5 Parisien(ne)s qui signent les partitions de la Fashion Week
Iels sont DJs, compositeur.ices et curateur.ices. Leurs métiers sont de plus en plus scrutés et convoités dans une industrie de la mode en quête perpétuelle de réinvention, et une économie de la musique devenue dépendante de l’image. Possiblement menacés à l’ère de l’IA, leurs rôles de prescripteurs semblent néanmoins nécessaires : ils imaginent le son d’une marque, son empreinte musicale, ce qui la rend encore plus singulière – plaçant la mode aux avant-postes de l’influence culturelle. Alors que la collaboration entre la mode et la musique est l’une des rencontres artistiques les plus significatives de l’époque contemporaine, Time Out a sélectionné cinq personnalités à qui l’on doit les partitions de la Fashion Week.
Crystallmess
“La femme de la culture de France, c’est elle !”, résume fièrement son ami, le DJ parisien Broodoo Ramses, dans le reportage Arte dédié à Crystallmess. Depuis la fin des années 2010, la mode a les yeux braqués sur celle qui fait le pont entre le rap de Memphis, la musique électronique anglaise expérimentale, l’art vidéo, le logobi et Frank Ocean. Elle est exposée à la Tate Modern ou à Lafayette Anticipations, invitée par Solange à mixer à Houston dans le cadre d’un cycle retraçant l’histoire de la musique électronique noire du Sud des États-Unis, programmée aux after parties les plus cool de la Fashion Week… “Et ne roule toujours pas en Rolls Royce !”, souligne-t-elle amusée. Éloignée de l’entertainment dans lequel les DJs doivent aujourd’hui exc