Smael Bouaici

Smael Bouaici

Articles (15)

(LA)HORDE : « Rosalía a totalement le niveau pour passer nos auditions »

(LA)HORDE : « Rosalía a totalement le niveau pour passer nos auditions »

Des ballets rythmĂ©s par de la techno hardcore, un spectacle au Louvre mis en scĂšne pour Instagram, un show/rave avec Rone au Théùtre du ChĂątelet
 C’est peu dire que (LA)HORDE a bousculĂ© le monde feutrĂ© de la danse contemporaine ces derniĂšres annĂ©es. NommĂ© Ă  la tĂȘte du Ballet national de Marseille en 2019, le trio formĂ© par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel dĂ©cloisonne le secteur Ă  coups de spectacles audacieux et de collabs prestigieuses, Madonna, AngĂšle et rĂ©cemment la tournĂ©e de RosalĂ­a, dont (LA)HORDE a signĂ© la chorĂ© – avec cette incroyable performance aux Brit Awards aux cĂŽtĂ©s de Björk. AprĂšs cette hype mondiale, les revoici avec leur troisiĂšme crĂ©ation pour le Ballet national de Marseille,  AprĂšs moi, le dĂ©luge. Un spectacle en forme d’introspection collective au titre peut-ĂȘtre moins pessimiste qu’il n’y paraĂźt, Ă  voir Ă  Paris du 5 au 12 septembre au Théùtre de la Ville, sous les gradins duquel on a retrouvĂ© le trio pour un entretien dĂ©but juin. © (LA) HORDEAprĂšs moi, le dĂ©luge Comment avez-vous dĂ©couvert le pouvoir de transmission de la danse ?  (LA)HORDE : Nous ne sommes pas nĂ©s avec Internet et quand on a vu que les gens se mettaient en scĂšne sur la toile, on a Ă©tĂ© fascinĂ©s par ce dĂ©cloisonnement, cette accessibilité  On s'est rendu compte que le mouvement Ă©tait hyper important. C’est un langage universel, et quand on a Ă©crit Room with a View, on avait en tĂȘte la chorĂ©graphie des femmes chiliennes qui dĂ©nonçaient les fĂ©minicides et les violeurs. Et
Claudia Rivera, la Latin Connection

Claudia Rivera, la Latin Connection

Un pop-up au Bon MarchĂ©, des soirĂ©es Ă  la Machine du Moulin Rouge, une expo de photos
 : depuis quatre ans, Claudia Rivera s’active partout dans la capitale pour faire briller les communautĂ©s latino-amĂ©ricaines. Ce mardi aprĂšs-midi, elle n’a pas beaucoup plus de temps : avant les concerts de Bad Bunny Ă  Paris, elle rĂ©unit, avec son agence Amaru, des talents crĂ©atifs latinos autour d’un dĂźner organisĂ© avec adidas, qui lui a demandĂ© de customiser une collection pour la tournĂ©e de la star portoricaine.  © Claudia RivieraClaudia Rivera, la Latin Connection L’occasion parfaite de prĂ©senter sa vision pour cette artiste et crĂ©atrice franco-pĂ©ruvienne qui travaille sur l’image des latinos et latinas depuis qu’elle est en Ăąge de tenir le camĂ©scope familial. « Mes parents m'ont toujours fait comprendre que j'Ă©tais PĂ©ruvienne. Je parlais espagnol avant de parler français », raconte cette fan de Selena Gomez. « A la maison, c’était trĂšs PĂ©rou, dans la nourriture, dans la musique. Donc je n'ai jamais eu de souci par rapport Ă  mon identitĂ©. Et aprĂšs la maison, c'est Paris. » DĂ©construire une image figĂ©e Dehors, c’est plus flou : on la prend souvent pour une MaghrĂ©bine. « En France, j’ai vĂ©cu beaucoup d'islamophobie. C’était bizarre parce que je vivais un racisme qui ne concernait mĂȘme pas ma communautĂ©. Et quand les personnes comprennent qu'on est latino ou latina, elles disent “Ok, ça va”, mais par contre, elles commencent Ă  nous hypersexualiser. Franchement, on prend cher sur ça. » ©
El Dany, le reggaeton dans la peau

El Dany, le reggaeton dans la peau

C’est la magie de la nuit Ă  Paris : longtemps ignorĂ©, le reggaeton est aujourd’hui le roi des soirĂ©es parisiennes, qu’elles soient branchĂ©es ou populaires. DA de la Terrasse Latino du Cabaret Sauvage, qui ne dĂ©semplit pas tous les vendredis de l’étĂ©, Daniel Romero, alias DJ El Dany, boit du petit-lait (de coco). A 43 ans, ce DJ d’origine chilienne et portoricaine se souvient de ses premiĂšres soirĂ©es dans des petites salles de banlieue il y a vingt-cinq ans : « Il n'y avait mĂȘme pas de soirĂ©es reggaeton, c’était des soirĂ©es latino oĂč l’on entendait quelques hits reggaeton. Il n'y avait pas de vrai mouvement. » © El DanyEl Dany avant son entrĂ©e Ă  l'Olympia A l’époque, il rĂȘve encore de devenir percussionniste de salsa, sa premiĂšre passion hĂ©ritĂ©e de son pĂšre collectionneur de vinyles. Il part de longs mois Ă  Porto Rico, oĂč se sont installĂ©s ses grands-parents maternels, des magiciens chiliens ambulants, aprĂšs avoir traversĂ© l’AmĂ©rique latine avec leur spectacle. LĂ -bas, il assiste aux dĂ©buts du reggaeton Ă  San Juan. A son retour, c’est derriĂšre les platines qu’il choisit de faire des tours de passe-passe.  Merci Bad Bunny Il se lie Ă  d’autres pionniers du mouvement Ă  Paris, DJ Nelson et DJ Pauleta, monte une soirĂ©e, La Totale, et fait venir des artistes de Porto Rico, jusqu’au roi Daddy Yankee, qui chante « Gasolina » en 2010 au ZĂ©nith. En premiĂšre partie ? El Dany, qui voit le feu reggaeton monter. L’embrasement se produit Ă  la fin de la dĂ©cennie, avec les hits mondiaux « De
HĂ©lĂšne Tchen Cardenas, photographe d’identitĂ©s

HĂ©lĂšne Tchen Cardenas, photographe d’identitĂ©s

La quĂȘte d’identitĂ© peut ĂȘtre un chemin joyeux. C’est ce que semble dire HĂ©lĂšne Tchen Cardenas Ă  travers l’esthĂ©tique pop et lissĂ©e de ses clichĂ©s. NĂ©e en France d’un pĂšre Ă©tats-unien d’origine chinoise, la photographe de 34 ans a grandi Ă  Paris avec sa mĂšre nĂ©e en Colombie. Évidemment, dĂšs qu’elle a commencĂ© la photo, en autodidacte aprĂšs des Ă©tudes de cinĂ©ma, le thĂšme s’est imposĂ©. « C’était toujours la mĂȘme chose qui revenait, raconte-t-elle. J’étais trĂšs intĂ©ressĂ©e par tout ce qui Ă©tait en lien avec l'identitĂ©, la beautĂ© aussi. » © HĂ©lĂšne Tchen CardenasClaudia Riviera prise en photo par HĂ©lĂšne Tchen Cardenas Lors de son exposition Closer to Us en 2024, elle prĂ©sente ainsi des portraits de personnes qui lui ressemblent, doublĂ©e d’une sĂ©rie de tĂ©moignages vidĂ©o intitulĂ©e In Between Worlds, « entre les mondes ». « C’était trĂšs important pour moi d'aller interviewer des personnes issues des seconde ou troisiĂšme gĂ©nĂ©rations d'immigration en France. »  Renouer avec sa partie chinoise HĂ©lĂšne, qui a rencontrĂ© son pĂšre Ă  11 ans, a surtout baignĂ© dans la culture de sa famille colombienne. Elle va danser aux soirĂ©es salsa Agua e Lulo au Point EphĂ©mĂšre, Ă  celles de sa copine Claudia Rivera Ă  la Machine, ou manger dans des restos colombiens comme ComitĂ© Caribe ou Mi Tierra. Cette exposition lui a donnĂ© l’occasion de rencontrer des personnes d’origine chinoise et de renouer avec cette partie de son identitĂ©. « Ça a Ă©tĂ© un peu compliquĂ© avec mon identitĂ© cĂŽtĂ© asiatique, parce que je n
Les meilleurs clubs pour danser jusqu'à l'épuisement à Paris

Les meilleurs clubs pour danser jusqu'à l'épuisement à Paris

C’est avec la gĂ©nĂ©ralisation des lampadaires, au XIXe siĂšcle, que Paris s’est transformĂ©e en capitale de la fĂȘte. Tripot, resto, goguette, bal musette, dancing, discothĂšque, boĂźte de nuit, aujourd’hui club : autant de mots que d’époques pour dĂ©signer ces lieux oĂč l’on vient entrer en transe ensemble au fil des danses. Depuis les annĂ©es 70 et le disco, prĂ©curseur de toutes les dance music d’aujourd’hui, la piste est bĂątie autour de la figure magnĂ©tique du DJ, un culte relancĂ© dans les annĂ©es 2010 Ă  Paris par les Ă©vangĂ©listes de Concrete, qui a permis Ă  l’offre de la capitale de considĂ©rablement s’étoffer.Dans un panorama festif constituĂ© d’open airs forcĂ©ment saisonniers, de soirĂ©es Ă©phĂ©mĂšres et de lieux qui ferment parfois au bout de quelques mois (voire quelque semaines), on a dressĂ© la liste de nos clubs sĂ»rs, ceux sur lesquels vous pouvez compter toute l’annĂ©e ou presque, des lieux qui misent sur l'inclusivitĂ©, la diversitĂ© et la sĂ©curitĂ© pour toutes et tous. Un dossier qui entremĂȘle les dĂ©cors – friche, bĂ©ton, cave –, les styles – toutes les nuances des musiques Ă©lectroniques –, et les ambiances – hype, schlag, entre-deux. Une sĂ©lection garantie sans entrĂ©e gratuite pour les filles. Pour dĂ©couvrir notre sĂ©lection des salles de concerts Ă  Paris, c'est par ici. Et pour vos plans du week-end, c'est ici que ça se passe.
Fanny Pisonero, l’ingĂ©nieure du son française la plus rĂ©compensĂ©e

Fanny Pisonero, l’ingĂ©nieure du son française la plus rĂ©compensĂ©e

Oubliez l’image du studio d’enregistrement classique avec l’artiste qui chante derriĂšre la vitre, sous l’Ɠil et la pression de l’ingĂ©nieur du son. Dans le studio de Fanny Pisonero Ă  Aubagne, la cabine de voix est situĂ©e derriĂšre la console. « Je voulais que l'artiste ne se sente pas regardĂ© », explique-t-elle. Un amĂ©nagement qui en dit long sur la façon dont elle conçoit son mĂ©tier, et sans doute une des raisons du succĂšs de la seule femme ingĂ©nieure du son du rap français. « Si on a besoin de se parler, je me tourne. Mais le reste du temps, l’artiste est dans sa bulle et il sait qu'il n'y a personne qui le regarde. Je trouve que c'est super important. » Car si elle a bossĂ© avec les plus grands, de Rohff Ă  SCH en passant par SDM, il lui arrive rĂ©guliĂšrement d’enregistrer les voix des nombreux rappeurs et rappeuses locaux en quĂȘte de gloire. On comprend alors que son champ d'action dĂ©passe largement la console de mixage. © Fanny PisoneroIngĂ©-son mais pas que : comment Fanny Pisonero soigne les voix du rap français Un mĂ©tier multicasquette Car on entend beaucoup de choses dans la voix : les bruits de bouche qu’elle nettoie, l’odeur de l’alcool et du tabac, mais aussi les doutes, surtout chez les jeunes. « A l’époque des studios Ă  bande, un artiste qui n'Ă©tait pas capable de faire sa prise en une fois, on le mettait de cĂŽtĂ©. Donc les seuls qui avaient accĂšs aux studios Ă©taient ceux qui avaient un certain niveau. Aujourd'hui, avec l'arrivĂ©e du numĂ©rique, on peut refaire 150 pri
La France rĂȘvĂ©e de Lolo ZouaĂŻ

La France rĂȘvĂ©e de Lolo ZouaĂŻ

Entre Lolo ZouaĂŻ et la France, c’est d’abord l’histoire d’un dĂ©racinement. NĂ©e Ă  Paris en 1995, elle n’a pas le temps de visiter : trois mois plus tard, le destin l’envoie Ă©clore aux Etats-Unis. Ses parents remportent une green card Ă  la loterie et s’envolent pour San Francisco, oĂč elle a grandi. Quand on la retrouve mi-mars dans le hall d’entrĂ©e des Bains pour discuter de son nouvel album Reverie (sortie le 24 avril), on entend les Ă©chos de cette transplantation dans sa façon de mĂȘler français et anglais, qu’elle parle tous deux sans accent. © Louis Lepron pour Time Out Paris. SĂ©ance photo rĂ©alisĂ©e dans les diffĂ©rents espaces de Les Bains Paris. A 31 ans, c’est dĂ©sormais une histoire de retrouvailles qu’elle veut Ă©crire Ă  travers un album en forme de lettre d’amour Ă  la musique française. InstallĂ©e Ă  New York depuis quelques annĂ©es, une Ă©nergie qui convient bien Ă  sa triple identitĂ© (son pĂšre est algĂ©rien), elle aimerait vivre avec un pied Ă  Paris, mĂȘme si « c’est un peu crazy ». « Je pourrais manger du bon fromage. Aux Etats-Unis, il n'a pas de goĂ»t. » Des rĂ©fĂ©rences twistĂ©es La culture française, Lolo ZouaĂŻ l’a imaginĂ©e toute sa jeunesse, Ă  travers des chansons (Françoise Hardy et Amel Bent surtout) et des plats Ă  la maison. C’est cette distance qu’évoque en creux le titre de ce troisiĂšme album, Reverie, truffĂ© de symboles de la chanson française, Ă  commencer par Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg, dont elle rappe les paroles de « Harley Davidson » sur les lourdes basse
Priyanka Chopra : « Je pourrais dĂ©chirer quelqu’un en deux »

Priyanka Chopra : « Je pourrais dĂ©chirer quelqu’un en deux »

Priyanka Chopra a naviguĂ© sur bien des mers au cours de sa longue carriĂšre, entre son titre de Miss Monde en 2000, sa conquĂȘte de Bollywood, et sa rĂ©cente renaissance en star de films d’action Ă  Hollywood. Et pourtant, son rĂŽle d’ex-pirate Ă©corchĂ©e vive dans La Falaise (The Bluff) pourrait bien ĂȘtre le plus personnel : celui d’une mĂšre prĂȘte Ă  tuer pour protĂ©ger sa famille. À Time Out, Chopra raconte avoir dĂ©couvert le scĂ©nario de cette Ă©popĂ©e pirate de Prime Video alors que sa fille n’était encore qu’un bĂ©bĂ©. Sa premiĂšre pensĂ©e aprĂšs cette lecture ? « Jusqu’oĂč serais-je prĂȘte Ă  aller pour protĂ©ger mon enfant ? » Alors, jusqu’oĂč irait-elle ? « Je pourrais dĂ©chirer quelqu’un en deux pour protĂ©ger ma famille », rĂ©pond-elle sans dĂ©tour. « Je sais que je serais capable de trouver cette rage en moi. Et c’était ma boussole sur ce film. » Elle bascule mĂȘme Ă  l’hindi pour appuyer son propos : « Mai keher macha dungi – Je sĂšmerais le chaos. » Et c’est peu de le dire. Prime Video | Priyanka Chopra Carnage dans la grotte InspirĂ© d’une pĂ©riode de l’histoire maritime peuplĂ©e de flibustiers sanguinaires, La Falaise met en scĂšne Chopra dans le rĂŽle d’une pirate Ă  la retraite nommĂ©e Ercell « Bloody Mary » Bodden. Elle n’a pas gagnĂ© ce surnom pour son amour de la vodka-tomate : dans le film d’action gore du scĂ©nariste-rĂ©alisateur Frank E. Flowers, Chopra distribue les coups avec tant de violence qu’il est dĂ©conseillĂ© aux mineurs.  L’histoire voit le menaçant Capitaine Connor, interprĂ©tĂ© par
De “RĂ©inventer la nuit” Ă  “Dihya”, la renaissance de la DJ parisienne Paloma Colombe

De “RĂ©inventer la nuit” Ă  “Dihya”, la renaissance de la DJ parisienne Paloma Colombe

Les pĂ©riodes de transformation commencent souvent par un choc. Pour Paloma Colombe, il a eu lieu le 10 juin 2023 au Cabaret Sauvage, lors d’un DJ set durant lequel elle Ă©tait assiĂ©gĂ©e par des hommes lui lançant des insultes sexistes, seulement dĂ©fendue par deux copines et sa niĂšce de 18 ans. « C’est ce qui m'a le plus choquĂ©e, qu'elle se soit fait insulter sous mes yeux. C’était la troisiĂšme fois d’affilĂ©e que je vivais un truc sexiste pendant que je travaillais ; lĂ , c’était plus possible, la coupe Ă©tait pleine », dit-elle en se pelotonnant sur la chaise d’un cafĂ© mal chauffĂ© de MĂ©nilmontant. Alors elle dĂ©cide de prendre la parole, de raconter cette soirĂ©e qui Ă©tait celle de trop, aprĂšs des annĂ©es Ă  « avoir intĂ©riorisĂ© ces comportements », depuis ses dĂ©buts de DJ en 2017 dans les restaurants Costes, oĂč elle mixait plusieurs fois par semaine en vivant « 12 remarques sexistes par jour ». Des gigs formateurs mais loin de sa conception de la fĂȘte, qu’elle a dĂ©couverte fun, queer, safe et flamboyante lors de ses Ă©tudes de cinĂ©ma Ă  San Francisco. « On ne faisait que sortir et c'est comme ça que je suis tombĂ©e dedans. Sinon, je n’aurais jamais eu l'idĂ©e d'ĂȘtre DJ. » © Ginane Chaaban Une rĂ©invention sur tous les plans Et si elle est devenue DJ, ce n’est pas non plus pour se faire harceler aux platines. Son post quelques jours aprĂšs sur Instagram, oĂč elle raconte cette soirĂ©e cauchemardesque, fait grand bruit et rĂ©sonne immĂ©diatement chez d’autres filles DJ parisiennes, Anaco, Bamb
Les meilleures expositions gratuites Ă  voir en ce moment Ă  Paris

Les meilleures expositions gratuites Ă  voir en ce moment Ă  Paris

À tous ceux qui ont une irrĂ©pressible envie d'aller voir une expo sans dĂ©penser un kopeck, ce dossier est fait pour vous. Alors que les musĂ©es ont rouvert leur tourniquet, on a voulu recenser ces rĂ©trospectives Ă  voir sans dĂ©bourser un seul centime ! Bien souvent, notre recherche nous a menĂ©s dans des galeries, clairement pas les lieux les plus chaleureux au premier abord, mais dont les expos temporaires envoient du pĂątĂ©. Photos, peinture, installations, il y en aura pour tous les goĂ»ts. Un conseil : soyez curieux, ça ne vous coĂ»tera pas plus cher. À lire aussi : Les meilleures expos Ă  voir en ce moment Ă  Paris
Les meilleurs clubs branchés et sélects de Paris

Les meilleurs clubs branchés et sélects de Paris

Dans le circuit de la nuit parisienne, les clubs branchĂ©s forment un univers Ă  part. Des lieux oĂč croiser mannequins, artistes et cool kids discutant du cours de la hype – oĂč le plus difficile reste de passer la porte. Voici notre liste des clubs qui restent branchĂ©s toute l’annĂ©e, mĂȘme hors pĂ©riode de Fashion Week. Chaussures italiennes conseillĂ©es ! Plus de branchitude et de nuit Notre dossier des restaurants branchĂ©s Notre sĂ©lection des bars oĂč danser  

Listings and reviews (15)

La Java

La Java

Ça fait plus de cent ans que la Java met le dawa aux nuits de Belleville. Le dancing créé en 1923 a vu dĂ©filer plusieurs gĂ©nĂ©rations de teufeurs parisiens, depuis la jeune Édith Piaf, Django Reinhardt, les zazous, les maĂźtres de la salsa jusqu’aux DJ techno des trente derniĂšres annĂ©es. Petit club alternatif de la toujours funky rue du Faubourg-du-Temple, Ă  deux pas du lĂ©gendaire Zorba (Ă  faire avant ou aprĂšs), on est loin de l’ambiance des boĂźtes Ă  bouteilles de l’Ouest parisien.  Nouvelle Ă©quipe pour une nouvelle vie Reprise en sortie de Covid par une nouvelle Ă©quipe (A.A Production) qui a fait des travaux, la salle arbore un look un peu plus frais, avec des projections sur les murs qui ont fait du bien Ă  une salle un peu dark par endroits, une clim et de nouvelles toilettes – ça compte. Mais il y a toujours la cabine DJ, le mini-podium juste devant, et ce grand rectangle pour danser.  En termes de prog, la Java a choisi de faire confiance Ă  des jeunes collectifs de musique Ă©lectronique qui poussent comme des champignons Ă  Paris en ces annĂ©es 2020. On y trouve des petits crews comme Beau Mot Plage, OHP, ItinĂ©raire Bis, Melancholia ou Kumquat, qui alternent avec des label nights, avec une triade tendance house techno trance. Et comme c’est la mode en ce moment Ă  Paris, il y a aussi des humoristes le vendredi soir, avec le comedy club ambulant Wishing Light.  CĂŽtĂ© billetterie La Java est ouverte en mode club du jeudi au samedi, avec un tarif rĂ©duit Ă  5 euros si vous venez avan
Café de la Danse

Café de la Danse

VoilĂ  plus de trente ans que le CafĂ© de la Danse, situĂ© dans un passage de la rue de Lappe, innommable rue de la soif du quartier de Bastille, fait office de plaque tournante de la scĂšne Ă©mergente parisienne. Avec ses 500 places rĂ©parties moitiĂ©-moitiĂ© entre la fosse et les places assises, c’est une salle idĂ©ale pour des showcases de label, des releases parties et autres concerts acoustiques ou atypiques. Un fief de la chanson française Dans ce « cafĂ© » et ses gradins qui offrent Ă  chacun une bonne vue sur la scĂšne en contrebas, pas de dĂ©coration superflue : les murs en brique nus habillent les soirĂ©es, et toute notre attention va aux artistes qu’on peut quasiment toucher – mais non, on touche avec les oreilles. Le tropisme du CafĂ© de la Danse, c’est d’abord la chanson française, qui se taille la part du lion avec le folk, l’indie-rock, les jazz ou les musiques du monde – il y a aussi des spectacles pour enfants.  On y a vu par le passĂ© des grands blazes comme Jean-Louis Murat, Miossec et mĂȘme Radiohead (en 1995 pour l’album The Bends). Aujourd’hui, on peut assister aux premiers pas des futures stars de la pop française comme Solann ou Jean-Baptiste, ou verser dans la nostalgie avec Princess Erika ou Thurston Moore de Sonic Youth. La programmation s’étale aussi sur les murs du cafĂ©, oĂč les photographes (de musique souvent) se relaient pour exposer leurs clichĂ©s,  CĂŽtĂ© billetterie Les concerts tournent autour de 20 euros pour les artistes qui dĂ©marrent, et les prix peuvent mon
Casino de Paris

Casino de Paris

Le Casino de Paris a-t-il vraiment besoin d’artistes pour briller ? La salle seule vous en met plein les mirettes avec ses fauteuils rouge pĂ©tant et les dorures des hauts plafonds. Un endroit boursouflĂ© d’histoire situĂ© Ă  deux pas de l’église de la TrinitĂ© dans le 9e arrondissement, qui est devenu un haut lieu du music-hall parisien durant la PremiĂšre Guerre mondiale, et qui le restera jusqu’en 1982. Pendant soixante ans, le Casino de Paris a hĂ©bergĂ© les plus grandes revues françaises et Ă©trangĂšres, les comĂ©dies musicales de l’époque, faisant dĂ©filer les plus grandes stars de l’histoire de la fĂȘte parisienne comme Mistinguett, Maurice Chevalier, JosĂ©phine Baker, Tino Rossi, Line Renaud ou encore Zizi Jeanmaire.  Le Casino aujourd’hui Le lieu rompt ensuite avec la tradition pour se tourner vers le spectacle et les concerts. En 1985, c’est Serge Gainsbourg, dans sa pĂ©riode ultra-provoc avec Love on the Beat, qui lui offre sa lettre de noblesse avec un concert restĂ© dans l’histoire – il en a mĂȘme sorti un album live l’annĂ©e suivante, vendu par palettes de douze. Toutes les stars de la musique française y dĂ©fileront Ă  sa suite (Jacques Dutronc, Alain Souchon, Michel Jonasz, Jacques Higelin, Izia
), aujourd’hui accompagnĂ© de grands noms de la musique internationale (Superbus, Chilly Gonzales
 ) capables de remplir ses 2 000 places. Et puis la salle est idĂ©ale pour les comĂ©diens qui ont les moyens. Toutes les grosses tĂȘtes de l’humour hexagonal en quĂȘte de prestige s’y produisent d
Maison de la Radio

Maison de la Radio

Le bĂątiment circulaire installĂ© en bordure de Seine, face Ă  l’üle aux Cygnes, depuis 1963, a Ă©tĂ© rebaptisĂ© Maison de la Radio “et de la Musique” en 2021. Une maniĂšre pour la direction de Radio France de mettre en avant la dimension artistique de la Maison ronde, gĂ©nĂ©ralement Ă©clipsĂ©e mĂ©diatiquement par les invitĂ©s de la matinale de France Inter, ses humoristes (ça va parfois ensemble) et la lumiĂšre des six autres stations de radio publiques qui y sont installĂ©es. Mille et un orchestres et Ă©vĂ©nements Le lieu abrite pourtant plus de 60 studios d'enregistrement et quatre formations musicales, l’Orchestre national, l’Orchestre philharmonique, le ChƓur et la MaĂźtrise de Radio France, qui se produisent entre l’auditorium et le fameux (et magnifique) Studio 104. Les musiciens des diffĂ©rents orchestres jonglent entre les reprĂ©sentations et les styles musicaux, la filmographie de Maurice Jarre, du Beethoven, du Bach, du Mahler, du klezmer ou du tango.  On trouve aussi Ă©galement dans la prog des spectacles et concerts pour enfants, du jazz, de la pop, sans oublier les festivals maison, comme le Jazz sur le Vif en mai, le fureteur Festival PrĂ©sence(s), qui rend hommage Ă  ses explorateurs sonores comme Steve Reich, ou l’Hyperweekend, lancĂ© en 2021, qui organise des collaborations inĂ©dites entre des figures de la nouvelle scĂšne française. CĂŽtĂ© billetterie  La Maison de la Radio et de la Musique, c’est le service public, alors les prix des concerts suivent une grille tarifaire bien Ă©tudiĂ©e
Trianon

Trianon

5 out of 5 stars
Avec son architecture Belle Epoque, le Trianon insuffle un peu de classe au boulevard de Rochechouart. Des reprĂ©sentations de Mistinguett Ă  celles de l'habituĂ© Jacques Brel en passant par sa pĂ©riode cinĂ©ma, le lieu a vĂ©cu de sacrĂ©s bons moments depuis sa crĂ©ation en 1894. EntiĂšrement rĂ©novĂ© en 2009, le Trianon Ă©merveille avec sa hauteur sous plafond, sa somptueuse salle de bal, ses velours rouges, les boiseries de la salle de théùtre et l’immense charpente mĂ©tallique du jardin d’hiver. Du beau monde au balcon C’est donc une turne trĂšs recherchĂ©e par les artistes, et il faut en avoir dĂ©jĂ  un peu sous le pied pour se frotter Ă  ses 1 000 spectateurs. Les chanteurs et chanteuses de pop française (comme Juliette, Emilie Simon, Joanna ou Albin de la Simone) connaissent bien son charme et son ambiance, et adorent jouer avec les spectateurs sur les balcons de chaque cĂŽtĂ©. La salle de concerts a aussi accueilli des superstars comme Rihanna, Pharrell ou Johnny, et des pointures de la musique pointue, type Autechre ou Echo & The Bunnymen. La salle ouvre aussi rĂ©guliĂšrement ses portes aux humoristes. CĂŽtĂ© billetterie Pour s'asseoir Ă  la table du Trianon, la mise de dĂ©part tourne entre 30 et 40 euros et ça peut monter Ă  70 euros (voire 90 pour des places dans le carrĂ© or) pour les high rollers. Pour dĂ©couvrir notre sĂ©lection des meilleurs concerts, c'est par lĂ .
Alimentation Générale (ALG)

Alimentation Générale (ALG)

5 out of 5 stars
Pas toujours facile de se repĂ©rer entre toutes les enseignes nocturnes du quartier d’Oberkampf ; mais non, l’Alimentation GĂ©nĂ©rale n’est pas une Ă©picerie. Si le lieu porte ce nom, c’est pour sa capacitĂ© Ă  fournir tous les produits qu’il faut aux noctambules venus y faire leurs emplettes. A la fois bar, restaurant, salle de concerts et club, l’ALG  (pour les intimes), avec cette salle tout en bĂ©ton meublĂ©e de grandes tables en bois conviviales, propose des soirĂ©es colorĂ©es, chaleureuses et abordables.  Pour s’alimenter en musiques du monde entier Des petits concerts de musiciens peu connus mais qui tuent, des DJ qui mixent des sons qu’on n’entend jamais dans les grosses boĂźtes
 L’ALG, c’est le genre d’endroits oĂč on peut se lancer dans une discussion passionnĂ©e avec les voisins de comptoir qu’on vient de rencontrer, et qui propose en mĂȘme temps une prog de qualitĂ©. On y va notamment pour la soirĂ©e pionniĂšre du reggaeton parisien Muevelo ou pour les fĂȘtes baile funk pour danser sur les derniers sons brĂ©siliens. Un gros tropisme AmĂ©rique du Sud mais on y trouve aussi des soirĂ©es house le samedi et en semaine des concerts entre punk, new wave, balkan beats, rock, cumbia, ou des brass bands qui jouent collĂ©s serrĂ©s sur la micro-scĂšne Ă  hauteur d’homme. Deux derniĂšres infos : le fumoir est claustro, comme souvent Ă  Paris, et ne venez pas trop tard le weekend, car l'ALG est le seul bar-club du coin qui ferme Ă  5h, et Ă  partir d'une certaine heure, c’est no pasarĂĄn.  CĂŽtĂ© billetterie
Cité de la musique

Cité de la musique

5 out of 5 stars
Ici, tout est immense. Les couloirs de la Rue musicale, la hauteur des plafonds, les verriĂšres, les murs courbĂ©s qui lui donnent une allure de “ville onirique” toujours en mouvement. Y a pas Ă  dire, Christian de Portzamparc a fait du beau boulot sur ce projet qui lui a valu un prix Pritzker, le Nobel des architectes. TerminĂ©e en 1995, la CitĂ© de la Musique a rejoint le pĂŽle musical de la porte de Pantin, juste en face du Conservatoire national supĂ©rieur de musique et de danse. La CitĂ© de la Musique aujourd’hui Elle est ensuite intĂ©grĂ©e administrativement Ă  la Philharmonie lors de son inauguration en 2015, Ă©largissant le playground de l’Ensemble intercontemporain, fondĂ© par Pierre Boulez en 1976, qui y est accueilli en rĂ©sidence. Ses musiciens se partagent les salles de l’ensemble avec ceux de l’Orchestre de France. La CitĂ© de la Musique en possĂšde deux principales : la “salle des concerts” (on ne peut pas faire plus sobre), modulable de 600 Ă  1 600 places, qui accueille orchestres magistraux et autres musiciens de classe internationale, essentiellement dans le registre symphonique, mais avec une belle amplitude temporelle, de Mozart Ă  Philip Glass en passant par le baroque ; et l’amphithéùtre de 250 places pour les concerts de chambre. Sans oublier le musĂ©e de la Musique qui dĂ©ploie ses centaines d’instruments parfois Ă©tonnants sur ses plus de 6 000 m2. CĂŽtĂ© billetterie Les concerts à la CitĂ© de la Musique coĂ»tent gĂ©nĂ©ralement entre 25 et 40 euros, sachant que certaines perfo
Elysée Montmartre

Elysée Montmartre

Revenue dans le game des salles de concert en 2016, cinq ans (de travaux) aprĂšs son incendie, l'ElysĂ©e Montmartre – l’une des salles les plus anciennes et mythiques de Paris – a gardĂ© son cachet, sa configuration et son ambiance qui en fait un Graal pour les artistes.  200 ans de fĂȘtes vous contemplent CitĂ©e dans L’Assommoir de Zola (dur de faire mieux dans le prestigieux), son histoire raconte deux siĂšcles de fĂȘtes parisiennes (since 1807 !), du french cancan Ă  la techno. Reprise en 2011 par Julien Labrousse, propriĂ©taire de l’HĂŽtel du Nord, et le producteur de films Abel Nahmias, la salle a vu sa fameuse façade restaurĂ©e, entre autres liftings bien sentis. Le bar du fond, oĂč vous pouvez rĂ©guliĂšrement entendre bitcher les journalistes musique de Paris, a changĂ© de visage et arbore une gueule beaucoup plus classe. Pour le reste, la configuration de la salle reste inchangĂ©e. CĂŽtĂ© musique, un certain Ă©clectisme est toujours prĂŽnĂ© avec des artistes pour tous les Ăąges, entre nouveaux hĂ©rauts – tous genres confondus – de la scĂšne indĂ© mondiale, avec par exemple les gĂ©niaux Soulwax, la nouvelle queen anglaise Pinkpantheress ou le fĂ©dĂ©rateur rappeur algĂ©rien Tif. Également au programme, des groupes de metal, de rock, de nombreux artistes de la scĂšne hip-hop genre DJ Shadow. L’ElysĂ©e Montmartre est aussi l’étape parisienne incontournable de tous les grands artistes de reggae jamaĂŻcains, de Ziggy Marley aux Gladiators.  CĂŽtĂ© billetterie Seuls les artistes confirmĂ©s peuvent se permettr
Cabaret Sauvage

Cabaret Sauvage

5 out of 5 stars
Le Cabaret Sauvage, c’est avant tout l’histoire d’un mec, Meziane AzaĂŻche, qui, tombĂ© amoureux des magic mirrors, ces chapiteaux nĂ©s dans les fĂȘtes foraines belges des annĂ©es 1920, en installe un dans le parc de la Villette en 1997.  La diversitĂ© culturelle incarnĂ©e Rendez-vous des amateurs de musiques maghrĂ©bines et mĂ©diterranĂ©ennes, son parquet et ses miroirs biseautĂ©s ont aussi vu dĂ©filer la crĂšme de la musique jamaĂŻcaine et latino, et bien sĂ»r des fĂȘtes techno et drum’n’bass d’anthologie. Avec ses 600 places, la salle a accueilli ces 25 derniĂšres annĂ©es des artistes aussi divers que Yuri Buenaventura, George Clinton, Tony Allen, Goran Bregović, Popa Chubby ou Underground Resistance
 Depuis la sortie du Covid, le chapiteau – refait Ă  neuf – s’est fait une spĂ©cialitĂ© des Ă©vĂ©nements liĂ©es Ă  la musique latine, avec notamment les soirĂ©es mensuelles La Rumba, qui divague Ă  travers toute l’histoire des danses sud-amĂ©ricaines, et El Perreo, consacrĂ©e au reggaeton avec en chef d’orchestre le DJ parisien pionnier du genre El Dany. Concerts de rock (Ty Segall, Oh Sees), soirĂ©es Ă©lectro maison “Sauvages”, orchestre de salsa, carnaval colombien, shows de danse
 Le Cabaret Sauvage est clairement le chantre du multiculturalisme musical Ă  Paris. DĂšs les beaux jours venus, le Cabaret ouvre (les vendredis soir) sa « Terrasse latino » qui ne dĂ©semplit pas, tandis que le chapiteau et les espaces extĂ©rieurs sont pris en main par quelques-uns des meilleurs collectifs festifs parisiens pour des
Le Trabendo

Le Trabendo

5 out of 5 stars
EngoncĂ© entre le ZĂ©nith et ses tĂȘtes d’affiche et la Philharmonie et ses orchestres, le Trabendo a su se faire une place dans le parc de la Villette. Sa capacitĂ© de 900 places en fait le lieu idĂ©al pour des tĂȘtes d’affiche de milieu de tableau mais beaucoup de trĂšs grands artistes l’ont choisi pour des concerts plus intimistes, comme Metallica en 2003 ou les Rolling Stones fin 2012, aprĂšs la rĂ©ouverture du lieu suite Ă  des travaux de rĂ©novation.  Une oreille curieuse Aujourd’hui, la salle frime avec une programmation Ă©clectique et de qualitĂ©, mĂȘlant rock, Ă©lectro, metal, indie ou clubbing (mais aussi un peu de rap), avec des artistes toujours Ă  la pointe dans leur genre. Fun fact, on ne s’en rend pas compte quand on danse dedans, mais la salle, conçue dans le cadre du projet des Folies de Bernard Tschumi pour le parc de la Villette, a Ă©tĂ© dessinĂ©e comme une oreille, ce qui lui donne un air d’amphithéùtre et une excellente acoustique – comme quoi la nature est bien faite. Si la dĂ©co n’est pas son point fort, on retient en revanche la grande proximitĂ© du public avec les musiciens, une Ă©quipe dynamique et puis sa terrasse parfaite lors de la pĂ©riode estivale, un peu Ă  l’écart de l’agitation du parc. Petit conseil : n'hĂ©sitez pas Ă  jouer des coudes pour filer au fond, c’est lĂ  que la vue est meilleure ! CĂŽtĂ© billetterie Au Trabendo, les concerts se monnayent entre 20 et 30 euros pour les artistes les plus connus, tandis que les soirĂ©es clubbing se nĂ©gocient autour de 17-20 euros.
Festival 36h Eglise Saint-Eustache 2023

Festival 36h Eglise Saint-Eustache 2023

Alors qu’une poignĂ©e de cathos intĂ©gristes continuent Ă  se faire des nƓuds au cerveau en bloquant les concerts dans les Ă©glises (full support Bilal Hassani et Kali Malone), il est bon de rappeler que c’est un curĂ© qui a lancĂ© il y a dix-sept ans les concerts dans l’église Saint-Eustache. Aujourd’hui, le concept a grandi pour devenir un festival “attentif Ă  toutes les musiques (sacrĂ©, classique, Ă©lectroniques et actuelles)” et l’un des rendez-vous cultes de la FĂȘte de la musique. Durant 36 heures, les artistes dĂ©fileront de jour comme de nuit dans la nef de l’église gothique des Halles. Cette annĂ©e, on ne manquera pas le show mi-slam mi-Ă©lectronique mi-preaching de CloĂ© du TrĂšfle et Lisette LombĂ© (le 20 Ă  23h), le set gabber mystique d’InĂšs ChĂ©rifi (le 20 Ă  1h) ou la nouvelle sensation pop/folk Nina Versyp (le 21 Ă  19h), qui, seule avec sa voix et sa guitare, ne devrait avoir aucun mal Ă  mettre tout le monde Ă  genoux.
Hip Hop Block Party

Hip Hop Block Party

Ça fait une dizaine d’annĂ©es que baggys et casquettes s’assemblent tous les 21 juin pour fĂȘter la musique dans le rectangle de l’impasse Saint-SĂ©bastien, Ă  l’abri du boulevard Richard-Lenoir. Pour les 50 ans du hip-hop, ce sera donc une block party Ă  l’ancienne avec platines et vinyles animĂ©e par le Kool Herc français Dee Nasty, accompagnĂ© de quelques DJ old et new school, entre Ewone!, rĂ©sident depuis 20 piges sur GĂ©nĂ©rations FM, et le tout frais Little SaĂŻan. C’est probablement le moment de se faire un rewatch du Monde de demain.

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« Faut-il sĂ©parer l’homme de l’artiste ? » : un nouveau spectacle parisien nous met face Ă  nos contradictions

« Faut-il sĂ©parer l’homme de l’artiste ? » : un nouveau spectacle parisien nous met face Ă  nos contradictions

Est-ce que vous seriez prĂȘt Ă  tourner pour Polanski si vous Ă©tiez comĂ©dien ? Ou juste aller voir Marilyn Manson en concert ? Vous Ă©coutez toujours Noir DĂ©sir ou R. Kelly de temps en temps ? Ce sont toutes ces questions qu’on ne se posait pas avant MeToo que le spectacle documentaire Faut-il sĂ©parer l’homme de l’artiste ?, conçu par le metteur en scĂšne Étienne GaudillĂšre et la journaliste Giulia FoĂŻs (Compagnie Y), met en scĂšne au théùtre de la Concorde du 29 au 31 octobre prochains. Un spectacle/laboratoire de la sĂ©rie « Grand ReporTERRE », un concept lancĂ© par AngĂ©lique Clairand et Éric MassĂ© au théùtre du Point du Jour Ă  Lyon qui confronte artistes et journalistes sur scĂšne. Entre quiz participatif et mises en scĂšne de tweets, le spectacle se donne pour objectif « de dĂ©tisser tous les fils culturels, mĂ©diatiques, sociologiques, culturels ou artistiques dans ces affaires » et de revenir sur la façon dont Ă©taient traitĂ©s (et surtout ignorĂ©s) ces sujets par le passĂ©, jusqu’à notre perspective aujourd’hui : que faire des Ă©crits de CĂ©line, des immeubles du Corbusier, des toiles de Picasso ? Quand ? 29, 30 et 31 octobre 2026, 20h.OĂč ? théùtre de la Concorde, salle JosĂ©phine-Baker,  1 avenue Gabriel, 75008 Paris 8e.Combien ? 8-20 €.
Une nouvelle foire d'art venue de Los Angeles s'installe dans deux immeubles du Marais

Une nouvelle foire d'art venue de Los Angeles s'installe dans deux immeubles du Marais

Une nouvelle foire d'art contemporain indĂ©pendante et abordable arrive Ă  Paris. Post-Fair, une foire d’art de Los Angeles, inaugure sa toute premiĂšre Ă©dition parisienne du 19 au 24 octobre 2026, en plein cƓur du Marais, dans deux immeubles de la rue du Temple. LancĂ©e en 2025 par le galeriste Chris Sharp, Post-Fair fonctionne avec un modĂšle plus accessible aux petites galeries. Elle ne fait payer que 6 000 dollars aux galeries participantes, contre un ticket d’entrĂ©e de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour Art Basel par exemple. Une trentaine de galeries venues de New York, Tokyo, Los Angeles, Londres, SĂŁo Paulo ou Buenos Aires seront prĂ©sentes sur place, avec uniquement des solo shows ou des duos. Le lieu parfait pour dĂ©couvrir l’avant-garde de l’art contemporain indĂ©pendant. OĂč ? 74 et 79 rue du Temple, Paris 3e.Quand ? du 20 au 24 octobre, 11h-19h.Combien ? gratuit, sur rĂ©servation.
Une foire d'art contemporain gratuite investit un immeuble brut au bord du canal Saint-Martin

Une foire d'art contemporain gratuite investit un immeuble brut au bord du canal Saint-Martin

Pendant qu’Art Basel se trĂ©mousse sous les ors du Grand Palais, la foire d’art contemporain Paris Internationale s’installe dans un bĂątiment dĂ©saffectĂ© pour sa 12e Ă©dition, mais dans l’un des meilleurs quartiers de Paris, le long du canal Saint-Martin. Plus de 50 galeries indĂ©pendants originaires de Paris, Londres, Berlin, Tokyo, Shanghai, Mexico ou Buenos Aires seront rĂ©unies dans ce lieu en rĂ©habilitation de 3 500 mĂštres carrĂ©s rĂ©partis entre un bĂątiment de quatre cours Ă  l'intĂ©rieur et un autre de cinq Ă©tages donnant sur la rue. Au quatriĂšme, le studio Banc Public a d’ailleurs imaginĂ© un resto Ă©phĂ©mĂšre, Permanent Hospitality, menĂ© par le chef arlĂ©sien Numa Muller, oĂč l’on mange autant par la bouche que par les yeux. Une foire sans parcours imposĂ©, Ă  explorer librement, avec plusieurs projets spĂ©ciaux comme NEXT: KOREA GALLERIES, une sĂ©lection de sept galeries installĂ©es Ă  SĂ©oul autour du programme Second Nature, ou l’installation In the Bellies of the Rocks du Saoudien Ayman Zedani. Et tout ça gratuit ! Quand ? du 20 au 24 octobre 2026.OĂč ? 187-189 quai de Valmy,  Paris 10e.Combien ? gratuit, sur rĂ©servation.
Trois sculptures monumentales de Tracey Emin s'exposent face Ă  la tour Eiffel

Trois sculptures monumentales de Tracey Emin s'exposent face Ă  la tour Eiffel

Jusqu’au 1er novembre, la vue sur la tour Eiffel depuis l’esplanade du TrocadĂ©ro sera un peu occultĂ©e par trois gigantesques statues de pierre signĂ©es de l’artiste britannique Tracey Emin et installĂ©es ici dans le cadre du programme public d’Art Basel, qui transforme Paris en galerie Ă  ciel ouvert. Figure des Young British Artists aux cĂŽtĂ©s de Damien Hirst ou Ian Davenport, inspirĂ©e par Louise Bourgeois, Tracey Emin continue dans cette mini-expo d’explorer le corps fĂ©minin et les violences faites aux femmes – un travail essentiel alors que le nombre de fĂ©minicides est en augmentation (111 en France en 2025).  Ses trois sculptures, intitulĂ©es I Lay Here for You (2018), I Followed You to the End (2024) et I Will Not Be Alone (2025), prĂ©sentent le corps fĂ©minin « comme lieu de vulnĂ©rabilitĂ©, d’endurance et de transformation », successivement couchĂ©, Ă  genoux puis assis, « retraçant une Ă©volution allant de l’abandon Ă  une rĂ©silience tenace ». Quand ? du 14 octobre au 1á”‰Êł novembre 2026.OĂč ? parvis des Droits-de-l’Homme, Paris 16e.Combien ? accĂšs libre
Huit Ɠuvres monumentales transforment une avenue parisienne en galerie à ciel ouvert

Huit Ɠuvres monumentales transforment une avenue parisienne en galerie à ciel ouvert

Lors d'Art Basel, qui se tient du 23 au 25 octobre, le spectacle sera autant dedans que devant le Grand Palais. Juste devant, sur l’avenue Winston-Churchill, on pourra dĂ©couvrir – sans payer de billet – huit Ɠuvres monumentales dans une exposition Ă©phĂ©mĂšre Ă  ciel ouvert du 20 au 25 octobre. DiffĂ©rentes galeries participent Ă  cet Ă©vĂ©nement inclus dans le programme public d’Art Basel Paris, et le casting est impressionnant. On y verra ainsi le totem gĂ©ant Ă  tĂȘte de chat en mosaĂŻque de Niki de Saint Phalle, la tour vertigineuse de dix sphĂšres en pierre d’Alicja Kwade, qui culmine Ă  4,50 mĂštres, une sculpture en bronze aux motifs africains de Yinka Shonibare, un immense nĂ©on « CIEL » suspendu Ă  20 mĂštres de hauteur de Marcello Maloberti, une installation rĂ©alisĂ©e Ă  partir de piĂšces automobiles et de papier japonais de Keita Miyazaki, ainsi que des sculptures de Simone Fattal et Carmen Herrera et quatre bancs en bĂ©ton signĂ©s Manfred Pernice. Le bon moment pour y aller ? Entre 14h et 17h30 pour profiter des mĂ©diations culturelles assurĂ©es par les Ă©lĂšves de l’École du Louvre. Quand ? du 20 au 25 octobre, toute la journĂ©e.OĂč ? avenue Winston-Churchill, Paris 8e.Combien ? accĂšs libre.
Un mur gĂ©ant signĂ© du pop artiste Robert Indiana s'installe gratuitement au cƓur de Paris

Un mur gĂ©ant signĂ© du pop artiste Robert Indiana s'installe gratuitement au cƓur de Paris

De l’amour en barres (d’acier) : c’est exactement ce dont Paris a besoin en ce moment. En parallĂšle de la foire Art Basel, qui se dĂ©roule cette semaine au Grand Palais, la sculpture monumentale LOVE Wall de Robert Indiana est exposĂ©e sur la place Clemenceau du 20 au 25 octobre. Une estampe iconique du pop art que l’artiste graphiste amĂ©ricain a créée en 1964 sous forme de carte de vƓux, et qui a depuis Ă©tĂ© dĂ©clinĂ©e de maniĂšre industrielle dans des affiches ou objets de design – et mĂȘme un timbre de la poste amĂ©ricaine. Un symbole d’amour qui, espĂ©rons-le, permettra de prĂ©server le Grand Palais ce weekend, alors que la manifestation prĂ©vue le samedi 24 octobre met dĂ©jĂ  la capitale sous tension. La sculpture a Ă©tĂ© installĂ©e par la galerie Almine Rech, qui prĂ©sente l'exposition Robert Indiana: Alchemy jusqu'au au 23 janvier 2027. OĂč ? place Clemenceau, Paris 8e.Quand ? du 20 au 25 octobre 2026.Combien ? gratuit.
182 expos gratuites à dĂ©couvrir dans 163 galeries d’art à Paris pendant une semaine

182 expos gratuites à dĂ©couvrir dans 163 galeries d’art à Paris pendant une semaine

C’est la Semaine de l’art Ă  Paris, et alors qu’Art Basel pose ses Ă©tals au Grand Palais, 163 galeries d’art lancent une opĂ©ration portes ouvertes du 17 au 24 octobre, « Une Semaine en galerie ». OrganisĂ© par le ComitĂ© professionnel des galeries d’art, l’évĂ©nement rĂ©unit, en Ile-de-France mais aussi en rĂ©gions, 182 expositions personnelles et collectives, vernissages, rencontres avec les artistes, signatures, confĂ©rences et visites guidĂ©es. Plein de choses intĂ©ressantes dans le copieux programme (Ă  consulter en entier ici), avec par exemple l’Opera Gallery (Paris 8e), qui raconte la rencontre, au dĂ©but des annĂ©es 1980, entre Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. Juste Ă  cĂŽtĂ©, au 90 rue du Faubourg-Saint-HonorĂ©, la galerie de la PrĂ©sidence consacre une expo au sculpteur de la Tour aux figures, Jean Dubuffet, Des Paysages au site. A ne pas manquer non plus, Ă  la galerie Mariane Ibrahim, les peintures au doigt ultra-expressives du GhanĂ©en Amoako Boafo dans son expo The Home I've Never Had (jusqu’au 19 dĂ©cembre), tandis que la galerie Claude Bernard prĂ©sente une vingtaine d'Ɠuvres de Saul Steinberg, dessinateur historique du New Yorker. On a gardĂ© le plus avant-gardiste pour la fin avec, Ă  la galerie Charlot, FrĂ©quence tissĂ©e, une expo du duo LoVid (Tali Hinkis et Kyle Lapidus) qui fabrique des synthĂ©tiseurs audio-vidĂ©o, lesquels gĂ©nĂšrent des images de couleurs et de symĂ©tries, transfĂ©rĂ©es ensuite sur du tissu.  Quand ? du 17 au 24 octobre 2026.OĂč ? Dans plus de 160
Art Basel Paris 2026 : tout ce qu’il faut savoir sur la grande foire d’art contemporain au Grand Palais

Art Basel Paris 2026 : tout ce qu’il faut savoir sur la grande foire d’art contemporain au Grand Palais

C’est le moment de redĂ©corer votre salon : la grande foire du marchĂ© de l'art est de retour cette semaine. Du 23 au 25 octobre 2026 (vernissage le 22) se tiendra la cinquiĂšme Ă©dition d’Art Basel Paris, le plus grand salon du marchĂ© de l'art international, de nouveau sous les verriĂšres du Grand Palais, qui avait accueilli plus de 73 000 visiteurs l’an passĂ©. Paris Ă  l’honneur La foire rassemblera 211 galeries de 41 pays, avec un focus sur Paris pour cette premiĂšre Ă©dition sous la direction de Karim Crippa. On y trouvera des galeries parisiennes historiques (Templon, Perrotin, Mennour, Nathalie Obadia, Almine Rech
) et des nouvelles tĂȘtes comme Petrine (Paris, Dusseldorf) ou The Pill (Istanbul, Paris), qui faisaient partie du programme Emergence. Et bien sĂ»r les gĂ©ants internationaux du secteur comme Gagosian, Hauser & Wirth, David Zwirner ou White Cube. Des artistes parisiens seront aussi mis Ă  l’honneur, comme le peintre Pol Taburet chez Mendes Wood DM ou le photographe franco-hongrois BrassaĂŻ, qui documentait les marges de Paris dans les annĂ©es 1930 (chez CrĂšvecƓur), tandis que la galerie berlinoise Isabella Bortolozz a rĂ©uni des photos de l’écrivaine et prix Nobel Annie Ernaux. Les sĂ©lections spĂ©ciales Le programme Emergence prendra place le long des balcons de la nef centrale, avec 16 stands accordĂ©s Ă  des nouvelles galeries. A guetter : la galerie de SĂ©oul P21, qui devrait faire sensation avec les sculptures pop de la nouvelle star corĂ©enne Haneyl Choi, ou la galerie amĂ©r
Le Musip, un nouveau musĂ©e consacrĂ© Ă  l’info et aux mĂ©dias, va ouvrir Ă  Paris en 2029

Le Musip, un nouveau musĂ©e consacrĂ© Ă  l’info et aux mĂ©dias, va ouvrir Ă  Paris en 2029

Comprendre comment l’information se construit dans un monde saturĂ© de contenus : c’est la mission que s’est fixĂ©e le Musip, le nouveau MusĂ©e de l’info et de la presse qui prĂ©voit d’ouvrir ses portes en 2029 Ă  Paris – le lieu n’est pas encore dĂ©cidĂ©. DĂšs janvier 2027, le Musip proposera sur son site et ses rĂ©seaux des contenus numĂ©riques ainsi qu’une programmation culturelle et citoyenne avec des rencontres, dĂ©bats, ateliers, un festival annuel et une action pĂ©dagogique auprĂšs des scolaires, pour apprendre Ă  vĂ©rifier une source par exemple. Le musĂ©e, qui se veut un lieu « vivant et non partisan », montrera notamment les coulisses des rĂ©dactions, racontera l’histoire et les mutations de la presse, et permettra au public d’expĂ©rimenter directement le travail des journalistes. Un mĂ©morial sera aussi dĂ©diĂ© aux journalistes morts dans l’exercice de leur mĂ©tier. PortĂ© par deux journalistes de France 24,  Antoine Mariotti et CĂ©cile Galluccio, le projet est soutenu par de nombreux mĂ©dias, dont l’AFP, Le Figaro, L’Équipe, Radio France ou le groupe Le Monde, mais pas ceux du groupe BollorĂ© pour le moment.
Le maire de Paris Emmanuel Grégoire appelle à un rassemblement contre la violence lundi midi

Le maire de Paris Emmanuel Grégoire appelle à un rassemblement contre la violence lundi midi

AprĂšs les pillages des commerces en marge de la manifestation samedi (mais aussi dimanche), le maire de Paris Emmanuel GrĂ©goire a appelĂ© Ă  « un moment de rassemblement, de solidaritĂ© et d’unité » ce lundi 19 octobre, et a donnĂ© rendez-vous Ă  12h devant toutes les mairies d’arrondissement et l’HĂŽtel de Ville « pour affirmer ensemble notre refus de la violence ». Alors que le ministre de l’IntĂ©rieur Laurent Nuñez a prĂ©sentĂ© sa dĂ©mission (refusĂ©e) au prĂ©sident de la RĂ©publique lundi matin, Emmanuel GrĂ©goire a liĂ© les violences commises dans la capitale Ă  une « forme de pourrissement de ce mouvement social organisĂ© par le gouvernement » sur France Inter. Sur Instagram, le maire PS de Paris dit vouloir rassembler « toutes celles et ceux qui refusent que la peur, la haine et la brutalitĂ© prennent le pas sur la vie dĂ©mocratique. [
] Paris ne cĂ©dera ni Ă  la violence, ni Ă  l’intimidation. » La mairie indique que prĂšs de 1 000 agents de la propretĂ© ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour nettoyer la ville dimanche, et qu’une cellule d'aide aux commerçants a Ă©tĂ© mise en place.
Thomas Jolly va rendre hommage Ă  Dalida dans un grand spectacle disco en 2027

Thomas Jolly va rendre hommage Ă  Dalida dans un grand spectacle disco en 2027

« Une odyssĂ©e disco et onirique » : c’est ainsi que le metteur en scĂšne Thomas Jolly dĂ©crit son prochain spectacle dĂ©diĂ© Ă  l’icĂŽne de la chanson Dalida, dont on commĂ©morera les 40 ans de la disparition en 2027. Dalida in Paradisco dĂ©butera au DĂŽme de Paris Ă  partir du 16 octobre 2027 avant de partir en tournĂ©e. « Bambino », « Paroles, paroles », « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’amoroso »   : tous les grands tubes de la chanteuse nĂ©e au Caire seront au programme, a promis Thomas Jolly, qui s’est trouvĂ© un nouveau projet d’envergure aprĂšs le lifting de Starmania en 2022 et la direction artistique des cĂ©rĂ©monies d'ouverture et de clĂŽture des Jeux olympiques de Paris. Il souhaite crĂ©er « une grande fĂȘte populaire pour cĂ©lĂ©brer la vie de cette icĂŽne, oĂč le public puisse chanter, danser, vibrer, mais aussi ĂȘtre bouleversé ». Le spectacle bĂ©nĂ©ficiera ainsi des archives personnelles de Dalida, mises Ă  disposition de l’équipe artistique par le frĂšre de Dalida, Orlando, qui a choisi personnellement Thomas Jolly pour diriger le projet. Evidemment, on veut tous savoir qui jouera Dalida sur scĂšne, mais il faudra patienter, les auditions se dĂ©roulant Ă  la mi-dĂ©cembre. Une offre d’emploi a d’ailleurs Ă©tĂ© mise en ligne le 12 octobre sur France Travail pour le rĂŽle, qui nĂ©cessite « un accent italien naturel et authentique ». Quand ? du 16 octobre 2027 au 2 janvier 2028.OĂč ? DĂŽme de Paris, 34 boulevard Victor, Paris 15e.Combien ? de 25 Ă  100 €.
Art Basel Paris : Katinka Bock dĂ©ploie une expo pleine de poĂ©sie dans l’incroyable Maison La Roche du Corbusier

Art Basel Paris : Katinka Bock dĂ©ploie une expo pleine de poĂ©sie dans l’incroyable Maison La Roche du Corbusier

Profitant de la collision entre Art Basel Paris et les JournĂ©es nationales de l'architecture (du 15 au 18 octobre), la Fondation Le Corbusier invite la sculptrice et plasticienne allemande Katinka Bock Ă  investir la Maison La Roche avec l’exposition High and Dry du 13 au 31 octobre 2026. PosĂ©e dans une impasse du 16e arrondissement, la Maison La Roche, classĂ©e par l’Unesco, est un chef-d’Ɠuvre d’architecture construit par Le Corbusier et son cousin Pierre Jeanneret au dĂ©but des annĂ©es 1920, qui ont conçu une maison en mouvement, Ă  travers le concept de « promenade architecturale ». Une maison tout en Ă©pure et en couleurs, soit l’écrin parfait pour Katinka Bock, artiste installĂ©e Ă  Paris trĂšs influencĂ©e par l’arte povera, qui y insĂšre ses Ɠuvres aussi simples que poĂ©tiques, des photographies, dont des extraits de sa sĂ©rie Some of Any Fleeting, ou des sculptures comme son poisson bronze, les faisant rĂ©sonner avec l’esprit du Corbusier depuis les pilotis jusqu’au toit vĂ©gĂ©talisĂ©, Ă©chouĂ© au sec. Quand ? du mardi 13 octobre au samedi 31 octobre.OĂč ? Maison La Roche, 10 square du Docteur-Blanche, Paris 16e.Combien ? gratuit, sur rĂ©servation.