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Grève des travailleuses du sexe à Montréal pendant le Grand Prix de F1 2026 : ce qu’il faut savoir

Une coalition de travailleuses du sexe à Montréal appelle à une importante action de grève durant l’un des week-ends les plus lucratifs et les plus achalandés de l’année.

Laura Osborne
Écrit par
Laura Osborne
Editor, Time Out Canada
Strip club
Photograph: Shutterstock / Aleksandr Rybalko
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Les travailleuses du sexe de Montréal prévoient une grève pendant le week-end du Grand Prix de Formule 1 2026.

Le Comité autonome du travail du sexe (CATS) a annoncé une action prévue le 23 mai 2026, visant des bars de danse et des salons de massage à travers la ville, en amont du très lucratif Canadian Grand Prix.

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Les organisatrices et organisateurs affirment que cette mobilisation vise à exiger de meilleures conditions de travail, la fin de la hausse des « bar fees », une meilleure protection contre la violence en milieu de travail, ainsi que la reconnaissance de droits du travail pour les travailleuses du sexe.

Selon le CATS, les membres documentent depuis plusieurs années des conditions jugées problématiques : milieux de travail insalubres ou non sécuritaires, discrimination, harcèlement et congédiements arbitraires.

Le mouvement, actif publiquement depuis 2019, affirme avoir gagné en élan après une série d’assemblées et d’ateliers tenus tout au long de 2025.

Strip clubs
Photograph: Shutterstock/ Lestertair

Pourquoi faire grève pendant le Grand Prix?

Le CATS estime que le week-end du Grand Prix représente la période la plus rentable de l’année pour plusieurs établissements — et donc le moment où les travailleuses ont le plus de levier.

Le groupe soutient que durant la semaine de F1, certains clubs augmenteraient les frais exigés aux danseuses, surréserveraient les effectifs et imposeraient des règles plus strictes, dans un contexte où la pression et l’achalandage sont particulièrement élevés.

Pour les organisatrices et organisateurs, le choix de ce moment hautement médiatisé vise à mettre en lumière ce qu’ils décrivent comme des pratiques de travail abusives dans l’industrie.

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Strip clubs
Photograph: Shutterstock / Aleksandr Rybalko

Quel est le quartier chaud de Montréal ?

Montréal n’a plus de quartier chaud officiellement désigné, mais le centre-ville — notamment autour du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine — demeure historiquement associé à la vie nocturne et au divertissement pour adultes.

Est-ce que le travail du sexe est une activité légale ?

Parmi les principales revendications figure l’abolition des « bar fees », un système obligeant les danseuses à payer pour travailler.

Le CATS soutient que, malgré leur statut d’entrepreneures indépendantes sur papier, de nombreuses travailleuses évoluent en réalité dans des conditions contrôlées par les employeurs, avec horaires imposés, codes vestimentaires et règles strictes — sans accès aux protections sociales habituelles.

Le collectif réclame notamment :

Des milieux de travail plus sécuritaires

Des environnements sanitaires adéquats

La fin de la discrimination et du harcèlement

L’accès aux protections et avantages du travail salarié

La reconnaissance des travailleuses du sexe comme travailleuses

Une décriminalisation plus large du travail du sexe au Canada

Une mobilisation plus large que les clubs

Strip club
Photograph: Shutterstock / KinoMasterskaya

Le mouvement affirme que cette grève s’inscrit dans une démarche plus large visant à organiser les travailleuses du sexe à travers différents secteurs, incluant les salons de massage et le travail en ligne.

Alors que Montréal se prépare à accueillir une nouvelle édition du Grand Prix — événement qui attire tourisme international, vie nocturne et couverture médiatique mondiale — les organisateurs affirment que le moment est stratégique.

Selon eux, cette action vise autant un levier économique qu’un signal politique, afin de placer les enjeux de conditions de travail et de sécurité au cœur du débat public dans l’industrie du sexe.

Pour plus d’information sur le Comité autonome du travail du sexe (CATS), cliquez ici.

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