Smael Bouaici

Smael Bouaici

Articles (14)

Claudia Rivera, la Latin Connection

Claudia Rivera, la Latin Connection

Un pop-up au Bon Marché, des soirées à la Machine du Moulin Rouge, une expo de photos… : depuis quatre ans, Claudia Rivera s’active partout dans la capitale pour faire briller les communautés latino-américaines. Ce mardi après-midi, elle n’a pas beaucoup plus de temps : avant les concerts de Bad Bunny à Paris, elle réunit, avec son agence Amaru, des talents créatifs latinos autour d’un dîner organisé avec adidas, qui lui a demandé de customiser une collection pour la tournée de la star portoricaine.  © Claudia RivieraClaudia Rivera, la Latin Connection L’occasion parfaite de présenter sa vision pour cette artiste et créatrice franco-péruvienne qui travaille sur l’image des latinos et latinas depuis qu’elle est en âge de tenir le caméscope familial. « Mes parents m'ont toujours fait comprendre que j'étais Péruvienne. Je parlais espagnol avant de parler français », raconte cette fan de Selena Gomez. « A la maison, c’était très Pérou, dans la nourriture, dans la musique. Donc je n'ai jamais eu de souci par rapport à mon identité. Et après la maison, c'est Paris. » Déconstruire une image figée Dehors, c’est plus flou : on la prend souvent pour une Maghrébine. « En France, j’ai vécu beaucoup d'islamophobie. C’était bizarre parce que je vivais un racisme qui ne concernait même pas ma communauté. Et quand les personnes comprennent qu'on est latino ou latina, elles disent “Ok, ça va”, mais par contre, elles commencent à nous hypersexualiser. Franchement, on prend cher sur ça. » ©
El Dany, le reggaeton dans la peau

El Dany, le reggaeton dans la peau

C’est la magie de la nuit à Paris : longtemps ignoré, le reggaeton est aujourd’hui le roi des soirées parisiennes, qu’elles soient branchées ou populaires. DA de la Terrasse Latino du Cabaret Sauvage, qui ne désemplit pas tous les vendredis de l’été, Daniel Romero, alias DJ El Dany, boit du petit-lait (de coco). A 43 ans, ce DJ d’origine chilienne et portoricaine se souvient de ses premières soirées dans des petites salles de banlieue il y a vingt-cinq ans : « Il n'y avait même pas de soirées reggaeton, c’était des soirées latino où l’on entendait quelques hits reggaeton. Il n'y avait pas de vrai mouvement. » © El DanyEl Dany avant son entrée à l'Olympia A l’époque, il rêve encore de devenir percussionniste de salsa, sa première passion héritée de son père collectionneur de vinyles. Il part de longs mois à Porto Rico, où se sont installés ses grands-parents maternels, des magiciens chiliens ambulants, après avoir traversé l’Amérique latine avec leur spectacle. Là-bas, il assiste aux débuts du reggaeton à San Juan. A son retour, c’est derrière les platines qu’il choisit de faire des tours de passe-passe.  Merci Bad Bunny Il se lie à d’autres pionniers du mouvement à Paris, DJ Nelson et DJ Pauleta, monte une soirée, La Totale, et fait venir des artistes de Porto Rico, jusqu’au roi Daddy Yankee, qui chante « Gasolina » en 2010 au Zénith. En première partie ? El Dany, qui voit le feu reggaeton monter. L’embrasement se produit à la fin de la décennie, avec les hits mondiaux « De
Hélène Tchen Cardenas, photographe d’identités

Hélène Tchen Cardenas, photographe d’identités

La quête d’identité peut être un chemin joyeux. C’est ce que semble dire Hélène Tchen Cardenas à travers l’esthétique pop et lissée de ses clichés. Née en France d’un père états-unien d’origine chinoise, la photographe de 34 ans a grandi à Paris avec sa mère née en Colombie. Évidemment, dès qu’elle a commencé la photo, en autodidacte après des études de cinéma, le thème s’est imposé. « C’était toujours la même chose qui revenait, raconte-t-elle. J’étais très intéressée par tout ce qui était en lien avec l'identité, la beauté aussi. » © Hélène Tchen CardenasClaudia Riviera prise en photo par Hélène Tchen Cardenas Lors de son exposition Closer to Us en 2024, elle présente ainsi des portraits de personnes qui lui ressemblent, doublée d’une série de témoignages vidéo intitulée In Between Worlds, « entre les mondes ». « C’était très important pour moi d'aller interviewer des personnes issues des seconde ou troisième générations d'immigration en France. »  Renouer avec sa partie chinoise Hélène, qui a rencontré son père à 11 ans, a surtout baigné dans la culture de sa famille colombienne. Elle va danser aux soirées salsa Agua e Lulo au Point Ephémère, à celles de sa copine Claudia Rivera à la Machine, ou manger dans des restos colombiens comme Comité Caribe ou Mi Tierra. Cette exposition lui a donné l’occasion de rencontrer des personnes d’origine chinoise et de renouer avec cette partie de son identité. « Ça a été un peu compliqué avec mon identité côté asiatique, parce que je n
Les meilleurs clubs pour danser jusqu'à l'épuisement à Paris

Les meilleurs clubs pour danser jusqu'à l'épuisement à Paris

C’est avec la généralisation des lampadaires, au XIXe siècle, que Paris s’est transformée en capitale de la fête. Tripot, resto, goguette, bal musette, dancing, discothèque, boîte de nuit, aujourd’hui club : autant de mots que d’époques pour désigner ces lieux où l’on vient entrer en transe ensemble au fil des danses. Depuis les années 70 et le disco, précurseur de toutes les dance music d’aujourd’hui, la piste est bâtie autour de la figure magnétique du DJ, un culte relancé dans les années 2010 à Paris par les évangélistes de Concrete, qui a permis à l’offre de la capitale de considérablement s’étoffer.Dans un panorama festif constitué d’open airs forcément saisonniers, de soirées éphémères et de lieux qui ferment parfois au bout de quelques mois (voire quelque semaines), on a dressé la liste de nos clubs sûrs, ceux sur lesquels vous pouvez compter toute l’année ou presque, des lieux qui misent sur l'inclusivité, la diversité et la sécurité pour toutes et tous. Un dossier qui entremêle les décors – friche, béton, cave –, les styles – toutes les nuances des musiques électroniques –, et les ambiances – hype, schlag, entre-deux. Une sélection garantie sans entrée gratuite pour les filles. Pour découvrir notre sélection des salles de concerts à Paris, c'est par ici. Et pour vos plans du week-end, c'est ici que ça se passe.
Fanny Pisonero, l’ingénieure du son française la plus récompensée

Fanny Pisonero, l’ingénieure du son française la plus récompensée

Oubliez l’image du studio d’enregistrement classique avec l’artiste qui chante derrière la vitre, sous l’œil et la pression de l’ingénieur du son. Dans le studio de Fanny Pisonero à Aubagne, la cabine de voix est située derrière la console. « Je voulais que l'artiste ne se sente pas regardé », explique-t-elle. Un aménagement qui en dit long sur la façon dont elle conçoit son métier, et sans doute une des raisons du succès de la seule femme ingénieure du son du rap français. « Si on a besoin de se parler, je me tourne. Mais le reste du temps, l’artiste est dans sa bulle et il sait qu'il n'y a personne qui le regarde. Je trouve que c'est super important. » Car si elle a bossé avec les plus grands, de Rohff à SCH en passant par SDM, il lui arrive régulièrement d’enregistrer les voix des nombreux rappeurs et rappeuses locaux en quête de gloire. On comprend alors que son champ d'action dépasse largement la console de mixage. © Fanny PisoneroIngé-son mais pas que : comment Fanny Pisonero soigne les voix du rap français Un métier multicasquette Car on entend beaucoup de choses dans la voix : les bruits de bouche qu’elle nettoie, l’odeur de l’alcool et du tabac, mais aussi les doutes, surtout chez les jeunes. « A l’époque des studios à bande, un artiste qui n'était pas capable de faire sa prise en une fois, on le mettait de côté. Donc les seuls qui avaient accès aux studios étaient ceux qui avaient un certain niveau. Aujourd'hui, avec l'arrivée du numérique, on peut refaire 150 pri
La France rêvée de Lolo Zouaï

La France rêvée de Lolo Zouaï

Entre Lolo Zouaï et la France, c’est d’abord l’histoire d’un déracinement. Née à Paris en 1995, elle n’a pas le temps de visiter : trois mois plus tard, le destin l’envoie éclore aux Etats-Unis. Ses parents remportent une green card à la loterie et s’envolent pour San Francisco, où elle a grandi. Quand on la retrouve mi-mars dans le hall d’entrée des Bains pour discuter de son nouvel album Reverie (sortie le 24 avril), on entend les échos de cette transplantation dans sa façon de mêler français et anglais, qu’elle parle tous deux sans accent. © Louis Lepron pour Time Out Paris. Séance photo réalisée dans les différents espaces de Les Bains Paris. A 31 ans, c’est désormais une histoire de retrouvailles qu’elle veut écrire à travers un album en forme de lettre d’amour à la musique française. Installée à New York depuis quelques années, une énergie qui convient bien à sa triple identité (son père est algérien), elle aimerait vivre avec un pied à Paris, même si « c’est un peu crazy ». « Je pourrais manger du bon fromage. Aux Etats-Unis, il n'a pas de goût. » Des références twistées La culture française, Lolo Zouaï l’a imaginée toute sa jeunesse, à travers des chansons (Françoise Hardy et Amel Bent surtout) et des plats à la maison. C’est cette distance qu’évoque en creux le titre de ce troisième album, Reverie, truffé de symboles de la chanson française, à commencer par Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg, dont elle rappe les paroles de « Harley Davidson » sur les lourdes basse
Priyanka Chopra : « Je pourrais déchirer quelqu’un en deux »

Priyanka Chopra : « Je pourrais déchirer quelqu’un en deux »

Priyanka Chopra a navigué sur bien des mers au cours de sa longue carrière, entre son titre de Miss Monde en 2000, sa conquête de Bollywood, et sa récente renaissance en star de films d’action à Hollywood. Et pourtant, son rôle d’ex-pirate écorchée vive dans La Falaise (The Bluff) pourrait bien être le plus personnel : celui d’une mère prête à tuer pour protéger sa famille. À Time Out, Chopra raconte avoir découvert le scénario de cette épopée pirate de Prime Video alors que sa fille n’était encore qu’un bébé. Sa première pensée après cette lecture ? « Jusqu’où serais-je prête à aller pour protéger mon enfant ? » Alors, jusqu’où irait-elle ? « Je pourrais déchirer quelqu’un en deux pour protéger ma famille », répond-elle sans détour. « Je sais que je serais capable de trouver cette rage en moi. Et c’était ma boussole sur ce film. » Elle bascule même à l’hindi pour appuyer son propos : « Mai keher macha dungi – Je sèmerais le chaos. » Et c’est peu de le dire. Prime Video | Priyanka Chopra Carnage dans la grotte Inspiré d’une période de l’histoire maritime peuplée de flibustiers sanguinaires, La Falaise met en scène Chopra dans le rôle d’une pirate à la retraite nommée Ercell « Bloody Mary » Bodden. Elle n’a pas gagné ce surnom pour son amour de la vodka-tomate : dans le film d’action gore du scénariste-réalisateur Frank E. Flowers, Chopra distribue les coups avec tant de violence qu’il est déconseillé aux mineurs.  L’histoire voit le menaçant Capitaine Connor, interprété par
De “Réinventer la nuit” à “Dihya”, la renaissance de la DJ parisienne Paloma Colombe

De “Réinventer la nuit” à “Dihya”, la renaissance de la DJ parisienne Paloma Colombe

Les périodes de transformation commencent souvent par un choc. Pour Paloma Colombe, il a eu lieu le 10 juin 2023 au Cabaret Sauvage, lors d’un DJ set durant lequel elle était assiégée par des hommes lui lançant des insultes sexistes, seulement défendue par deux copines et sa nièce de 18 ans. « C’est ce qui m'a le plus choquée, qu'elle se soit fait insulter sous mes yeux. C’était la troisième fois d’affilée que je vivais un truc sexiste pendant que je travaillais ; là, c’était plus possible, la coupe était pleine », dit-elle en se pelotonnant sur la chaise d’un café mal chauffé de Ménilmontant. Alors elle décide de prendre la parole, de raconter cette soirée qui était celle de trop, après des années à « avoir intériorisé ces comportements », depuis ses débuts de DJ en 2017 dans les restaurants Costes, où elle mixait plusieurs fois par semaine en vivant « 12 remarques sexistes par jour ». Des gigs formateurs mais loin de sa conception de la fête, qu’elle a découverte fun, queer, safe et flamboyante lors de ses études de cinéma à San Francisco. « On ne faisait que sortir et c'est comme ça que je suis tombée dedans. Sinon, je n’aurais jamais eu l'idée d'être DJ. » © Ginane Chaaban Une réinvention sur tous les plans Et si elle est devenue DJ, ce n’est pas non plus pour se faire harceler aux platines. Son post quelques jours après sur Instagram, où elle raconte cette soirée cauchemardesque, fait grand bruit et résonne immédiatement chez d’autres filles DJ parisiennes, Anaco, Bamb
Les meilleures expositions gratuites à voir en ce moment à Paris

Les meilleures expositions gratuites à voir en ce moment à Paris

À tous ceux qui ont une irrépressible envie d'aller voir une expo sans dépenser un kopeck, ce dossier est fait pour vous. Alors que les musées ont rouvert leur tourniquet, on a voulu recenser ces rétrospectives à voir sans débourser un seul centime ! Bien souvent, notre recherche nous a menés dans des galeries, clairement pas les lieux les plus chaleureux au premier abord, mais dont les expos temporaires envoient du pâté. Photos, peinture, installations, il y en aura pour tous les goûts. Un conseil : soyez curieux, ça ne vous coûtera pas plus cher. À lire aussi : Les meilleures expos à voir en ce moment à Paris
Les meilleurs clubs branchés et sélects de Paris

Les meilleurs clubs branchés et sélects de Paris

Dans le circuit de la nuit parisienne, les clubs branchés forment un univers à part. Des lieux où croiser mannequins, artistes et cool kids discutant du cours de la hype – où le plus difficile reste de passer la porte. Voici notre liste des clubs qui restent branchés toute l’année, même hors période de Fashion Week. Chaussures italiennes conseillées ! Plus de branchitude et de nuit Notre dossier des restaurants branchés Notre sélection des bars où danser  
35 bons plans en or massif pour réussir les Jeux olympiques de Paris 2024

35 bons plans en or massif pour réussir les Jeux olympiques de Paris 2024

Plus divers, plus gros, plus cool, ce pourrait être la devise de ce dossier de survie à Paris durant les Jeux olympiques. Tel un Pierre de Coubertin en phase maniaque, nous avons essoré les agendas de nos lieux préférés, exploré les programmes des pavillons éphémères et secoué nos meilleurs indics pour vous proposer cette sélection somptueuse de 35 plans à faire entre deux épreuves de ping-pong sur gazon ou de tir à l’arc en eaux vives. Car n'oubliez pas : l’important, c’est de participer, mais à un maximum de choses ! > Pour découvrir notre page dédiée aux Jeux Olympiques de Paris.> Pour dégoter les meilleurs plans food, expos et soirées.> Pour trouver une fan zone où voir les épreuves en direct.

Listings and reviews (15)

Alimentation Générale (ALG)

Alimentation Générale (ALG)

5 out of 5 stars
Pas toujours facile de se repérer entre toutes les enseignes nocturnes du quartier d’Oberkampf ; mais non, l’Alimentation Générale n’est pas une épicerie. Si le lieu porte ce nom, c’est pour sa capacité à fournir tous les produits qu’il faut aux noctambules venus y faire leurs emplettes. A la fois bar, restaurant, salle de concerts et club, l’ALG  (pour les intimes), avec cette salle tout en béton meublée de grandes tables en bois conviviales, propose des soirées colorées, chaleureuses et abordables.  Pour s’alimenter en musiques du monde entier Des petits concerts de musiciens peu connus mais qui tuent, des DJ qui mixent des sons qu’on n’entend jamais dans les grosses boîtes… L’ALG, c’est le genre d’endroits où on peut se lancer dans une discussion passionnée avec les voisins de comptoir qu’on vient de rencontrer, et qui propose en même temps une prog de qualité. On y va notamment pour la soirée pionnière du reggaeton parisien Muevelo ou pour les fêtes baile funk pour danser sur les derniers sons brésiliens. Un gros tropisme Amérique du Sud mais on y trouve aussi des soirées house le samedi et en semaine des concerts entre punk, new wave, balkan beats, rock, cumbia, ou des brass bands qui jouent collés serrés sur la micro-scène à hauteur d’homme. Deux dernières infos : le fumoir est claustro, comme souvent à Paris, et ne venez pas trop tard le weekend, car l'ALG est le seul bar-club du coin qui ferme à 5h, et à partir d'une certaine heure, c’est no pasarán.  Côté billetterie
Elysée Montmartre

Elysée Montmartre

Revenue dans le game des salles de concert en 2016, cinq ans (de travaux) après son incendie, l'Elysée Montmartre – l’une des salles les plus anciennes et mythiques de Paris – a gardé son cachet, sa configuration et son ambiance qui en fait un Graal pour les artistes.  200 ans de fêtes vous contemplent Citée dans L’Assommoir de Zola (dur de faire mieux dans le prestigieux), son histoire raconte deux siècles de fêtes parisiennes (since 1807 !), du french cancan à la techno. Reprise en 2011 par Julien Labrousse, propriétaire de l’Hôtel du Nord, et le producteur de films Abel Nahmias, la salle a vu sa fameuse façade restaurée, entre autres liftings bien sentis. Le bar du fond, où vous pouvez régulièrement entendre bitcher les journalistes musique de Paris, a changé de visage et arbore une gueule beaucoup plus classe. Pour le reste, la configuration de la salle reste inchangée. Côté musique, un certain éclectisme est toujours prôné avec des artistes pour tous les âges, entre nouveaux hérauts – tous genres confondus – de la scène indé mondiale, avec par exemple les géniaux Soulwax, la nouvelle queen anglaise Pinkpantheress ou le fédérateur rappeur algérien Tif. Également au programme, des groupes de metal, de rock, de nombreux artistes de la scène hip-hop genre DJ Shadow. L’Elysée Montmartre est aussi l’étape parisienne incontournable de tous les grands artistes de reggae jamaïcains, de Ziggy Marley aux Gladiators.  Côté billetterie Seuls les artistes confirmés peuvent se permettr
La Java

La Java

Ça fait plus de cent ans que la Java met le dawa aux nuits de Belleville. Le dancing créé en 1923 a vu défiler plusieurs générations de teufeurs parisiens, depuis la jeune Édith Piaf, Django Reinhardt, les zazous, les maîtres de la salsa jusqu’aux DJ techno des trente dernières années. Petit club alternatif de la toujours funky rue du Faubourg-du-Temple, à deux pas du légendaire Zorba (à faire avant ou après), on est loin de l’ambiance des boîtes à bouteilles de l’Ouest parisien.  Nouvelle équipe pour une nouvelle vie Reprise en sortie de Covid par une nouvelle équipe (A.A Production) qui a fait des travaux, la salle arbore un look un peu plus frais, avec des projections sur les murs qui ont fait du bien à une salle un peu dark par endroits, une clim et de nouvelles toilettes – ça compte. Mais il y a toujours la cabine DJ, le mini-podium juste devant, et ce grand rectangle pour danser.  En termes de prog, la Java a choisi de faire confiance à des jeunes collectifs de musique électronique qui poussent comme des champignons à Paris en ces années 2020. On y trouve des petits crews comme Beau Mot Plage, OHP, Itinéraire Bis, Melancholia ou Kumquat, qui alternent avec des label nights, avec une triade tendance house techno trance. Et comme c’est la mode en ce moment à Paris, il y a aussi des humoristes le vendredi soir, avec le comedy club ambulant Wishing Light.  Côté billetterie La Java est ouverte en mode club du jeudi au samedi, avec un tarif réduit à 5 euros si vous venez avan
Cité de la musique

Cité de la musique

5 out of 5 stars
Ici, tout est immense. Les couloirs de la Rue musicale, la hauteur des plafonds, les verrières, les murs courbés qui lui donnent une allure de “ville onirique” toujours en mouvement. Y a pas à dire, Christian de Portzamparc a fait du beau boulot sur ce projet qui lui a valu un prix Pritzker, le Nobel des architectes. Terminée en 1995, la Cité de la Musique a rejoint le pôle musical de la porte de Pantin, juste en face du Conservatoire national supérieur de musique et de danse. La Cité de la Musique aujourd’hui Elle est ensuite intégrée administrativement à la Philharmonie lors de son inauguration en 2015, élargissant le playground de l’Ensemble intercontemporain, fondé par Pierre Boulez en 1976, qui y est accueilli en résidence. Ses musiciens se partagent les salles de l’ensemble avec ceux de l’Orchestre de France. La Cité de la Musique en possède deux principales : la “salle des concerts” (on ne peut pas faire plus sobre), modulable de 600 à 1 600 places, qui accueille orchestres magistraux et autres musiciens de classe internationale, essentiellement dans le registre symphonique, mais avec une belle amplitude temporelle, de Mozart à Philip Glass en passant par le baroque ; et l’amphithéâtre de 250 places pour les concerts de chambre. Sans oublier le musée de la Musique qui déploie ses centaines d’instruments parfois étonnants sur ses plus de 6 000 m2. Côté billetterie Les concerts à la Cité de la Musique coûtent généralement entre 25 et 40 euros, sachant que certaines perfo
Trianon

Trianon

5 out of 5 stars
Avec son architecture Belle Epoque, le Trianon insuffle un peu de classe au boulevard de Rochechouart. Des représentations de Mistinguett à celles de l'habitué Jacques Brel en passant par sa période cinéma, le lieu a vécu de sacrés bons moments depuis sa création en 1894. Entièrement rénové en 2009, le Trianon émerveille avec sa hauteur sous plafond, sa somptueuse salle de bal, ses velours rouges, les boiseries de la salle de théâtre et l’immense charpente métallique du jardin d’hiver. Du beau monde au balcon C’est donc une turne très recherchée par les artistes, et il faut en avoir déjà un peu sous le pied pour se frotter à ses 1 000 spectateurs. Les chanteurs et chanteuses de pop française (comme Juliette, Emilie Simon, Joanna ou Albin de la Simone) connaissent bien son charme et son ambiance, et adorent jouer avec les spectateurs sur les balcons de chaque côté. La salle de concerts a aussi accueilli des superstars comme Rihanna, Pharrell ou Johnny, et des pointures de la musique pointue, type Autechre ou Echo & The Bunnymen. La salle ouvre aussi régulièrement ses portes aux humoristes. Côté billetterie Pour s'asseoir à la table du Trianon, la mise de départ tourne entre 30 et 40 euros et ça peut monter à 70 euros (voire 90 pour des places dans le carré or) pour les high rollers. Pour découvrir notre sélection des meilleurs concerts, c'est par là.
Maison de la Radio

Maison de la Radio

Le bâtiment circulaire installé en bordure de Seine, face à l’île aux Cygnes, depuis 1963, a été rebaptisé Maison de la Radio “et de la Musique” en 2021. Une manière pour la direction de Radio France de mettre en avant la dimension artistique de la Maison ronde, généralement éclipsée médiatiquement par les invités de la matinale de France Inter, ses humoristes (ça va parfois ensemble) et la lumière des six autres stations de radio publiques qui y sont installées. Mille et un orchestres et événements Le lieu abrite pourtant plus de 60 studios d'enregistrement et quatre formations musicales, l’Orchestre national, l’Orchestre philharmonique, le Chœur et la Maîtrise de Radio France, qui se produisent entre l’auditorium et le fameux (et magnifique) Studio 104. Les musiciens des différents orchestres jonglent entre les représentations et les styles musicaux, la filmographie de Maurice Jarre, du Beethoven, du Bach, du Mahler, du klezmer ou du tango.  On trouve aussi également dans la prog des spectacles et concerts pour enfants, du jazz, de la pop, sans oublier les festivals maison, comme le Jazz sur le Vif en mai, le fureteur Festival Présence(s), qui rend hommage à ses explorateurs sonores comme Steve Reich, ou l’Hyperweekend, lancé en 2021, qui organise des collaborations inédites entre des figures de la nouvelle scène française. Côté billetterie  La Maison de la Radio et de la Musique, c’est le service public, alors les prix des concerts suivent une grille tarifaire bien étudiée
Cabaret Sauvage

Cabaret Sauvage

5 out of 5 stars
Le Cabaret Sauvage, c’est avant tout l’histoire d’un mec, Meziane Azaïche, qui, tombé amoureux des magic mirrors, ces chapiteaux nés dans les fêtes foraines belges des années 1920, en installe un dans le parc de la Villette en 1997.  La diversité culturelle incarnée Rendez-vous des amateurs de musiques maghrébines et méditerranéennes, son parquet et ses miroirs biseautés ont aussi vu défiler la crème de la musique jamaïcaine et latino, et bien sûr des fêtes techno et drum’n’bass d’anthologie. Avec ses 600 places, la salle a accueilli ces 25 dernières années des artistes aussi divers que Yuri Buenaventura, George Clinton, Tony Allen, Goran Bregović, Popa Chubby ou Underground Resistance… Depuis la sortie du Covid, le chapiteau – refait à neuf – s’est fait une spécialité des événements liées à la musique latine, avec notamment les soirées mensuelles La Rumba, qui divague à travers toute l’histoire des danses sud-américaines, et El Perreo, consacrée au reggaeton avec en chef d’orchestre le DJ parisien pionnier du genre El Dany. Concerts de rock (Ty Segall, Oh Sees), soirées électro maison “Sauvages”, orchestre de salsa, carnaval colombien, shows de danse… Le Cabaret Sauvage est clairement le chantre du multiculturalisme musical à Paris. Dès les beaux jours venus, le Cabaret ouvre (les vendredis soir) sa « Terrasse latino » qui ne désemplit pas, tandis que le chapiteau et les espaces extérieurs sont pris en main par quelques-uns des meilleurs collectifs festifs parisiens pour des
Café de la Danse

Café de la Danse

Voilà plus de trente ans que le Café de la Danse, situé dans un passage de la rue de Lappe, innommable rue de la soif du quartier de Bastille, fait office de plaque tournante de la scène émergente parisienne. Avec ses 500 places réparties moitié-moitié entre la fosse et les places assises, c’est une salle idéale pour des showcases de label, des releases parties et autres concerts acoustiques ou atypiques. Un fief de la chanson française Dans ce « café » et ses gradins qui offrent à chacun une bonne vue sur la scène en contrebas, pas de décoration superflue : les murs en brique nus habillent les soirées, et toute notre attention va aux artistes qu’on peut quasiment toucher – mais non, on touche avec les oreilles. Le tropisme du Café de la Danse, c’est d’abord la chanson française, qui se taille la part du lion avec le folk, l’indie-rock, les jazz ou les musiques du monde – il y a aussi des spectacles pour enfants.  On y a vu par le passé des grands blazes comme Jean-Louis Murat, Miossec et même Radiohead (en 1995 pour l’album The Bends). Aujourd’hui, on peut assister aux premiers pas des futures stars de la pop française comme Solann ou Jean-Baptiste, ou verser dans la nostalgie avec Princess Erika ou Thurston Moore de Sonic Youth. La programmation s’étale aussi sur les murs du café, où les photographes (de musique souvent) se relaient pour exposer leurs clichés,  Côté billetterie Les concerts tournent autour de 20 euros pour les artistes qui démarrent, et les prix peuvent mon
Casino de Paris

Casino de Paris

Le Casino de Paris a-t-il vraiment besoin d’artistes pour briller ? La salle seule vous en met plein les mirettes avec ses fauteuils rouge pétant et les dorures des hauts plafonds. Un endroit boursouflé d’histoire situé à deux pas de l’église de la Trinité dans le 9e arrondissement, qui est devenu un haut lieu du music-hall parisien durant la Première Guerre mondiale, et qui le restera jusqu’en 1982. Pendant soixante ans, le Casino de Paris a hébergé les plus grandes revues françaises et étrangères, les comédies musicales de l’époque, faisant défiler les plus grandes stars de l’histoire de la fête parisienne comme Mistinguett, Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Tino Rossi, Line Renaud ou encore Zizi Jeanmaire.  Le Casino aujourd’hui Le lieu rompt ensuite avec la tradition pour se tourner vers le spectacle et les concerts. En 1985, c’est Serge Gainsbourg, dans sa période ultra-provoc avec Love on the Beat, qui lui offre sa lettre de noblesse avec un concert resté dans l’histoire – il en a même sorti un album live l’année suivante, vendu par palettes de douze. Toutes les stars de la musique française y défileront à sa suite (Jacques Dutronc, Alain Souchon, Michel Jonasz, Jacques Higelin, Izia…), aujourd’hui accompagné de grands noms de la musique internationale (Superbus, Chilly Gonzales… ) capables de remplir ses 2 000 places. Et puis la salle est idéale pour les comédiens qui ont les moyens. Toutes les grosses têtes de l’humour hexagonal en quête de prestige s’y produisent d
Le Trabendo

Le Trabendo

5 out of 5 stars
Engoncé entre le Zénith et ses têtes d’affiche et la Philharmonie et ses orchestres, le Trabendo a su se faire une place dans le parc de la Villette. Sa capacité de 900 places en fait le lieu idéal pour des têtes d’affiche de milieu de tableau mais beaucoup de très grands artistes l’ont choisi pour des concerts plus intimistes, comme Metallica en 2003 ou les Rolling Stones fin 2012, après la réouverture du lieu suite à des travaux de rénovation.  Une oreille curieuse Aujourd’hui, la salle frime avec une programmation éclectique et de qualité, mêlant rock, électro, metal, indie ou clubbing (mais aussi un peu de rap), avec des artistes toujours à la pointe dans leur genre. Fun fact, on ne s’en rend pas compte quand on danse dedans, mais la salle, conçue dans le cadre du projet des Folies de Bernard Tschumi pour le parc de la Villette, a été dessinée comme une oreille, ce qui lui donne un air d’amphithéâtre et une excellente acoustique – comme quoi la nature est bien faite. Si la déco n’est pas son point fort, on retient en revanche la grande proximité du public avec les musiciens, une équipe dynamique et puis sa terrasse parfaite lors de la période estivale, un peu à l’écart de l’agitation du parc. Petit conseil : n'hésitez pas à jouer des coudes pour filer au fond, c’est là que la vue est meilleure ! Côté billetterie Au Trabendo, les concerts se monnayent entre 20 et 30 euros pour les artistes les plus connus, tandis que les soirées clubbing se négocient autour de 17-20 euros.
Festival 36h Eglise Saint-Eustache 2023

Festival 36h Eglise Saint-Eustache 2023

Alors qu’une poignée de cathos intégristes continuent à se faire des nœuds au cerveau en bloquant les concerts dans les églises (full support Bilal Hassani et Kali Malone), il est bon de rappeler que c’est un curé qui a lancé il y a dix-sept ans les concerts dans l’église Saint-Eustache. Aujourd’hui, le concept a grandi pour devenir un festival “attentif à toutes les musiques (sacré, classique, électroniques et actuelles)” et l’un des rendez-vous cultes de la Fête de la musique. Durant 36 heures, les artistes défileront de jour comme de nuit dans la nef de l’église gothique des Halles. Cette année, on ne manquera pas le show mi-slam mi-électronique mi-preaching de Cloé du Trèfle et Lisette Lombé (le 20 à 23h), le set gabber mystique d’Inès Chérifi (le 20 à 1h) ou la nouvelle sensation pop/folk Nina Versyp (le 21 à 19h), qui, seule avec sa voix et sa guitare, ne devrait avoir aucun mal à mettre tout le monde à genoux.
Dancing in the lab

Dancing in the lab

Pour faire écho à sa thématique “Science Friction”, une série d’évènements qui éveillent “le scientifique qui sommeille en vous” jusqu’au 24 juin, la friche du 12e Ground Control a concocté un line-up “scientifique” pour cette Fête de la Musique. En ouverture, on verra l’ex-docteur en neurosciences devenu rappeur Pierre Hugues José (imaginez Philippe Katerine qui aurait fait carrière dans le hip-hop), suivi de l’artiste/ingé russo-parisienne Omma, le cerveau de la start-up de sound design Playtronica – c’est elle qui a conçu le fameux synthé pastèque de Mezerg. Elle présentera un show spécial avec “une installation interactive sonore inédite”. Le genre de bails qui fait immédiatement penser au producteur/aventurier parisien Molécule, qui avait présenté en 2022 le premier “live contrôlé par la pensée”. Cette fois, pas de monolithe noir ni d’intelligence artificielle à l’horizon, Molécule viendra faire un DJ set à l’ancienne, avec ses mains et son cœur. 

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Paris vu par Dalí, Chagall ou JonOne : une exposition gratuite célèbre la capitale à la PM Gallery

Paris vu par Dalí, Chagall ou JonOne : une exposition gratuite célèbre la capitale à la PM Gallery

Il existe autant de Paris qu’il existe d’artistes : c’est le point de départ de la nouvelle exposition de la PM Gallery, Paris rêvé des artistes, qui présentera des œuvres de Salvador Dalí, Marc Chagall ou JonOne du 23 juillet au 5 septembre dans le 6e arrondissement. Fidèle à son principe de faire dialoguer l'art moderne et l'art contemporain, la galerie a réuni des artistes de toutes les époques, avec des œuvres (peintures, mais aussi photos, sculptures ou céramiques) présentant chacune une vision unique de notre capitale ou de ses monuments emblématiques. On y verra notamment plusieurs Chagall, la série parisienne de Salvador Dalí réalisée entre 1969 et 1972, des peintures de Dean Tavoularis, légendaire décorateur d’Hollywood décédé en avril dernier à Paris, celle d’Ivan Afonskiy (photo), peintre russe en exil, ou encore le fameux remake de La Liberté guidant le peuple par le street artiste new-yorkais JonOne. Quand ? du 23 juillet au 5 septembre 2026. Du mardi au samedi, 12h-19h.Où ? 40 rue de Seine, Paris 6e.Combien ? entrée libre.       A lire ensuite : Street art : Invader installe 32 nouvelles mosaïques à la Villette en parallèle de l’expo “Beyond the Streets”
Une étrange installation sonore immersive est à découvrir gratuitement au Centre culturel suisse

Une étrange installation sonore immersive est à découvrir gratuitement au Centre culturel suisse

S’allonger sous une grande coquille gonflable et écouter le sol vibrer : c’est le concept très deep de Unter Uns, une installation sonore immersive créée par Dimitri de Perrot, qu’on peut visiter gratuitement au Centre culturel suisse de Paris jusqu’au 28 juillet. Ancien DJ devenu artiste sonore, le Zurichois explore à travers ses œuvres notre capacité d’écoute, et avec Unter Uns (qui signifie à la fois « Sous nos pieds » et « Entre nous »), il envoie les visiteurs dans un monde souterrain, coupés de l’extérieur par cette étrange enveloppe. Là-dessous, il ne reste plus qu’à s’allonger sur un plancher vibrant pour écouter la symphonie que joue le monde en ce moment, sons, bruissements et vibrations, « le cycle de la vie », comme dit Perrot. L’expérience dure 50 minutes, avec un début de session à heure fixe de 14h à 18h. L'exposition est aussi accessible en cours de séance. Quand ? jusqu’au 28 juillet.Où ? Centre culturel suisse. 32 rue des Francs-Bourgeois, Paris 3e.Combien ? gratuit, sans réservation.
À 30 minutes de Paris, un château accueille une grande fête électro gratuite ce samedi

À 30 minutes de Paris, un château accueille une grande fête électro gratuite ce samedi

Vous n’êtes pas encore en congés mais vous avez envie de vous sentir en vacances ? On a la solution : ce samedi, Château Éphémère, un tiers-lieu installé dans un château à Carrières-sous-Poissy, organise son Pique-Nique Électronique dans ses jardins toute la journée jusqu’à minuit. Une garden-party gratuite, à danser et chiller dans deux hectares de pelouse, tout ça à une demi-heure en RER A depuis la gare Saint-Lazare, et sans même poser de RTT, ça ne refuse pas. Au programme : une sieste sonore pour démarrer, puis des DJ sets et des live, mais aussi des ateliers créatifs et des animations, reflet des activités de ce tiers-lieu au croisement de l’artistique et du numérique. On pourra ainsi participer à une initiation au DJing et à un atelier de recyclage des déchets en plastique, prendre part à un escape game dans le château, avant d’assister au show drag Baby Shower de la House of Hermess en clôture le soir. Quand ? samedi 18 juillet, 13h à minuit.Où ? 2 chemin des Grandes Terres, 78955 Carrières-sous-Poissy.Combien ? gratuit, inscription sur ce lien.
Le spectacle des JO 2024 revient au Grand Palais ce week-end, avec un after signé Eddy de Pretto

Le spectacle des JO 2024 revient au Grand Palais ce week-end, avec un after signé Eddy de Pretto

Un peu de l’énergie des Jeux olympiques de Paris, c’est peut-être exactement ce qu’il nous faut dans cette période de déprime post-Coupe du Monde. Justement, ce weekend, sous la nef du Grand Palais, la chorégraphe Maud Le Pladec rejoue son spectacle Synchronicité, retransmis en mondovision depuis l’île de la Cité lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2024. La fresque de 50 danseurs et danseuses sera l’une des quatre pièces du spectacle Crescendo, interprété par le Ballet de Lorraine vendredi et samedi. Maud Le Pladec dirigera deux autres pièces, Works, qui modernise Beethoven, et Veins of Water, un spectacle qui met en scène trois sirènes, comme un écho à L’Odyssée de Nolan. Le programme est complété par Turning Burning, le premier ballet du Néerlandais Jan Martens. Et en after, à 23h, Eddy de Pretto et Maud Le Pladec se réunissent pour le concert chorégraphié Lonely Club, qui transforme la nef du Grand Palais en dancefloor. Attention : les derniers billets pour l’After Nef seront disponibles uniquement sur place. Quand ? Vendredi 17 et samedi 18 juillet, à 21h.Où ? Grand Palais, 7 avenue Winston-Churchill, Paris 8e.Combien ? 20-25 €. After Nef 10 €.
Street art : Invader installe 32 nouvelles mosaïques à la Villette en parallèle de l’expo “Beyond the Streets”

Street art : Invader installe 32 nouvelles mosaïques à la Villette en parallèle de l’expo “Beyond the Streets”

Si vous êtes amateur de street art, vous ne pourrez pas échapper à un pèlerinage à la Villette cet été. Déjà, depuis fin mai et jusqu’à fin août, l’exposition internationale Beyond the Streets raconte l’histoire du mouvement sur 3 600 m2 à la Grande Halle, avec toutes les légendes du graffiti et une boutique conçue par Sarah Andelman de colette. Et comme la Philharmonie, juste à côté, accueille en ce moment l'exposition Video Games & Music, Invader n’a pas pu se retenir, et il a organisé une “Invasion of La Villette”.  L’artiste français a ainsi posé 32 nouvelles mosaïques de ses petits envahisseurs dans le parc de la Villette. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Invader (@invaderwashere) On vous laisse aller chasser les petits aliens un peu partout, entre les Folies, le Trabendo, le 211, les bords du canal de l’Ourcq, les escaliers, les murs… Et bien sûr dans les allées de l’exposition Beyond the Streets, qui a réservé une bonne place à la riche scène française. Où ? Parc de la Villette, Paris 19e.Quand ? expo jusqu'au 30 août, les mosaïques sont à voir dès maintenant.   A lire ensuite : le plus grand Invader du monde vient d’apparaître sur un bâtiment de Paris
Un nouveau musée d'art contemporain va bientôt ouvrir sur les bords de Seine

Un nouveau musée d'art contemporain va bientôt ouvrir sur les bords de Seine

Après de longues années de travaux, le réaménagement de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, autrefois site des usines Renault, entre dans sa phase finale. Après la Seine Musicale en 2017, un nouveau musée d'art contemporain va ouvrir le 17 octobre 2026. Il s’appelle Le Large, et il porte bien son nom, tant sa structure et ses volumes sont impressionnants. Avec son théâtre en gradins, ses mezzanines, son grand atrium à l’entrée, il doit devenir le cœur du nouveau quartier culturel de 50 000 m2 bâti sur la partie amont de l’île, la Pointe des Arts. Porté par le groupe Emerige et conçu par le cabinet catalan RCR (derrière le musée Soulages de Rodez), le lieu proposera un centre d’art de 5 000 m², dont 2 500 m² d’espaces d’exposition et un espace dédié aux enfants, Le Petit Atelier, pensé par Constance Guisset. La Parisienne a aussi designé le coffee shop Extra Large et sa terrasse panoramique avec vue sur la Seine côté Meudon. Pour la programmation, Le Large annonce vouloir “défendre la scène française et ses artistes”, et proposera deux saisons par an, avec une à trois expositions pour chaque. L’expo inaugurale, intitulée Moteur imaginaire, fera le lien avec l’héritage du site en présentant des chefs-d’œuvre de la Collection Renault, avec des pièces de Vasarely, Dubuffet, Tinguely ou Doisneau. Quand ? inauguration le 17 et 18 octobre 2026. Du mardi au dimanche, 11h-19h (21h le vendredi).Où ? Ile Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt.Combien ? 10-15 €, gratuit pour les moins de 26
Canicule : la place du Châtelet sera transformée en « refuge climatique » ce samedi à Paris

Canicule : la place du Châtelet sera transformée en « refuge climatique » ce samedi à Paris

Alors que plusieurs rassemblements culturels ont été annulés à cause de la canicule, la Dance Party avec la compagnie Hofesh Shechter, organisée dans le cadre du festival des Places, aura bien lieu ce samedi 11 juillet sur la place du Châtelet, transformée en véritable « refuge climatique ». Pour pouvoir danser en sécurité, le théâtre de la Ville - Sarah-Bernhardt installera 180 mètres carrés de voiles d’ombrage sur la place, un dispositif complété par des parasols disponibles gratuitement. Le hall du théâtre sera ouvert à partir de 11h, climatisé à 25 °C, grâce au système « Fraîcheur de Paris » qui utilise seulement l’eau de la Seine. Le bar (sans alcool) sera aussi ouvert et des points d’eau seront disponibles sur la place. Près de 2 000 personnes ont prévu de participer aux trois ateliers de danse prévus tout au long d’une journée qui se clôturera par un DJ set de Fred Despierre (il reste encore des places gratuites à réserver ici). Mais vous pouvez y aller juste pour vous mettre au frais. Quand ? samedi 11 juillet, de 11h à 20h.Où ? place du Châtelet, Paris 1er.
Pour les 30 ans de Super Discount, Etienne de Crécy rassemble les pionniers de la French Touch au 104

Pour les 30 ans de Super Discount, Etienne de Crécy rassemble les pionniers de la French Touch au 104

En 1996, Etienne de Crécy lançait les soldes et la French Touch avec l’album Superdiscount. Sorti trois mois avant Homework, le premier album de Daft Punk, le disque a posé les bases du mouvement avec des classiques comme « Le patron est devenu fou » ou « Prix choc ». Pour célébrer son 30e anniversaire, le DJ et producteur parisien organise un Super Discount Festival, une double soirée qui se tiendra les 18 et 19 décembre prochains au 104 avec un line-up directement tiré du panthéon du genre. Le vendredi, Etienne de Crécy proposera un DJ set Motorbass Tribute, en mémoire du duo qu’il formait avec le regretté Philippe Zdar. On verra aussi sur scène deux DJ américains qui ont beaucoup inspiré les artistes français, Felix Da Housecat et Kenny Dope de Masters At Work. Le samedi, il joue de nouveau la carte de la nostalgie en invitant le cousin canadien Tiga et l'ancienne égérie d'Ed Banger Uffie, avant le plat de résistance : un grand back to back « French Touch all-stars » dont la liste d’invités n’est pas encore confirmée. Mais on peut déjà présumer qu’on y trouvera Boombass de Cassius et DJ Falcon, avec qui De Crécy a tourné ces derniers temps. On peut aussi parier sans trop de risques sur Alex Gopher ou Alan Braxe. Après, on n’est pas à l’abri de voir Thomas Bangalter débarquer pour dropper un petit Usher. Où ? 104, 5 rue Curial Paris 19e.Quand ? 18 et 19 décembre, 19h30-minuit.Combien ? 49 €.
Le designer Stefan Sagmeister revient à la Gaîté Lyrique avec une expo qui va vous redonner le sourire

Le designer Stefan Sagmeister revient à la Gaîté Lyrique avec une expo qui va vous redonner le sourire

Enfin des bonnes nouvelles ! Le célèbre designer Stefan Sagmeister, qui a dessiné des pochettes d’albums pour les Rolling Stones, Lou Reed ou David Byrne (raflant deux Grammy au passage), fait son retour à la Gaité Lyrique avec Finally, Something Good. Une expo qui succède à The Happy Show (présentée en 2014 au même endroit, dans laquelle il explorait la notion de bonheur), et qui pose une question un peu contre-intuitive : “Et s'il était temps d'être optimiste ?” Encore une fois, l’Autrichien en mettra partout sur les murs. Sagmeister a pioché dans la banque de statistiques de l’Organisation des Nations unies et de la Banque mondiale pour en ressortir des dessins/datas résolument optimistes, qu’il pose sur des peintures du XVIIIe siècle (un siècle à la mode en ce moment). Des visuels qui permettent de prendre du recul et de voir l’évolution des choses sur un temps long, que ce soit en matière de conflits, d’alimentation ou de santé, rappelant que le progrès prend du temps et que, même si elle fait parfois des détours, l’humanité est sur le bon chemin. Quand ? du 15 octobre 2026 au 27 avril 2027.Où ? la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin Paris 3e.Combien ? ouverture de la billetterie en septembre.
Cet été, la NBA installe sa Summer House au Palais Brongniart pendant trois jours

Cet été, la NBA installe sa Summer House au Palais Brongniart pendant trois jours

On savait déjà que Paris allait (re)vivre un match NBA officiel en janvier 2027, avec l’affrontement entre les Spurs de Victor Wembanyama et les New Orleans Pelicans. En guise de teaser, la NBA vient d’annoncer l’ouverture de sa Summer House au Palais Brongniart, transformé en paradis de la balle orange du 31 juillet au 2 août. L’événement sera inauguré le vendredi soir par un concert de Tiakola, avant de laisser place le samedi et le dimanche à une sorte de grand salon du basket avec des activités pour tous les âges. On pourra participer à des expériences interactives, des défis techniques, poser avec le trophée Larry O’Brien, shopper tout le merch de son équipe favorite à la boutique, et, cerise sur le gâteau, rencontrer des joueurs et légendes de la NBA. Le programme des activités et la liste des invités devrait bientôt tomber. En attendant, courez réserver votre place (gratuite) pour le samedi ou le dimanche sur cette adresse. Quand ? Vendredi 31 juillet, à partir de 21h30, samedi 1er et dimanche 2 août, 10h-18h.Où ? Palais Brongniart, 16 place de la Bourse, Paris 2e.Combien ? gratuit sur réservation, soirée concert 45 €.   A lire ensuite : Les plus beaux terrains de basket de Paris
Le PSG invite The Weeknd pour une collab dans son pop-up rue du Faubourg-Saint-Honoré

Le PSG invite The Weeknd pour une collab dans son pop-up rue du Faubourg-Saint-Honoré

Vous êtes sans doute au courant : du 4 au 8 juillet, le Paris Saint-Germain ouvre les portes d'Ici C'est Paris La Maison, un lieu éphémère installé rue du Faubourg-Saint-Honoré avec une programmation entre sport, art, musique, innovation, gastronomie et bien-être. Et le premier étage a été réservé à la nouvelle collaboration PSG x XO, le label fondé par The Weeknd, qui sera en concert durant quatre jours au Stade de France la semaine suivante, les 8, 10, 11 et 12 juillet, dans le cadre de l'After Hours Til Dawn Tour. On pourra y découvrir en avant-première le nouveau maillot extérieur PSG floqué XO, une sélection de merch collector, et un salon d'écoute équipé de platines vinyle dédié à la discographie du Canadien. Dispo également, une édition limitée « Ici C’est Paris » du vinyle de l’album Hurry Up Tomorrow. L’accès est gratuit, mais ne traînez pas pour réserver ! Quand ? du 4 au 8 juillet, de 10h à 20h.Où ? 73 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.Combien ? accès gratuit, inscription obligatoire sur ce lien.
Ami Paris distribue des glaces italiennes gratuites devant sa nouvelle boutique place des Victoires !

Ami Paris distribue des glaces italiennes gratuites devant sa nouvelle boutique place des Victoires !

Voilà une collab qui met forcément de bonne humeur : la marque de mode Ami Paris s’associe avec la marque de glaces italienne Sammontana, alias “la glace avec le sourire dedans”. Pour fêter l'ouverture de sa nouvelle boutique au 4 place des Victoires – inaugurée le 12 juin dernier –, la maison créée par Alexandre Mattiussi organise une distribution gratuite de glaces tous les jours depuis le 29 juin jusqu'au 11 juillet. Ami ParisUn petit pot entre Ami Les pots de glace seront distribués chaque jour de 12h à 18h depuis un chariot installé sur le trottoir de la boutique Ami Paris. Pour les parfums, il y aura tous les classiques, vanille, chocolat, fraise ou citron, mais aussi un sorbet fraise ou une glace à la noisette. Ce sera sans doute une bonne idée d’y aller tôt dans la journée… Quand ? jusqu’au 11 juillet.Où ? face à la boutique Ami Paris, 4 Place des Victoires, Paris 1er.Combien ? gratuit. A lire ensuite : Les meilleures glaces et sorbets artisanaux de Paris