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Les meilleurs restaurants de Marseille

Les meilleurs restaurants de Marseille

DĂ©sirĂ©e pour sa lumiĂšre et son savant bordel, ses odeurs d’épices et de marĂ©es, de poisson grillĂ© et de viande rissolĂ©e, Marseille exerce un pouvoir d’attraction qu’une vie entiĂšre ne suffirait pas Ă  expliquer. De Vauban Ă  la corniche, du Panier Ă  Noailles, on la dĂ©vore Ă  chaque coin de rue sans mĂȘme attendre une quelconque faim, tant les ouvertures se succĂšdent depuis une dizaine d’annĂ©es – avec plus ou moins de succĂšs.  Au-delĂ  de la hype, certaines adresses se sont durablement inscrites dans le paysage, des lieux oĂč les Marseillais ont leur table, oĂč les touristes rĂ©servent parfois des semaines Ă  l’avance pour espĂ©rer saisir ne serait-ce qu’une lichette de ce que la ville a de plus vorace Ă  offrir. Gastronomique, italien, burger, Ă©cailler, bistrot, en terrasse, en salle ou les pieds dans l’eau, voici les meilleurs restaurants oĂč engloutir Marseille par le menu. 

Listings and reviews (12)

Silk Marseille - Coffee Shop & Vintage Clothes

Silk Marseille - Coffee Shop & Vintage Clothes

4 out of 5 stars
L’hybridation ne connaĂźt plus de limites, et Silk en incarne une version particuliĂšrement dĂ©sirable. À deux pas du Vieux-Port, une terrasse et une devanture vert menthe annoncent un cafĂ© oĂč l’on boit des breuvages issus des grains du torrĂ©facteur Tanat, ainsi que des matcha et des chaĂŻ latte, avant de filer cĂŽtĂ© boutique pour fouiller une sĂ©lection de piĂšces vintage. À l’intĂ©rieur, des vĂȘtements de seconde main pour femme et pour homme donc, chinĂ©s avec soin par la cofondatrice HĂ©lĂšne, entre vide-greniers et virĂ©es transalpines.VĂȘtements et accessoires traduisent son goĂ»t sĂ»r, avec de nouvelles trouvailles Ă  prix doux annoncĂ©es un jour sur deux. RepĂ©rĂ©s au fond de la boutique : une robe bustier Moschino en jean surpiquĂ©, un sac baguette Fendi rose poudrĂ© et une paire de talons dorĂ©s Ă  brides croisĂ©es signĂ©s Pierre Cardin. Le tout posĂ© sur une table basse Space Age, en Ă©cho au mobilier de la boutique, qui accueille aussi le dĂ©pĂŽt-vente du showroom vintage Eccho.DerniĂšre facette du lieu, derriĂšre le comptoir, ClĂ©mence Caillet propose une cuisine qui se dĂ©cline aussi en brunch. Pour nous, ce sera une salade de courges rĂŽties au curry panang, escortĂ©e de mesclun, quinoa et brousse, le tout coiffĂ© de noix de cajou, de pickles de moutarde et nappĂ© d’une vinaigrette au tahini. Pour finir, un carrot cake au glaçage cream cheese, cannelle et bleuet.
Le Provençal

Le Provençal

5 out of 5 stars
À l’aube de ses 75 ans, cette institution imaginĂ©e par Marius Marcel sur la presqu’üle de Giens, alors chef cuisinier du Lido, s'octroie une cure de jouvence patte Rodolphe Parente. Le renouveau s’opĂšre sous l’impulsion de Damien et Benjamin Piffet, petits-fils aussi dynamiques que leurs aĂŻeux, nourris depuis l’enfance Ă  l’art de recevoir. Aux cĂŽtĂ©s de leurs compagnes, Julie Liger et Lene Arentsen, Ă  qui l’adresse doit notamment un picking pointu d’Ɠuvres – des toiles de Johanna Solal Ă  la fresque XXL du trĂšs convoitĂ© Maximilien Pellet – ils insufflent un nouvel esprit sans renier l’ñme du lieu. PerchĂ© entre criques Ă©meraudes et village provençale, bi-goĂ»t pour prĂ©server Ă  la fois l’harmonie de Giens et l’uniformitĂ© visuelle d’un littoral bijou, ce pied-Ă -terre sĂ©duisait dĂ©jĂ  le tout-Paris Ă  la moitiĂ© du siĂšcle dernier, mais aussi les membres du jury et invitĂ©s du festival de la Mode de HyĂšres, ainsi que de la Design Parade organisĂ©e par la Villa Noailles depuis 1986. Aujourd’hui, sa rĂ©putation dĂ©passe largement les frontiĂšres. Et pour cause, il offre une parenthĂšse de quiĂ©tude sans pareil et Ă  n’importe quel urbain soucieux de rompre avec le tumulte sans faire le choix d’une hutte austĂšre.  Dans les 41 chambres de ce paradis cachĂ©, l’accueil se fait sur un fond de jazz enveloppant. Exit la TV : relĂ©guĂ©e aux oubliettes, elle cĂšde la vedette Ă  une baie vitrĂ©e d’au moins 98 pouces, que l’on prendrait volontiers pour un vidĂ©oprojecteur si la profondeur de champ n’était pas si ve
Villa Medjé

Villa Medjé

4 out of 5 stars
À un plouf de la rade, juchĂ©e sur les hauteurs de l’iconique corniche Kennedy, cette maison d’hĂŽtes de deux chambres, Ă  l’ñme rĂ©solument rĂ©tro, accueille aussi bien les voyageurs avertis que les Marseillais dĂ©sireux de jouer les touristes dans leur propre ville. Le sentiment de pĂ©nĂ©trer un club trĂšs privĂ© naĂźt dĂšs l’ascension de la traverse de la Baudille, et le mystĂšre s’épaissit Ă  la lecture de la plaque discrĂšte qui orne la porte d’entrĂ©e : MedjĂ©, un nom tirĂ© de lointains liens nord-africains. Le jardinet, articulĂ© autour d’un platane sculptural, a des allures de coulisse mĂ©diterranĂ©enne – on le verrait bien dans un film italien. LovĂ© dans la vĂ©gĂ©tation, un Ă©vier extĂ©rieur habillĂ© de carreaux verts et blancs ressemble Ă  un petit poste de campagne pour alimenter les apĂ©ros qui s’éternisent et les rĂ©coltes d’herbes fraĂźches. Plus loin, un bassin d’ornement, une douche extĂ©rieure, une grande table blanche en fil de mĂ©tal et des lampions de guinguette promettent de douces sorties de bain et de longues soirĂ©es au clair de lune Ă  refaire le monde. Passer la porte de cette bĂątisse du XXᔉ siĂšcle, c’est replonger dans une enfance provençale. Pour les minots des annĂ©es 80-90, tout ici a des airs de vacances chez grand-mĂšre, et chaque dĂ©tail dĂ©licieusement kitsch fait office de madeleine de Proust. PiĂšces monochromes dĂ©clinant les couleurs de l’arc-en-ciel, miroirs biseautĂ©s (dont un signĂ© Margaux Keller), tomettes, imprimĂ©s vichy, mobilier chinĂ© par PĂ©nĂ©lope Comet, hĂŽte des lieux,
Îlot Central

Îlot Central

4 out of 5 stars
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, OphĂ©lie Caurant, ancienne pĂątissiĂšre passĂ©e chez Big Mamma, a imaginĂ© un lieu de confluence. S’y mĂȘlent tout ce qui la fascine : Ă©ditions de niche, arts visuels, objets de curiositĂ© et assiettes soigneusement dressĂ©es sur l’ülot central Ă©ponyme. Traiteur Ă  Paris puis Ă  Marseille, elle dĂ©roule rue Consolat un menu resserrĂ© et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il cĂ©lĂšbre le meilleur de la Provence, Ă  commencer par les lĂ©gumes, pour des assiettes instinctives et gorgĂ©es de soleil. Sa signature ? Une touche d’aciditĂ© inattendue, qui rend chaque saveur plus nette. Ce midi-lĂ , un veloutĂ© de courges relevĂ© de chipotle fumĂ© et parsemĂ© de noisettes pour le croquant prĂ©cĂ©dait un aĂŻoli vĂ©gĂ©tal. S’y enchevĂȘtrent des lĂ©gumes tantĂŽt rĂŽtis, tantĂŽt cuits vapeur, coiffĂ©s d’une dĂ©clinaison d’herbes fraĂźches signĂ©e Paysan Moderne. Une huile d’olive citronnĂ©e exalte une ganache de chocolat, saupoudrĂ©e de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde dĂ©jĂ  de revenir le samedi pour goĂ»ter Ă  la cuisine retour de marchĂ© ou, plus tĂŽt encore, pour partager une quille engagĂ©e – Les MaoĂč avant tout – ou une biĂšre vivante Soif du Vendangeur. À noter qu’il est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goĂ»t. Ils rappellent subtilement la crĂ©dence et le sol de la cuisine dessinĂ©s par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposĂ©es Ă  la vente, pour revivre l’expĂ©rience Ă  l’envi. Chez Time Out,
Silk

Silk

4 out of 5 stars
L’hybridation ne connaĂźt plus de limites, et Silk en incarne une version particuliĂšrement dĂ©sirable. À quelques encablures du Vieux-Port, la terrasse qui prĂ©cĂšde la devanture vert menthe annonce un cafĂ© bien senti oĂč l’on s’hydrate d’un large Ă©ventail de cafĂ©s du torrĂ©facteur Tanat, de matcha, de chaĂŻ latte... Dedans, c’est un magasin de vĂȘtements qui nous attend, avec une sĂ©lection pointue de piĂšces vintage pour femme et pour homme, mĂ©ticuleusement chinĂ©es par la cofondatrice HĂ©lĂšne au grĂ© de vide-greniers inspirĂ©s et de ses Ă©popĂ©es transalpines. Chaque piĂšce, vĂȘtement ou accessoire, reflĂšte le goĂ»t exigeant et pluriel de la maĂźtresse des lieux, qui promet de dĂ©voiler de nouvelles trouvailles Ă  prix doux, un jour sur deux.RepĂ©rĂ©s au fond de la boutique : une robe bustier Moschino en jean surpiquĂ©, un sac baguette Fendi rose poudrĂ©, et une paire de talons dorĂ©s Ă  brides croisĂ©es signĂ©s Pierre Cardin, trĂŽnant sur une table basse rĂ©solument Space Age, Ă  l’image du reste du mobilier de la boutique, qui accueille aussi le dĂ©pĂŽt-vente du showroom vintage Eccho. DerniĂšre facette du lieu, derriĂšre le comptoir, ce jour-lĂ , Camille Rabet (remplacĂ©e depuis notre passage par ClĂ©mence Caillet) dĂ©voile une cuisine inspirĂ©e qui s’étire en brunch Ă  l’envi. Pour nous, ce sera une salade de courges rĂŽties au curry panang, escortĂ©e de mesclun, quinoa et brousse, le tout coiffĂ© de noix de cajou, de pickles de moutarde et nappĂ© d’une vinaigrette au tahini. Les amateurs de douceurs ne sont pas en
Îlot Central

Îlot Central

4 out of 5 stars
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, OphĂ©lie Caurant, ancienne pĂątissiĂšre passĂ©e chez Big Mamma, a imaginĂ© un lieu de confluence. S’y mĂȘlent tout ce qui la fascine : Ă©ditions de niche, arts visuels, objets de curiositĂ© et assiettes soigneusement dressĂ©es sur l’ülot central Ă©ponyme. Traiteur Ă  Paris puis Ă  Marseille, elle dĂ©roule rue Consolat un menu resserrĂ© et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il cĂ©lĂšbre le meilleur de la Provence, Ă  commencer par les lĂ©gumes, pour des assiettes instinctives et gorgĂ©es de soleil. Sa signature ? Une touche d’aciditĂ© inattendue, qui rend chaque saveur plus nette. Ce midi-lĂ , un veloutĂ© de courges relevĂ© de chipotle fumĂ© et parsemĂ© de noisettes pour le croquant prĂ©cĂ©dait un aĂŻoli vĂ©gĂ©tal. S’y enchevĂȘtrent des lĂ©gumes tantĂŽt rĂŽtis, tantĂŽt cuits vapeur, coiffĂ©s d’une dĂ©clinaison d’herbes fraĂźches signĂ©e Paysan Moderne. Une huile d’olive citronnĂ©e exalte une ganache de chocolat, saupoudrĂ©e de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde dĂ©jĂ  de revenir le samedi pour goĂ»ter Ă  la cuisine retour de marchĂ© ou, plus tĂŽt encore, pour partager une quille engagĂ©e – Les MaoĂč avant tout – ou une biĂšre vivante Soif du Vendangeur. À noter qu’il est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goĂ»t. Ils rappellent subtilement la crĂ©dence et le sol de la cuisine dessinĂ©s par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposĂ©es Ă  la vente, pour revivre l’expĂ©rience Ă  l’envi. Chez Time Out,
Le Consolat

Le Consolat

4 out of 5 stars
AprĂšs une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionnĂ© leurs savoir-faire et donnent Ă  voir dans le quartier Longchamp, une cuisine mĂ©tissĂ©e nouvelle gĂ©nĂ©ration. L’ADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal Ă  grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service – millimĂ©trĂ© et rincĂ© au sakĂ© bien sourcĂ© ou au vin nature par Juliette Authier, la sommeliĂšre – voit le binĂŽme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les Ă©motions. Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques Ă©vanescentes et charnues, lovĂ©es dans une triade de sauces bien senties, mĂȘlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodĂ©, le chou brĂ»lĂ© arrive nappĂ© d’une vinaigrette aux algues, d’une crĂšme de tofu et coiffĂ© de riz soufflĂ©. RĂ©confortĂ©s Ă©taient aussi les becs sucrĂ©s avec le pralin de graines de courge qui escortait la trĂšs en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, l’écrin zen boisĂ© et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Le Consolat

Le Consolat

4 out of 5 stars
AprĂšs une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionnĂ© leurs savoir-faire et donnent Ă  voir dans le quartier Longchamp, une cuisine mĂ©tissĂ©e nouvelle gĂ©nĂ©ration. L’ADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal Ă  grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service – millimĂ©trĂ© et rincĂ© au sakĂ© bien sourcĂ© ou au vin nature par Juliette Authier, la sommeliĂšre – voit le binĂŽme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les Ă©motions. Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques Ă©vanescentes et charnues, lovĂ©es dans une triade de sauces bien senties, mĂȘlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodĂ©, le chou brĂ»lĂ© arrive nappĂ© d’une vinaigrette aux algues, d’une crĂšme de tofu et coiffĂ© de riz soufflĂ©. RĂ©confortĂ©s Ă©taient aussi les becs sucrĂ©s avec le pralin de graines de courge qui escortait la trĂšs en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, l’écrin zen boisĂ© et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie. Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Amista

Amista

5 out of 5 stars
À Noailles, lovĂ© entre la quincaillerie bicentenaire Maison Empereur et l’épicerie fine de la charismatique Julia Sammut, l’hĂŽtel Maison Saint-Louis et son emblĂ©matique façade Ă  tĂȘte de lion cĂšdent la place Ă  Amista (« amitiĂ© » en patois local), nouvelle rĂ©fĂ©rence qui dĂ©cline l’hospitalitĂ© mĂ©ridionale dans une version rĂ©solument contemporaine et chaleureuse. Du lobby au restaurant en passant par chacune des 24 chambres – qui, contre toute attente, sont des bulles de calme dans l’iconique et trĂšs sonore rue d’Aubagne –, le dĂ©cor signĂ© par l’architecte d’intĂ©rieur DorothĂ©e Delaye joue subtilement avec l’esprit apothicaire et les accents solaires, pour une ambiance propice Ă  la convivialitĂ© et Ă  la douceur de vivre.DĂ©volu jetĂ© sans rĂ©serve sur les patĂšres griffĂ©s Diane Fekete qui recueillent avec Ă©lĂ©gance les vestes, les lampes Fanny Versace, sans oublier les textiles provençaux signĂ©s Ariane Dalle qui habillent tĂȘte de lit, rideaux et cache-sommier dans des harmonies chromatiques qui dĂ©ploient toute la palette du Midi. AprĂšs avoir testĂ© et approuvĂ© le petit-dej sobre mais redoutablement efficace, il nous tarde de revenir pour le brunch de Louison qui s’étire sur le cours Saint-Louis autour d’un cafĂ© filtre Tisserie et de partitions culinaires gĂ©nĂ©reuses qui mĂȘlent grands classiques internationaux Ă  la sauce phocĂ©enne et recettes plus disruptives Ă  l’instar d’un pain perdu, bacon figues et crĂšme crue. 
Acuda

Acuda

4 out of 5 stars
Sur la place aux Huiles, Acuda, nĂ©o-bistrot/cave Ă  vin projetĂ© par trois compĂšres de l’école hĂŽteliĂšre de NĂźmes (Marie Ceccaldi, Geoffrey Choukroun et Valentin Baciocchi), poursuit son aventure gourmande sous la houlette du chef Tristan Leydier. Dans ce dĂ©cor brut aux pierres apparentes et Ă  la convivialitĂ© dĂ©contractĂ©e, il signe une cuisine fusion hautement inspirĂ©e, audacieuse mais jamais trop tapageuse. A la carte ce jour-lĂ , les sardines Ă  l’huile et beurre salĂ© plantent le dĂ©cor : un clin d’Ɠil rĂ©gressif au snack marin relevĂ© par une pointe d’aciditĂ© envoĂ»tante. Puis viennent les ris de veau laquĂ©s au citron, mĂȘlĂ©s Ă  des Ɠufs de truite – mariage inattendu mais diaboliquement juste. En plat, la selle d’agneau fond sous le couteau, escortĂ©e d’un jus rĂ©duit et d’une harissa maĂźtrisĂ©e entre feu et douceur, avec lĂ©gumes vert glacĂ© et graines de moutarde Ă  la sauge pour la touche poĂ©tique.  Pour Ă©tancher la soif, 100 rĂ©fĂ©rences sont exposĂ©es sur la mezzanine pour des dĂ©couvertes enjouĂ©es Ă  prix doux. Une sĂ©lection pointue qui oscille entre conventionnels, Ă  l’instar d’un saint-joseph de la Maison Tardieu-Laurent, ou plus nature et gorgĂ© de soleil, comme La Nine de Charlotte et Jean-Baptiste Senat. On s’en dĂ©lecte au comptoir ou Ă  la table d’un dĂźner en bande : ici, le bon goĂ»t n’a rien de compassĂ©. Acuda confirme son statut d’adresse incontournable du quartier des Arcenaulx et de repaire de gourmets curieux ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par
Marius Bar

Marius Bar

4 out of 5 stars
Rendez-vous des familles du Panier depuis trois gĂ©nĂ©rations, le Marius, bistrot Ă  l’ñme purement marseillaise, a Ă©tĂ© rĂ©cemment investi par Hugo Jurado (cofondateur de la Dame Noir, l’ancien club culte du Trolley) pour lui donner une Ă©niĂšme vie.  Sur le comptoir en zinc ou sur la terrasse baignĂ©e de soleil, le pastaga coule toujours Ă  flots, comme la Suze et le Cristal Limiñana, mais depuis peu, Marius mitonne joyeusement. Dans une cuisine nichĂ©e de l’autre cĂŽtĂ© de leur voisin Moe, le chef biberonnĂ© Ă  l’huile d’olive Bastien Molina (ex-Santorin et la TĂȘte de Chou) sublime ce que la Provence et la MĂ©diterranĂ©e ont de meilleur Ă  offrir en y glissant subtilement des accents nippons. Ce midi-lĂ , l’ardoise (rĂ©inventĂ©e tous les trois jours) lançait les festivitĂ©s avec de dĂ©licates tagliatelles de courgettes, subtilement croquantes et coiffĂ©es de micro-pousses de petits pois sur un gaspacho rouge Ă©clatant, raclĂ© jusqu’à la derniĂšre cuillĂšre. S'ensuivait une salade CĂ©sar tout en efficacité : quelques tranches de poulet panko et une sauce Ă  se damner. De quoi donner envie d’y retourner pour picorer des assiettes Ă  partager  Ă  la nuit tombĂ©e ! Chez Time Out, tous les Ă©tablissements sont testĂ©s anonymement par nos journalistes, en payant l'addition Ă  chaque fois, comme n'importe quel client !
Ciccino

Ciccino

4 out of 5 stars
D’abord un nom qui accroche, celui qu’on donne au bĂ©bĂ© repu. Puis surtout, une nouvelle promesse signĂ©e Sylvain Roucayrol (Tuba) rue Paradis. Ici, ni folklore ni caricature. Un Italien vivant et intemporel, comme une conversation de comptoir entre amis. À table – doublement napĂ©e le soir –, Ă©lĂ©gance et gĂ©nĂ©rositĂ© priment, pour mieux reflĂ©ter une cuisine qui embrasse toute la diversitĂ© de la Botte. Dans la cuisine ouverte et rythmĂ©e par le binĂŽme transalpin Omar Riolfo et Rebecca Buono, vous croiserez peut-ĂȘtre le vitello tonnato parfaitement balancĂ© – voyez-y le prĂ©lude rĂȘvĂ© pour amorcer ce pĂ©riple gourmand. Lors de notre passage, il affrontait le sautĂ© vongole, qui captive par sa fraĂźcheur iodĂ©e. Un dĂ©tour immanquable pour les amateurs de simplicitĂ© travaillĂ©e. On salue Ă©galement les maccheroni al ragĂč, rĂ©confort absolu dont la sauce, patiemment mijotĂ©e, enveloppe le palais avec la douceur d’un souvenir d’enfance, et les gnocchis burro e salvia, petits coussins nuageux nappĂ©s de beurre et sauge, Ă  la fois rustiques et raffinĂ©s, vĂ©ritable hommage au geste juste. Le tout bien sourcĂ© par l’incontournable Julia Sammut. Dans l’assiette comme dans le verre, la maison ne boude jamais son plaisir : le livre des vins donne Ă  lire 76 pages pour mille rĂ©fĂ©rences Ă  la cave, l’équipe est prĂ©parĂ©e et le service au cordeau dans un dĂ©cor qui rend hommage Ă  l’Italie et Ă  l’art de recevoir. Chez Ciccino, la scĂšne marseillaise trouve un nouveau terrain de jeu, et l’adresse s’impose dĂ©jĂ  comme