

Articles (6)

BBMIX Festival
La ville de Boulogne-Billancourt ne fait pas qu'abriter le plus cĂ©lĂšbre duc de France et de Navarre. Elle accueille Ă©galement depuis 2005 l'un des festivals franciliens les plus intĂ©ressants que l'on peut trouver : le BBMIX. AprĂšs une prĂ©cĂ©dente Ă©dition anniversaire (10 ans), il revient poser ses valises au CarrĂ© Belle-Feuille les 27, 28 et 29 novembre prochains. Terrain de jeux pour les curieux en tous genres et mĂ©lomanes confirmĂ©s, le festival propose, en plus d'une programmation allĂ©chante et Ă©clectique, des ateliers originaux et loufoques.Â
Pour vous mettre dans le bain dĂšs le premier jour, le BBMIX met les petits plats dans les grands avec un vendredi extrĂȘmement rythmĂ©. Les Canadiens de Last Ex vous abreuveront d'une pop sophistiquĂ©e oĂč l'on croise aussi bien la musique des Brigades du Tigre que celle de Zombie Zombie. Si ces envolĂ©es vous laissent sur le parvis, vous pourrez toujours embarquer avec FrĂ©dĂ©rick Landier, vĂ©ritable touche-Ă -tout musical, et son projet Drame qui mĂȘle aussi bien sons krautrock et ambiances cinĂ©matographiques Ă la Philip Glass. Enfin, nul doute que vous vous laisserez emporter par les douces musiques de chambre (terme non pĂ©joratif) de Sylvain Chavaux et de son ensemble nocturne, venu spĂ©cialement Ă l'occasion du 10e anniversaire de son excellent disque 'Down To The Bone'.Â
NB : le groupe DRAME a annulé sa venue. Il sera remplacé par Chichaloyoh, projet solo d'Alice Dourlen.
Le samedi s'annonce beaucoup plus punk et survolté avec la présence

Looks de festivaliers
Le bracelet Ă clous du mĂ©talleux, la couronne de fleurs de la We Love Green, les hommes Ă barbe du Pitchfork... A chaque festival, sa grammaire vestimentaire. Petite revue des tenues stĂ©rĂ©otypĂ©es de ces amoureux de la musique et de la mode. Dessins par Katie McPayne.Â

Biennale Internationale des Arts Numériques 2015 (ex-Némo)
Pour cette nouvelle Ă©dition, le festival NĂ©mo fait peau neuve. Exit le format annuel et place Ă la Biennale Internationale des Arts NumĂ©riques, toujours sous lâĂ©gide dâArcadi Ile-de-France. Durant ces 4 mois, artistes français et internationaux mettront Ă lâhonneur lâart contemporain numĂ©rique Ă travers expositions, performances visuelles, concerts et confĂ©rences en investissant une trentaine de lieux Ă Paris et en Ile-de France. De la GaĂźtĂ© Lyrique Ă lâAvant Seine de Colombes en passant par la Maison Populaire de Montreuil, voici un petit tour dâhorizon des immanquables de la Biennale.
Tout seigneur, tout honneur, dĂ©marrons avec Squarepusher. Câest Ă Thomas Jenkinson quâincombera la tĂąche dâouvrir la Biennale le 1er octobre prochain Ă travers un spectacle grandiloquent, entre lightshows dantesques et Ă©lectro-jazz puissant. De quoi retourner la GaĂźtĂ© Lyrique.
A partir du 6 octobre, vous pourrez quitter le pavĂ© parisien pour battre le fer de Montreuil et de sa Maison Populaire Ă lâoccasion du 3e volet de lâexposition de Dominique Moulon, 'Lâart et le numĂ©rique en rĂ©sonnance : consĂ©quences'. A travers les Ćuvres dâartistes comme Renaud Auguste-Dormeuil, Thibault Brunet ou encore ValĂ©rie Belin, vous dĂ©couvrirez comment le numĂ©rique a influĂ© sur nos comportements et notre mode de vie.
Retour Ă Paris pour la Variation Media Art Fair, lâunique foire dâart contemporain consacrĂ©e aux arts numĂ©riques en France. Des objets et dâĆuvres dâart se retrouveront mis en vente dans lâEspace de

Festival Les Inrocks Philips 2015
Comme chaque annĂ©e, les Inrocks attaqueront le cĆur de l'automne le couteau entre les dents avec leur festival, en partenariat avec Philips. RĂ©putĂ© pour son éclectisme, il se tiendra du 10 au 15 novembre Ă Paris entre les salles du Casino de Paris, de la Cigale et de sa petite sĆur la Boule Noire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y en aura pour tous les goĂ»ts : Christophe croisera le fer avec Last Train, on imagine un duo insolite avec Wolf Alice et la Fat White Family tout en se dĂ©lectant d'avance du passage de tĂ©moin entre Alabama Shakes et The Districts. Nous, en tout cas, on en salive d'avance.
[CONCOURS] Gagnez vos places pour le festival !Â

Vos monuments parisiens préférés
On ne dira jamais assez Ă quel point Paris est belle. Inspirante pour les artistes et fascinante pour les touristes, la Ville LumiĂšre reste l'une des capitales les plus prisĂ©es d'Europe et du monde, notamment pour ses monuments et ses lieux culturels. Il y a peu, les JournĂ©es du Patrimoine ouvraient l'accĂšs Ă tous ces trĂ©sors d'architecture chargĂ©s d'histoire, entre visites gratuites et ateliers. Peut-ĂȘtre y avez-vous dĂ©couvert de nouveaux lieux, ou confirmĂ© votre attachement Ă ceux que vous connaissiez dĂ©jĂ . Time Out vous propose un sondage sur vos monuments prĂ©fĂ©rĂ©s de Paris. Votez !
Ranker - Lists About Everything

La rentrée en 15 expos
Vous qui avez encore le teint hĂąlĂ© des plages de Saint-Tropez, qui abordez la rentrĂ©e avec la mĂȘme angoisse qu'une mariĂ©e la veille de la cĂ©rĂ©monie, et craignez dĂ©jĂ de voir vos minces activitĂ©s rangĂ©es dans le grenier de vos souvenirs, cette sĂ©lection est faite pour vous. De Picasso Ă Warhol, du Grand Palais au Louvre en passant par Laffont et le musĂ©e Marmottan, Time Out vous a listĂ© avec amour les expositions Ă ne surtout pas manquer en cette rentrĂ©e. Souriez, et vive les musĂ©es.
Listings and reviews (12)

Suburra
De quoi avez-vous besoin pour rĂ©aliser un film sur la mafia italienne ? Voici la recette : prenez des personnages sulfureux de tous bords (politique, quartiers difficiles, religieux) et mĂ©langez-les dans une grande casserole (Rome). Emincez le tout avec des dialogues Ă base de gros mots, de poings ou de flingues, saupoudrez de quelques belles femmes, rajoutez une musique Ă©lectro, une esthĂ©tique soignĂ©e et vous voilĂ prĂȘt Ă dĂ©guster. Si cette recette paraĂźt caricaturale, force est de constater qu'elle correspond parfaitement Ă 'Suburra', rĂ©alisĂ© par Stefano Sollima, dĂ©jĂ chef Ă©toilĂ© en la matiĂšre avec les sĂ©ries 'Romanzo Criminale' et 'Gomorra'.
AdaptĂ© du roman du mĂȘme nom, 'Suburra' nous plonge dans une Rome contemporaine (2011) rongĂ©e par la corruption et les rĂšglements de compte entre bandes organisĂ©es. Des tziganes et leur chef Manfredi Anacleti (Adamo Dionisi) aux mafieux de la premiĂšre Ă©poque tenus dâune main de fer par le Samurai (Claudio Amendola), en passant par Malgradi, politicien vĂ©reux sensible aux charmes dĂ©nudĂ©s des femmes (Pierfrancesco Favino) jusquâau cĆur du Vatican : personne nâest blanc comme neige et la pluie qui sâabat sans discontinuer (ou presque) sur la ville accompagne les tractations dâun gigantesque projet immobilier dans lequel chaque partie prĂ©cĂ©demment citĂ©e trouve des intĂ©rĂȘts. Cependant, en sept jours dâĂ©vĂ©nements rocambolesques, la mĂ©canique va sâenrayer jusquâĂ un climax final savamment bien orchestrĂ©.
Sur le plan de la technique pure, pas g

Taj Mahal
Il arrive parfois quâau dĂ©tour de lâactualitĂ©, des Ćuvres artistiques fassent douloureusement Ă©cho Ă des Ă©vĂ©nements tragiques. Si certains rĂ©alisateurs s'en inspirent directement et sans sâen cacher (on pense notamment Ă Michael Moore et Gus Van Sant pour âBowling for Columbineâ et âElephantâ, films inspirĂ©s de la fusillade dans un lycĂ©e amĂ©ricain en 1999), ces rĂ©fĂ©rences restent gĂ©nĂ©ralement le produit de pures coĂŻncidences, souvent malheureuses, jamais rĂ©jouissantes. MĂȘme si les attentats de groupuscules religieux contre les pays occidentaux font depuis plusieurs annĂ©es la une des gros titres, rien ne prĂ©disposait le deuxiĂšme long mĂ©trage de Nicolas Saada Ă une telle rĂ©sonnance au moment de sa sortie. Pourtant dĂ©jĂ , au montage, une bonne partie de l'Ă©quipe de Charlie Hebdo tombait sous les balles de fanatiques. Et, alors que sort 'Taj Mahal', traitement intimiste de lâattentat qui a frappĂ© lâhĂŽtel du mĂȘme nom Ă Bombay en 2008, la France panse ses plaies aprĂšs un 13 novembre 2015 ĂŽ combien tristement cĂ©lĂšbre. De quoi devenir paranoĂŻaque : Brian Wilson a sombrĂ© dans la folie et brĂ»lĂ© les bandes de 'Smile', successeur du mythique 'Pet Sounds', pour moins que ça.
SidĂ©rĂ© et fascinĂ©, selon ses propres termes, par le rĂ©cit de la niĂšce dâun de ses amis, prĂ©sente dans lâhĂŽtel au moment de lâattaque et qui nâa survĂ©cu que par son sang-froid et son instinct de survie, Nicolas Saada dĂ©cide dâadapter Ă lâĂ©cran lâhistoire de la jeune femme quâil juge puissante et captivante. 'Taj Mahal'

Les Cowboys
CONCOURS : Gagnez vos places de cinéma pour 'Les Cowboys'
Le masochisme nous perdra. Quelle idĂ©e aussi dâaller voir, quelques jours aprĂšs que des fous furieux ont confondu une salle de concerts parisienne avec une zone de guerre, un film qui traite de façon sous-jacente le dĂ©part pour le djihad et les attentats les plus marquants dâAl-QaĂŻda ? Autant se rendre tout de suite dans le dĂ©sert avec pour seuls accessoires de survie un couteau suisse et un album de death metal. Et pourtant, Ă la sortie de la projection, une Ă©trange sensation vient adoucir le vacarme de nos pensĂ©es : lâesprit se fait plus lĂ©ger, le corps se relĂąche et on se surprend Ă sourire. Etonnant, non ? Pas tellement.
'Les Cowboys', premier long mĂ©trage de Thomas Bidegain, connu pour avoir co-scĂ©narisĂ© plusieurs films de Jacques Audiard ('Un ProphĂšte', 'De rouille et dâos'), Ă©pouse en rĂ©alitĂ© la forme dâun western, bien entendu modernisĂ©, oĂč la « prisonniĂšre du dĂ©sert » est ici Kelly, jeune fille dâAlain (François Damiens) qui disparaĂźt lors dâun rassemblement country en pleine campagne, pour aller faire le djihad. Ce pĂšre va alors tout faire pour la retrouver, quitte Ă sombrer dans la folie et Ă embarquer son fils Kid (Finnegan Oldfield) dans un voyage sans fin Ă travers la France, la Belgique et les pays du Moyen Orient, au risque de sacrifier sa jeunesse. De fait, Kid ne cessera d'en payer le prix dans ses choix futurs.
Dâambition, 'Les Cowboys' nâen manque pas. Par sa longue couverture, dâabord : quinze ans

Mon roi
Comment faire un film captivant sur une simple histoire dâamour en 2015 ? Source dâinspiration inĂ©puisable pour le cinĂ©ma, vu et revu en long, en large et en travers, le sentiment amoureux se retrouve aujourdâhui trop souvent cantonnĂ© au rang de simple pĂ©ripĂ©tie dâun long-mĂ©trage, ou exclusif au genre parfois restrictif de la comĂ©die romantique. Alors comment lui redonner ses lettres de noblesse sans pour autant lui confĂ©rer un sens trop intellectuel et prĂ©tentieux, un mal qui frappe beaucoup de drames cinĂ©matographiques de nos contrĂ©es ? La recette est simple : prenez une rĂ©alisatrice rĂ©putĂ©e pour son cinĂ©ma fougueux en la personne de MaĂŻwenn, un duo dâacteurs libres, en lâoccurrence Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, et cela donne âMon Roiâ.
SĂ©lectionnĂ© au dernier festival de Cannes et aurĂ©olĂ© du prix dâinterprĂ©tation fĂ©minine pour son actrice principale, âMon Roiâ jouit dâune structure scĂ©naristique simple. Tony (Bercot), victime dâun grave accident de ski, entame une rééducation au sein dâun centre spĂ©cialisĂ© et se remĂ©more sa grande histoire dâamour avec Georgio (Cassel). En dix ans, il se sont adorĂ©s, dĂ©testĂ©s, mariĂ©s, sĂ©parĂ©s, retrouvĂ©s et ont mĂȘme enfantĂ©. Pourquoi cela nâa-t-il pas perduré ? Comment est ce que Georgio, sĂ©ducteur invĂ©tĂ©rĂ© se rĂ©vĂ©lant au fil des annĂ©es pervers narcissique, a-t-il pu tomber sous son charme Ă elle, simple avocate et loin de ses standards mannequinesques habituels ? Lâa-t-il jamais vraiment aimé ?
Pour son 4Úme long-métrage, Maïwenn cha

Le Bateau qui fume
Moored on the banks of the Seine since August 2015, Le Bateau Qui Fume is the latest opening from Californian entrepreneur Kristin Frederick, who also owns and runs the incredibly successful âCamion Qui Fumeâ food truck. Although this âburger boatâ isnât very flashy (itâs just a van on a barge, with seating space for ten or so), the waterscape behind the serving area is beautifully serene, making this a relaxing spot to come at lunch or dinnertime. Food is much the same as from the nomadic truck (think top-grade chicken and beef burgers, crispy hand-cut chips and otherworldly cheesecakes), and thereâs a decent drinks menu too.âš
You can check out the Bateauâs itinerary on its website.
TRANSLATION: HUW OLIVER

Le Bateau qui fume
AnnoncĂ© depuis plusieurs mois et arrivĂ© Ă bon port depuis fin aoĂ»t 2015, le Bateau qui fume a pris ses marques sur les berges parisiennes en proposant les mĂȘmes burgers et frites qui ont fait la rĂ©putation de son petit frĂšre terrestre, le Camion qui fume. Depuis, une question nous taraude : ce food truck maritime apporte-t-il une vĂ©ritable plus-value au projet de lâinarrĂȘtable Kristin Frederick, trentenaire californienne et patronne des deux fumeurs les plus cĂ©lĂšbres de la capitale ?Â
Ne vous attendez pas Ă embarquer sur un paquebot de luxe ou une pĂ©niche style Batofar pour dĂ©guster vos burgers : vous aurez affaire Ă une simple barge, assez grande pour accueillir une dizaine de personnes, le food truck du Camion qui fume ainsi que le nouveau camion-buvette. A bord, pas de capitaine de proue ou de cabine de contrĂŽle, mais deux employĂ©s qui prendront votre commande, en plus de ceux prĂ©sents dans le camion et en cuisine. Les tables se comptent sur les doigts dâune seule main, et lâendroit se retrouve du coup assez vite bondĂ©. On apprĂ©ciera tout de mĂȘme le dĂ©cor maritime qui tranche avec tout ce quâon a pu voir en matiĂšre de food truck.
Sur place, pas de surprises : on retrouve avec plaisir ces excellents burgers, cette viande prĂ©parĂ©e avec soin quâelle soit de bĆuf ou de volaille, ces frites maison et ce cheesecake quâon croirait venu dâune autre planĂšte. Aucun produit Ă consonance maritime ne sâest immiscĂ© dans cette carte dĂ©jĂ garnie, donc ne vous imaginez pas dĂ©vorer une paro

Le CafĂ© BĂȘte et MĂ©chant
You couldnât make it up. At the end of 2014, railway catering manager Christophe Postel quit his job to found his dream project: a cafĂ©-bar and literary hangout dedicated to the satirical talents of magazines like âCharlie Hebdoâ and âHara-Kiriâ. He found the space, a former estate agentâs in the 11th arrondissement, and registered the name CafĂ© BĂȘte et MĂ©chant on January 5 2015. Two days later, the âCharlie Hebdoâ offices were attacked. But instead of changing direction, the CafĂ© BĂȘte has become something else â a memorial, and a symbol of hope. Drawings and covers from âCharlieâ paper the walls, and the small space supports an impressive library of magazine archives, a reading room downstairs, and wine bottles with labels designed by famous âCharlieâ cartoonists like Cabu. The atmosphere and the fact that itâs rarely heaving mean thereâs plenty of time to chat with Christophe â in fact that seems more appropriate than simply working your way through the selection of craft beers while snacking on charcuterie and sandwiches (nothing is priced over âŹ15). The whole place could be an absurd satire â which would be entirely appropriate.TRANSLATION: ELLEN HARDY

Le CafĂ© BĂȘte et MĂ©chant
On pourrait presque parler d'ironie du sort. L'histoire de Christophe, le patron de ce bar insolite, trouverait trĂšs bien sa place dans un livre. Fin 2014, ce responsable de restauration ferroviaire dĂ©cide de tout plaquer pour un projet qui lui tient Ă cĆur depuis des annĂ©es : ouvrir un cafĂ©-bar et espace de lecture entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă lâunivers satirique de Charlie Hebdo et Hara-Kiri. Il repĂšre le lieu â une ancienne agence immobiliĂšre basĂ©e dans le 11e â, imagine le design puis dĂ©pose le nom, CafĂ© BĂȘte et MĂ©chant, le... 5 janvier 2015. Deux jours plus tard, jour de la tuerie au siĂšge du journal, le projet lui semble fortement compromis. Mais face Ă l'ampleur de la tragĂ©die, il rĂ©alise qu'il pourrait revĂȘtir une symbolique plus forte encore.
Dans ce petit troquet, Charlie est partout. Dessins et unes aux murs, imposante bibliothĂšque dâarchives, salles de lecture au sous-sol, bouteilles de vin aux Ă©tiquettes dessinĂ©es par Cabu et consorts. Difficile de ne pas ĂȘtre Ă©bahi devant lâimpressionnante collection de Christophe, qui a mis des dĂ©cennies Ă construire ce petit empire satirique. Sa plus grande fiertĂ© ? Les dessins dĂ©dicassĂ©s de Wolinski ? Le premier numĂ©ro de Hara-Kiri ? Un recueil de dessins Ă tendance pornographique de SinĂ© paru dans les annĂ©es 1950 et tirĂ© Ă seulement deux cents exemplaires ? Rien de tout cela : un simple fond dâĂ©cran dâordinateur, oĂč on le voit aux cĂŽtĂ©s des dessinateurs lors dâune manifestation...
On oublie presque qu'on se trouve dans un cafĂ©. Lâatm

Hubsy
With its cosy atmosphere, peaceful music and small library upstairs, this co-working cafĂ© space offers a serene getaway from the restless boulevards of the Arts et MĂ©tiers area. Opened in September 2015, Hubsy offers all the usual co-working amenities and equipment (Wi-Fi, plug sockets, meeting rooms, printers) and operates on a self-service basis, with payment by the hour (a system pioneered in Paris by LâAnticafĂ©). For âŹ4 an hour or âŹ16 for the whole day, you can help yourself to coffee (roasted in France), teas, various cakes, cookies, cereal and fresh apples. Much preferable to the noisy, overpriced chains that surround it, Hubsy feels very homely thanks to its comfortable sofas, chairs and great views.TRANSLATION: HUW OLIVER

Hubsy
Pas trÚs loin de deux boulevards agités (Sébastopol et Saint-Martin), le Hubsy apparaßt comme une pause dans le temps. Une fois le seuil de la porte franchi, on découvre une atmosphÚre cosy, de la musique calme, une petite bibliothÚque et des canapés au deuxiÚme étage. Ouvert en septembre 2015 par deux charmants jeunes hommes, l'établissement offre une respiration pour tous ceux qui trouvent leur cadre de travail trop oppressant, mais aussi pour les curieux qui cherchent un cadre agréable pour se détendre.
Le lieu rassemble toutes les caractĂ©ristiques du cafĂ© coworking (wi-fi, prises Ă©lectriques, salles de rĂ©union et imprimantes) et propose un concept venu tout droit dâAustralie : la consommation en libre-service et le paiement en tarification horaire (l'AnticafĂ©, ouvert en 2013, puis le CafĂ© Craft nous avaient initiĂ©s Ă ce systĂšme Ă Paris). Pour 4 ⏠de lâheure (Ă partir de la quatriĂšme, on paye 16 âŹÂ pour la journĂ©e entiĂšre), on peut profiter Ă volontĂ© de cafĂ©s torrĂ©fiĂ©s en France, de thĂ©s et de sucreries tels que des gĂąteaux, des cĂ©rĂ©ales et mĂȘme des pommes fraĂźches.
Oubliez les Starbucks et autres lieux surpeuplĂ©s et bruyants : on se sent comme chez soi au Hubsy, Ă siroter un dĂ©licieux caoua, Ă dĂ©guster d'excellents cookies confortablement installĂ© dans un canapĂ© mĆlleux ou sur une chaise prĂšs de la vitre donnant sur le quartier Arts et MĂ©tiers. Et si vous avez une rĂ©union Ă prĂ©parer, ne vous inquiĂ©tez pas : ni la douce musique ni les conversations Ă voix basses ne viendron

Vivaio
This elegant little pizzeria feels a touch out of place in the Saint-Augustin area, where overpriced brasseries and neo-bistros have long been the norm. The modern exterior design means the restaurant also doesnât exactly blend into its surroundings: with its dark blue façade and bright orange chairs, Vivaio brilliantly contrasts with the historical Haussmanian architecture around it. âšInside, the house pizzas are all made with fresh ingredients and served in generous rectangular slices, with two menus on offer (at a reasonable âŹ9.90 for two slices and a drink, or âŹ11 for a slice and a salad). The base ingredients are spot on, with a soft, doughy base and fresh tomato sauce, and thereâs also a self-service counter allowing you to customise pizzas with various toppings like olives, spicy sauce, capers, various spices, nuts and rocket. The atmosphere inside is relaxed and cosy and thereâs also free Wi-Fi, so itâs a good place to bring your laptop along for an informal working lunch.TRANSLATION: HUW OLIVER

Vivaio
VoilĂ un bien drĂŽle dâendroit que Saint-Augustin pour faire construire une petite pizzeria lookĂ©e, le quartier Ă©tant plutĂŽt propice aux brasseries un peu chĂšres et nĂ©o-bistrots. DĂšs quâon sâen approche, Vivaio dĂ©tonne par sa petite façade bleue, ses tables extĂ©rieures et chaises orange. LâintĂ©rieur ne change pas de ton : bois clair, grande bibliothĂšque Ă lâĂ©tage, murs blancs ornĂ©s de lettrages et une dĂ©coration assez vintage. Une jolie parenthĂšse moderne au milieu des bĂątiments haussmanniens historiques. Si on en croit les quelques (dĂ©jĂ ) habituĂ©s, le resto remplace une ancienne pizzeria vĂ©tuste et aux saveurs douteuses.
ExposĂ©es derriĂšre des vitres, les pizzas, belles Ă regarder, se veulent authentiques, Ă base de produits frais et servies en portions gĂ©nĂ©reuses. Les menus se composent de la façon suivante : 9,90 ⏠les deux parts + la boisson, et 11 ⏠la part + salade. Mais Vivaio se dĂ©marque de ses concurrents en proposant un comptoir libre-service, oĂč lâon peut customiser sa pizza avec des olives, de la sauce piquante, des cĂąpres, des Ă©pices, des noix ou encore de la roquette. Ce petit plus augmente franchement le plaisir de la dĂ©gustation. Les tomates sont fraĂźches, les champignons Ă©galement, la pĂąte douce... Si bien que lâon ne se sent mĂȘme pas lourd Ă la fin du repas. Seul le prosciutto Ă©chappe un peu Ă la rĂšgle.
Mais ne boudons pas notre plaisir : avec une regina ou une margerita, on se délecte, dans une ambiance décontractée et cosy, entre travailleurs mangeant sur le
News (40)

Pourquoi il faut aller voir le PSG au moins une fois dans sa vie
Ce mardi soir, le Paris Saint-Germain va se parer de ses habits de lumiĂšre et de prestige en disputant son premier match de Ligue des Champions face au club anglais dâArsenal. Une rencontre qui va se dĂ©rouler dans un climat pas aussi serein que celui des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, eu Ă©gard aux derniers rĂ©sultats poussifs (dĂ©faite Ă Monaco et nul face Ă Saint-Etienne) et aux changements opĂ©rĂ©s durant lâĂ©tĂ© au sein du club de la capitale. Exit Zlatan, exit la touillette de Laurent Blanc : place au collectif et aux Ă©lucubrations inspirĂ©es dâUnai Emery, nouveau coach basque et triple vainqueur de lâEuropa League avec SĂ©ville. Si la transition sâannonce compliquĂ©e, on vous donne cinq bonnes raisons de vous rendre au moins une fois au Parc des Princes cette annĂ©e, si ce n'est pas dans votre vie.Â
Unai Emery : la passion basque
DĂ©barquĂ© de SĂ©ville contre une poignĂ©e dâeuros et aurĂ©olĂ© de trois titres europĂ©ens, soit plus que dans toute lâhistoire du football français, Unai Emery dĂ©tonne. RĂ©putĂ© fin tacticien, lâEspagnol reste avant tout un mordu du ballon rond : il mange, boit et respire foot. Des matchs re-visionnĂ©s deux heures aprĂšs son terme aux analyses vidĂ©o en passant par des confĂ©rences universitaires sur le jeu, la mĂ©thode dâentraĂźneur, le style dâEmery tranche avec celui, plus flegmatique, de son prĂ©dĂ©cesseur. Si sa mĂ©thode requiert de facto un temps dâadaptation, sa fougue et son franc-parler (Ă dĂ©faut d'ĂȘtre toujours clair) lors de confĂ©rences de presse surrĂ©alistes font dĂ©jĂ le

Top 5 des prochains films attaqués par l'association Promouvoir
Il va dĂ©sormais falloir montrer sa carte dâidentitĂ© pour voir lâamour lĂ©chĂ© sur grand Ă©cran. Suite Ă une plainte de lâassociation chrĂ©tienne Promouvoir, 'Love', le sulfureux film de Gaspar NoĂ©, a vu son visa dâexploitation suspendu par le tribunal administratif de Paris. A l'origine interdit aux moins de 16 ans, il est dĂ©sormais rĂ©servĂ© aux plus de 18 ans. Au delĂ de la (nouvelle) quantitĂ© de salive dont vont user les dĂ©fenseurs du film et ses dĂ©tracteurs, lâattaque de Promouvoir nâest pas la premiĂšre du genre.Â
En effet, son avocat et fondateur AndrĂ© Bonnet, dĂ©fenseur des valeurs « judĂ©o-chrĂ©tiennes » et proche de la Manif Pour Tous, semble avoir fait de lâinterdiction des visas dâexploitation de films contraires Ă ces « valeurs » son cheval de bataille. 'Nymphomaniac' de Lars Von Trier, 'Saw 3D' de Kevin Greutert, 'Baise-moi' de Virginie Despentes : tous ont subi les foudres de Promouvoir et vu leur visa suspendu. Et quand on sait que 'La Vie dâAdĂšle' est Ă©galement sous le coup de cette mĂȘme suspension, on se dit quâon ne risque pas de voir le nom d'AndrĂ© Bonnet disparaĂźtre tout de suite. On peut mĂȘme sâestimer heureux que certaines Ćuvres soient passĂ©es entre les mailles du filet. Time Out sâest amusĂ© Ă rĂ©diger une liste non exhaustive des films quâaurait pu attaquer lâassociation. Top 5. Â
1/Â 'LâInconnu du lac' dâAlain GuiraudieÂ
Â
© DR
Â
Des naturistes, des hommes tout nus qui sâembrassent et une affiche interdite Ă Versailles : mais oĂč Ă©tait donc AndrĂ© Bonnet ? RĂ©comp

AprĂšs le 13 novembre : rencontre avec ceux qui font la musique Ă Paris
Aujourd'hui, les Parisiens s'enjoignent Ă sortir, Ă boire des verres, Ă voir des concerts, Ă Ă©couter de la musique, et ils ont raison. Une toute rĂ©cente Ă©tude du syndicat national des producteurs dĂ©clare que les ventes de billets de concert ont chutĂ© de 80 % Ă Paris. Un chiffre Ă relativiser avec le temps, mais qui nous invite Ă poser quelques questions Ă ceux qui ont Ă©tĂ© frappĂ©s de plein fouet par les attentats, qui ont perdu des amis, des collĂšgues, des gens qui aimaient la mĂȘme musique qu'eux, qui frĂ©quentaient les mĂȘmes salles. Entretien avec Julien Catala, fondateur de l'agence Super et programmateur du Trabendo, et Jean-SĂ©bastien Nicolet, directeur artistique du Point EphĂ©mĂšre et programmateur du festival BBMIX Ă Boulogne-Billancourt.Time Out Paris : Quelle est lâambiance de travail depuis le 13 novembre ?
Julien Catala : TrĂšs dure, on est tous assez tristes. On travaille dans le 11e, câest notre quartier et on allait souvent boire des coups du cĂŽtĂ© de la Belle Equipe. Jâhabite Ă©galement Ă cĂŽtĂ© du Bataclan, ça va donc bien au-delĂ du travail. Tous les habitants du quartier ont Ă©tĂ© touchĂ©s, et câest trĂšs difficile.
Selon le Prodiss (syndicat national des producteurs), les ventes de places de concert ont chuté de 80 % les semaines qui ont suivi les attentats. Avez-vous ressenti cette baisse ?
Oui, beaucoup de concerts ont Ă©tĂ© annulĂ©s la semaine qui a suivi les attentats, mais Ă©galement la semaine dâaprĂšs. Au dĂ©part, nous les annulions nous-mĂȘmes par respect pour plein de

Les Eagles of Death Metal reviendront jouer à Paris en février
Un concert qui ne se finit pas nâest pas un vrai concert. PrĂšs dâun mois aprĂšs les attentats du 13 novembre dernier qui ont causĂ© la mort de 130 personnes et en ont blessĂ© des centaines dâautres, les Eagles of Death Metal viennent dâannoncer leur retour dans la capitale pour le 16 fĂ©vrier prochain du cĂŽtĂ© de lâOlympia afin de parachever leur show, dans le cadre dâune tournĂ©e joliment baptisĂ©e le « The Nos Amis Tour ». Si les billets ne seront mis en vente que le 20 janvier, ceux qui Ă©taient prĂ©sents au Bataclan ce soir-lĂ pourront se faire connaĂźtre dĂšs le 5 janvier auprĂšs de leur point dâachat afin dâĂ©changer leur billet originel contre une invitation fournie par la salle.
Â
TrĂšs marquĂ©s et choquĂ©s par ces Ă©vĂ©nements, Jesse Hughes et ses sbires avaient promis de revenir jouer Ă Paris lors dâune poignante interview vidĂ©o rĂ©alisĂ©e par le magazine amĂ©ricain Vice. Le charismatique leader chanteur dĂ©clarait quâil voulait que son groupe « soit le premier qui jouerait au Bataclan à sa rĂ©ouverture. Nos amis sont venus Ă©couter du rock ânâ roll et ils sont morts. Je veux y retourner et y vivre. » En attendant sa rĂ©ouverture (pas avant 2016), les Aigles Ă©taient dĂ©jĂ remontĂ©s sur la scĂšne de l'AccorHotel Arena (ex-Bercy) à lâinvitation du groupe U2 lors du passage dans la capitale des Irlandais. Ils seront cette fois-ci seuls sur la scĂšne de lâOlympia, devant un parterre de fans pour un concert qui sâannonce en tous points inoubliable, mĂȘme si la prĂ©sence probable de personnalitĂ©s offi

Le Petit Ballon, ou comment redécouvrir le vin
A lâapproche des fĂȘtes de fin dâannĂ©e et alors que le temps presse pour finir (ou commencer ?) ses achats de NoĂ«l, nombreux sont ceux qui craignent de rester Ă quai et de se retrouver avec pour seul billet un minable cadeau de derniĂšre minute, compostĂ© Ă lâemporte-piĂšce. Pour vous Ă©viter des dĂ©boires, voilĂ une idĂ©e qui ne manquera pas de vous sĂ©duire si vous ĂȘtes un bon fĂȘtard et amateur de vins Ă vos heures perdues. Car si lâattrait des Français pour le vin nâest plus Ă prouver, pas mal de consommateurs avouent volontiers que leurs connaissances en Ćnologie se limitent Ă la confiance de ceux qui apportent la bouteille. Lâoffre proposĂ©e par Le Petit Ballon sâavĂšre doublement allĂ©chante pour eux.
Â
FondĂ© en 2011 par Martin Ohannessian et Jean-Michel Deluc, maĂźtre sommelier et ancien chef sommelier du Ritz, Le Petit Ballon se rĂ©vĂšle le pionnier français dans le secteur des abonnements de vin en ligne. Objectif : rendre le vin accessible, facile et ludique pour permettre aux consommateurs de ne garder que le plaisir de dĂ©guster une bonne bouteille et de la partager avec ses amis. Une fois abonnĂ©, vous recevrez chaque mois une box contenant une sĂ©lection de deux vins originaux choisis par Jean-Michel Deluc, ainsi quâun journal Ă©ditĂ© par Le Petit Ballon et contenant un zoom sur les diffĂ©rentes rĂ©gions viticoles, des conseils, des suggestions et mĂȘme quelques recette de chefs et accords vin-musique, le tout pour 19,90 âŹ/mois. Vous pouvez d'ailleurs choisir entre diffĂ©rentes durĂ©e

Finalement, pas de clap de fin pour L'Espace B ! Rencontre avec ses nouveaux programmateurs
Oui, mais non. Alors que nous sĂ©chions Ă peine nos larmes depuis cette poignante interview parue voilĂ un mois chez nos confrĂšres des Inrocks, coup de théùtre dans le milieu alternatif : L'Espace B ne fermera pas ! Pas besoin de faire le deuil d'un endroit comme on n'en fait plus Ă Paris, plus de longues tirades dĂ©sespĂ©rĂ©es sur la disparition progressive des lieux culturels dans la capitale : nous pourrons Ă nouveau croiser le fer de nos pintes peu chĂšres tout en se dĂ©lectant d'un dĂ©licieux couscous et en profitant d'un concert. Le lieu change bel et bien de mains, passant de la rugueuse poigne de Nicolas Jublot Ă celle, tout aussi ferme, de Nicolas Chiacchierini (producteur de concerts) et Ă celle, sans doute plus douce mais qui ne manque certainement pas d'Ă©nergie, de Pauline Richaud (chargĂ©e de communication). DĂšs lors, les habituelles questions reviennent se bousculer au portillon de notre curiositĂ© parisienne : quid de l'endroit ? Va-t-il changer du tout au tout ? La programmation reprendra-t-elle les codes de l'ancienne ? Pas de panique : nous sommes allĂ©s demander tout ça Ă ces deux nouvelles tĂȘtes.
Le 4 novembre dernier, on apprenait par une interview donnée par les anciens programmateurs aux Inrocks la fermeture de L'Espace B. Un mois plus tard, le lieu est repris. Que s'est-il passé pendant cette période ?
Pauline Richaud : Ca faisait plusieurs mois que LâEspace B devait fermer, depuis le printemps dernier en vĂ©ritĂ©. Dâune part, le propriĂ©taire ne souhaitait pas ren

L'Espace B : clap de fin
Un endroit culturel qui ferme ses portes ne constitue jamais une bonne nouvelle en soi. Mais face Ă des baux toujours plus exigeants, Ă des voisins parfois rĂ©calcitrants aux bruits ambiants ou tout simplement Ă une baisse de la frĂ©quentation, certains lieux sont obligĂ©s de mettre la clĂ© sous la porte. DĂšs lors, quelle nâa pas Ă©tĂ© notre tristesse lorsque nous avons appris que lâEspace B, ce bar-restaurant et surtout salle de concert Ă nulle autre pareille Ă Paris, tirait sa rĂ©vĂ©rence pour des raisons immobiliĂšres, aprĂšs quatre ans de bons et de loyaux services suite Ă la reprise de la programmation par Nicolas Jublot. Au-delĂ de ses qualitĂ©s intrinsĂšques que nous avions dĂ©jĂ recensĂ©es ici-mĂȘme, câest tout un pan de la nuit alternative parisienne qui nâexistera dĂ©sormais que dans nos bons souvenirs.
Â
Que lâon se rassure tout de suite : en plus de rebondir ailleurs (la rĂ©gie du Point EphĂ©mĂšre pour ne citer quâelle), les locataires de lâEspace B ont bien prĂ©vu de faire trembler quelques derniĂšres fois les murs de lâenceinte, comme lâont dĂ©jĂ fait des groupes tels que Fidlar, Japanther ou encore Alex G. Au programme : au moins un concert par jour jusquâĂ samedi, avec notamment Marianne Dissard, Steeple Remove et Drink To Me, oĂč habituĂ©s du lieu et nouveaux curieux (mieux vaut tard que jamais) pourront croiser le fer dâune pinte toujours aussi peu chĂšre ou partager un couscous dont seul le chef cuistot a le secret. Et enfin, en guise de bouquet final, une DerniĂšre Danse qui sâann

TGIF, la playlist de votre week-end
Vous lâavez attendu fĂ©brilement toute la semaine comme un enfant attend NoĂ«l et comme Juliette attend son RomĂ©o : nous sommes vendredi soir, et donc le week-end est arrivĂ©. Tous vos efforts vont ĂȘtre dĂ©sormais rĂ©compensĂ©s par une ou plusieurs sorties nocturnes, voire une flĂ©mingite aigĂŒe dominicale caractĂ©risĂ©e. DĂšs lors, vous vous mettez Ă chercher la bande-son idĂ©ale qui accordera votre week-end Ă votre Ă©tat physiologique. Inutile de perdre votre temps : cette BO, Believe Digital lâa concoctĂ©e pour vous.
IntitulĂ©e « Thank God Itâs Friday » (expression anglophone dont la traduction nous semble inutile), cette compilation est composĂ©e de trois volumes, chacun correspondant Ă un jour du week-end (le vendredi soir Ă©tant inclus dans le lot). Une ambiance chill et doucement festive ? Choisissez le volume « Friday Afterwork » et ses sonoritĂ©s deep house, de Fakear Ă Kazy Lambist ou encore Chinese Man. Si vous dĂ©sirez plutĂŽt danser jusquâau bout de la nuit, le volume « Saturday Night Beats » vous fera dĂ©hancher sur du Joris Delacroix, du Napkey ou encore du Hills. Et enfin, vous pourrez buller Ă votre guise le jour du seigneur avec le volume « Lazy Sunday », dont les titres planants dâAlice Russel et de Jil is Lucky accompagneront vos jĂ©roboams de San Pellegrino. Une compilation pour tous les mĂ©lomanes de fin de semaine.  Â
Pour écouter, c'est ici.
Pour télécharger, c'est là .
Â
Â

Naomi Greene : rencontre avec une jeune chanteuse en devenir
Lorsque l'on Ă©coute Naomi Greene chanter, on se retrouve vite plongĂ© dans le passĂ©. Celui des chanteuses folk sixties, dont la grĂące venait caresser les cĆurs fragiles et les Ăąmes sensibles le temps d'une complainte douce et rĂȘveuse. Qu'elle soit debout avec sa guitare ou assise avec sa harpe, Naomi ensorcelle son auditoire : celui du Truskel oĂč elle se produisait fin octobre s'en souvient encore. Time Out a rencontrĂ© cette jeune Franco-AmĂ©ricaine passĂ©e par des Ă©coles d'art prestigieuses et qui aimerait bien travailler avec Sufjan Stevens. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.
Présente-toi aux lecteurs de Time Out Paris.
Je mâappelle Naomi Greene, jâai 23 ans, et je suis musicienne et actrice. Je reviens de cinq ans aux Etats-Unis oĂč jâai Ă©tudiĂ© au Bard College de New York et Ă CalArts (California Institute of The Arts) Ă Los Angeles pour recommencer Ă travailler sur des projets musicaux.
Tu es Franco-AmĂ©ricaine. Est-ce que tu te sens plus proche dâune de ces deux cultures ?
Le problĂšme quand on est les deux, câest quâon n'est ni lâun ni lâautre (rires). En France, je suis lâAmĂ©ricaine et aux Etats-Unis, je suis la Française. Mais jâaime bien avoir ces deux cultures. Jâai grandi Ă Paris dans le quartier du canal Saint-Martin avec une mĂšre amĂ©ricaine peintre et un pĂšre français ingĂ©nieur du son, donc dans un milieu assez artistique. Je baigne dans ce mĂ©lange depuis toujours, je ne fais pas de distinction.
Comment tâes-tu mise Ă faire de la musique ?
Jâai commencĂ© Ă jouer de l

Le cinéma Les Fauvettes vient d'ouvrir dans le 13e
Le quartier des Gobelins (13e) va bientĂŽt devenir le quartier prĂ©fĂ©rĂ© des cinĂ©philes confirmĂ©s et des amateurs de vintage. En effet, aprĂšs plusieurs mois de travaux, le cinĂ©ma Les Fauvettes (anciennement Gaumont Gobelins) ouvre ses portes ce lundi 9 novembre et propose uniquement de vieux films entiĂšrement restaurĂ©s. Cinq salles diffuseront en continu des longs mĂ©trages qui ont marquĂ© leur Ă©poque et les suivantes, de 'Autant en emporte le vent' Ă 'Kill Bill' en passant par 'Un singe en hiver', Ă raison dâune vingtaine de sĂ©ances par jour.Â
Il faut savoir que restaurer un film n'est pas forcĂ©ment le passer d'un support physique (la pellicule) Ă un support numĂ©rique comme lâexpliquait JĂ©rĂŽme Seydoux, le prĂ©sident des cinĂ©mas Gaumont-PathĂ© au magazine Ecran Total : « Un film restaurĂ© a fait lâobjet de travaux de toute une filiĂšre, qui ont mis au point de nouveaux supports, Ă©tablis Ă partir des meilleurs matĂ©riels (âŠ), câest un travail de spĂ©cialiste et de prĂ©cision sur lâimage et le son. »
'Lola' de Jacques Demy (1961) avant restauration
Â
Â
Â
'Lola' de Jacques Demy (1961) aprĂšs restauration
Â
Un travail dâautant plus difficile Ă rĂ©aliser quand on sait que selon lâassociation Film Foundation, prĂšs de 50 % des films datant dâavant 1950 seraient perdus, et que prĂšs de 80 % des films tournĂ©s avant 1929 ont Ă©tĂ© perdus Ă jamais ! Si aucune date prĂ©cise sur lâouverture des Fauvettes nâa encore filtrĂ©, on se dĂ©lecte dĂ©jĂ de revoir dans le noir dâune salle de cinĂ©ma un bon vieux Ser

Le Prix Lucas Dolega de la photographie pour défendre la liberté d'information
Nous lâoublions parfois mais la photographie peut coĂ»ter la vie. Traverser le globe pour se rendre dans des pays en proie Ă des conflits et en capturer des instantanĂ©s de violence nâest pas sans risques pour les photographes freelance qui se battent pour la libertĂ© dâinformer. Lucas Dolega en fait partie : en janvier 2011, ce jeune photojournaliste part couvrir la rĂ©volution tunisienne. TouchĂ© par un tir de gaz lacrymogĂšne, il succombera Ă ses blessures quelques heures plus tard. Pour rendre hommage Ă ce photographe passionnĂ© et Ă©pris de libertĂ©, sa famille et ses proches dĂ©cident de crĂ©er lâAssociation Lucas Dolega et de lancer le Prix Lucas Dolega de la photographie, dont la 5e Ă©dition se tient actuellement.
Lucas Dolega© Matthieu Rondel
Â
Elle est ouverte Ă tous les photographes professionnels indĂ©pendants, sans condition dâĂąge ou de nationalitĂ© et gratuite. Le prix rĂ©compensera le laurĂ©at dâune dotation Olympus et son reportage fera lâobjet dâune exposition parisienne ainsi que dâune publication dans lâalbum de Reporters Sans FrontiĂšres. Il succĂ©dera au photographe iranien Majid Saeedi pour sa sĂ©rie de photos traitant du conflit en Afghanistan. Pour participer, il suffit de prĂ©senter un reportage photographique traitant dâun Ă©vĂ©nement concernant la dĂ©fense des libertĂ©s et de la dĂ©mocratie, dâune situation de conflit, dâune catastrophe naturelle ou sanitaire et de leurs consĂ©quences sur les populations civiles. Le jury sâappuiera sur lâengagement personnel du photographe

Paris en Fauteuil Roulant, future plateforme de lieux accessibles pour les handicapés
Quoi de plus frustrant pour une personne handicapĂ©e que de se voir refouler Ă lâentrĂ©e dâun musĂ©e ou dâun bar, faute dâinstallations adĂ©quates ? Alors que la loi sur le handicap votĂ©e en 2005 fixait pour objectif lâaccessibilitĂ© pour tous aux Ă©tablissements destinĂ©s Ă recevoir du public en dix ans, seuls 15 % de ces derniers peuvent dĂ©sormais accueillir les handicapĂ©s moteur selon un rapport du ministĂšre de la Santé publiĂ© en 2012. Conscientes que tout reste Ă faire, Brigitte (en fauteuil) et JoĂ«lle (sur ses deux jambes), deux amies parisiennes, ont pour projet de monter une association nommĂ©e Paris en Fauteuil Roulant. VĂ©ritables amoureuses de la ville, elles arpentent les rues de la capitale depuis des annĂ©es et se sont souvent confrontĂ©es Ă lâimpossibilitĂ© dâaccĂ©der Ă un Ă©tablissement Ă cause du handicap de Brigitte.
© Kenzo Tribouillard/AFP© Kenzo Tribouillard/AFP
Â
De lĂ est nĂ©e lâidĂ©e de Paris en Fauteuil Roulant : une plateforme en ligne de partage dâinformations sur lâaccessibilitĂ© des lieux culturels pour faciliter le quotidien des handicapĂ©s moteur. Un bon plan, une expo, un bon resto accessibles ? Hop, on le partage et on en fait profiter la communautĂ©. Une idĂ©e simple mais trĂšs efficace, quand on sait que des millions de personnes sillonnent Paris chaque jour, valides comme handicapĂ©es. Brigitte et JoĂ«lle ont prĂ©sentĂ© leur projet Ă la mairie de Paris dans le cadre du Budget Participatif et souhaitent, Ă terme, crĂ©er un site Internet. Â
Â
Â
Â
Â
Â