Smael Bouaici

Smael Bouaici

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(LA)HORDE : « Rosalía a totalement le niveau pour passer nos auditions »

(LA)HORDE : « Rosalía a totalement le niveau pour passer nos auditions »

Des ballets rythmĂ©s par de la techno hardcore, un spectacle au Louvre mis en scĂšne pour Instagram, un show/rave avec Rone au Théùtre du ChĂątelet
 C’est peu dire que (LA)HORDE a bousculĂ© le monde feutrĂ© de la danse contemporaine ces derniĂšres annĂ©es. NommĂ© Ă  la tĂȘte du Ballet national de Marseille en 2019, le trio formĂ© par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel dĂ©cloisonne le secteur Ă  coups de spectacles audacieux et de collabs prestigieuses, Madonna, AngĂšle et rĂ©cemment la tournĂ©e de RosalĂ­a, dont (LA)HORDE a signĂ© la chorĂ© – avec cette incroyable performance aux Brit Awards aux cĂŽtĂ©s de Björk. AprĂšs cette hype mondiale, les revoici avec leur troisiĂšme crĂ©ation pour le Ballet national de Marseille,  AprĂšs moi, le dĂ©luge. Un spectacle en forme d’introspection collective au titre peut-ĂȘtre moins pessimiste qu’il n’y paraĂźt, Ă  voir Ă  Paris du 5 au 12 septembre au Théùtre de la Ville, sous les gradins duquel on a retrouvĂ© le trio pour un entretien dĂ©but juin. © (LA) HORDEAprĂšs moi, le dĂ©luge Comment avez-vous dĂ©couvert le pouvoir de transmission de la danse ?  (LA)HORDE : Nous ne sommes pas nĂ©s avec Internet et quand on a vu que les gens se mettaient en scĂšne sur la toile, on a Ă©tĂ© fascinĂ©s par ce dĂ©cloisonnement, cette accessibilité  On s'est rendu compte que le mouvement Ă©tait hyper important. C’est un langage universel, et quand on a Ă©crit Room with a View, on avait en tĂȘte la chorĂ©graphie des femmes chiliennes qui dĂ©nonçaient les fĂ©minicides et les violeurs. Et
Claudia Rivera, la Latin Connection

Claudia Rivera, la Latin Connection

Un pop-up au Bon MarchĂ©, des soirĂ©es Ă  la Machine du Moulin Rouge, une expo de photos
 : depuis quatre ans, Claudia Rivera s’active partout dans la capitale pour faire briller les communautĂ©s latino-amĂ©ricaines. Ce mardi aprĂšs-midi, elle n’a pas beaucoup plus de temps : avant les concerts de Bad Bunny Ă  Paris, elle rĂ©unit, avec son agence Amaru, des talents crĂ©atifs latinos autour d’un dĂźner organisĂ© avec adidas, qui lui a demandĂ© de customiser une collection pour la tournĂ©e de la star portoricaine.  © Claudia RivieraClaudia Rivera, la Latin Connection L’occasion parfaite de prĂ©senter sa vision pour cette artiste et crĂ©atrice franco-pĂ©ruvienne qui travaille sur l’image des latinos et latinas depuis qu’elle est en Ăąge de tenir le camĂ©scope familial. « Mes parents m'ont toujours fait comprendre que j'Ă©tais PĂ©ruvienne. Je parlais espagnol avant de parler français », raconte cette fan de Selena Gomez. « A la maison, c’était trĂšs PĂ©rou, dans la nourriture, dans la musique. Donc je n'ai jamais eu de souci par rapport Ă  mon identitĂ©. Et aprĂšs la maison, c'est Paris. » DĂ©construire une image figĂ©e Dehors, c’est plus flou : on la prend souvent pour une MaghrĂ©bine. « En France, j’ai vĂ©cu beaucoup d'islamophobie. C’était bizarre parce que je vivais un racisme qui ne concernait mĂȘme pas ma communautĂ©. Et quand les personnes comprennent qu'on est latino ou latina, elles disent “Ok, ça va”, mais par contre, elles commencent Ă  nous hypersexualiser. Franchement, on prend cher sur ça. » ©
El Dany, le reggaeton dans la peau

El Dany, le reggaeton dans la peau

C’est la magie de la nuit Ă  Paris : longtemps ignorĂ©, le reggaeton est aujourd’hui le roi des soirĂ©es parisiennes, qu’elles soient branchĂ©es ou populaires. DA de la Terrasse Latino du Cabaret Sauvage, qui ne dĂ©semplit pas tous les vendredis de l’étĂ©, Daniel Romero, alias DJ El Dany, boit du petit-lait (de coco). A 43 ans, ce DJ d’origine chilienne et portoricaine se souvient de ses premiĂšres soirĂ©es dans des petites salles de banlieue il y a vingt-cinq ans : « Il n'y avait mĂȘme pas de soirĂ©es reggaeton, c’était des soirĂ©es latino oĂč l’on entendait quelques hits reggaeton. Il n'y avait pas de vrai mouvement. » © El DanyEl Dany avant son entrĂ©e Ă  l'Olympia A l’époque, il rĂȘve encore de devenir percussionniste de salsa, sa premiĂšre passion hĂ©ritĂ©e de son pĂšre collectionneur de vinyles. Il part de longs mois Ă  Porto Rico, oĂč se sont installĂ©s ses grands-parents maternels, des magiciens chiliens ambulants, aprĂšs avoir traversĂ© l’AmĂ©rique latine avec leur spectacle. LĂ -bas, il assiste aux dĂ©buts du reggaeton Ă  San Juan. A son retour, c’est derriĂšre les platines qu’il choisit de faire des tours de passe-passe.  Merci Bad Bunny Il se lie Ă  d’autres pionniers du mouvement Ă  Paris, DJ Nelson et DJ Pauleta, monte une soirĂ©e, La Totale, et fait venir des artistes de Porto Rico, jusqu’au roi Daddy Yankee, qui chante « Gasolina » en 2010 au ZĂ©nith. En premiĂšre partie ? El Dany, qui voit le feu reggaeton monter. L’embrasement se produit Ă  la fin de la dĂ©cennie, avec les hits mondiaux « De
HĂ©lĂšne Tchen Cardenas, photographe d’identitĂ©s

HĂ©lĂšne Tchen Cardenas, photographe d’identitĂ©s

La quĂȘte d’identitĂ© peut ĂȘtre un chemin joyeux. C’est ce que semble dire HĂ©lĂšne Tchen Cardenas Ă  travers l’esthĂ©tique pop et lissĂ©e de ses clichĂ©s. NĂ©e en France d’un pĂšre Ă©tats-unien d’origine chinoise, la photographe de 34 ans a grandi Ă  Paris avec sa mĂšre nĂ©e en Colombie. Évidemment, dĂšs qu’elle a commencĂ© la photo, en autodidacte aprĂšs des Ă©tudes de cinĂ©ma, le thĂšme s’est imposĂ©. « C’était toujours la mĂȘme chose qui revenait, raconte-t-elle. J’étais trĂšs intĂ©ressĂ©e par tout ce qui Ă©tait en lien avec l'identitĂ©, la beautĂ© aussi. » © HĂ©lĂšne Tchen CardenasClaudia Riviera prise en photo par HĂ©lĂšne Tchen Cardenas Lors de son exposition Closer to Us en 2024, elle prĂ©sente ainsi des portraits de personnes qui lui ressemblent, doublĂ©e d’une sĂ©rie de tĂ©moignages vidĂ©o intitulĂ©e In Between Worlds, « entre les mondes ». « C’était trĂšs important pour moi d'aller interviewer des personnes issues des seconde ou troisiĂšme gĂ©nĂ©rations d'immigration en France. »  Renouer avec sa partie chinoise HĂ©lĂšne, qui a rencontrĂ© son pĂšre Ă  11 ans, a surtout baignĂ© dans la culture de sa famille colombienne. Elle va danser aux soirĂ©es salsa Agua e Lulo au Point EphĂ©mĂšre, Ă  celles de sa copine Claudia Rivera Ă  la Machine, ou manger dans des restos colombiens comme ComitĂ© Caribe ou Mi Tierra. Cette exposition lui a donnĂ© l’occasion de rencontrer des personnes d’origine chinoise et de renouer avec cette partie de son identitĂ©. « Ça a Ă©tĂ© un peu compliquĂ© avec mon identitĂ© cĂŽtĂ© asiatique, parce que je n
Les meilleurs clubs pour danser jusqu'à l'épuisement à Paris

Les meilleurs clubs pour danser jusqu'à l'épuisement à Paris

C’est avec la gĂ©nĂ©ralisation des lampadaires, au XIXe siĂšcle, que Paris s’est transformĂ©e en capitale de la fĂȘte. Tripot, resto, goguette, bal musette, dancing, discothĂšque, boĂźte de nuit, aujourd’hui club : autant de mots que d’époques pour dĂ©signer ces lieux oĂč l’on vient entrer en transe ensemble au fil des danses. Depuis les annĂ©es 70 et le disco, prĂ©curseur de toutes les dance music d’aujourd’hui, la piste est bĂątie autour de la figure magnĂ©tique du DJ, un culte relancĂ© dans les annĂ©es 2010 Ă  Paris par les Ă©vangĂ©listes de Concrete, qui a permis Ă  l’offre de la capitale de considĂ©rablement s’étoffer.Dans un panorama festif constituĂ© d’open airs forcĂ©ment saisonniers, de soirĂ©es Ă©phĂ©mĂšres et de lieux qui ferment parfois au bout de quelques mois (voire quelque semaines), on a dressĂ© la liste de nos clubs sĂ»rs, ceux sur lesquels vous pouvez compter toute l’annĂ©e ou presque, des lieux qui misent sur l'inclusivitĂ©, la diversitĂ© et la sĂ©curitĂ© pour toutes et tous. Un dossier qui entremĂȘle les dĂ©cors – friche, bĂ©ton, cave –, les styles – toutes les nuances des musiques Ă©lectroniques –, et les ambiances – hype, schlag, entre-deux. Une sĂ©lection garantie sans entrĂ©e gratuite pour les filles. Pour dĂ©couvrir notre sĂ©lection des salles de concerts Ă  Paris, c'est par ici. Et pour vos plans du week-end, c'est ici que ça se passe.
Fanny Pisonero, l’ingĂ©nieure du son française la plus rĂ©compensĂ©e

Fanny Pisonero, l’ingĂ©nieure du son française la plus rĂ©compensĂ©e

Oubliez l’image du studio d’enregistrement classique avec l’artiste qui chante derriĂšre la vitre, sous l’Ɠil et la pression de l’ingĂ©nieur du son. Dans le studio de Fanny Pisonero Ă  Aubagne, la cabine de voix est situĂ©e derriĂšre la console. « Je voulais que l'artiste ne se sente pas regardĂ© », explique-t-elle. Un amĂ©nagement qui en dit long sur la façon dont elle conçoit son mĂ©tier, et sans doute une des raisons du succĂšs de la seule femme ingĂ©nieure du son du rap français. « Si on a besoin de se parler, je me tourne. Mais le reste du temps, l’artiste est dans sa bulle et il sait qu'il n'y a personne qui le regarde. Je trouve que c'est super important. » Car si elle a bossĂ© avec les plus grands, de Rohff Ă  SCH en passant par SDM, il lui arrive rĂ©guliĂšrement d’enregistrer les voix des nombreux rappeurs et rappeuses locaux en quĂȘte de gloire. On comprend alors que son champ d'action dĂ©passe largement la console de mixage. © Fanny PisoneroIngĂ©-son mais pas que : comment Fanny Pisonero soigne les voix du rap français Un mĂ©tier multicasquette Car on entend beaucoup de choses dans la voix : les bruits de bouche qu’elle nettoie, l’odeur de l’alcool et du tabac, mais aussi les doutes, surtout chez les jeunes. « A l’époque des studios Ă  bande, un artiste qui n'Ă©tait pas capable de faire sa prise en une fois, on le mettait de cĂŽtĂ©. Donc les seuls qui avaient accĂšs aux studios Ă©taient ceux qui avaient un certain niveau. Aujourd'hui, avec l'arrivĂ©e du numĂ©rique, on peut refaire 150 pri
La France rĂȘvĂ©e de Lolo ZouaĂŻ

La France rĂȘvĂ©e de Lolo ZouaĂŻ

Entre Lolo ZouaĂŻ et la France, c’est d’abord l’histoire d’un dĂ©racinement. NĂ©e Ă  Paris en 1995, elle n’a pas le temps de visiter : trois mois plus tard, le destin l’envoie Ă©clore aux Etats-Unis. Ses parents remportent une green card Ă  la loterie et s’envolent pour San Francisco, oĂč elle a grandi. Quand on la retrouve mi-mars dans le hall d’entrĂ©e des Bains pour discuter de son nouvel album Reverie (sortie le 24 avril), on entend les Ă©chos de cette transplantation dans sa façon de mĂȘler français et anglais, qu’elle parle tous deux sans accent. © Louis Lepron pour Time Out Paris. SĂ©ance photo rĂ©alisĂ©e dans les diffĂ©rents espaces de Les Bains Paris. A 31 ans, c’est dĂ©sormais une histoire de retrouvailles qu’elle veut Ă©crire Ă  travers un album en forme de lettre d’amour Ă  la musique française. InstallĂ©e Ă  New York depuis quelques annĂ©es, une Ă©nergie qui convient bien Ă  sa triple identitĂ© (son pĂšre est algĂ©rien), elle aimerait vivre avec un pied Ă  Paris, mĂȘme si « c’est un peu crazy ». « Je pourrais manger du bon fromage. Aux Etats-Unis, il n'a pas de goĂ»t. » Des rĂ©fĂ©rences twistĂ©es La culture française, Lolo ZouaĂŻ l’a imaginĂ©e toute sa jeunesse, Ă  travers des chansons (Françoise Hardy et Amel Bent surtout) et des plats Ă  la maison. C’est cette distance qu’évoque en creux le titre de ce troisiĂšme album, Reverie, truffĂ© de symboles de la chanson française, Ă  commencer par Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg, dont elle rappe les paroles de « Harley Davidson » sur les lourdes basse
Priyanka Chopra : « Je pourrais dĂ©chirer quelqu’un en deux »

Priyanka Chopra : « Je pourrais dĂ©chirer quelqu’un en deux »

Priyanka Chopra a naviguĂ© sur bien des mers au cours de sa longue carriĂšre, entre son titre de Miss Monde en 2000, sa conquĂȘte de Bollywood, et sa rĂ©cente renaissance en star de films d’action Ă  Hollywood. Et pourtant, son rĂŽle d’ex-pirate Ă©corchĂ©e vive dans La Falaise (The Bluff) pourrait bien ĂȘtre le plus personnel : celui d’une mĂšre prĂȘte Ă  tuer pour protĂ©ger sa famille. À Time Out, Chopra raconte avoir dĂ©couvert le scĂ©nario de cette Ă©popĂ©e pirate de Prime Video alors que sa fille n’était encore qu’un bĂ©bĂ©. Sa premiĂšre pensĂ©e aprĂšs cette lecture ? « Jusqu’oĂč serais-je prĂȘte Ă  aller pour protĂ©ger mon enfant ? » Alors, jusqu’oĂč irait-elle ? « Je pourrais dĂ©chirer quelqu’un en deux pour protĂ©ger ma famille », rĂ©pond-elle sans dĂ©tour. « Je sais que je serais capable de trouver cette rage en moi. Et c’était ma boussole sur ce film. » Elle bascule mĂȘme Ă  l’hindi pour appuyer son propos : « Mai keher macha dungi – Je sĂšmerais le chaos. » Et c’est peu de le dire. Prime Video | Priyanka Chopra Carnage dans la grotte InspirĂ© d’une pĂ©riode de l’histoire maritime peuplĂ©e de flibustiers sanguinaires, La Falaise met en scĂšne Chopra dans le rĂŽle d’une pirate Ă  la retraite nommĂ©e Ercell « Bloody Mary » Bodden. Elle n’a pas gagnĂ© ce surnom pour son amour de la vodka-tomate : dans le film d’action gore du scĂ©nariste-rĂ©alisateur Frank E. Flowers, Chopra distribue les coups avec tant de violence qu’il est dĂ©conseillĂ© aux mineurs.  L’histoire voit le menaçant Capitaine Connor, interprĂ©tĂ© par
De “RĂ©inventer la nuit” Ă  “Dihya”, la renaissance de la DJ parisienne Paloma Colombe

De “RĂ©inventer la nuit” Ă  “Dihya”, la renaissance de la DJ parisienne Paloma Colombe

Les pĂ©riodes de transformation commencent souvent par un choc. Pour Paloma Colombe, il a eu lieu le 10 juin 2023 au Cabaret Sauvage, lors d’un DJ set durant lequel elle Ă©tait assiĂ©gĂ©e par des hommes lui lançant des insultes sexistes, seulement dĂ©fendue par deux copines et sa niĂšce de 18 ans. « C’est ce qui m'a le plus choquĂ©e, qu'elle se soit fait insulter sous mes yeux. C’était la troisiĂšme fois d’affilĂ©e que je vivais un truc sexiste pendant que je travaillais ; lĂ , c’était plus possible, la coupe Ă©tait pleine », dit-elle en se pelotonnant sur la chaise d’un cafĂ© mal chauffĂ© de MĂ©nilmontant. Alors elle dĂ©cide de prendre la parole, de raconter cette soirĂ©e qui Ă©tait celle de trop, aprĂšs des annĂ©es Ă  « avoir intĂ©riorisĂ© ces comportements », depuis ses dĂ©buts de DJ en 2017 dans les restaurants Costes, oĂč elle mixait plusieurs fois par semaine en vivant « 12 remarques sexistes par jour ». Des gigs formateurs mais loin de sa conception de la fĂȘte, qu’elle a dĂ©couverte fun, queer, safe et flamboyante lors de ses Ă©tudes de cinĂ©ma Ă  San Francisco. « On ne faisait que sortir et c'est comme ça que je suis tombĂ©e dedans. Sinon, je n’aurais jamais eu l'idĂ©e d'ĂȘtre DJ. » © Ginane Chaaban Une rĂ©invention sur tous les plans Et si elle est devenue DJ, ce n’est pas non plus pour se faire harceler aux platines. Son post quelques jours aprĂšs sur Instagram, oĂč elle raconte cette soirĂ©e cauchemardesque, fait grand bruit et rĂ©sonne immĂ©diatement chez d’autres filles DJ parisiennes, Anaco, Bamb
Les meilleures expositions gratuites Ă  voir en ce moment Ă  Paris

Les meilleures expositions gratuites Ă  voir en ce moment Ă  Paris

À tous ceux qui ont une irrĂ©pressible envie d'aller voir une expo sans dĂ©penser un kopeck, ce dossier est fait pour vous. Alors que les musĂ©es ont rouvert leur tourniquet, on a voulu recenser ces rĂ©trospectives Ă  voir sans dĂ©bourser un seul centime ! Bien souvent, notre recherche nous a menĂ©s dans des galeries, clairement pas les lieux les plus chaleureux au premier abord, mais dont les expos temporaires envoient du pĂątĂ©. Photos, peinture, installations, il y en aura pour tous les goĂ»ts. Un conseil : soyez curieux, ça ne vous coĂ»tera pas plus cher. À lire aussi : Les meilleures expos Ă  voir en ce moment Ă  Paris
Les meilleurs clubs branchés et sélects de Paris

Les meilleurs clubs branchés et sélects de Paris

Dans le circuit de la nuit parisienne, les clubs branchĂ©s forment un univers Ă  part. Des lieux oĂč croiser mannequins, artistes et cool kids discutant du cours de la hype – oĂč le plus difficile reste de passer la porte. Voici notre liste des clubs qui restent branchĂ©s toute l’annĂ©e, mĂȘme hors pĂ©riode de Fashion Week. Chaussures italiennes conseillĂ©es ! Plus de branchitude et de nuit Notre dossier des restaurants branchĂ©s Notre sĂ©lection des bars oĂč danser  

Listings and reviews (15)

Cité de la musique

Cité de la musique

5 out of 5 stars
Ici, tout est immense. Les couloirs de la Rue musicale, la hauteur des plafonds, les verriĂšres, les murs courbĂ©s qui lui donnent une allure de “ville onirique” toujours en mouvement. Y a pas Ă  dire, Christian de Portzamparc a fait du beau boulot sur ce projet qui lui a valu un prix Pritzker, le Nobel des architectes. TerminĂ©e en 1995, la CitĂ© de la Musique a rejoint le pĂŽle musical de la porte de Pantin, juste en face du Conservatoire national supĂ©rieur de musique et de danse. La CitĂ© de la Musique aujourd’hui Elle est ensuite intĂ©grĂ©e administrativement Ă  la Philharmonie lors de son inauguration en 2015, Ă©largissant le playground de l’Ensemble intercontemporain, fondĂ© par Pierre Boulez en 1976, qui y est accueilli en rĂ©sidence. Ses musiciens se partagent les salles de l’ensemble avec ceux de l’Orchestre de France. La CitĂ© de la Musique en possĂšde deux principales : la “salle des concerts” (on ne peut pas faire plus sobre), modulable de 600 Ă  1 600 places, qui accueille orchestres magistraux et autres musiciens de classe internationale, essentiellement dans le registre symphonique, mais avec une belle amplitude temporelle, de Mozart Ă  Philip Glass en passant par le baroque ; et l’amphithéùtre de 250 places pour les concerts de chambre. Sans oublier le musĂ©e de la Musique qui dĂ©ploie ses centaines d’instruments parfois Ă©tonnants sur ses plus de 6 000 m2. CĂŽtĂ© billetterie Les concerts à la CitĂ© de la Musique coĂ»tent gĂ©nĂ©ralement entre 25 et 40 euros, sachant que certaines perfo
Cabaret Sauvage

Cabaret Sauvage

5 out of 5 stars
Le Cabaret Sauvage, c’est avant tout l’histoire d’un mec, Meziane AzaĂŻche, qui, tombĂ© amoureux des magic mirrors, ces chapiteaux nĂ©s dans les fĂȘtes foraines belges des annĂ©es 1920, en installe un dans le parc de la Villette en 1997.  La diversitĂ© culturelle incarnĂ©e Rendez-vous des amateurs de musiques maghrĂ©bines et mĂ©diterranĂ©ennes, son parquet et ses miroirs biseautĂ©s ont aussi vu dĂ©filer la crĂšme de la musique jamaĂŻcaine et latino, et bien sĂ»r des fĂȘtes techno et drum’n’bass d’anthologie. Avec ses 600 places, la salle a accueilli ces 25 derniĂšres annĂ©es des artistes aussi divers que Yuri Buenaventura, George Clinton, Tony Allen, Goran Bregović, Popa Chubby ou Underground Resistance
 Depuis la sortie du Covid, le chapiteau – refait Ă  neuf – s’est fait une spĂ©cialitĂ© des Ă©vĂ©nements liĂ©es Ă  la musique latine, avec notamment les soirĂ©es mensuelles La Rumba, qui divague Ă  travers toute l’histoire des danses sud-amĂ©ricaines, et El Perreo, consacrĂ©e au reggaeton avec en chef d’orchestre le DJ parisien pionnier du genre El Dany. Concerts de rock (Ty Segall, Oh Sees), soirĂ©es Ă©lectro maison “Sauvages”, orchestre de salsa, carnaval colombien, shows de danse
 Le Cabaret Sauvage est clairement le chantre du multiculturalisme musical Ă  Paris. DĂšs les beaux jours venus, le Cabaret ouvre (les vendredis soir) sa « Terrasse latino » qui ne dĂ©semplit pas, tandis que le chapiteau et les espaces extĂ©rieurs sont pris en main par quelques-uns des meilleurs collectifs festifs parisiens pour des
Alimentation Générale (ALG)

Alimentation Générale (ALG)

5 out of 5 stars
Pas toujours facile de se repĂ©rer entre toutes les enseignes nocturnes du quartier d’Oberkampf ; mais non, l’Alimentation GĂ©nĂ©rale n’est pas une Ă©picerie. Si le lieu porte ce nom, c’est pour sa capacitĂ© Ă  fournir tous les produits qu’il faut aux noctambules venus y faire leurs emplettes. A la fois bar, restaurant, salle de concerts et club, l’ALG  (pour les intimes), avec cette salle tout en bĂ©ton meublĂ©e de grandes tables en bois conviviales, propose des soirĂ©es colorĂ©es, chaleureuses et abordables.  Pour s’alimenter en musiques du monde entier Des petits concerts de musiciens peu connus mais qui tuent, des DJ qui mixent des sons qu’on n’entend jamais dans les grosses boĂźtes
 L’ALG, c’est le genre d’endroits oĂč on peut se lancer dans une discussion passionnĂ©e avec les voisins de comptoir qu’on vient de rencontrer, et qui propose en mĂȘme temps une prog de qualitĂ©. On y va notamment pour la soirĂ©e pionniĂšre du reggaeton parisien Muevelo ou pour les fĂȘtes baile funk pour danser sur les derniers sons brĂ©siliens. Un gros tropisme AmĂ©rique du Sud mais on y trouve aussi des soirĂ©es house le samedi et en semaine des concerts entre punk, new wave, balkan beats, rock, cumbia, ou des brass bands qui jouent collĂ©s serrĂ©s sur la micro-scĂšne Ă  hauteur d’homme. Deux derniĂšres infos : le fumoir est claustro, comme souvent Ă  Paris, et ne venez pas trop tard le weekend, car l'ALG est le seul bar-club du coin qui ferme Ă  5h, et Ă  partir d'une certaine heure, c’est no pasarĂĄn.  CĂŽtĂ© billetterie
Trianon

Trianon

5 out of 5 stars
Avec son architecture Belle Epoque, le Trianon insuffle un peu de classe au boulevard de Rochechouart. Des reprĂ©sentations de Mistinguett Ă  celles de l'habituĂ© Jacques Brel en passant par sa pĂ©riode cinĂ©ma, le lieu a vĂ©cu de sacrĂ©s bons moments depuis sa crĂ©ation en 1894. EntiĂšrement rĂ©novĂ© en 2009, le Trianon Ă©merveille avec sa hauteur sous plafond, sa somptueuse salle de bal, ses velours rouges, les boiseries de la salle de théùtre et l’immense charpente mĂ©tallique du jardin d’hiver. Du beau monde au balcon C’est donc une turne trĂšs recherchĂ©e par les artistes, et il faut en avoir dĂ©jĂ  un peu sous le pied pour se frotter Ă  ses 1 000 spectateurs. Les chanteurs et chanteuses de pop française (comme Juliette, Emilie Simon, Joanna ou Albin de la Simone) connaissent bien son charme et son ambiance, et adorent jouer avec les spectateurs sur les balcons de chaque cĂŽtĂ©. La salle de concerts a aussi accueilli des superstars comme Rihanna, Pharrell ou Johnny, et des pointures de la musique pointue, type Autechre ou Echo & The Bunnymen. La salle ouvre aussi rĂ©guliĂšrement ses portes aux humoristes. CĂŽtĂ© billetterie Pour s'asseoir Ă  la table du Trianon, la mise de dĂ©part tourne entre 30 et 40 euros et ça peut monter Ă  70 euros (voire 90 pour des places dans le carrĂ© or) pour les high rollers. Pour dĂ©couvrir notre sĂ©lection des meilleurs concerts, c'est par lĂ .
Elysée Montmartre

Elysée Montmartre

Revenue dans le game des salles de concert en 2016, cinq ans (de travaux) aprĂšs son incendie, l'ElysĂ©e Montmartre – l’une des salles les plus anciennes et mythiques de Paris – a gardĂ© son cachet, sa configuration et son ambiance qui en fait un Graal pour les artistes.  200 ans de fĂȘtes vous contemplent CitĂ©e dans L’Assommoir de Zola (dur de faire mieux dans le prestigieux), son histoire raconte deux siĂšcles de fĂȘtes parisiennes (since 1807 !), du french cancan Ă  la techno. Reprise en 2011 par Julien Labrousse, propriĂ©taire de l’HĂŽtel du Nord, et le producteur de films Abel Nahmias, la salle a vu sa fameuse façade restaurĂ©e, entre autres liftings bien sentis. Le bar du fond, oĂč vous pouvez rĂ©guliĂšrement entendre bitcher les journalistes musique de Paris, a changĂ© de visage et arbore une gueule beaucoup plus classe. Pour le reste, la configuration de la salle reste inchangĂ©e. CĂŽtĂ© musique, un certain Ă©clectisme est toujours prĂŽnĂ© avec des artistes pour tous les Ăąges, entre nouveaux hĂ©rauts – tous genres confondus – de la scĂšne indĂ© mondiale, avec par exemple les gĂ©niaux Soulwax, la nouvelle queen anglaise Pinkpantheress ou le fĂ©dĂ©rateur rappeur algĂ©rien Tif. Également au programme, des groupes de metal, de rock, de nombreux artistes de la scĂšne hip-hop genre DJ Shadow. L’ElysĂ©e Montmartre est aussi l’étape parisienne incontournable de tous les grands artistes de reggae jamaĂŻcains, de Ziggy Marley aux Gladiators.  CĂŽtĂ© billetterie Seuls les artistes confirmĂ©s peuvent se permettr
La Java

La Java

Ça fait plus de cent ans que la Java met le dawa aux nuits de Belleville. Le dancing créé en 1923 a vu dĂ©filer plusieurs gĂ©nĂ©rations de teufeurs parisiens, depuis la jeune Édith Piaf, Django Reinhardt, les zazous, les maĂźtres de la salsa jusqu’aux DJ techno des trente derniĂšres annĂ©es. Petit club alternatif de la toujours funky rue du Faubourg-du-Temple, Ă  deux pas du lĂ©gendaire Zorba (Ă  faire avant ou aprĂšs), on est loin de l’ambiance des boĂźtes Ă  bouteilles de l’Ouest parisien.  Nouvelle Ă©quipe pour une nouvelle vie Reprise en sortie de Covid par une nouvelle Ă©quipe (A.A Production) qui a fait des travaux, la salle arbore un look un peu plus frais, avec des projections sur les murs qui ont fait du bien Ă  une salle un peu dark par endroits, une clim et de nouvelles toilettes – ça compte. Mais il y a toujours la cabine DJ, le mini-podium juste devant, et ce grand rectangle pour danser.  En termes de prog, la Java a choisi de faire confiance Ă  des jeunes collectifs de musique Ă©lectronique qui poussent comme des champignons Ă  Paris en ces annĂ©es 2020. On y trouve des petits crews comme Beau Mot Plage, OHP, ItinĂ©raire Bis, Melancholia ou Kumquat, qui alternent avec des label nights, avec une triade tendance house techno trance. Et comme c’est la mode en ce moment Ă  Paris, il y a aussi des humoristes le vendredi soir, avec le comedy club ambulant Wishing Light.  CĂŽtĂ© billetterie La Java est ouverte en mode club du jeudi au samedi, avec un tarif rĂ©duit Ă  5 euros si vous venez avan
Café de la Danse

Café de la Danse

VoilĂ  plus de trente ans que le CafĂ© de la Danse, situĂ© dans un passage de la rue de Lappe, innommable rue de la soif du quartier de Bastille, fait office de plaque tournante de la scĂšne Ă©mergente parisienne. Avec ses 500 places rĂ©parties moitiĂ©-moitiĂ© entre la fosse et les places assises, c’est une salle idĂ©ale pour des showcases de label, des releases parties et autres concerts acoustiques ou atypiques. Un fief de la chanson française Dans ce « cafĂ© » et ses gradins qui offrent Ă  chacun une bonne vue sur la scĂšne en contrebas, pas de dĂ©coration superflue : les murs en brique nus habillent les soirĂ©es, et toute notre attention va aux artistes qu’on peut quasiment toucher – mais non, on touche avec les oreilles. Le tropisme du CafĂ© de la Danse, c’est d’abord la chanson française, qui se taille la part du lion avec le folk, l’indie-rock, les jazz ou les musiques du monde – il y a aussi des spectacles pour enfants.  On y a vu par le passĂ© des grands blazes comme Jean-Louis Murat, Miossec et mĂȘme Radiohead (en 1995 pour l’album The Bends). Aujourd’hui, on peut assister aux premiers pas des futures stars de la pop française comme Solann ou Jean-Baptiste, ou verser dans la nostalgie avec Princess Erika ou Thurston Moore de Sonic Youth. La programmation s’étale aussi sur les murs du cafĂ©, oĂč les photographes (de musique souvent) se relaient pour exposer leurs clichĂ©s,  CĂŽtĂ© billetterie Les concerts tournent autour de 20 euros pour les artistes qui dĂ©marrent, et les prix peuvent mon
Casino de Paris

Casino de Paris

Le Casino de Paris a-t-il vraiment besoin d’artistes pour briller ? La salle seule vous en met plein les mirettes avec ses fauteuils rouge pĂ©tant et les dorures des hauts plafonds. Un endroit boursouflĂ© d’histoire situĂ© Ă  deux pas de l’église de la TrinitĂ© dans le 9e arrondissement, qui est devenu un haut lieu du music-hall parisien durant la PremiĂšre Guerre mondiale, et qui le restera jusqu’en 1982. Pendant soixante ans, le Casino de Paris a hĂ©bergĂ© les plus grandes revues françaises et Ă©trangĂšres, les comĂ©dies musicales de l’époque, faisant dĂ©filer les plus grandes stars de l’histoire de la fĂȘte parisienne comme Mistinguett, Maurice Chevalier, JosĂ©phine Baker, Tino Rossi, Line Renaud ou encore Zizi Jeanmaire.  Le Casino aujourd’hui Le lieu rompt ensuite avec la tradition pour se tourner vers le spectacle et les concerts. En 1985, c’est Serge Gainsbourg, dans sa pĂ©riode ultra-provoc avec Love on the Beat, qui lui offre sa lettre de noblesse avec un concert restĂ© dans l’histoire – il en a mĂȘme sorti un album live l’annĂ©e suivante, vendu par palettes de douze. Toutes les stars de la musique française y dĂ©fileront Ă  sa suite (Jacques Dutronc, Alain Souchon, Michel Jonasz, Jacques Higelin, Izia
), aujourd’hui accompagnĂ© de grands noms de la musique internationale (Superbus, Chilly Gonzales
 ) capables de remplir ses 2 000 places. Et puis la salle est idĂ©ale pour les comĂ©diens qui ont les moyens. Toutes les grosses tĂȘtes de l’humour hexagonal en quĂȘte de prestige s’y produisent d
Maison de la Radio

Maison de la Radio

Le bĂątiment circulaire installĂ© en bordure de Seine, face Ă  l’üle aux Cygnes, depuis 1963, a Ă©tĂ© rebaptisĂ© Maison de la Radio “et de la Musique” en 2021. Une maniĂšre pour la direction de Radio France de mettre en avant la dimension artistique de la Maison ronde, gĂ©nĂ©ralement Ă©clipsĂ©e mĂ©diatiquement par les invitĂ©s de la matinale de France Inter, ses humoristes (ça va parfois ensemble) et la lumiĂšre des six autres stations de radio publiques qui y sont installĂ©es. Mille et un orchestres et Ă©vĂ©nements Le lieu abrite pourtant plus de 60 studios d'enregistrement et quatre formations musicales, l’Orchestre national, l’Orchestre philharmonique, le ChƓur et la MaĂźtrise de Radio France, qui se produisent entre l’auditorium et le fameux (et magnifique) Studio 104. Les musiciens des diffĂ©rents orchestres jonglent entre les reprĂ©sentations et les styles musicaux, la filmographie de Maurice Jarre, du Beethoven, du Bach, du Mahler, du klezmer ou du tango.  On trouve aussi Ă©galement dans la prog des spectacles et concerts pour enfants, du jazz, de la pop, sans oublier les festivals maison, comme le Jazz sur le Vif en mai, le fureteur Festival PrĂ©sence(s), qui rend hommage Ă  ses explorateurs sonores comme Steve Reich, ou l’Hyperweekend, lancĂ© en 2021, qui organise des collaborations inĂ©dites entre des figures de la nouvelle scĂšne française. CĂŽtĂ© billetterie  La Maison de la Radio et de la Musique, c’est le service public, alors les prix des concerts suivent une grille tarifaire bien Ă©tudiĂ©e
Le Trabendo

Le Trabendo

5 out of 5 stars
EngoncĂ© entre le ZĂ©nith et ses tĂȘtes d’affiche et la Philharmonie et ses orchestres, le Trabendo a su se faire une place dans le parc de la Villette. Sa capacitĂ© de 900 places en fait le lieu idĂ©al pour des tĂȘtes d’affiche de milieu de tableau mais beaucoup de trĂšs grands artistes l’ont choisi pour des concerts plus intimistes, comme Metallica en 2003 ou les Rolling Stones fin 2012, aprĂšs la rĂ©ouverture du lieu suite Ă  des travaux de rĂ©novation.  Une oreille curieuse Aujourd’hui, la salle frime avec une programmation Ă©clectique et de qualitĂ©, mĂȘlant rock, Ă©lectro, metal, indie ou clubbing (mais aussi un peu de rap), avec des artistes toujours Ă  la pointe dans leur genre. Fun fact, on ne s’en rend pas compte quand on danse dedans, mais la salle, conçue dans le cadre du projet des Folies de Bernard Tschumi pour le parc de la Villette, a Ă©tĂ© dessinĂ©e comme une oreille, ce qui lui donne un air d’amphithéùtre et une excellente acoustique – comme quoi la nature est bien faite. Si la dĂ©co n’est pas son point fort, on retient en revanche la grande proximitĂ© du public avec les musiciens, une Ă©quipe dynamique et puis sa terrasse parfaite lors de la pĂ©riode estivale, un peu Ă  l’écart de l’agitation du parc. Petit conseil : n'hĂ©sitez pas Ă  jouer des coudes pour filer au fond, c’est lĂ  que la vue est meilleure ! CĂŽtĂ© billetterie Au Trabendo, les concerts se monnayent entre 20 et 30 euros pour les artistes les plus connus, tandis que les soirĂ©es clubbing se nĂ©gocient autour de 17-20 euros.
Festival 36h Eglise Saint-Eustache 2023

Festival 36h Eglise Saint-Eustache 2023

Alors qu’une poignĂ©e de cathos intĂ©gristes continuent Ă  se faire des nƓuds au cerveau en bloquant les concerts dans les Ă©glises (full support Bilal Hassani et Kali Malone), il est bon de rappeler que c’est un curĂ© qui a lancĂ© il y a dix-sept ans les concerts dans l’église Saint-Eustache. Aujourd’hui, le concept a grandi pour devenir un festival “attentif Ă  toutes les musiques (sacrĂ©, classique, Ă©lectroniques et actuelles)” et l’un des rendez-vous cultes de la FĂȘte de la musique. Durant 36 heures, les artistes dĂ©fileront de jour comme de nuit dans la nef de l’église gothique des Halles. Cette annĂ©e, on ne manquera pas le show mi-slam mi-Ă©lectronique mi-preaching de CloĂ© du TrĂšfle et Lisette LombĂ© (le 20 Ă  23h), le set gabber mystique d’InĂšs ChĂ©rifi (le 20 Ă  1h) ou la nouvelle sensation pop/folk Nina Versyp (le 21 Ă  19h), qui, seule avec sa voix et sa guitare, ne devrait avoir aucun mal Ă  mettre tout le monde Ă  genoux.
Hip Hop Block Party

Hip Hop Block Party

Ça fait une dizaine d’annĂ©es que baggys et casquettes s’assemblent tous les 21 juin pour fĂȘter la musique dans le rectangle de l’impasse Saint-SĂ©bastien, Ă  l’abri du boulevard Richard-Lenoir. Pour les 50 ans du hip-hop, ce sera donc une block party Ă  l’ancienne avec platines et vinyles animĂ©e par le Kool Herc français Dee Nasty, accompagnĂ© de quelques DJ old et new school, entre Ewone!, rĂ©sident depuis 20 piges sur GĂ©nĂ©rations FM, et le tout frais Little SaĂŻan. C’est probablement le moment de se faire un rewatch du Monde de demain.

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Le documentaire « NAZA » sur le génocide à Gaza est à voir au cinéma pendant seulement deux jours

Le documentaire « NAZA » sur le génocide à Gaza est à voir au cinéma pendant seulement deux jours

Pour voir le documentaire qui fait scandale en IsraĂ«l sur grand Ă©cran, c’est aujourd’hui et demain ou jamais. Alors que, dimanche, Benyamin Netanyahou a demandĂ© une enquĂȘte contre les membres des forces de sĂ©curitĂ© qui tĂ©moignent dans le film, « NAZA », le documentaire des journalistes d’investigation Yuval Abraham et Rachel Szor qui raconte « les mĂ©canismes de mise Ă  mort Ă  Gaza », sera diffusĂ© exceptionnellement dans les salles de cinĂ©ma françaises les 12 et 13 octobre. Le distributeur MK2 Films a optĂ© pour un visa exceptionnel de 500 sĂ©ances sur deux jours qui permettra de contourner la loi sur la chronologie des mĂ©dias et de diffuser le film gratuitement en streaming sur Internet au mois de novembre. « Compte tenu de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et de l’importance de cette affaire, Rachel et moi avons dĂ©cidĂ© que le film serait accessible gratuitement sur Internet, sans limite de durĂ©e, afin que chacun puisse le visionner et prendre connaissance des tĂ©moignages des soldats », ont expliquĂ© les deux journalistes. Quand ? 12 et 13 octobre.OĂč ? dans un cinĂ©ma prĂšs de chez vous.
Samedi à Paris, une improbable course de Vélib' sur les pavés de Ménilmontant

Samedi à Paris, une improbable course de Vélib' sur les pavés de Ménilmontant

Vous avez aimĂ© le passage du Tour de France Ă  Montmartre cet Ă©tĂ© ? Pour retrouver (un peu) la mĂȘme ambiance, rendez-vous ce samedi 17 octobre pour une course de VĂ©lib’ (non Ă©lectriques) sur les pavĂ©s ! Pas de boucles autour des Champs-ElysĂ©es cette fois-ci, la victoire et la gloire se joueront du cĂŽtĂ© de la redoutable butte de MĂ©nilmontant, difficile Ă  monter mĂȘme en prenant le bus. OrganisĂ©e par VĂ©lib Racing, « la Course qui grimpe » (c’est son nom) aura lieu dans la rue de Savies, et pour l'emporter, il faudra s’arracher sur un sprint de 100 mĂštres avec une cĂŽte Ă  18 % et des pavĂ©s irrĂ©guliers. Les courses se dĂ©rouleront par groupes de trois, dans deux catĂ©gories, hommes et femmes (+FLINTA), et seront rythmĂ©es par des DJ sets de 14h Ă  20h. Pour rĂ©cupĂ©rer un des 80 dossards, il faut se rendre sur cette page et payer un droit d’inscription de 20 €. Pour assister aux courses, c’est gratuit. Quand ? samedi 17 octobre, 14h-20h.OĂč ? rue de Savies, Paris 20e.Combien ? accĂšs libre.
Art Basel : la bande de lycéens de Romain Gavras et Surkin (GENER8ION) débarque au Grand Palais avec une installation immersive

Art Basel : la bande de lycéens de Romain Gavras et Surkin (GENER8ION) débarque au Grand Palais avec une installation immersive

Vous vous souvenez sans doute du clip de « Storm », sorti au printemps dernier par GENER8ION, le projet audiovisuel du musicien Ă©lectronique parisien Surkin et du cinĂ©aste Romain Gavras, en featuring avec le rappeur suĂ©dois Yung Lean. Le clip, aux 37 millions de vues, mettait en scĂšne une bande de lycĂ©ens anglais dĂ©sƓuvrĂ©s en 2034, menĂ©s par un gros bully (Yung Lean) dans une incroyable chorĂ©graphie de danse et de violence conçue par Damien Jalet – elle a d’ailleurs Ă©tĂ© rejouĂ©e en septembre aux MTV Video Music Awards dans une version encore plus hypnotique. La hype continue pour GENER8ION, qui, en collaboration avec Live Nation, prĂ©sentera une installation immersive au sein de la Rotonde d’Antin du Grand Palais, du 22 au 25 octobre 2026 Ă  l’occasion d’Art Basel Paris. Une nouvelle expĂ©rience « au croisement de l'art, de la musique et du cinĂ©ma », teasĂ©e dans un clip sur Instagram oĂč l’on voit successivement le groupe de lycĂ©ens courir dans la forĂȘt, en procession ou entourant une sorte de fusĂ©e siglĂ©e du message « God hates space ». Le futur n’a pas l’air de s’arranger chez Romain Gavras. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagĂ©e par Live Nation France (@livenationfr)   Quand ? du 22 au 25 octobre 2026.OĂč ? Rotonde d’Antin, Grand Palais, Paris 8e.Combien ? prix du billet Art Basel 30-47 € la journĂ©e.   A lire ensuite : Art Basel : la rĂ©alisatrice Alice Diop imagine une expo gratuite exceptionnelle au palais d’IĂ©na avec Miu Miu
Le marché des Enfants-Rouges « totalement détruit » aprÚs un incendie

Le marché des Enfants-Rouges « totalement détruit » aprÚs un incendie

La scĂšne culinaire parisienne est sous le choc : le plus ancien (et le plus cool) des marchĂ©s parisiens a Ă©tĂ© « totalement dĂ©truit » par un incendie dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre, a annoncĂ© le maire de Paris-Centre Ariel Weil sur le rĂ©seau X lundi matin. Aucune victime n’est Ă  dĂ©plorer mais l’ensemble du marchĂ© des Enfant-Rouges, « d’une superficie d'environ 1 000 m2, est entiĂšrement embrasé », selon le lieutenant-colonel Pierre de Bouvier, qui prĂ©cise que le feu est sous contrĂŽle et que « la structure mĂ©tallique est partiellement effondrĂ©e Ă  l'intĂ©rieur ». Créé en 1625, classĂ© aux monuments historiques depuis 1982, le marchĂ© des Enfants-Rouges Ă©tait un lieu emblĂ©matique de la gastronomie parisienne et le food court le plus couru du Marais, oĂč l’on se pressait pour profiter de la cave des Enfants du marchĂ©, des bentos de Taeko ou des sandwichs gargantuesques d’Alain Miam Miam.
Art Basel : la rĂ©alisatrice Alice Diop imagine une expo gratuite exceptionnelle au palais d’IĂ©na avec Miu Miu

Art Basel : la rĂ©alisatrice Alice Diop imagine une expo gratuite exceptionnelle au palais d’IĂ©na avec Miu Miu

Attention Ă©vĂ©nement : Ă  l’occasion d’Art Basel, dont elle est partenaire, la marque de mode Miu Miu a invitĂ© Alice Diop, rĂ©alisatrice aux dĂ©jĂ  deux CĂ©sar (le court Vers la tendresse et l’éblouissant Saint-Omer, son premier long-mĂ©trage), Ă  imaginer une exposition au sein du palais d’IĂ©na, oĂč sont organisĂ©s ses dĂ©filĂ©s. PrĂ©sentĂ©e seulement du 21 au 25 octobre, l’exposition, intitulĂ©e Geste de Consolation, mĂ©lange plusieurs arts – film, photographie, sculpture, poĂ©sie, danse, musique et performance – dans un grand parcours qui interroge la reprĂ©sentation des femmes noires tout en cĂ©lĂ©brant leur crĂ©ativitĂ©. “Je veux que cette exposition soit centrĂ©e sur des actes de consolation conçus par des artistes noires, chacune active dans sa propre discipline, pour corriger le regard fĂ©tichiste auquel des siĂšcles d’histoire de l’art nous ont relĂ©guĂ©es”, explique Alice Diop dans le communiquĂ©. L’exposition est divisĂ©e en quatre espaces, dans lesquels on trouvera notamment une photographie de l’artiste sud-africaine Zanele Muholi, une installation vidĂ©o d’Alice Diop, et une bibliothĂšque dĂ©corĂ©e par la quilteuse Mary Lee Bendolph, oĂč seront lus des textes d’autrices comme Penda Diouf, Zora Neale Hurston ou June Jordan. Au mĂȘme endroit, on pourra assister Ă  une performance imaginĂ©e par la chorĂ©graphe ivoirienne Nadia BeugrĂ© ou Ă  un concert de la musicienne de Chicago Angel Bat Dawid, tout ça sous le regard de l’immense statue de Mami Wata, divinitĂ© des mythologies afro-caribĂ©ennes, rĂ©alisĂ©e p
Manga haĂŻda, cinĂ©-concert et Metallica en inuktitut : l’insolite programme musical du Quai Branly

Manga haĂŻda, cinĂ©-concert et Metallica en inuktitut : l’insolite programme musical du Quai Branly

Alors qu’on cĂ©lĂšbre 250 ans d'amitiĂ© franco-amĂ©ricaine cette annĂ©e, le musĂ©e du Quai Branly raconte depuis le 29 septembre la vision du monde des peuples autochtones de la cĂŽte nord-ouest de l’AmĂ©rique, dans l’exposition PremiĂšres Nations, Arts et cultures du Nord-Ouest de l’AmĂ©rique, qui dure jusqu’au 17 janvier 2027. Et ce week-end du 10 et 11 octobre, le musĂ©e les fait rĂ©sonner Ă  travers une programmation musicale. On conseille aux curieux et aux amateurs de bande dessinĂ©e de passer samedi et dimanche Ă  17h30 pour dĂ©couvrir le « manga haĂŻda », hybride entre art du Pacifique et manga japonais inventĂ© par le dessinateur Michael Nicoll Yahgulanaas, qui tiendra la plume lors d’un concert dessinĂ© en compagnie du violoncelliste nĂ©erlandais Ernst Reijseger. Dimanche Ă  15h, on pourra assister Ă  la projection d’un Ă©trange docufiction tournĂ© il y a plus de cent ans, en 1914, par l’ethnologue Edward Sheriff Curtis, sur les communautĂ©s du peuple Kwakwaka'wakw, et mis en musique lors d’un cinĂ©-concert par la violoniste expĂ©rimentale apache Laura Ortman, qui ne laissera personne indiffĂ©rent. A noter aussi, le 15 novembre, toujours en Ă©cho Ă  l’exposition PremiĂšres Nations, le concert de la chanteuse et militante inuite Elisapie, qui chante en inuktitut, en anglais et en français des reprises de Blondie, Queen ou Metallica. Quand ? samedi 10 et dimanche 11 octobre.OĂč ? musĂ©e du Quai Branly, théùtre Claude LĂ©vi-Strauss, 37 quai Jacques Chirac Paris 7e.Combien ? 8-25 €.
Deux fois plus de Sagmeister : le célÚbre designer autrichien expose à la Gaßté Lyrique et chez Ruttkowski;68 avec Meuser

Deux fois plus de Sagmeister : le célÚbre designer autrichien expose à la Gaßté Lyrique et chez Ruttkowski;68 avec Meuser

Coup double pour Stefan Sagmeister : alors que Finally, Something Good, sa nouvelle exposition remplie d’optimisme ouvrira le 15 octobre Ă  la GaĂźtĂ© Lyrique. le designer autrichien, crĂ©ateur d'expositions immersives (The Happy Show) et auteur de multiples pochettes de disque pour les stars de la musique (Talking Heads, Lou Reed ou Rolling Stones) prĂ©sentera en parallĂšle Ă  la galerie Ruttkowski;68 Finally, a Good Exhibition, une exposition en duo avec le sculpteur allemand Meuser. Tous les deux en commun une forme d’upcycling artistique, puisque Sagmeister a commencĂ© en retravaillant un stock de vieux tableaux du magasin d’antiquitĂ©s familial en Autriche et Meuser a passĂ© sa carriĂšre Ă  chiner des vieilles poutres et plaques de fer dans des casses pour les transformer en abstractions mĂ©talliques. Ce sont ces Ɠuvres que fait dialoguer la galerie Ruttkowski;68, avec par exemple Große Rote de Meuser, une plaque de mĂ©tal rouge dĂ©foncĂ©e de maniĂšre trĂšs poĂ©tique, et le Fat Man de Sagmeister, une peinture Ă  l’huile qu’il a recouvert de rectangles couleur pop. A voir avant ou aprĂšs celle de la GaĂźtĂ© Lyrique, Ă  mĂȘme pas 15 minutes Ă  pied. Quand ? du 11 octobre au 8 novembre, mardi-samedi, 11h-19h, dimanche, 10h-18h.OĂč ? galerie Ruttkowski;68, 8 rue Charlot, Paris 3e.Combien ? entrĂ©e libre.
Dans un bar PMU ou au bord d’une piscine : une exposition de photos inĂ©dites des Daft Punk arrive Ă  Paris cet automne

Dans un bar PMU ou au bord d’une piscine : une exposition de photos inĂ©dites des Daft Punk arrive Ă  Paris cet automne

Cinq ans aprĂšs leur sĂ©paration, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo sont de nouveau rĂ©unis dans une exposition photo Ă  Paris au mois de novembre. L’évĂ©nement, nommĂ© Around the World, prĂ©sentera des clichĂ©s inĂ©dits des Daft Punk pris entre 1997 et 2007 lors de diffĂ©rentes tournĂ©es promo en France, au Japon ou aux Etats-Unis. Dans la sĂ©lection, on les voit en backstage avant une cĂ©rĂ©monie de remise de prix, poser dans les rues de Los Angeles, ou sortir casquĂ©s du mĂ©tro Ă  Tokyo. Mais on trouve aussi des photos plus surrĂ©alistes, avec les Daft allongĂ©s sur des transats au bord d’une piscine avec des cocktails, ou Ă  table devant le juke-box d'un bar PMU, cafĂ© Ă  la main. Around The World ExpoLes Daft Punk Ă  la piscine. Les dates et le lieu de l’exposition n’ont pas encore Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©s, mais un prĂ©-Ă©vĂ©nement est organisĂ© le 23 octobre dans un showroom au 58 rue Volta dans le 3e arrondissement. Il permettra aux fans de dĂ©couvrir les photos en avant-premiĂšre, de prĂ©commander des tirages, et d’acheter des prĂ©ventes pour l’exposition Ă  10 €. Le showroom ouvrira Ă  partir de 18h, et pendant 24 heures non-stop. Quand ? du 23 octobre Ă  18h au 24 octobre Ă  18h.OĂč ? 58 rue Volta, Paris 3e.Combien ? entrĂ©e libre.
Roland-Garros transforme le court Suzanne-Lenglen en skatepark gĂ©ant Ă  l’occasion de la SLS Paris prĂ©sentĂ©e par Winamax

Roland-Garros transforme le court Suzanne-Lenglen en skatepark gĂ©ant Ă  l’occasion de la SLS Paris prĂ©sentĂ©e par Winamax

AprĂšs le succĂšs de l’an passĂ©, l’étape parisienne de la Street League Skateboarding prĂ©sentĂ©e par Winamax revient Ă  Roland-Garros pour transformer le court Suzanne-Lenglen en skatepark gĂ©ant samedi 3 octobre. Les meilleurs skateurs et skateuses de la planĂšte se retrouveront devant prĂšs de 10 000 spectateurs pour s’affronter Ă  l’endroit oĂč Rafael Nadal a forgĂ© sa lĂ©gende : un grand parcours sans filet, composĂ© de blocs et de rampes d’escalier, sur lequel il faudra rĂ©aliser un maximum de figures dans le temps imparti. Chez les hommes, le Français Vincent Milou, vainqueur l’an passĂ©, remettra son titre en jeu face Ă  Nyjah Huston ou Gustavo Ribeiro, tandis que chez les femmes, la Japonaise Aoi Uemura, tenante du titre, fera face Ă  Rayssa Leal et la Française Lucie Schoonheere. Et aprĂšs la remise de trophĂ©es, direction le Rex Club pour l’afterparty Ă  23h (18 €), avec une brochette de DJ parisiens comme Andy4000, Busy P et DJ Falcon en back to back avec Didi Han. Quand ? samedi 3 octobre, Ă  partir de 12h.OĂč ? stade Roland-Garros, 2 avenue Gordon-Bennett, 75016 Paris.Combien ? de 50 Ă  165 €. A lire ensuite : Halfpipe Records : comment la culture skate a infiltrĂ© la nuit parisienne
La MansA – Maison des Mondes Africains consacre une exposition au chantre de la rĂ©appropriation culturelle AmĂ­lcar Cabral

La MansA – Maison des Mondes Africains consacre une exposition au chantre de la rĂ©appropriation culturelle AmĂ­lcar Cabral

C’est la bonne Ă©poque pour se replonger dans la pensĂ©e d’AmĂ­lcar Cabral, intellectuel, agronome, homme politique et figure majeure des indĂ©pendances de la GuinĂ©e-Bissau et du Cap-Vert, qui considĂ©rait la culture comme un outil fondamental d'Ă©mancipation et assimilait lutte de libĂ©ration politique et reconquĂȘte culturelle. Dans les annĂ©es 60, ses rĂ©flexions, comme celles de Frantz Fanon, exploraient l’identitĂ©, la nation, l’appartenance ou la rĂ©appropriation culturelle, fondamentale selon lui pour « redevenir des acteurs de l’histoire » – des thĂšmes particuliĂšrement d’actualitĂ© dans les annĂ©es 2020. C’est pourquoi la MansA, laboratoire des cultures africaines ouvert il y a un an, a choisi de lui consacrer une exposition qui le fait dialoguer avec des artistes contemporains, titrĂ©e AmĂ­lcar Cabral : pour un humanisme radical, du 16 octobre au 13 dĂ©cembre 2026. Les commissaires, Armelle Dakouo, ancienne directrice artistique de la foire AKAA, et l’historienne Ângela Benoliel Coutinho, ont invitĂ© neuf artistes Ă  « prolonger ses questionnements » Ă  travers leurs Ɠuvres – textile, photo, installation ou dessin. Au programme, on trouve le dessinateur NĂș Barreto, le photographe Diogo Bento, la cinĂ©aste Filipa CĂ©sar, l’historienne SĂłnia Vaz Borges, le peintre et sculpteur Yuran Henrique, l’artiste et rĂ©alisateur Hamedine Kane, les plasticiens MĂłnica de Miranda et Bento Oliveira, et enfin la pionniĂšre du cinĂ©ma africain et compagnon des luttes d’indĂ©pendance Sarah Maldoror (1929-2020),
L’Institut du monde arabe dĂ©voile les laurĂ©ats de son Prix du Design 2026

L’Institut du monde arabe dĂ©voile les laurĂ©ats de son Prix du Design 2026

LancĂ© en 2023 pour mettre en lumiĂšre les crĂ©ations artistiques du monde arabe, le Prix du Design de l’Institut du monde arabe a dĂ©voilĂ© les six laurĂ©ats de sa quatriĂšme Ă©dition dĂ©but septembre, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est du joli. Le Grand Prix a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă  l’architecte marocaine Salima Naji pour la conception du Tiznit Living Heritage Centre, bĂąti au pied des remparts dans une dĂ©marche d'architecture vernaculaire avec des matĂ©riaux locaux. Le Prix du jury a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  l’architecte jordanien Sahel Alhiyari, tandis que celui du public est revenu Ă  l’artiste textile palestinienne installĂ©e Ă  DubaĂŻ Areen Hassan, pour son projet Weaving the Land Back, qui rĂ©interprĂšte la broderie palestinienne en collaboration avec des femmes rĂ©fugiĂ©es. La Saoudienne Aseel Othman Alamoudi a quant Ă  elle reçu le prix dans la catĂ©gorie Talent Ă©mergent, pour The Curve & The Dot, des siĂšges courbĂ©s inspirĂ©s des formations rocheuses d'AlUla, oĂč elle Ă©tait en rĂ©sidence. C’est aussi Ă  AlUla, vitrine de l'ambition culturelle saoudienne, que les designers tunisiens Altin – Yasmine & Mehdi, laurĂ©ats dans la catĂ©gorie Artisanat contemporain, ont conçu leurs trois piĂšces en bois de palmier, Wadi, Waha et Yusr. Enfin, le prix de l’Impact est revenu au Libanais Christopher Ghoussoub (Foukhar Studio), dernier potier du village de Beit Chabab, qui a l’ambition de sauver un savoir-faire sĂ©culaire.   A lire ensuite : L'architecture contemporaine Ă  Paris en 10 spots incroyables
Fashion Week : avec l’expo « Open Windows 02 », Dover Street Market Paris rĂ©unit les jeunes talents de la mode parisienne

Fashion Week : avec l’expo « Open Windows 02 », Dover Street Market Paris rĂ©unit les jeunes talents de la mode parisienne

Pour clĂŽturer la Fashion Week de Paris, Dover Street Market Paris, l’influent concept store fondĂ© Ă  Londres par Rei Kawakubo (Comme Des Garçons) et dĂ©clinĂ© dans le Marais, accueille le futur de la mode du mardi 6 au mercredi 7 octobre avec l'exposition collective Open Windows 02, qui met Ă  l'honneur 10 diplĂŽmĂ©(e)s du Bachelor Design Mode de l'Institut Français de la Mode (IFM) : Paul Molina, Louis Broissin, NoĂ©mie Landragin, Ella Maillard de Thuin, Dayellb⁠, Virgile Courbon⁠, Adony Bigueur⁠, A DA MA⁠, Lauriane Lothin et Yiyi Zhu. L’occasion de dĂ©couvrir la nouvelle gĂ©nĂ©ration de stylistes de la place parisienne, alors que la saison Printemps-ÉtĂ© 2027 s'annonce comme l'Ă©dition fĂ©minine la plus intense de l'histoire de la Fashion Week Ă  Paris, avec plus de 100 maisons de mode inscrites au programme officiel, 68 dĂ©filĂ©s et 33 prĂ©sentations en showroom.  Quand ? mardi 6 et mercredi 7 octobre, 11h-19h.OĂč ? Dover Street Market Paris, 35–37 rue des Francs-Bourgeois, Paris 4e. Espace B2.Combien ? entrĂ©e libre.