

Articles (10)

à Paris, ces lieux qui ne misent (presque) que sur la pause déj ont-ils trouvé la bonne formule ?
Une pile de plateaux Ă compartiments en alu attend sagement dâĂȘtre garnie des plats de la formule dĂ©jeuner de ChloĂ© Charles. Ce vendredi, la cheffe-propriĂ©taire de ChloĂ©âs Cantine (Paris 11e) a prĂ©vu dây dresser, au choix, une salade dâasperges et de concombre ou des scones Ă lâail des ours accompagnĂ©s dâune crĂšme Ă lâoseille, puis un bun au poulet frit et des patates douces rĂŽties ou un chili sin carne et du riz, ainsi quâun morceau de camembert ou un crumble Ă la rhubarbe. Le tout pour 19,50 âŹ.Â
© Chloé Charles
Ils seront des dizaines de clients Ă profiter de ce dernier service de la semaine (11h45-14h30), assis autour des trois grandes tables qui composent sa coquette salle Ă manger en bois clair. Sur chacune, un broc Ă eau en verre, un pot Ă couverts et un petit bouquet de fleurs fraĂźches â maniĂšre pour la tauliĂšre de confĂ©rer un supplĂ©ment dâĂąme Ă sa cantine en self-service. « Je voulais proposer aux travailleurs du coin un endroit sympa oĂč bien manger en trente minutes », rĂ©sume ChloĂ© Charles, une restauratrice qui profite de ses soirĂ©es.
Dâautres restaurants ont aussi fait le choix de baisser le rideau le soir pour se concentrer sur le service du dĂ©jeuner, comme Dents de Loup (Paris 9e), Ssang Bong Lo (Paris 15e) ou Fine Fleur (Saint-Ouen). Autant dâadresses inaugurĂ©es entre lâĂ©tĂ© 2025 et la rentrĂ©e 2026, que Time Out Paris a nommĂ©es dans la catĂ©gorie meilleure pause dĂ©j lors des Food & Drink Awards 2026.Â
© Dents de Loup
Un contresens économique ?
Vu la conjonctur

Elles gagnent leur vie en transformant la nourriture en art, rencontre avec les food designeuses
Dans un petit contenant couleur charbon gisent des mĂ©gots de cigarette tachĂ©s de rouge Ă lĂšvres. Un banal cendrier, comme il trĂŽne sur toutes les terrasses de cafĂ© ? Il sâagit en fait dâune tarte au citron meringuĂ©e, un trompe-lâĆil créé par la designer culinaire Alina Prokopenko. Chevelure noire, tenue en cuir Ă lâavenant, lâUkrainienne doit beaucoup Ă ce dessert dont elle a fait sa signature en 2023. « Câest sans doute la crĂ©ation Ă laquelle on me ramĂšne le plus puisquâelle reflĂšte parfaitement mon univers, Ă la fois minimaliste et punk. »
© Marina Germain pour Time Out Paris
Ni vraiment cheffe, ni tout Ă fait artiste, elle se considĂšre Ă la croisĂ©e de ces deux mĂ©tiers. « Le food design est une profession assez difficile Ă dĂ©finir. Jâinterviens autant sur le plan du stylisme culinaire que de la direction artistique, de lâimagination de scĂ©narios et de concepts culinaires, et Ă©videmment de la cuisine et de la pĂątisserie. »
© Marina Germain pour Time Out Paris
Comme Alina, elles sont une poignĂ©e de Parisiennes â dâorigine ou dâadoption â Ă mĂȘler art et alimentation au profit dâune esthĂ©tisation de la gastronomie de plus en plus vendeuse. En pratique, via leurs studios culinaires, ces traiteuses dâun nouveau genre partagent leur temps entre organisation dâĂ©vĂšnements privĂ©s pour des marques de prĂȘt-Ă -porter et de luxe et shootings et influence culinaires, majoritairement au profit de ces mĂȘmes acteurs. Une nouvelle maniĂšre de reprĂ©senter la nourriture qui sâest dĂ©mocratisĂ©e

Le Krousty peut-il détrÎner le kebab au sommet de la street food ?
Une plĂątrĂ©e de riz jasmin nappĂ©e de sauce blanche et aigre-douce, surmontĂ©e de poulet panĂ© et dâoignons frits. VoilĂ pour la recette du Krousty, ce plat calorique dâinspiration asiatique dressĂ© tantĂŽt dans des bols en carton, tantĂŽt dans des barquettes en polystyrĂšne. Si elle a trouvĂ© son public aux quatre coins de lâHexagone fin 2023, la bĂȘte est en fait nĂ©e il y a plus dâune dĂ©cennie, en 2012, dans la banlieue de Bordeaux.Â
© Antoine Besse
« Jâavais Ă peine 12 ans Ă lâĂ©poque », lance Ezzedine Zaier, directeur marketing et communication de Krousty SabaĂŻdi, lâentreprise Ă lâorigine de ce nĂ©o-casse-croĂ»te. Il poursuit : « Tout a commencĂ© Ă Lormont, dans le Sud-Ouest, oĂč Kader et Norasinh, deux amis dâenfance, se sont lancĂ©s dans un local de 9 m2. Le Krousty a trĂšs vite fait un carton localement, et moins de deux ans plus tard, il conquĂ©rait Bordeaux et ses alentours. »
© Antoine Besse
Le candidat parfait
En 2018, leur affaire prolifĂšre dans la rĂ©gion bordelaise avant dâĂȘtre dĂ©clinĂ©e en franchise trois ans plus tard. « Câest lĂ quâon a commencĂ© Ă ĂȘtre copiĂ©s partout en France », se souvient le directeur marketing de lâenseigne aux 23 restaurants dissĂ©minĂ©s Ă travers le pays, qui se rĂ©jouit du foisonnement de la concurrence : « Il nây a pas meilleure pub ! » Il faut dire que le Krousty coche beaucoup des cases attendues par les 15-25 ans, sa cible premiĂšre. « Croustillant Ă l'extĂ©rieur, fondant Ă l'intĂ©rieur⊠Tout dans le Krousty convoque les marqueurs de la bouffe rĂ©confort

Allan Fournier, le sommelier qui dansait la country
Ils sont deux lĂ -dedans. Il y a le sommelier Ă lunettes exigeant, incollable en vins nature, et le danseur champion du monde de country line, la danse des saloons amĂ©ricains, au concours World Dance Masters (2024 et 2025). On les retrouve autour dâun heukimja latte au CafĂ© Shin, oĂč Allan Fournier passe le plus clair de son temps. Entre ses deux passions, il nâa jamais voulu choisir. Et câest ainsi quâil a Ă©tĂ© surpris en train de danser dans sa tenue de sommelier â un calot de marin, un carrĂ© de soie et un tablier parĂ© dâune broche Schiaparelli â devant son restaurant, chez DĂ©viant, dans une vidĂ©o devenue virale.
© Louis Lepron pour Time Out Paris
Une icĂŽne en Ukraine
« En juillet dernier, Olga, une cliente ukrainienne, mâa filmĂ© alors que je mâentraĂźnais pour une compĂ©tition de danse sur le trottoir, avant le dĂ©but du service », se souvient Allan. « Elle a postĂ© la vidĂ©o sur le compte Instagram dâun mĂ©dia ukrainien (@maag_france) et en moins dâun mois, celle-ci a fait prĂšs de 2,5 millions de vues, principalement en Russie et en Ukraine oĂč, paraĂźt-il, je suis devenu une icĂŽne ! », sâĂ©tonne-t-il encore aujourdâhui.Â
© Louis Lepron pour Time Out Paris
© Louis Lepron pour Time Out Paris
Depuis, le sommelier-danseur a gagnĂ© prĂšs de 50 000 abonnĂ©s sur le rĂ©seau social. RĂ©cemment, il a mĂȘme Ă©tĂ© invitĂ© chez France Inter dans Nouvelle TĂȘte, la chronique de DaphnĂ© BĂŒrki. De quoi retourner le garçon originaire de Frise, village de 150 habitants dans la Somme, oĂč ses parents tienne

Ă Paris, lâappĂ©tit pour les « Food running clubs » se confirme
Bouger, puis manger, câest le slogan des « Food running clubs » qui essaiment Ă Paris depuis 2024. « On court tous ensemble avant de manger tous ensemble. Câest la maniĂšre la plus conviviale qui soit de faire du sport ! », rĂ©sume LĂ©a, habituĂ©e de ces Ă©vĂ©nements rassemblant des gens entre 25 et 30 ans qui se sont souvent mis au running sur le tard. Ce public qui demande Ă conjuguer effort, gourmandise et sociabilitĂ© a dĂ©sormais lâembarras du choix : Cookie Run Club, Fasta Pasta Club, Pattes PressĂ©es Running Club⊠Le concept est le mĂȘme, seul le menu change.Â
De leur cĂŽtĂ©, ThĂ©o Chaudet, 28 ans, et ThĂ©o Delahaye, 29 ans, Ă lâorigine du Food Runners Club, ne se cantonnent pas Ă une niche culinaire. Parmi les premiers Ă avoir lancĂ© la tendance Ă Paris, les ThĂ©o mangent Ă tous les rĂąteliers : cookie de la boulangerie vĂ©gĂ©tale Land & Monkeys, sandwich italien de chez Orto, bagel du nouveau coffee shop Munch, raclette au Bar Ă Fromage⊠Autant dâĂ©tablissements ravis dâoffrir aux runners des produits en lâĂ©change dâun Reel ou dâune story sur le compte Instagram du club, suivi par quelque 50 000 abonnĂ©s.
© Flora Métayer
Un run, pas une course
PensĂ© sous forme associative et selon un principe de gratuitĂ©, le projet de ThĂ©o Chaudet et ThĂ©o Delahaye a vite rencontrĂ© son audience. « On a fixĂ© la jauge Ă 100 coureurs par sortie et il nous arrive rĂ©guliĂšrement dâen inscrire le double voire le triple sur liste dâattente », assure ThĂ©o avec un D. Directeur de son agence dâinfluence, il est de

à Paris, la « coffee-shopisation » monte en graine
On croyait le petit noir avalĂ© au comptoir indĂ©boulonnable dans le cĆur des Français. Les quinze derniĂšres annĂ©es nous ont prouvĂ© le contraire. Plus esthĂ©tiques, plus qualitatives et gĂ©nĂ©ralement plus gourmandes, les boissons dĂ©bitĂ©es par les nĂ©o-cafĂ©s concurrencent de plus en plus sĂ©rieusement les bistrots Ă lâancienne. DâaprĂšs les chiffres de lâassociation Collectif CafĂ©, le nombre de coffee shops installĂ©s dans lâHexagone aurait bondi de 74 % depuis 2010. Ă Paris, ils sâappellent Noir, Simple, Partisan ou Copains. Font leur miel dâune offre liquide Ă rallonge et dâen-cas Ă dominante sucrĂ©e. Attirent une clientĂšle jeune et argentĂ©e â en mesure, en tout cas, de dĂ©bourser plus de 5 euros pour un breuvage lactĂ©.
© Jenia Filatova
Une « uniformisation esthétique »
ImportĂ© des Etats-Unis, dâAustralie ou de Scandinavie, le phĂ©nomĂšne nâest pas nouveau, mais il sâest mis Ă monter en graine au lendemain de la crise du Covid, Ă la faveur du trĂšs haut potentiel instagrammable de ces lieux, cultivĂ© par des cabinets dâarchitectes et des agences de branding. « Il y a eu un avant et un aprĂšs Covid », confirme Julien Sebban, fondateur du studio Uchronia, auquel on doit notamment le design du CafĂ© Nuances et du CafĂ© Shin (respectivement quatre et deux adresses dans la capitale). Il poursuit : « Ă Paris, les premiers cafĂ©s design au style vraiment travaillĂ© sont nĂ©s en 2021. Avant cela, la ville nâĂ©tait dotĂ©e que de coffee shops trĂšs dĂ©contractĂ©s, Ă©voquant les breweries (brasseries, ndlr) d

Ă Marseille, le mezcal mexicain prend lâaccent
«âŻCurieux, curieux et encore curieux.âŻÂ» VoilĂ qui rĂ©sume parfaitement le profil dâAxel Schindlbeck, crĂ©ateurâdesigner allemand, partagĂ© entre Marseille et Helsinki. «âŻJe suis arrivĂ© en France en 2010âŻÂ», expliqueâtâil dans un français ponctuĂ© dâun accent germanique. «âŻDâabord Ă Paris, puis Ă Marseille, oĂč lâon mâa proposĂ© un poste de professeur aux BeauxâArts.âŻÂ» Quinze ans plus tard, il est sur tous les frontsâŻ: «âŻEn ce moment, je nâenseigne pas, mais je conçois une ligne de mobilier dâextĂ©rieur pour cinĂ©mas en plein air, avec un systĂšme sonore de folie dĂ©veloppĂ© en collaboration avec un Marseillais. Je rĂ©flĂ©chis aussi Ă un lieu dans le Var pour accueillir des artistes en rĂ©sidenceâŠâŻÂ» Sa tĂȘte fourmille dâ«âŻidĂ©es un peu loufoquesâŻÂ» quâil sâefforce de concrĂ©tiser quoi quâil en coĂ»te. Ă lâimage de ce mezcal marseillais.
© Lorraine Hellwig
En 2017, le projet europĂ©en LIFE Habitats Calanques voit le jour, un plan de protection des milieux naturels menacĂ©s du littoral provençal. «âŻĂ cette Ă©poque, je revenais tout juste dâun sĂ©jour au Mexique, et en voyant le nombre dâagaves vouĂ©es Ă lâarrachage, jâai tout de suite pensĂ© Ă en faire du mezcalâŻÂ», se souvient AxelâŻSchindlbeck. LâidĂ©e â fidĂšle Ă son esprit un peu loufoque â est de valoriser cette plante invasive dont la prolifĂ©ration menace lâĂ©cosystĂšme local. Il se tourne alors vers MartialâŻBerthaud, artisan distillateur Ă Autignac, dans lâHĂ©rault, opĂ©rant sous la marque LâAtelierâŻduâŻBouilleur. «âŻAvec lui, ça a Ă©tĂ© un vĂ©ritable coup

Marseille, temple de la gastronomie arménienne
DerriĂšre la moitiĂ©-moitiĂ©, cette crĂ©ation mi-fromage mi-anchois 100 % phocĂ©enne, lâautre star de la pizza Ă Marseille, câest lâarmĂ©nienne, quâon appelle âlahmajinâ. Une pizza extra-fine, tantĂŽt circulaire tantĂŽt ovale, avec une base de sauce tomate toujours garnie de viande hachĂ©e, de lĂ©gumes et dâherbes aromatiques, avant de se voir aspergĂ©e du jus dâun citron pressĂ©. Cet emblĂšme de la gastronomie armĂ©nienne est accrochĂ© au menu de la plupart des pizzerias de la ville, fixes ou ambulantes, depuis une centaine dâannĂ©es.Â
Dans les annĂ©es 1920, des dizaines de milliers dâArmĂ©niens ont dĂ©barquĂ© en France suite au gĂ©nocide perpĂ©trĂ© Ă travers lâEmpire ottoman au cours de la PremiĂšre Guerre mondiale. « Ă cette Ă©poque mais pas seulement, Marseille a Ă©tĂ© la porte dâentrĂ©e privilĂ©giĂ©e des ArmĂ©niens vers lâHexagone », rĂ©sume lâhistorien Boris Adjemian, directeur de la BibliothĂšque Nubar (une institution culturelle et scientifique de la diaspora armĂ©nienne, basĂ©e Ă Paris) de lâUGAB (Union gĂ©nĂ©rale armĂ©nienne de bienfaisance). « On ne peut pas la chiffrer prĂ©cisĂ©ment mais ce qui est certain, câest que la diaspora armĂ©nienne de Marseille est lâune des plus importantes du territoire français. »
Une excellente nouvelle pour la scĂšne culinaire de la citĂ© phocĂ©enne, qui sâest construite en adaptant les plats des diasporas et nâallait certainement pas manquer de nous faire boulotter mantis, dolmas et autres spĂ©cialitĂ©s de la richissime culture armĂ©nienne.
Â
© Le CaucaseLes "Menthi" du restaur

Ă Marseille, le sacre des accords mets et vaisselle
DerriĂšre le sourire irradiant, on dĂ©cĂšle une pointe de fatigue. Câest que Lou Thomas, 28 ans, croule sous les commandes. Une excellente nouvelle pour la cĂ©ramiste marseillaise dâadoption qui est devenue, en lâespace de quelques annĂ©es seulement, lâune des fournisseuses de restaurant les plus courues de lâHexagone. Elle travaille ces temps-ci pour des dizaines dâadresses entre Paris et le Sud, dont lâhĂŽtel PrĂ©sent Ă Arles et le Christine Ă Paris, rĂ©cemment repris par le chef Rodolphe Despagne, Ă qui elle vient de livrer 250 piĂšces créées en lâespace de deux mois !
© Lou ThomasCollection "un dßner sous les étoiles" Lou Thomas
Une ascension dĂ©marrĂ©e en 2020, quand Lou Thomas est approchĂ©e par un ex-Top Chef qui prĂ©pare lâouverture de son premier restaurant. « Ă lâĂ©poque, jâavais fait trois ou quatre assiettes, pas plus. PremiĂšre commande : il mâen prend 150 ! », se souvient-elle. Mises au parfum, dâautres tables parigotes dans le vent la contactent, comme le « comptoir culinaire et musical » Pantobaguette (18e), ou encore le restaurant ChoCho du chef Thomas Chisholm (10e).
La céramique pour tous
Car lâintĂ©rĂȘt pour la cĂ©ramique dĂ©passe dĂ©sormais les frontiĂšres de la haute gastronomie, oĂč elle a longtemps Ă©tĂ© cantonnĂ©e. « Les cuisiniers Ă©toilĂ©s se sont penchĂ©s sur la vaisselle dâartisans il y a dĂ©jĂ un moment. Mais le phĂ©nomĂšne a vraiment pris de lâampleur Ă la naissance de la bistronomie, analyse Lou Thomas. Selon moi, la cĂ©ramique au resto, câest la grosse tendance qui a succĂ©

Un Cash, un phĂŽ et lâaddition : ces bouis-bouis asiatiques qui font un tabac
Un mardi de fĂ©vrier, autour de 19 h. Piliers de bar, gens de la mode et jeunes cadres dynamiques jouent des coudes autour du comptoir de lâĂtincelle, bar-tabac sis Ă lâangle des rues Amelot et Saint-SĂ©bastien. Si ce rade de quartier aux murs ornĂ©s de fleurs artificielles et dâĂ©crans plats est si noir de monde en ce mardi gris, câest parce quâil est bien plus quâun rade justement : non content dâĂ©tancher la soif et dâassouvir le besoin de nicotine, lâĂtincelle apaise aussi la faim. Au menu de lâapĂ©ro : sempiternelles frites et planches de fromage et charcuterie, mais surtout nems au porc, poulet karaage, bĂĄnh cuá»n (crĂȘpes de riz vapeur farcies au porc et aux champignons) et rouleaux de printemps faits minute, entre autres rĂ©gals asiatisants.
© Guillaume Blot pour Time OutLâĂtincelle
Ă Paris, ils sont une poignĂ©e dâĂ©tablissements Ă exploiter cette niche du bar-tabac-resto asiatique. NĂ©s pour la plupart entre le dĂ©but des annĂ©es 2000 et celui de la pandĂ©mie, ces lieux Ă trois tĂȘtes ont trouvĂ© leur public auprĂšs dâune clientĂšle aux papilles internationalisĂ©es. Pour escorter leurs verres, les habituĂ©s peuvent dĂ©sormais slurper un phá» ou boulotter un bĆuf lĂŽc lac plutĂŽt que croquer dans un jambon-beurre ou une andouillette.
© Guillaume Blot pour Time OutLâĂtincelle
Un besoin de se diversifier
DerriĂšre ce phĂ©nomĂšne, câest la mue du modĂšle du bar-tabac quâon observe. Pour Jean-Laurent Cassely, auteur de lâĂ©tude La France des bars-tabacs (Maison Cassely, janvier 2025), « puisque l