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Luca Pronzato, fondateur de We Are Ona, ouvre sa premiĂšre adresse permanente Ă Arles
On lâa connu insaisissable. Avec We Are Ona, Luca Pronzato a fait de lâimpermanence une signature : des chef(fe)s en rĂ©sidence, des tables dressĂ©es dans des gares dĂ©saffectĂ©es, des dĂźners avec des artistes comme Carsten Höller. Le voilĂ aujourdâhui Ă la tĂȘte dâune adresse fixe : Casa Ideale, installĂ©e dans la Villa Bank, joyau des annĂ©es 1970 signĂ© Ămile Sala, Ă Arles. Une maison oĂč lâon dort dans un lit Jean ProuvĂ©, oĂč lâon croise Helmut Newton sur les murs et oĂč Gil Nogueira cuisine au feu. Trahison ou Ă©volution logique ? Luca Pronzato nous rĂ©pond.
© Laurent GiannesiniLuca Pronzato, fondateur de We Are Ona, ouvre sa premiÚre adresse permanente à Arles
Lâimpermanence comme signature, puis Casa Ideale. Vous trahissez lâADN de We Are Ona ou vous le prolongez ?
« Au contraire, Casa Ideale est le prolongement naturel de We Are Ona. Depuis le dĂ©but, nous imaginons des expĂ©riences qui rassemblent des communautĂ©s autour de la gastronomie, du design et de la crĂ©ation. LâĂ©phĂ©mĂšre fait toujours partie de notre ADN : les curations de chef(fe)s, les expositions et les dĂźners continueront Ă Ă©voluer. Mais ils sâinscrivent dĂ©sormais dans un lieu qui garde une mĂ©moire de tout ce qui sây passe. »
© L'ExploreurLuca Pronzato, fondateur de We Are Ona, ouvre sa premiÚre adresse permanente à Arles
Pourquoi Arles, la voisine plus sage de Marseille ?
« Arles possĂšde une Ă©nergie trĂšs particuliĂšre. Jâai eu la chance dây travailler il y a une dizaine dâannĂ©es, au Chardon, en tant que sommelier. Câ

Les meilleurs restaurants de Marseille
DĂ©sirĂ©e pour sa lumiĂšre et son savant bordel, ses odeurs dâĂ©pices et de marĂ©es, de poisson grillĂ© et de viande rissolĂ©e, Marseille exerce un pouvoir dâattraction quâune vie entiĂšre ne suffirait pas Ă expliquer. De Vauban Ă la corniche, du Panier Ă Noailles, on la dĂ©vore Ă chaque coin de rue sans mĂȘme attendre une quelconque faim, tant les ouvertures se succĂšdent depuis une dizaine dâannĂ©es â avec plus ou moins de succĂšs.Â
Au-delĂ de la hype, certaines adresses se sont durablement inscrites dans le paysage, des lieux oĂč les Marseillais ont leur table, oĂč les touristes rĂ©servent parfois des semaines Ă lâavance pour espĂ©rer saisir ne serait-ce quâune lichette de ce que la ville a de plus vorace Ă offrir. Gastronomique, italien, burger, Ă©cailler, bistrot, en terrasse, en salle ou les pieds dans lâeau, voici les meilleurs restaurants oĂč engloutir Marseille par le menu.Â
Listings and reviews (12)

Silk Marseille - Coffee Shop & Vintage Clothes
Lâhybridation ne connaĂźt plus de limites, et Silk en incarne une version particuliĂšrement dĂ©sirable. Ă deux pas du Vieux-Port, une terrasse et une devanture vert menthe annoncent un cafĂ© oĂč lâon boit des breuvages issus des grains du torrĂ©facteur Tanat, ainsi que des matcha et des chaĂŻ latte, avant de filer cĂŽtĂ© boutique pour fouiller une sĂ©lection de piĂšces vintage.
Ă lâintĂ©rieur, des vĂȘtements de seconde main pour femme et pour homme donc, chinĂ©s avec soin par la cofondatrice HĂ©lĂšne, entre vide-greniers et virĂ©es transalpines.VĂȘtements et accessoires traduisent son goĂ»t sĂ»r, avec de nouvelles trouvailles Ă prix doux annoncĂ©es un jour sur deux. RepĂ©rĂ©s au fond de la boutique : une robe bustier Moschino en jean surpiquĂ©, un sac baguette Fendi rose poudrĂ© et une paire de talons dorĂ©s Ă brides croisĂ©es signĂ©s Pierre Cardin. Le tout posĂ© sur une table basse Space Age, en Ă©cho au mobilier de la boutique, qui accueille aussi le dĂ©pĂŽt-vente du showroom vintage Eccho.DerniĂšre facette du lieu, derriĂšre le comptoir, ClĂ©mence Caillet propose une cuisine qui se dĂ©cline aussi en brunch. Pour nous, ce sera une salade de courges rĂŽties au curry panang, escortĂ©e de mesclun, quinoa et brousse, le tout coiffĂ© de noix de cajou, de pickles de moutarde et nappĂ© dâune vinaigrette au tahini. Pour finir, un carrot cake au glaçage cream cheese, cannelle et bleuet.

Le Provençal
Ă lâaube de ses 75 ans, cette institution imaginĂ©e par Marius Marcel sur la presquâĂźle de Giens, alors chef cuisinier du Lido, s'octroie une cure de jouvence patte Rodolphe Parente. Le renouveau sâopĂšre sous lâimpulsion de Damien et Benjamin Piffet, petits-fils aussi dynamiques que leurs aĂŻeux, nourris depuis lâenfance Ă lâart de recevoir. Aux cĂŽtĂ©s de leurs compagnes, Julie Liger et Lene Arentsen, Ă qui lâadresse doit notamment un picking pointu dâĆuvres â des toiles de Johanna Solal Ă la fresque XXL du trĂšs convoitĂ© Maximilien Pellet â ils insufflent un nouvel esprit sans renier lâĂąme du lieu.
PerchĂ© entre criques Ă©meraudes et village provençale, bi-goĂ»t pour prĂ©server Ă la fois lâharmonie de Giens et lâuniformitĂ© visuelle dâun littoral bijou, ce pied-Ă -terre sĂ©duisait dĂ©jĂ le tout-Paris Ă la moitiĂ© du siĂšcle dernier, mais aussi les membres du jury et invitĂ©s du festival de la Mode de HyĂšres, ainsi que de la Design Parade organisĂ©e par la Villa Noailles depuis 1986. Aujourdâhui, sa rĂ©putation dĂ©passe largement les frontiĂšres. Et pour cause, il offre une parenthĂšse de quiĂ©tude sans pareil et Ă nâimporte quel urbain soucieux de rompre avec le tumulte sans faire le choix dâune hutte austĂšre.Â
Dans les 41 chambres de ce paradis cachĂ©, lâaccueil se fait sur un fond de jazz enveloppant. Exit la TVâŻ: relĂ©guĂ©e aux oubliettes, elle cĂšde la vedette Ă une baie vitrĂ©e dâau moins 98 pouces, que lâon prendrait volontiers pour un vidĂ©oprojecteur si la profondeur de champ nâĂ©tait pas si ve

Villa Medjé
Ă un plouf de la rade, juchĂ©e sur les hauteurs de lâiconique corniche Kennedy, cette maison dâhĂŽtes de deux chambres, Ă lâĂąme rĂ©solument rĂ©tro, accueille aussi bien les voyageurs avertis que les Marseillais dĂ©sireux de jouer les touristes dans leur propre ville. Le sentiment de pĂ©nĂ©trer un club trĂšs privĂ© naĂźt dĂšs lâascension de la traverse de la Baudille, et le mystĂšre sâĂ©paissit Ă la lecture de la plaque discrĂšte qui orne la porte dâentrĂ©e : MedjĂ©, un nom tirĂ© de lointains liens nord-africains.
Le jardinet, articulĂ© autour dâun platane sculptural, a des allures de coulisse mĂ©diterranĂ©enne â on le verrait bien dans un film italien. LovĂ© dans la vĂ©gĂ©tation, un Ă©vier extĂ©rieur habillĂ© de carreaux verts et blancs ressemble Ă un petit poste de campagne pour alimenter les apĂ©ros qui sâĂ©ternisent et les rĂ©coltes dâherbes fraĂźches. Plus loin, un bassin dâornement, une douche extĂ©rieure, une grande table blanche en fil de mĂ©tal et des lampions de guinguette promettent de douces sorties de bain et de longues soirĂ©es au clair de lune Ă refaire le monde.
Passer la porte de cette bĂątisse du XXá” siĂšcle, câest replonger dans une enfance provençale. Pour les minots des annĂ©es 80-90, tout ici a des airs de vacances chez grand-mĂšre, et chaque dĂ©tail dĂ©licieusement kitsch fait office de madeleine de Proust. PiĂšces monochromes dĂ©clinant les couleurs de lâarc-en-ciel, miroirs biseautĂ©s (dont un signĂ© Margaux Keller), tomettes, imprimĂ©s vichy, mobilier chinĂ© par PĂ©nĂ©lope Comet, hĂŽte des lieux,

Silk
Lâhybridation ne connaĂźt plus de limites, et Silk en incarne une version particuliĂšrement dĂ©sirable. Ă quelques encablures du Vieux-Port, la terrasse qui prĂ©cĂšde la devanture vert menthe annonce un cafĂ© bien senti oĂč lâon sâhydrate dâun large Ă©ventail de cafĂ©s du torrĂ©facteur Tanat, de matcha, de chaĂŻ latte...
Dedans, câest un magasin de vĂȘtements qui nous attend, avec une sĂ©lection pointue de piĂšces vintage pour femme et pour homme, mĂ©ticuleusement chinĂ©es par la cofondatrice HĂ©lĂšne au grĂ© de vide-greniers inspirĂ©s et de ses Ă©popĂ©es transalpines. Chaque piĂšce, vĂȘtement ou accessoire, reflĂšte le goĂ»t exigeant et pluriel de la maĂźtresse des lieux, qui promet de dĂ©voiler de nouvelles trouvailles Ă prix doux, un jour sur deux.RepĂ©rĂ©s au fond de la boutique : une robe bustier Moschino en jean surpiquĂ©, un sac baguette Fendi rose poudrĂ©, et une paire de talons dorĂ©s Ă brides croisĂ©es signĂ©s Pierre Cardin, trĂŽnant sur une table basse rĂ©solument Space Age, Ă lâimage du reste du mobilier de la boutique, qui accueille aussi le dĂ©pĂŽt-vente du showroom vintage Eccho.
DerniĂšre facette du lieu, derriĂšre le comptoir, ce jour-lĂ , Camille Rabet (remplacĂ©e depuis notre passage par ClĂ©mence Caillet) dĂ©voile une cuisine inspirĂ©e qui sâĂ©tire en brunch Ă lâenvi. Pour nous, ce sera une salade de courges rĂŽties au curry panang, escortĂ©e de mesclun, quinoa et brousse, le tout coiffĂ© de noix de cajou, de pickles de moutarde et nappĂ© dâune vinaigrette au tahini. Les amateurs de douceurs ne sont pas en

Ălot Central
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, OphĂ©lie Caurant, ancienne pĂątissiĂšre passĂ©e chez Big Mamma, a imaginĂ© un lieu de confluence. Sây mĂȘlent tout ce qui la fascine : Ă©ditions de niche, arts visuels, objets de curiositĂ© et assiettes soigneusement dressĂ©es sur lâĂźlot central Ă©ponyme.
Traiteur Ă Paris puis Ă Marseille, elle dĂ©roule rue Consolat un menu resserrĂ© et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il cĂ©lĂšbre le meilleur de la Provence, Ă commencer par les lĂ©gumes, pour des assiettes instinctives et gorgĂ©es de soleil. Sa signature ? Une touche dâaciditĂ© inattendue, qui rend chaque saveur plus nette.
Ce midi-lĂ , un veloutĂ© de courges relevĂ© de chipotle fumĂ© et parsemĂ© de noisettes pour le croquant prĂ©cĂ©dait un aĂŻoli vĂ©gĂ©tal. Sây enchevĂȘtrent des lĂ©gumes tantĂŽt rĂŽtis, tantĂŽt cuits vapeur, coiffĂ©s dâune dĂ©clinaison dâherbes fraĂźches signĂ©e Paysan Moderne. Une huile dâolive citronnĂ©e exalte une ganache de chocolat, saupoudrĂ©e de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde dĂ©jĂ de revenir le samedi pour goĂ»ter Ă la cuisine retour de marchĂ© ou, plus tĂŽt encore, pour partager une quille engagĂ©e â Les MaoĂč avant tout â ou une biĂšre vivante Soif du Vendangeur.
Ă noter quâil est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goĂ»t. Ils rappellent subtilement la crĂ©dence et le sol de la cuisine dessinĂ©s par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposĂ©es Ă la vente, pour revivre lâexpĂ©rience Ă lâenvi.
Chez Time Out,

Ălot Central
Dans un ancien atelier de menuiserie du quartier Longchamp, OphĂ©lie Caurant, ancienne pĂątissiĂšre passĂ©e chez Big Mamma, a imaginĂ© un lieu de confluence. Sây mĂȘlent tout ce qui la fascine : Ă©ditions de niche, arts visuels, objets de curiositĂ© et assiettes soigneusement dressĂ©es sur lâĂźlot central Ă©ponyme.
Traiteur Ă Paris puis Ă Marseille, elle dĂ©roule rue Consolat un menu resserrĂ© et percutant, autour de cette oasis en inox grand format. Il cĂ©lĂšbre le meilleur de la Provence, Ă commencer par les lĂ©gumes, pour des assiettes instinctives et gorgĂ©es de soleil. Sa signature ? Une touche dâaciditĂ© inattendue, qui rend chaque saveur plus nette.
Ce midi-lĂ , un veloutĂ© de courges relevĂ© de chipotle fumĂ© et parsemĂ© de noisettes pour le croquant prĂ©cĂ©dait un aĂŻoli vĂ©gĂ©tal. Sây enchevĂȘtrent des lĂ©gumes tantĂŽt rĂŽtis, tantĂŽt cuits vapeur, coiffĂ©s dâune dĂ©clinaison dâherbes fraĂźches signĂ©e Paysan Moderne. Une huile dâolive citronnĂ©e exalte une ganache de chocolat, saupoudrĂ©e de sumac et de fleur de sel, en point final du repas. Il nous tarde dĂ©jĂ de revenir le samedi pour goĂ»ter Ă la cuisine retour de marchĂ© ou, plus tĂŽt encore, pour partager une quille engagĂ©e â Les MaoĂč avant tout â ou une biĂšre vivante Soif du Vendangeur.
Ă noter quâil est possible de repartir avec les couverts Sabre bi-goĂ»t. Ils rappellent subtilement la crĂ©dence et le sol de la cuisine dessinĂ©s par Color Studio. Les assiettes sont, elles aussi, proposĂ©es Ă la vente, pour revivre lâexpĂ©rience Ă lâenvi.
Chez Time Out,

Le Consolat
AprĂšs une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionnĂ© leurs savoir-faire et donnent Ă voir dans le quartier Longchamp, une cuisine mĂ©tissĂ©e nouvelle gĂ©nĂ©ration. LâADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal Ă grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service â millimĂ©trĂ© et rincĂ© au sakĂ© bien sourcĂ© ou au vin nature par Juliette Authier, la sommeliĂšre â voit le binĂŽme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les Ă©motions.
Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques Ă©vanescentes et charnues, lovĂ©es dans une triade de sauces bien senties, mĂȘlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodĂ©, le chou brĂ»lĂ© arrive nappĂ© dâune vinaigrette aux algues, dâune crĂšme de tofu et coiffĂ© de riz soufflĂ©.
RĂ©confortĂ©s Ă©taient aussi les becs sucrĂ©s avec le pralin de graines de courge qui escortait la trĂšs en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, lâĂ©crin zen boisĂ© et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie.
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Le Consolat
AprĂšs une rencontre chez Double Dragon, les cheffes Mina Kande et Wen Wen ont fusionnĂ© leurs savoir-faire et donnent Ă voir dans le quartier Longchamp, une cuisine mĂ©tissĂ©e nouvelle gĂ©nĂ©ration. LâADN de ce quatre-mains ? La sublimation du terroir provençal Ă grands coups de techniques et de condiments panasiatiques.Comme le veut la coutume asiatique, chaque service â millimĂ©trĂ© et rincĂ© au sakĂ© bien sourcĂ© ou au vin nature par Juliette Authier, la sommeliĂšre â voit le binĂŽme en cuisine jouer la carte de la table bien garnie, pour le plus grand bonheur des convives qui refusent de choisir entre les Ă©motions.
Pour nous, ce sera papillonnage entre tempura de potimarron, carpaccio de Saint-Jacques et, surtout, ces coques Ă©vanescentes et charnues, lovĂ©es dans une triade de sauces bien senties, mĂȘlant piments confits, citronnelle et agrumes. Tout aussi iodĂ©, le chou brĂ»lĂ© arrive nappĂ© dâune vinaigrette aux algues, dâune crĂšme de tofu et coiffĂ© de riz soufflĂ©.
RĂ©confortĂ©s Ă©taient aussi les becs sucrĂ©s avec le pralin de graines de courge qui escortait la trĂšs en vue tarta de queso. Pour les yeux et les oreilles aussi, lâĂ©crin zen boisĂ© et les playlists voyageuses promettent une consolation garantie.
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Amista
Ă Noailles, lovĂ© entre la quincaillerie bicentenaire Maison Empereur et lâĂ©picerie fine de la charismatique Julia Sammut, lâhĂŽtel Maison Saint-Louis et son emblĂ©matique façade Ă tĂȘte de lion cĂšdent la place Ă Amista (« amitiĂ© » en patois local), nouvelle rĂ©fĂ©rence qui dĂ©cline lâhospitalitĂ© mĂ©ridionale dans une version rĂ©solument contemporaine et chaleureuse. Du lobby au restaurant en passant par chacune des 24 chambres â qui, contre toute attente, sont des bulles de calme dans lâiconique et trĂšs sonore rue dâAubagne â, le dĂ©cor signĂ© par lâarchitecte dâintĂ©rieur DorothĂ©e Delaye joue subtilement avec lâesprit apothicaire et les accents solaires, pour une ambiance propice Ă la convivialitĂ© et Ă la douceur de vivre.DĂ©volu jetĂ© sans rĂ©serve sur les patĂšres griffĂ©s Diane Fekete qui recueillent avec Ă©lĂ©gance les vestes, les lampes Fanny Versace, sans oublier les textiles provençaux signĂ©s Ariane Dalle qui habillent tĂȘte de lit, rideaux et cache-sommier dans des harmonies chromatiques qui dĂ©ploient toute la palette du Midi. AprĂšs avoir testĂ© et approuvĂ© le petit-dej sobre mais redoutablement efficace, il nous tarde de revenir pour le brunch de Louison qui sâĂ©tire sur le cours Saint-Louis autour dâun cafĂ© filtre Tisserie et de partitions culinaires gĂ©nĂ©reuses qui mĂȘlent grands classiques internationaux Ă la sauce phocĂ©enne et recettes plus disruptives Ă lâinstar dâun pain perdu, bacon figues et crĂšme crue.Â

Acuda
Sur la place aux Huiles, Acuda, nĂ©o-bistrot/cave Ă vin projetĂ© par trois compĂšres de lâĂ©cole hĂŽteliĂšre de NĂźmes (Marie Ceccaldi, Geoffrey Choukroun et Valentin Baciocchi), poursuit son aventure gourmande sous la houlette du chef Tristan Leydier. Dans ce dĂ©cor brut aux pierres apparentes et Ă la convivialitĂ© dĂ©contractĂ©e, il signe une cuisine fusion hautement inspirĂ©e, audacieuse mais jamais trop tapageuse.
A la carte ce jour-lĂ , les sardines Ă lâhuile et beurre salĂ© plantent le dĂ©cor : un clin dâĆil rĂ©gressif au snack marin relevĂ© par une pointe dâaciditĂ© envoĂ»tante. Puis viennent les ris de veau laquĂ©s au citron, mĂȘlĂ©s Ă des Ćufs de truite â mariage inattendu mais diaboliquement juste. En plat, la selle dâagneau fond sous le couteau, escortĂ©e dâun jus rĂ©duit et dâune harissa maĂźtrisĂ©e entre feu et douceur, avec lĂ©gumes vert glacĂ© et graines de moutarde Ă la sauge pour la touche poĂ©tique.Â
Pour Ă©tancher la soif, 100 rĂ©fĂ©rences sont exposĂ©es sur la mezzanine pour des dĂ©couvertes enjouĂ©es Ă prix doux. Une sĂ©lection pointue qui oscille entre conventionnels, Ă lâinstar dâun saint-joseph de la Maison Tardieu-Laurent, ou plus nature et gorgĂ© de soleil, comme La Nine de Charlotte et Jean-Baptiste Senat. On sâen dĂ©lecte au comptoir ou Ă la table dâun dĂźner en bande : ici, le bon goĂ»t nâa rien de compassĂ©.
Acuda confirme son statut dâadresse incontournable du quartier des Arcenaulx et de repaire de gourmets curieux !
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par

Marius Bar
Rendez-vous des familles du Panier depuis trois gĂ©nĂ©rations, le Marius, bistrot Ă lâĂąme purement marseillaise, a Ă©tĂ© rĂ©cemment investi par Hugo Jurado (cofondateur de la Dame Noir, lâancien club culte du Trolley) pour lui donner une Ă©niĂšme vie.Â
Sur le comptoir en zinc ou sur la terrasse baignĂ©e de soleil, le pastaga coule toujours Ă flots, comme la Suze et le Cristal Limiñana, mais depuis peu, Marius mitonne joyeusement. Dans une cuisine nichĂ©e de lâautre cĂŽtĂ© de leur voisin Moe, le chef biberonnĂ© Ă lâhuile dâolive Bastien Molina (ex-Santorin et la TĂȘte de Chou) sublime ce que la Provence et la MĂ©diterranĂ©e ont de meilleur Ă offrir en y glissant subtilement des accents nippons.
Ce midi-lĂ , lâardoise (rĂ©inventĂ©e tous les trois jours) lançait les festivitĂ©s avec de dĂ©licates tagliatelles de courgettes, subtilement croquantes et coiffĂ©es de micro-pousses de petits pois sur un gaspacho rouge Ă©clatant, raclĂ© jusquâĂ la derniĂšre cuillĂšre. S'ensuivait une salade CĂ©sar tout en efficacitĂ©âŻ: quelques tranches de poulet panko et une sauce Ă se damner. De quoi donner envie dây retourner pour picorer des assiettes Ă partager⯠à la nuit tombĂ©e !
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !

Ciccino
Dâabord un nom qui accroche, celui quâon donne au bĂ©bĂ© repu. Puis surtout, une nouvelle promesse signĂ©e Sylvain Roucayrol (Tuba) rue Paradis. Ici, ni folklore ni caricature. Un Italien vivant et intemporel, comme une conversation de comptoir entre amis. Ă table â doublement napĂ©e le soir â, Ă©lĂ©gance et gĂ©nĂ©rositĂ© priment, pour mieux reflĂ©ter une cuisine qui embrasse toute la diversitĂ© de la Botte.
Dans la cuisine ouverte et rythmĂ©e par le binĂŽme transalpin Omar Riolfo et Rebecca Buono, vous croiserez peut-ĂȘtre le vitello tonnato parfaitement balancĂ© â voyez-y le prĂ©lude rĂȘvĂ© pour amorcer ce pĂ©riple gourmand. Lors de notre passage, il affrontait le sautĂ© vongole, qui captive par sa fraĂźcheur iodĂ©e. Un dĂ©tour immanquable pour les amateurs de simplicitĂ© travaillĂ©e. On salue Ă©galement les maccheroni al ragĂč, rĂ©confort absolu dont la sauce, patiemment mijotĂ©e, enveloppe le palais avec la douceur dâun souvenir dâenfance, et les gnocchis burro e salvia, petits coussins nuageux nappĂ©s de beurre et sauge, Ă la fois rustiques et raffinĂ©s, vĂ©ritable hommage au geste juste. Le tout bien sourcĂ© par lâincontournable Julia Sammut.
Dans lâassiette comme dans le verre, la maison ne boude jamais son plaisir : le livre des vins donne Ă lire 76 pages pour mille rĂ©fĂ©rences Ă la cave, lâĂ©quipe est prĂ©parĂ©e et le service au cordeau dans un dĂ©cor qui rend hommage Ă lâItalie et Ă lâart de recevoir. Chez Ciccino, la scĂšne marseillaise trouve un nouveau terrain de jeu, et lâadresse sâimpose dĂ©jĂ comme