Journaliste mode, il écrit pour GQ France, Mixte, Numéro, ODDA, Stylist et Time Out. Ancien rédacteur en chef de PAUL.E Magazine, il travaille aussi comme trend strategist pour FS Future Snoops.

Pascal K Douglas

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Pourquoi il faut garder un Ɠil sur EXOTIC 4 THE PEOPLE, le jeune label de mode parisien

Pourquoi il faut garder un Ɠil sur EXOTIC 4 THE PEOPLE, le jeune label de mode parisien

“EXOTIC 4 THE PEOPLE est nĂ©e de la douleur, de l’amour et de l’engagement”, rĂ©sume Abeni Schiemsky, Parisienne d'origine congolaise de 21 ans, dont la formation et le parcours la destinaient davantage Ă  une carriĂšre dans l’ingĂ©nierie informatique. Pourtant, c’est Ă  travers la mode qu’elle choisit de raconter son histoire et de transmettre ce que ses annĂ©es passĂ©es sur le continent africain lui ont appris. Abeni Schiemsky a grandi dans plusieurs pays africains jusqu’à ses 18 ans, une expĂ©rience qui lui a permis de mesurer Ă  la fois la richesse culturelle du continent et des rĂ©alitĂ©s plus difficiles, notamment pour les femmes et les enfants. C’est de cette dualitĂ© qu’est nĂ©e EXOTIC 4 THE PEOPLE, il y a environ un an et demi. Une marque qui entend raconter l’Afrique autrement, mais surtout faire de chaque vĂȘtement un moyen d’agir. Voici 5 bonnes raisons de s’y intĂ©resser. 1- Parce qu’elle propose une vision plurielle et contemporaine de l’Afrique EXOTIC 4 THE PEOPLE puise son essence d’une expĂ©rience personnelle, de souvenirs et d’une culture vĂ©cue, loin d’une reprĂ©sentation figĂ©e du continent, rĂ©duite Ă  quelques images immĂ©diatement reconnaissables. “L’Afrique n’a pas besoin d’ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e uniquement Ă  travers des codes trĂšs Ă©vidents. Elle peut ĂȘtre contemporaine, minimaliste, sophistiquĂ©e, street et Ă©lĂ©gante. Elle peut prendre Ă©normĂ©ment de formes diffĂ©rentes.” À travers sa marque, Abeni Schiemsky s’approprie ces rĂ©fĂ©rences sans leur retirer leur histoire, tout en montran
Pourquoi tout le monde parle de la jeune marque parisienne ABELA ?

Pourquoi tout le monde parle de la jeune marque parisienne ABELA ?

FondĂ©e par les frĂšres Ousmane et Femi Badirou, ABELA fait partie de cette nouvelle gĂ©nĂ©ration de marques de mode qui rĂ©inventent les vĂȘtements du quotidien. InspirĂ©e par le football, le tailoring et un regard aussi ludique qu’inventif sur le vĂȘtement, la griffe parisienne brouille les frontiĂšres entre streetwear et Ă©lĂ©gance. Une vision singuliĂšre, construite loin du sĂ©rail, qui explique pourquoi elle s’impose aujourd’hui comme l’un des labels les plus prometteurs de la scĂšne française. Voici 5 bonnes raisons de suivre ce duo crĂ©atif de plus prĂšs. 1 - Parce qu’elle puise son identitĂ© dans le football « Notre premiĂšre passion, c’était le football. Puis, aprĂšs plusieurs blessures, je me suis demandĂ© ce que j’allais faire. C’est comme ça que tout a commencĂ©. » Rien ne prĂ©destinait les frĂšres Badirou Ă  lancer une marque de mode : leur regard s’est d’abord forgĂ© sur les terrains de football avant de s’affiner dans les ateliers de confection. AnimĂ© par l’envie de crĂ©er les vĂȘtements qu’il ne trouvait nulle part ailleurs, Ousmane Badirou apprend le mĂ©tier sur le tard, construit sa culture mode et multiplie les essais, les rencontres, les obstacles et les victoires. Un parcours d’autodidacte qui raconte autant sa rĂ©silience que sa dĂ©termination. Aujourd’hui encore, cet esprit combatif irrigue les collections d’ABELA, oĂč le confort, le mouvement et la fonctionnalitĂ© occupent une place centrale. 2 - Parce qu’elle est une vĂ©ritable histoire de famille FondĂ©e par une fratrie Ă©levĂ©e Ă  Cerg
Pourquoi Anthony Calydon est la marque de mode sur laquelle il faut miser

Pourquoi Anthony Calydon est la marque de mode sur laquelle il faut miser

Sans jamais courir aprĂšs le buzz, Anthony Calydon s'est imposĂ© comme l'un des noms les plus prometteurs de la scĂšne mode parisienne. Drop aprĂšs drop, le designer tricote un vestiaire immĂ©diatement identifiable, oĂč le sportswear dialogue avec l'artisanat et oĂč chaque piĂšce devient un terrain d'expĂ©rimentation. FabriquĂ©es Ă  Paris, ses crĂ©ations traduisent une dĂ©marche exigeante, portĂ©e par le temps long, loin des effets de mode. Une ascension moins fulgurante que patiemment construite, qui fait aujourd'hui de son label Ă©ponyme l'une des success stories les plus passionnantes Ă  suivre. Voici 5 bonnes raisons de miser sur sa longĂ©vitĂ©.
À Paris, les hommes se remettent à porter des ballerines

À Paris, les hommes se remettent à porter des ballerines

Qui aurait pariĂ© que les ballerines, longtemps rĂ©servĂ©es aux petits rats de l’OpĂ©ra, deviendraient un jour le nouveau terrain de jeu de la mode masculine ? De Dior Ă  Balenciaga en passant par Dries Van Noten et Fendi, elles foulent dĂ©sormais les podiums aux cĂŽtĂ©s des indĂ©trĂŽnables derbys et mocassins. Autrefois symbole d’une fĂ©minitĂ© sage et gracieuse, la ballerine s’offre aujourd’hui un makeover audacieux aux pieds de ces messieurs. Un glissement de style qui en dit long sur notre Ă©poque : celle d’une mode plus fluide, plus libre et dĂ©licieusement subversive. Un fĂ©minin masculin vieux comme le monde Avant d’ĂȘtre l’apanage des petites filles modĂšles et des hĂ©roĂŻnes de Sofia Coppola, la ballerine fut d’abord un soulier masculin, et pas des moindres. Au Moyen Âge, la poulaine, cette chaussure Ă  bout pointu prisĂ©e par la noblesse française et anglaise, confĂ©rait dĂ©jĂ  un certain panache Ă  la dĂ©marche des aristocrates. Souple, plate, lacĂ©e et hautement symbolique, elle servait aussi de marqueur social : plus la pointe s’allongeait, plus elle traduisait la richesse et la dĂ©sinvolture de celui qui la portait. Rien d’étonnant que le soulier plat et enrubannĂ© fĂ»t adoptĂ©, quelques siĂšcles plus tard, par le plus prĂ©cieux de ses contemporains, Louis XIV, le Roi-Soleil en personne. © BalenciagaLes ballerines Leopold de Balenciaga par Demna Ce clin d’Ɠil historique n’a pas Ă©chappĂ© au monde de la mode, qui aime volontiers lorgner sur le passĂ©. Basique fĂ©minin jusqu’à la saturation des ann