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Loin des centres d'art qui misent sur des scénographies « Instagrammables » — œuvres animées, projections 360°, cascade de couleurs et de sons autour de Van Gogh, Matisse ou Klimt —, l'expérience est ici résolument intime, et ne se laisse pas partager. Au centre de la pièce, un piano à queue fait face à des fresques surréalistes, créatures hybrides, sculptures coralliennes, luminaires colorés au plafond. Mais l'ensemble ne prend vie qu'une fois le casque VR posé : Yuja apparaît, et l'odyssée commence.
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Dès les premières notes de Bach (« Ich ruf' zu dir »), le sol se dérobe, le plafond s'efface. Place à huit tableaux saisissants q