Chloé Sarraméa

Chloé Sarraméa

Articles (2)

Matière Noire, le studio derrière les scéno les plus folles de la PFW

Matière Noire, le studio derrière les scéno les plus folles de la PFW

Début février, Pharrell Williams et le compositeur de musique contemporaine Pascal Dusapin ont présenté un opéra à la Fondation Louis Vuitton. Crédité en tant que scénographe, light designer et costumier, l’artiste et producteur américain était accompagné dans la conception de cette œuvre monumentale par un discret studio de création que tout Paris s’arrache : Matière Noire. Fondée en 2019 par Pierre Dagba et Felix Ward, qui se rencontrent dans le monde de la nuit et des raves, l’entité créative commence par imaginer les atmosphères qui entourent les œuvres d’amis (les artistes Emma DJ et Pol Taburet), mais également les installations lumière permanentes de certains clubs de la capitale, comme le Sacré et Carbone (désormais Essaim). Pol Taburet, “Not All Travellers Walk Roads - Of Humanity as Practice", 36th Sao Paulo Biennale © Gui Gomes Architectes et designers, le tandem travaille autant le concept que sa réalisation, décrivant son approche comme du « design atmosphérique » qui façonne des éléments du réel (équipements techniques, éléments structurels, matériaux…) pour en modifier la perception. Les plans de feu deviennent des installations artistiques, et les sens sont altérés afin de bouleverser l’expérience cognitive. Rencontre. Vous intervenez à la fois sur la scénographie, l’architecture, le design et la lumière pour des évènements ou des lieux culturels. Comment décririez-vous votre style et votre travail ? Pierre Dagba : « Nous livrons souvent des concepts clé en
5 Parisien(ne)s qui signent les partitions de la Fashion Week

5 Parisien(ne)s qui signent les partitions de la Fashion Week

Iels sont DJs, compositeur.ices et curateur.ices. Leurs métiers sont de plus en plus scrutés et convoités dans une industrie de la mode en quête perpétuelle de réinvention, et une économie de la musique devenue dépendante de l’image. Possiblement menacés à l’ère de l’IA, leurs rôles de prescripteurs semblent néanmoins nécessaires : ils imaginent le son d’une marque, son empreinte musicale, ce qui la rend encore plus singulière – plaçant la mode aux avant-postes de l’influence culturelle. Alors que la collaboration entre la mode et la musique est l’une des rencontres artistiques les plus significatives de l’époque contemporaine, Time Out a sélectionné cinq personnalités à qui l’on doit les partitions de la Fashion Week.  Crystallmess  “La femme de la culture de France, c’est elle !”, résume fièrement son ami, le DJ parisien Broodoo Ramses, dans le reportage Arte dédié à Crystallmess. Depuis la fin des années 2010, la mode a les yeux braqués sur celle qui fait le pont entre le rap de Memphis, la musique électronique anglaise expérimentale, l’art vidéo, le logobi et Frank Ocean. Elle est exposée à la Tate Modern ou à Lafayette Anticipations, invitée par Solange à mixer à Houston dans le cadre d’un cycle retraçant l’histoire de la musique électronique noire du Sud des États-Unis, programmée aux after parties les plus cool de la Fashion Week… “Et ne roule toujours pas en Rolls Royce !”, souligne-t-elle amusée. Éloignée de l’entertainment dans lequel les DJs doivent aujourd’hui exc