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Les meilleurs restaurants de Marseille

Les meilleurs restaurants de Marseille

DĂ©sirĂ©e pour sa lumiĂšre et son savant bordel, ses odeurs d’épices et de marĂ©es, de poisson grillĂ© et de viande rissolĂ©e, Marseille exerce un pouvoir d’attraction qu’une vie entiĂšre ne suffirait pas Ă  expliquer. De Vauban Ă  la corniche, du Panier Ă  Noailles, on la dĂ©vore Ă  chaque coin de rue sans mĂȘme attendre une quelconque faim, tant les ouvertures se succĂšdent depuis une dizaine d’annĂ©es – avec plus ou moins de succĂšs.  Au-delĂ  de la hype, certaines adresses se sont durablement inscrites dans le paysage, des lieux oĂč les Marseillais ont leur table, oĂč les touristes rĂ©servent parfois des semaines Ă  l’avance pour espĂ©rer saisir ne serait-ce qu’une lichette de ce que la ville a de plus vorace Ă  offrir. Gastronomique, italien, burger, Ă©cailler, bistrot, en terrasse, en salle ou les pieds dans l’eau, voici les meilleurs restaurants oĂč engloutir Marseille par le menu. 

Listings and reviews (10)

Villa Medjé

Villa Medjé

4 out of 5 stars
À un plouf de la rade, juchĂ©e sur les hauteurs de l’iconique corniche Kennedy, cette maison d’hĂŽtes de deux chambres, Ă  l’ñme rĂ©solument rĂ©tro, accueille aussi bien les voyageurs avertis que les Marseillais dĂ©sireux de jouer les touristes dans leur propre ville. Le sentiment de pĂ©nĂ©trer un club trĂšs privĂ© naĂźt dĂšs l’ascension de la traverse de la Baudille, et le mystĂšre s’épaissit Ă  la lecture de la plaque discrĂšte qui orne la porte d’entrĂ©e : MedjĂ©, un nom tirĂ© de lointains liens nord-africains. Le jardinet, articulĂ© autour d’un platane sculptural, a des allures de coulisse mĂ©diterranĂ©enne – on le verrait bien dans un film italien. LovĂ© dans la vĂ©gĂ©tation, un Ă©vier extĂ©rieur habillĂ© de carreaux verts et blancs ressemble Ă  un petit poste de campagne pour alimenter les apĂ©ros qui s’éternisent et les rĂ©coltes d’herbes fraĂźches. Plus loin, un bassin d’ornement, une douche extĂ©rieure, une grande table blanche en fil de mĂ©tal et des lampions de guinguette promettent de douces sorties de bain et de longues soirĂ©es au clair de lune Ă  refaire le monde. Passer la porte de cette bĂątisse du XXᔉ siĂšcle, c’est replonger dans une enfance provençale. Pour les minots des annĂ©es 80-90, tout ici a des airs de vacances chez grand-mĂšre, et chaque dĂ©tail dĂ©licieusement kitsch fait office de madeleine de Proust. PiĂšces monochromes dĂ©clinant les couleurs de l’arc-en-ciel, miroirs biseautĂ©s (dont un signĂ© Margaux Keller), tomettes, imprimĂ©s vichy, mobilier chinĂ© par PĂ©nĂ©lope Comet, hĂŽte des lieux,
Silk

Silk

4 out of 5 stars
L’hybridation ne connaĂźt plus de limites, et Silk en incarne une version particuliĂšrement dĂ©sirable. À quelques encablures du Vieux-Port, la terrasse qui prĂ©cĂšde la devanture vert menthe annonce un cafĂ© bien senti oĂč l’on s’hydrate d’un large Ă©ventail de cafĂ©s du torrĂ©facteur Tanat, de matcha, de chaĂŻ latte... Dedans, c’est un magasin de vĂȘtements qui nous attend, avec une sĂ©lection pointue de piĂšces vintage pour femme et pour homme, mĂ©ticuleusement chinĂ©es par la cofondatrice HĂ©lĂšne au grĂ© de vide-greniers inspirĂ©s et de ses Ă©popĂ©es transalpines. Chaque piĂšce, vĂȘtement ou accessoire, reflĂšte le goĂ»t exigeant et pluriel de la maĂźtresse des lieux, qui promet de dĂ©voiler de nouvelles trouvailles Ă  prix doux, un jour sur deux.RepĂ©rĂ©s au fond de la boutique : une robe bustier Moschino en jean surpiquĂ©, un sac baguette Fendi rose poudrĂ©, et une paire de talons dorĂ©s Ă  brides croisĂ©es signĂ©s Pierre Cardin, trĂŽnant sur une table basse rĂ©solument Space Age, Ă  l’image du reste du mobilier de la boutique, qui accueille aussi le dĂ©pĂŽt-vente du showroom vintage Eccho. DerniĂšre facette du lieu, derriĂšre le comptoir, ce jour-lĂ , Camille Rabet (remplacĂ©e depuis notre passage par ClĂ©mence Caillet) dĂ©voile une cuisine inspirĂ©e qui s’étire en brunch Ă  l’envi. Pour nous, ce sera une salade de courges rĂŽties au curry panang, escortĂ©e de mesclun, quinoa et brousse, le tout coiffĂ© de noix de cajou, de pickles de moutarde et nappĂ© d’une vinaigrette au tahini. Les amateurs de douceurs ne sont pas en
Îlot Central

Îlot Central

4 out of 5 stars
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, OphĂ©lie Caurant, ancienne pĂątissiĂšre passĂ©e chez Big Mamma, a imaginĂ© un lieu de confluence. S’y mĂȘlent tout ce qui la fascine : Ă©ditions de niche, arts visuels, objets de curiositĂ© et assiettes soigneusement dressĂ©es sur l’ülot central Ă©ponyme. Traiteur Ă  Paris puis Ă  Marseille, elle dĂ©roule rue Consolat un menu resserrĂ© et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il cĂ©lĂšbre le meilleur de la Provence, Ă  commencer par les lĂ©gumes, pour des assiettes instinctives et gorgĂ©es de soleil. Sa signature ? Une touche d’aciditĂ© inattendue, qui rend chaque saveur plus nette. Ce midi-lĂ , un veloutĂ© de courges relevĂ© de chipotle fumĂ© et parsemĂ© de noisettes pour le croquant prĂ©cĂ©dait un aĂŻoli vĂ©gĂ©tal. S’y enchevĂȘtrent des lĂ©gumes tantĂŽt rĂŽtis, tantĂŽt cuits vapeur, coiffĂ©s d’une dĂ©clinaison d’herbes fraĂźches signĂ©e Paysan Moderne. Une huile d’olive citronnĂ©e exalte une ganache de chocolat, saupoudrĂ©e de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde dĂ©jĂ  de revenir le samedi pour goĂ»ter Ă  la cuisine retour de marchĂ© ou, plus tĂŽt encore, pour partager une quille engagĂ©e – Les MaoĂč avant tout – ou une biĂšre vivante Soif du Vendangeur. À noter qu’il est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goĂ»t. Ils rappellent subtilement la crĂ©dence et le sol de la cuisine dessinĂ©s par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposĂ©es Ă  la vente, pour revivre l’expĂ©rience Ă  l’envi. Chez Time Out,
Îlot Central

Îlot Central

4 out of 5 stars
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, OphĂ©lie Caurant, ancienne pĂątissiĂšre passĂ©e chez Big Mamma, a imaginĂ© un lieu de confluence. S’y mĂȘlent tout ce qui la fascine : Ă©ditions de niche, arts visuels, objets de curiositĂ© et assiettes soigneusement dressĂ©es sur l’ülot central Ă©ponyme. Traiteur Ă  Paris puis Ă  Marseille, elle dĂ©roule rue Consolat un menu resserrĂ© et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il cĂ©lĂšbre le meilleur de la Provence, Ă  commencer par les lĂ©gumes, pour des assiettes instinctives et gorgĂ©es de soleil. Sa signature ? Une touche d’aciditĂ© inattendue, qui rend chaque saveur plus nette. Ce midi-lĂ , un veloutĂ© de courges relevĂ© de chipotle fumĂ© et parsemĂ© de noisettes pour le croquant prĂ©cĂ©dait un aĂŻoli vĂ©gĂ©tal. S’y enchevĂȘtrent des lĂ©gumes tantĂŽt rĂŽtis, tantĂŽt cuits vapeur, coiffĂ©s d’une dĂ©clinaison d’herbes fraĂźches signĂ©e Paysan Moderne. Une huile d’olive citronnĂ©e exalte une ganache de chocolat, saupoudrĂ©e de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde dĂ©jĂ  de revenir le samedi pour goĂ»ter Ă  la cuisine retour de marchĂ© ou, plus tĂŽt encore, pour partager une quille engagĂ©e – Les MaoĂč avant tout – ou une biĂšre vivante Soif du Vendangeur. À noter qu’il est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goĂ»t. Ils rappellent subtilement la crĂ©dence et le sol de la cuisine dessinĂ©s par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposĂ©es Ă  la vente, pour revivre l’expĂ©rience Ă  l’envi. Chez Time Out,
Le Consolat

Le Consolat

4 out of 5 stars
AprĂšs une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionnĂ© leurs savoir-faire et donnent Ă  voir dans le quartier Longchamp, une cuisine mĂ©tissĂ©e nouvelle gĂ©nĂ©ration. L’ADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal Ă  grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service – millimĂ©trĂ© et rincĂ© au sakĂ© bien sourcĂ© ou au vin nature par Juliette Authier, la sommeliĂšre – voit le binĂŽme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les Ă©motions. Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques Ă©vanescentes et charnues, lovĂ©es dans une triade de sauces bien senties, mĂȘlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodĂ©, le chou brĂ»lĂ© arrive nappĂ© d’une vinaigrette aux algues, d’une crĂšme de tofu et coiffĂ© de riz soufflĂ©. RĂ©confortĂ©s Ă©taient aussi les becs sucrĂ©s avec le pralin de graines de courge qui escortait la trĂšs en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, l’écrin zen boisĂ© et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Le Consolat

Le Consolat

4 out of 5 stars
AprĂšs une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionnĂ© leurs savoir-faire et donnent Ă  voir dans le quartier Longchamp, une cuisine mĂ©tissĂ©e nouvelle gĂ©nĂ©ration. L’ADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal Ă  grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service – millimĂ©trĂ© et rincĂ© au sakĂ© bien sourcĂ© ou au vin nature par Juliette Authier, la sommeliĂšre – voit le binĂŽme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les Ă©motions. Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques Ă©vanescentes et charnues, lovĂ©es dans une triade de sauces bien senties, mĂȘlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodĂ©, le chou brĂ»lĂ© arrive nappĂ© d’une vinaigrette aux algues, d’une crĂšme de tofu et coiffĂ© de riz soufflĂ©. RĂ©confortĂ©s Ă©taient aussi les becs sucrĂ©s avec le pralin de graines de courge qui escortait la trĂšs en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, l’écrin zen boisĂ© et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Amista

Amista

5 out of 5 stars
À Noailles, lovĂ© entre la quincaillerie bicentenaire Maison Empereur et l’épicerie fine de la charismatique Julia Sammut, l’hĂŽtel Maison Saint-Louis et son emblĂ©matique façade Ă  tĂȘte de lion cĂšdent la place Ă  Amista (« amitiĂ© » en patois local), nouvelle rĂ©fĂ©rence qui dĂ©cline l’hospitalitĂ© mĂ©ridionale dans une version rĂ©solument contemporaine et chaleureuse. Du lobby au restaurant en passant par chacune des 24 chambres – qui, contre toute attente, sont des bulles de calme dans l’iconique et trĂšs sonore rue d’Aubagne –, le dĂ©cor signĂ© par l’architecte d’intĂ©rieur DorothĂ©e Delaye joue subtilement avec l’esprit apothicaire et les accents solaires, pour une ambiance propice Ă  la convivialitĂ© et Ă  la douceur de vivre.DĂ©volu jetĂ© sans rĂ©serve sur les patĂšres griffĂ©s Diane Fekete qui recueillent avec Ă©lĂ©gance les vestes, les lampes Fanny Versace, sans oublier les textiles provençaux signĂ©s Ariane Dalle qui habillent tĂȘte de lit, rideaux et cache-sommier dans des harmonies chromatiques qui dĂ©ploient toute la palette du Midi. AprĂšs avoir testĂ© et approuvĂ© le petit-dej sobre mais redoutablement efficace, il nous tarde de revenir pour le brunch de Louison qui s’étire sur le cours Saint-Louis autour d’un cafĂ© filtre Tisserie et de partitions culinaires gĂ©nĂ©reuses qui mĂȘlent grands classiques internationaux Ă  la sauce phocĂ©enne et recettes plus disruptives Ă  l’instar d’un pain perdu, bacon figues et crĂšme crue. 
Acuda

Acuda

4 out of 5 stars
Sur la place aux Huiles, Acuda, nĂ©o-bistrot/cave Ă  vin projetĂ© par trois compĂšres de l’école hĂŽteliĂšre de NĂźmes (Marie Ceccaldi, Geoffrey Choukroun et Valentin Baciocchi), poursuit son aventure gourmande sous la houlette du chef Tristan Leydier. Dans ce dĂ©cor brut aux pierres apparentes et Ă  la convivialitĂ© dĂ©contractĂ©e, il signe une cuisine fusion hautement inspirĂ©e, audacieuse mais jamais trop tapageuse. A la carte ce jour-lĂ , les sardines Ă  l’huile et beurre salĂ© plantent le dĂ©cor : un clin d’Ɠil rĂ©gressif au snack marin relevĂ© par une pointe d’aciditĂ© envoĂ»tante. Puis viennent les ris de veau laquĂ©s au citron, mĂȘlĂ©s Ă  des Ɠufs de truite – mariage inattendu mais diaboliquement juste. En plat, la selle d’agneau fond sous le couteau, escortĂ©e d’un jus rĂ©duit et d’une harissa maĂźtrisĂ©e entre feu et douceur, avec lĂ©gumes vert glacĂ© et graines de moutarde Ă  la sauge pour la touche poĂ©tique.  Pour Ă©tancher la soif, 100 rĂ©fĂ©rences sont exposĂ©es sur la mezzanine pour des dĂ©couvertes enjouĂ©es Ă  prix doux. Une sĂ©lection pointue qui oscille entre conventionnels, Ă  l’instar d’un saint-joseph de la Maison Tardieu-Laurent, ou plus nature et gorgĂ© de soleil, comme La Nine de Charlotte et Jean-Baptiste Senat. On s’en dĂ©lecte au comptoir ou Ă  la table d’un dĂźner en bande : ici, le bon goĂ»t n’a rien de compassĂ©. Acuda confirme son statut d’adresse incontournable du quartier des Arcenaulx et de repaire de gourmets curieux ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par
Marius Bar

Marius Bar

4 out of 5 stars
Rendez-vous des familles du Panier depuis trois gĂ©nĂ©rations, le Marius, bistrot Ă  l’ñme purement marseillaise, a Ă©tĂ© rĂ©cemment investi par Hugo Jurado (cofondateur de la Dame Noir, l’ancien club culte du Trolley) pour lui donner une Ă©niĂšme vie.  Sur le comptoir en zinc ou sur la terrasse baignĂ©e de soleil, le pastaga coule toujours Ă  flots, comme la Suze et le Cristal Limiñana, mais depuis peu, Marius mitonne joyeusement. Dans une cuisine nichĂ©e de l’autre cĂŽtĂ© de leur voisin Moe, le chef biberonnĂ© Ă  l’huile d’olive Bastien Molina (ex-Santorin et la TĂȘte de Chou) sublime ce que la Provence et la MĂ©diterranĂ©e ont de meilleur Ă  offrir en y glissant subtilement des accents nippons. Ce midi-lĂ , l’ardoise (rĂ©inventĂ©e tous les trois jours) lançait les festivitĂ©s avec de dĂ©licates tagliatelles de courgettes, subtilement croquantes et coiffĂ©es de micro-pousses de petits pois sur un gaspacho rouge Ă©clatant, raclĂ© jusqu’à la derniĂšre cuillĂšre. S'ensuivait une salade CĂ©sar tout en efficacité : quelques tranches de poulet panko et une sauce Ă  se damner. De quoi donner envie d’y retourner pour picorer des assiettes Ă  partager  Ă  la nuit tombĂ©e ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Ciccino

Ciccino

4 out of 5 stars
D’abord un nom qui accroche, celui qu’on donne au bĂ©bĂ© repu. Puis surtout, une nouvelle promesse signĂ©e Sylvain Roucayrol (Tuba) rue Paradis. Ici, ni folklore ni caricature. Un Italien vivant et intemporel, comme une conversation de comptoir entre amis. À table – doublement napĂ©e le soir –, Ă©lĂ©gance et gĂ©nĂ©rositĂ© priment, pour mieux reflĂ©ter une cuisine qui embrasse toute la diversitĂ© de la Botte. Dans la cuisine ouverte et rythmĂ©e par le binĂŽme transalpin Omar Riolfo et Rebecca Buono, vous croiserez peut-ĂȘtre le vitello tonnato parfaitement balancĂ© – voyez-y le prĂ©lude rĂȘvĂ© pour amorcer ce pĂ©riple gourmand. Lors de notre passage, il affrontait le sautĂ© vongole, qui captive par sa fraĂźcheur iodĂ©e. Un dĂ©tour immanquable pour les amateurs de simplicitĂ© travaillĂ©e. On salue Ă©galement les maccheroni al ragĂč, rĂ©confort absolu dont la sauce, patiemment mijotĂ©e, enveloppe le palais avec la douceur d’un souvenir d’enfance, et les gnocchis burro e salvia, petits coussins nuageux nappĂ©s de beurre et sauge, Ă  la fois rustiques et raffinĂ©s, vĂ©ritable hommage au geste juste. Le tout bien sourcĂ© par l’incontournable Julia Sammut. Dans l’assiette comme dans le verre, la maison ne boude jamais son plaisir : le livre des vins donne Ă  lire 76 pages pour mille rĂ©fĂ©rences Ă  la cave, l’équipe est prĂ©parĂ©e et le service au cordeau dans un dĂ©cor qui rend hommage Ă  l’Italie et Ă  l’art de recevoir. Chez Ciccino, la scĂšne marseillaise trouve un nouveau terrain de jeu, et l’adresse s’impose dĂ©jĂ  comme