠balance entre entrées vivifiantes (dorade en gravlax, crevettes snackées au chimichurri, gaspacho) et classiques au cordeau (moules mariniÚres, lieu noir poché). Une aubaine dans une ville qui vit un paradoxe considérable : le marché aux poissons s'installe chaque matin sur le Vieux-Port, mais les restos de poiscaille se comptent sur les doigts d'une main ! L'addition ne fait pas boire la tasse, et le quartier a déjà repris ses habitudes au comptoir. La bonne mer veille toujours sur Marseille !
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymemen

CĂ PhĂȘ ÄĂĄ
On l'avait connue cheffe rĂ©sidente au Livingston ; revoici Anh Dao Nguyen derriĂšre son propre comptoir Ă sandwichs. Pas n'importe lesquels : les banh mi, nĂ©s dans les rues de SaĂŻgon d'une baguette hĂ©ritĂ©e de la France et devenus l'un des casse-croĂ»te les plus dĂ©vorĂ©s de la planĂšte. Ici, ni jambon sous vide ni beurre industriel mais trois recettes (porc, poulet et tofu) oĂč la cheffe fait tout elle-mĂȘme, du pickle de carottes au porc marinĂ© dans les rĂšgles en passant par le pa-tĂȘ. Notre prĂ©fĂ©rĂ© : le bĂĄnh mĂŹ phá» gĂ , poulet (halal) pochĂ© dans un bouillon pho maison, qui rĂ©ussit l'exploit d'une volaille juteuse et parfumĂ©e lĂ oĂč l'effilochĂ© vire parfois au sec. Comptez 9,50 ⏠pour cette merveille avec supplĂ©ment charcut'.
Aux cĂŽtĂ©s d'Ămile Duchemin (ex-chef pĂątissier de La Mercerie), Anh Dao Nguyen tient la baraque Ă mi-chemin du Vieux-Port et du MuCEM. Ce midi-lĂ , ça se bouscule aux portillons de l'Ă©choppe, entre les gosiers venus se rincer d'un cĂ phĂȘ ÄĂĄ â le cafĂ© glacĂ© vietnamien qui donne son nom au lieu â et les estomacs affamĂ©s de banh mi bien garnis. L'attente a du bon : elle laisse le temps de s'enticher du dĂ©cor de cette cantine de poche, des conserves de sauce huĂźtre recyclĂ©es en pots de fleurs aux tabourets rouges iconiques des trottoirs vietnamiens, en passant par les filtres Ă cafĂ© en inox alignĂ©s sur l'Ă©tagĂšre. Quant Ă l'accueil, il est aussi chaleureux que la tauliĂšre.
La carte, elle, refuse la routine et tourne au fil des saisons : un mois, c'est un phỠgà à 6 ⏠le

Le Café de la Consigne
PosĂ© Ă quelques centaines de mĂštres du fort Saint-Jean sur la route du Mucem et fermĂ© depuis des annĂ©es, ce bĂątiment historique conçu au 18á” siĂšcle par lâingĂ©nieur Antoine Mazin avait fini par se faire oublier. Lâancienne consigne sanitaire, par laquelle devait transiter tout nouvel arrivant dĂ©barquant Ă Marseille, revit enfin, transformĂ©e en cafĂ© par Louis Rohrer et ses Ă©quipes des Deux Moulins et du Saint-Esprit. BordĂ© de transats avec vue sur Notre-Dame de la Garde, le CafĂ© de la Consigne propose de quoi sâen jeter un les pieds dans lâeau. Du petit-dĂ©jeuner Ă lâapĂ©ritif, le service est continu en journĂ©e avec quelques petits snacks Ă grignoter (houmous, sardines, tapenade, saucisson sec). Ce midi-lĂ , on se laisse tenter par un verre de vin orange, une burrata servie avec des tomates marinĂ©es et des artichauts Ă lâhuile. Sans possibilitĂ© de cuisiner sur place, le cafĂ© doit se contenter d'assemblages minute dans la cambuse. Câest donc plutĂŽt pour la possibilitĂ© dâapĂ©roter avec vue quâon reviendra dans ce coin de Marseille oĂč rien nâinvitait jusquâalors Ă la halte.
 Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Hako +
Au milieu des maisons basses, haut perchĂ© dans le quartier rĂ©sidentiel du Roucas Blanc, se trouve ce discret restaurant nippon pour 10 convives dans la confidence. Car, longtemps, les restaurateurs marseillais se sont passĂ© le mot : Hako+ Ă©tait une petite pĂ©pite quâil Ă©tait tentant de garder pour soi !Â
Du bois, une table commune et une vitrine rĂ©frigĂ©rĂ©e derriĂšre laquelle Fumio et AĂŻko Ishikawa proposent tempura, aubergines et poulet karaage afin de composer son bento, mais aussi un plat du jour (18âŹ) selon un semainier bien Ă©tabli : savoureux ramen (porc, miso ou lĂ©gumes) le vendredi ; ramen aux palourdes de Camargue le samedi et le reste du temps une spĂ©cialitĂ© des izakayas (poulet teriyaki, curryâŠ). Ă faire couler des vins nat' ou des sakĂ©s Ă lâardoise. Avant de redescendre au niveau de la mer, on fait grimper sa glycĂ©mie avec un dodu daifuku au sĂ©same noir. Attention pour les sushis, le plateau (26 p./55 âŹ) doit ĂȘtre commandĂ© 48 h Ă lâavance.
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Suffren
Rideau sur Les Trois Coups ! Ă la place, le duo Paul Vincent et Adrien Tran de Chaleur Tournant a mis Ă feu ce flamboyant Suffren. LâintĂ©rieur a Ă©tĂ© entiĂšrement retapĂ© dans les codes de lâĂ©poque (murs Ă vif, chaises Bruno Rey, nĂ©on qui serpente) par VĂ©ronique Vincent.
On retrouve Ă la carte une cuisine bistrotiĂšre tradi mais lustrĂ©e de modernitĂ© : onglet de bĆuf grillĂ© chapeautĂ© dâun pesto de persil, asperges blanches sous une sauce mousseline Ă lâail des ours, boudin maison, cordon bleu de cĂ©leri-rave, ganache choco-cacahuĂštes Ă lâhuile dâolive⊠à faire couler avec des cocktails bien secouĂ©s ou des vins plutĂŽt nature (mais pas que). Ă noter que le Suffren emporte tous les suffrages avec sa maousse terrasse sur le square Rostand.Â

Cornbread
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Certains classements de magazines internationaux l'ont décrite comme « la rue la plus internationale de la ville ». Et ce n'est pas Cornbread qui va démentir cette réputation. à la carte de ce restaurant tout en longueur, on trouve des spécialités soul food, typiques d'une cuisine afro-américaine aux influences caribéennes et jamaïcaines. D'entrée de jeu, le nom Cornbread est d'ailleurs un hommage à la préparation emblématique qu'est le pain de maïs, moelleux et à peine sucré.
Parmi les bangers au menu, on trouve l'indĂ©modable poulet frit, un dĂ©cadent chicken & waffles, un gĂ©nĂ©reux mac and cheese ou encore des frites de patates douces, dorĂ©es Ă souhait. Ramadan nights, football⊠Ilias, le taulier, ne manque pas une occasion pour faire vivre son lieu au rythme de l'actualitĂ©. Dans une ambiance dĂ©contractĂ©e, avec une playlist soul et jazz, le trentenaire a dĂšs le dĂ©but voulu faire de sa cabane une extension de l'assiette, « un lieu de vie oĂč la culture se mange et se vit ». Les portions gĂ©nĂ©reuses et les bonnes vibes de l'Ă©quipe nous font presque oublier que de

Khantok
Le Tout-Marseille en bruissait depuis des mois : Ely Tran mijotait enfin l'ouverture de son restaurant. Avec ses plats aux influences vietnamiennes, laotiennes et parfois thaïlandaises, la cheffe avait ébloui la scÚne marseillaise par ses pop-ups et résidences, ces derniers temps.
On va donc enfin pouvoir la retrouver Ă domicile, entre le Camas et la place SĂ©basto. Celle qui a longtemps officiĂ© en cheffe indĂ©pendante a choisi de poser ses bagages dans un vieux local marseillais, Ă l'angle de deux rues passantes. AprĂšs avoir tout dĂ©truit et remodelĂ© sur trois Ă©tages, la cuistote d'origine vietnamienne et laotienne est prĂȘte Ă accueillir dans un lieu Ă son image : chaleureux, haut en couleurs, gĂ©nĂ©reux.
Les mĂȘmes adjectifs peuvent ĂȘtre attribuĂ©s Ă sa cuisine. Moo krob (porc croustillant, sauce cacahuĂštes), feuilles la lot, laap de shiitakĂ©s et pleurotes ultra condimentĂ©s, nem thadeua (riz croustillant, coco rĂąpĂ© et curry rouge)⊠Tout se partage et s'engloutit facilement, accompagnĂ© d'une habile sĂ©lection de vins nature. On apprĂ©ciera la volontĂ© de la tauliĂšre de proposer un pif de la maison Ă prix doux (4 ⏠le verre, 16 ⏠le pichet).
Mention spĂ©ciale au toit-terrasse oĂč dĂźner haut perchĂ© et Ă l'ambiance en salle et en cuisine, preuve que toute l'Ă©quipe (Alexine, ChloĂ©, AlizĂ©e et Flora) est d'abord une bande de potes.

Bistrot Chave
DerriĂšre une façade sans chichis, le Bistrot Chave aligne les tables et les banquettes dans une familiĂšre ambiance de bistrot parisien. Ă la manĆuvre, un trio bien senti : Guillaume Maugain (auparavant croisĂ© chez Ă Moro), Robert Shipley (ex-Lighthaus Ă Londres) et Sarah Lhardit. RĂ©sultat ? Une cuisine française qui connaĂźt ses classiques mais nâa pas peur de les secouer lĂ©gĂšrement.
Ă lâardoise, ça envoie du lourd sans trop dâesbroufe : friture de lapin sauce gribiche, saucisse de lâAveyron, purĂ©e, jus de viande ou encore un cĂ©leri rĂ©moulade qui nous a immĂ©diatement rĂ©conciliĂ©s avec son homologue des cantines scolaires. Lisible et gĂ©nĂ©reuse, la carte fait la part belle aux cochonailles et autres belles piĂšces de viande, toujours escortĂ©es de produits de saison.
En levant la tĂȘte, on croise aux murs, dans de jolis cadres qui les mettent en valeur, des affiches des restaurants-copains. Autre signe de franche camaraderie : la grande table en bois Ă lâentrĂ©e du resto, toujours prĂȘte Ă accueillir sans rĂ©servation, y compris juste pour trinquer. Car ici, le vin nâest pas un accompagnement, câest une religion. Ă la cave, des centaines de bouteilles sĂ©lectionnĂ©es avec soin, avec un tropisme pour le naturel tout Ă fait assumĂ©, qui rappelle que Guillaume Maugain est passĂ© par Le Verre VolĂ© (Paris). Au Bistrot Chave, on vient autant pour la quille que pour lâassiette.

Zitoune
Ă lâheure oĂč leurs esthĂ©tiques sâhomogĂ©nĂ©isent vers des horizons toujours plus scandinaves et Brooklynesques, il Ă©tait temps de donner un coup de pied dans la fourmilliĂšre du kawa de spĂ©cialitĂ©. Mi-cafĂ© mi-cantine, Zitoune est lâune de ces adresses combinant carte de barista et plats regardant vers lâAfrique du Nord et le Proche-Orient.
Façon mouchoir de poche dans une rue Mazagran quâon ne fait habituellement que traverser, le lieu nous embarque dans une ambiance chaleureuse au souffle mĂ©diterranĂ©en. Au gouvernail de cet ancien atelier dâartiste enroulĂ© autour dâun escalier en colimaçon rouge, on trouve AhcĂšne Amrouz, GaĂ«lle Cornibert ainsi que la cheffe dâorigine iranienne Minou Sabahi. Ce midi-lĂ , la Marzocco ronronne doucement quand on nous sert notre assiette de spaghetti boulettes (plats entre 9âŹ50 et 13âŹ50). En dessert, le cookie zitoune, signature sucrĂ©e de la maison (3,50 âŹ), termine de nous cĂąliner le palais avec son chocolat blanc relevĂ© de morceaux dâolives noires.
Quand lâair est doux, le petit trottoir dâen face se pare de chaises dĂ©pareillĂ©es pour accueillir les mangeurs dĂ©bordant sur la rue. Chez Zitoune, le bonheur, simple, peut se trouver dans une tartine de Ifelfel, salade de poivrons totĂ©mique des cuisines amazigh et algĂ©rienne.

Le Saint Esprit
La rumeur dit que le pain de cette ancienne boulange a un jour rendu marteau quelques clients⊠Il nâen fallait pas plus pour que Louis Rohrer (ex-Ripaille) nomme sa table gastronomique Le Saint Esprit, comme un clin dâĆil Ă la vieille lĂ©gende locale.
DerriĂšre le comptoir, Ă une enjambĂ©e dâun grand frigo de poissons frais, est juchĂ© le jeune chef dâorigine chilienne Javier Meneses. Câest Ă cet ancien de (feu) FogĂłn, au Pays-Basque, que lâon doit des assiettes aussi iodĂ©es que racĂ©es. Aussi viviants que les plats, les vins naturels du resto vont de tannins soyeux Ă troubles argilo-calcaires.
Ce midi-lĂ , un crudo de mulet, cĂ©drat et piment nous ouvre lâappĂ©tit avec son aciditĂ© tout en maĂźtrise. En plat de rĂ©sistance, une Ă©chine de porc merveilleusement cuite nous dorlotte les papilles, escortĂ©e de sa purĂ©e de chou-fleur et pistache (entrĂ©e-plat ou plat-dessert Ă 28 âŹ, formule complĂšte 32 âŹ). Et pour nous envoyer tout droit vers la sieste sur le banc de lâĂ©glise, une divinitĂ© de mousse au chocolat et sa glace tagĂšte. On repart dans les escaliers du Panier bercĂ© dâune douce illusion, celle dâavoir un esprit sain dans un corps sain.

Localino Al Mare
Dans un espace entiĂšrement retapĂ©, lâĂ©quipe de Localino, dĂ©jĂ forte dâun resto dans le 6e arrondissement de la capitale, a larguĂ© les amarres et ouvert les stores sur Localino al Mare. On retrouve Ă Marseille la recette italienne qui a fait le succĂšs de lâaventure parisienne, mais avec le pied marin.
Ăa sent lâiode Ă plein nez dans ces assiettes dorlotantes et vivifiantes ! Par-dessus le long comptoir en marbre, une cuisine ouverte donne Ă voir le chef Cristian Stradaioli (ex du Cavalieri oĂč, avec son frĂšre Kevin, il a travaillĂ© aux cĂŽtĂ©s de lâĂ©toilĂ© Bruno Verjus) sâactiver au rythme dâune playlist de hits des annĂ©es 80 bien sentie, passant de la mantecatura des pastas Ă la danse du chalumeau dorant les ramequins de crĂšmes brĂ»lĂ©es.Â
AttablĂ©s au milieu dâun espace lumineux aux murs en pierre jouant la carte du faussement dĂ©fraĂźchi, on se laisse dĂ©payser par lâaccent italien qui sâinvite dans un service en salle menĂ© avec sourire et fluiditĂ© par Giulia Alesini. La carte est courte et va droit au but. Mortadelle di Palmieri pour se mettre en appĂ©tit, crudo de sĂ©riole pour se rafraĂźchir le palais, vitello tonnato de la maison comme un cĂąlin des papilles, paccheri sĂ©riole Ă la mĂ©diterranĂ©enne⊠Pour un vrai petit kif, le plat du jour Ă base de homard est un immanquable. Ce midi-lĂ , câĂ©tait linguine au homard bleu baignant dans un jus de tomates savamment corsĂ©. Ă lâarrivĂ©e, une note un peu plus salĂ©e quâĂ lâaccoutumĂ©e mais justifiĂ©e par ce beau voyage en mer. Â
Chez Time Out, tous