

Articles (4)

Alice au Paris des merveilles
L'hĂ©roĂŻne de Lewis Carroll squatte les pavĂ©s parisiens avec trois propositions artistiques : une comĂ©die musicale Ă©bouriffante signĂ©e par Damon Albarn (entre autres), un film produit par Tim Burton et une expo (et plus si affinitĂ©s) au Pavillon des Canaux. Alice a le vent en poupe, la preuve par trois.Â

Les films Ă voir (ou peut-ĂȘtre pas) avant de devenir maman
La grossesse au cinĂ©ma est un sujet qui inspire les scĂ©naristes du monde entier. Sans forcĂ©ment la prĂ©senter sous son plus beau jour, tous les genres, de la comĂ©die Ă lâhorreur en passant par le drame psychologique, sây sont attelĂ©s. A travers le prisme du septiĂšme art se dresse ainsi un portrait assez juste de la femme enceinte et de ses questionnements. Pour cĂ©lĂ©brer la fĂȘte des mĂšres, voici une liste, forcĂ©ment non exhaustive, de films mettant en scĂšne la maternitĂ©. Notre maniĂšre de rendre hommage au courage de toutes les femmes et toutes les mamans (actuelles ou en devenir) qui ont endurĂ© cette Ă©preuve terrible qu'est l'accouchement, ainsi que les neuf mois qui le prĂ©cĂšdent.

10 travestis et transgenres célÚbres du cinéma
Quâils soient au centre du film ou quâils gravitent autour dâautres personnages, les rĂŽles de travestis et de transsexuels ont toujours fait forte impression sur grand Ă©cran. Leur ambiguĂŻtĂ© Ă©rotique et leur excentricitĂ© en font des prestations trĂšs prisĂ©es, notamment Ă Hollywood oĂč la question de la performance dâun acteur est primordiale. Car câest bien souvent lâoccasion pour ces interprĂštes, quand ils ne tombent pas dans la caricature, de repousser les limites de leur jeu en abordant des sujets brĂ»lants, aujourdâhui encore plus quâhier.Mais lancer le dĂ©bat sur lâidentitĂ© sexuelle et le genre nâest pas la seule prĂ©occupation des longs mĂ©trages qui mettent en scĂšne ces personnages. Parfois la simple mise en abyme du mĂ©tier de comĂ©dien ou la pure orgie crĂ©ative sont les Ă©lĂ©ments qui motivent le rĂ©alisateur, comme câest le cas du fameux âRocky Horror Picture Showâ. A lâoccasion de son quarantiĂšme anniversaire, cette Ćuvre devenue culte fait dâailleurs lâobjet de projections inĂ©dites dans les salles obscures ce jeudi 13 avril. Alors profitons-en pour entreprendre un tour dâhorizon des rĂŽles transgenres et de travestis les plus marquants de lâhistoire du cinĂ©ma. Auxquels pourraient s'ajouter les rĂ©cents 'The Danish Girl', 'Une nouvelle amie' et l'inĂ©narrable 'Pink Flamingos' de John Waters.Â

Leonardo DiCaprio en 10 films clés
NommĂ© Ă quatre reprises (et reparti bredouille) pour lâOscar du meilleur acteur, Leonardo DiCaprio a souvent vu la prĂ©cieuse rĂ©compense lui passer sous le nez... Heureusement, l'acteur a enfin rĂ©ussi Ă obtenir la fameuse statuette lors de la derniĂšre cĂ©rĂ©monie des Oscars pour son impressionnante performance dans la peau frigorifiĂ©e du trappeur Hugh Glass, hĂ©ros de la derniĂšre rĂ©alisation dâAlejandro Gonzalez Inarritu, 'The Revenant'. Toutefois, cette prestation reste loin dâĂȘtre un cas isolĂ© dans son imposante carriĂšre, comme le montre ce tour d'horizon des interprĂ©tations les plus marquantes de DiCaprio, en dix films clĂ©s.
Listings and reviews (15)

Tous en scĂšne
Des animaux anthropomorphes de tous horizons, quâils soient Ă poils, Ă Ă©cailles ou Ă plumes, dĂ©cident de participer Ă un concours de chant organisĂ© par un koala, propriĂ©taire dâun théùtre en faillite, afin de sauver son entreprise. Un synopsis on ne peut plus simple qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre un terreau fertile pour une succession de scĂšnes Ă la fois dĂ©jantĂ©es et irrĂ©sistibles. AprĂšs le trĂšs entraĂźnant âLa La Landâ de Damien Chazelle, le dĂ©but de lâannĂ©e 2017 au cinĂ©ma est dĂ©cidĂ©ment trĂšs chantant. Impossible de ne pas taper du pied devant la bonne humeur qui se dĂ©gage des numĂ©ros de ce âTous en ScĂšneâ. Et bien que la variĂ©tĂ© musicale du titre puisse en dĂ©cevoir plus dâun, puisquâon a ici surtout affaire Ă de la pop et des grands succĂšs, la gĂ©nĂ©rositĂ© de cette « Nouvelle star » pour animaux nous empĂȘche de jouer les rabat-joie et de bouder notre plaisir.
Des personnalités et des shows endiablés
LâĂ©nergie de la mise en scĂšne se lie Ă un humour communicatif et permet au long mĂ©trage dâanimation de livrer plusieurs moments dâanthologie : comme lors dâune audition qui enchaĂźne, avec un sens certain du rythme, les prestations animales. Les trouvailles ingĂ©nieuses des scĂ©naristes apportent Ă©normĂ©ment de vie Ă cet univers peuplĂ© de souris jazzmen, dâĂ©lĂ©phants virtuoses et dâours, euh⊠bagarreurs ? Cette galerie de personnages variĂ©s donne Ă tout un chacun lâoccasion de sâidentifier. Ouvert Ă tous grĂące Ă la pluralitĂ© de son casting, soit dit au passage magnifiquement incarnĂ© â tout du moins

Comancheria
PrĂ©sentĂ© en mai dernier dans la sĂ©lection Un Certain Regard du Festival de Cannes, âComancheriaâ mĂ©ritait vraiment sa place. Habile mĂ©lange de plusieurs styles de cinĂ©ma, le film dĂ©tonne dans le calendrier des sorties actuelles. A la fois polar, western et drame, ce petit bijou rĂ©alisĂ© par David Mackenzie et Ă©crit par Taylor Sheridan, scĂ©nariste prometteur du gĂ©nial âSicarioâ sorti lâannĂ©e derniĂšre, surprend par sa richesse complĂštement maĂźtrisĂ©e.
Dans un Texas parfaitement mis en scĂšne, entre la libertĂ© infinie des grands espaces et la misĂšre des villes, les frĂšres Tanner dĂ©cident de braquer des banques afin dâempĂȘcher la saisie de leurs terres. Mais câest sans compter sur Marcus Hamilton, un Texas ranger approchant de la retraite, bien dĂ©cidĂ© Ă les retrouver. Alors que Jeff Bridges habite complĂštement le rĂŽle de ce vieux dĂ©tective et nous prouve quâil est toujours trĂšs en forme, Chris Pine et Ben Foster incarnent Ă merveille deux frĂšres trĂšs diffĂ©rents mais profondĂ©ment liĂ©s. Leur complicitĂ© Ă©vidente, autant dans les conversations quâils partagent que dans les prĂ©cieux moments de silence, donne une dynamique toute particuliĂšre Ă leur relation qui constitue le point dâancrage du rĂ©cit.
LâAmerican Dream mis Ă mal
LâĂ©criture de Taylor Sheridan alterne le cynisme avec un rĂ©alisme dĂ©sespĂ©rĂ© grĂące Ă des dialogues trĂšs bien ciselĂ©s qui font mouche Ă chaque fois, sans jamais paraĂźtre superflus. MalgrĂ© une histoire pourtant sombre, lâhumour bien dosĂ© donne lieu Ă des Ă©changes rempli

Quelques minutes aprĂšs minuit
AprĂšs un quasi-sans-faute avec deux premiers longs mĂ©trages brillants, le rĂ©alisateur de âLâOrphelinatâ et de âThe Impossibleâ a dĂ©cidĂ©, une fois de plus, de changer de registre tout en continuant dâexplorer ses thĂšmes de prĂ©dilection. Avec âQuelques minutes aprĂšs minuitâ, Juan Antonio Bayona nous conte avec beaucoup dâaffection lâhistoire de Connor OâMalley, garçon de 10 ans au quotidien compliquĂ©. Pour Ă©chapper Ă la dure rĂ©alitĂ©, celle oĂč sa mĂšre est atteinte dâune terrible maladie et oĂč il endosse le rĂŽle de souffre-douleur pour ses camarades de classe, ce jeune adepte de la planche Ă dessiner trouve refuge dans son imagination plus que fertile. En recevant chaque nuit la visite dâun monstre prenant la forme dâun arbre gĂ©ant, il va apprendre Ă comprendre le monde tout en se construisant lui-mĂȘme.Cette quĂȘte dâidentitĂ© oĂč lâimaginaire se mĂȘle habilement au rĂ©el doit avant tout beaucoup aux acteurs qui lâaniment. Que ce soit le jeune Lewis MacDougall, au centre du rĂ©cit, ou bien encore Felicity Jones, Sigourney Weaver et Liam Neeson (la voix captivante du fameux monstre), tous sont absolument remarquables et remarquablement justes dans leurs prestations. GrĂące Ă ces interprĂ©tations mĂ©morables, lâunivers fantastique du film prend vie sous nos yeux Ă©bahis. Le metteur en scĂšne espagnol ne manque dâailleurs pas dâidĂ©es pour dynamiser un scĂ©nario certes difficile et parfois morne, mais qui fait preuve Ă plusieurs reprises dâune beautĂ© Ă©blouissante. Ainsi, des sĂ©quences animĂ©es, a

Le BGG : le bon gros géant
âLe Bon Gros GĂ©antâ nous conte les aventures de Sophie, une jeune orpheline londonienne qui va se retrouver embarquĂ©e dans le monde fantastique des gĂ©ants aprĂšs sa capture par lâun dâentre eux. La relation dâaffection trĂšs forte qui se noue entre la petite fille et cet individu au grand-coeur, surnommĂ© le Bon Gros GĂ©ant, va permettre Ă chacun dâeux dâaffirmer sa place dans son univers respectif. En adaptant cette histoire Ă©crite par Roald Dahl en 1982, Tonton Spielberg dĂ©cide de revenir Ă ce qui a fait sa gloire par le passĂ©, Ă savoir : le film dâaventure pour enfant. Si âLe Bon Gros GĂ©antâ est loin dâĂȘtre la nouvelle la plus dĂ©jantĂ©e et entraĂźnante du romancier britannique, elle sâaccorde nĂ©anmoins parfaitement avec le style du cinĂ©aste amĂ©ricain qui sâapproprie ici complĂštement son univers enchanteur.
Mise en scĂšne classique mais efficace et direction artistique sans dĂ©faut rendent cette adaptation tout simplement splendide visuellement. Bien que nombreux, les effets spĂ©ciaux rĂ©alisĂ©s avec soin permettent un dĂ©paysement total dans des contrĂ©es verdoyantes au charme certain. La motion capture utilisĂ©e pour retranscrire les sentiments sur le visage du gĂ©ant, incarnĂ© par un redoutable Mark Rylance â dĂ©jĂ aperçu en dĂ©cembre dernier dans âLe Pont des Espionsâ de Spielberg encore une fois, et pour lequel il a remportĂ© lâOscar du meilleur second rĂŽle â est vraiment bluffante.
Mais ces atouts indĂ©niables sont contrebalancĂ©s par des problĂšmes qui empĂȘchent le long mĂ©trage dâacquĂ©rir

Le Monde de Dory
CinquiĂšme long mĂ©trage dâanimation de Pixar, âLe Monde de Nemoâ a rĂ©ussi Ă marquer les esprits durablement grĂące Ă sa beautĂ© visuelle et sa richesse Ă©motionnelle. Deux Ă©lĂ©ments qui dĂ©finissent lâempreinte trĂšs reconnaissable du studio appartenant dĂ©sormais Ă Disney. Environ treize ans plus tard, ce succĂšs hĂ©rite dâune suite. Une nouvelle itĂ©ration centrĂ©e, cette fois, sur le personnage de Dory, la partenaire de route de Marin, hĂ©ros du premier film, qui a la particularitĂ© dâĂȘtre amnĂ©sique chronique. Alors ? Histoire originale avec de vraies choses Ă raconter ou inutile second volet tentant dâexploiter lâaura de son prĂ©dĂ©cesseur ? La question est lĂ©gitime, et la rĂ©ponse pas forcĂ©ment Ă©vidente. Car si âLe Monde de Doryâ sent un peu le rĂ©chauffĂ©, il nâen possĂšde pas moins des qualitĂ©s indĂ©niables qui lui permettent de sortir la tĂȘte de lâeau.
Tout dâabord, bien que les dĂ©cors du film soient trĂšs bien rĂ©alisĂ©s, ils manquent cruellement dâĂ©clat quand on les met face Ă ceux de son aĂźnĂ©. Cette comparaison bien malheureuse entre les deux Ćuvres ne cesse de se rĂ©pĂ©ter au dĂ©triment du âMonde de Doryâ. Tandis que la force du premier Ă©pisode rĂ©sidait dans lâimmensitĂ© de lâocĂ©an et son ode au voyage, cette fois-ci la majoritĂ© de lâintrigue se dĂ©roule dans une rĂ©serve marine Ă©touffante. Dans lâidĂ©e, ce cadre inĂ©dit a tout pour sĂ©duire, mais dans la pratique il emprisonne autant ses personnages que le spectateur.
La participation de Marin et son fils Nemo aux péripéties de leur amie semble

The Witch
VĂ©ritable rĂ©vĂ©lation du Sundance Film Festival de 2015 oĂč il a remportĂ© le prix de la mise en scĂšne, âThe Witchâ dĂ©barque aujourdâhui dans lâHexagone pour nous immerger dans son atmosphĂšre glaçante. Premier long mĂ©trage de son rĂ©alisateur, Robert Eggers, et premier grand rĂŽle pour son actrice principale, Anya Taylor-Joy, le film nous permet de dĂ©couvrir ces deux talents trĂšs prometteurs, tous deux au service dâun rĂ©cit terrifiant, magistralement exĂ©cutĂ© et interprĂ©tĂ©. Lâhistoire de âThe Witchâ, celle dâune pieuse famille de colons de la Nouvelle-Angleterre qui, en 1630, se retrouve exilĂ©e et confrontĂ©e Ă des Ă©vĂ©nements dĂ©passant lâentendement, ressemble Ă celles que lâon se raconterait au coin du feu pour se donner des sueurs froides. Et de ce cĂŽtĂ©-lĂ , pas de soucis Ă vous faire : des moments de pure frayeur, vous allez y avoir droit et pas quâune seule fois !
Ici, la peur prend rĂ©ellement aux tripes et le fantastique fascine autant quâil dĂ©range. Pour sa premiĂšre expĂ©rience de rĂ©alisation et dâĂ©criture, Robert Eggers parvient Ă Ă©viter les poncifs, pourtant nombreux, du genre de lâhorreur. Notamment grĂące Ă sa mise en scĂšne prodigieuse qui fait de âThe Witchâ un vrai petit bijou. La rĂ©alisation donne vie aux dĂ©cors inquiĂ©tants du film alors que tout lâenvironnement semble se retourner contre les protagonistes. Le rĂ©alisme cru des scĂšnes impliquant le surnaturel les rend encore plus Ă©tranges et effrayantes. Et mĂȘme si les apparitions physiques de la fameuse sorciĂšre du titre s

Alice de l'autre cÎté du miroir
Six ans aprĂšs son âAlice aux pays des merveillesâ, Tim Burton revient Ă lâunivers fantastique dâAlice, cette fois-ci non pas en tant que rĂ©alisateur mais en tant que producteur. Une suite attendue de pied ferme, confiĂ©e Ă James Bobin et embarquant la jeune fille, devenue femme, dans une Ă©popĂ©e visant Ă sauver son ami le Chapelier fou. Car, bien que se targuant de rĂ©inventer les aventures dâAlice, la premiĂšre adaptation de lâĆuvre gĂ©niale et dĂ©rangĂ©e de Lewis Caroll manquait clairement dâun petit grain de folie. Un comble ! Si 'Alice de lâautre cĂŽtĂ© du miroir' nâĂ©vite pas les redites, reprenant des personnages certes attachants mais qui nâont pas Ă©voluĂ© dâun iota, il se montre toutefois plus audacieux que lâopus prĂ©cĂ©dent. Et câest ce paradoxe, entre redondance et originalitĂ©, qui anime le film.
Le casting reste sensiblement le mĂȘme (Mia Wasikowska, Johnny Depp, Anne Hathaway, Helena Bonham Carter, etc.) et il surjoue toujours autant, ce qui lui rĂ©ussit plus ou moins bien. Il faut cependant noter lâaddition Ă cette Ă©quipe de Sacha Baron Cohen, qui sâavĂšre ĂȘtre lâun de ceux qui tirent le mieux leur Ă©pingle du jeu. Incarnant le Temps, Ă la fois antagoniste et alliĂ© pour Alice, personnage aux mimiques et rĂ©pliques savoureuses, l'inoubliable interprĂšte de âBoratâ redynamise lâensemble du film. On apprĂ©ciera aussi lâapparition, certes anecdotique mais non dĂ©nuĂ©e de plaisir, du regrettĂ© Alan Rickman, reprenant le rĂŽle du papillon Absolem pour nous bercer une derniĂšre fois de sa voix

Men & Chicken
Anders Thomas Jensen possĂšde dĂ©jĂ un parcours aurĂ©olĂ© de plusieurs moments de gloire. Vers la fin des annĂ©es 1990, deux de ses courts mĂ©trages, âErnst et la LumiĂšreâ ainsi que âSoirĂ©es dâĂ©lectionsâ, lui ont valu une nomination aux oscars et mĂȘme une statuette pour le dernier. Ce nâest quâau dĂ©but du XXIe siĂšcle que le Danois rĂ©alise son premier long mĂ©trage, achevant de se crĂ©er un style atypique. Allant jusquâĂ sâaffirmer comme une figure de son cinĂ©ma natal grĂące Ă un mĂ©lange dâhumour noir et de tragĂ©die, saupoudrĂ© de personnages toujours trĂšs Ă©tranges (mais non moins attachants). Une caractĂ©ristique qui se retrouve aujourdâhui dans son nouveau film. Celui-ci nous raconte lâĂ©popĂ©e de deux frĂšres sur une Ăźle isolĂ©e, Ă la recherche de leur pĂšre biologique, et de leur rencontre avec le reste de leur fratrie dont ils ignoraient jusquâalors lâexistence. ArmĂ© dâun humour irrĂ©vĂ©rencieux, âMen and Chickenâ parvient Ă mĂȘler une ambiance dĂ©rangeante au possible avec des dialogues absurdes qui dĂ©clencheront Ă plusieurs reprises lâhilaritĂ© du spectateur. Car, malgrĂ© son cĂŽtĂ© glauque, le film sait rester lĂ©ger et drĂŽle. DĂ©tonnant dans le paysage des comĂ©dies actuelles.
Son efficacitĂ© dans le registre du comique, âMen and Chickenâ la doit tout dâabord Ă ses personnages et leurs interprĂštes. Tous sont loufoques dans leurs dĂ©tails : que ce soit le bec de liĂšvre que partagent de nombreux protagonistes, lâobsession pour le fromage dâun de ces drĂŽles dâĂ©nergumĂšnes ou bien encore la fĂącheuse m

Krampus
RĂ©alisĂ© et co-Ă©crit par Michael Dougherty, le film sâinspire du folklore germanique et du pendant malĂ©fique de Saint-Nicolas. Alors que chez les Engel, NoĂ«l nâest pas vraiment une fĂȘte, Krampus, crĂ©ature aux intentions plus que mauvaises, va rendre visite Ă cette famille en perdition.Un scĂ©nario des plus traditionnels, NoĂ«l Ă©tant un cadre trĂšs prisĂ© dans le genre de lâĂ©pouvante grĂące aux parallĂšles quâil permet de tirer entre le fĂ©erique et le morbide, le bonheur et le cauchemar ? Oui⊠et non ! âKrampusâ nâest, certes, pas le premier Ă se servir de cette pĂ©riode de lâannĂ©e pour articuler son propos. Mais il rĂ©ussit cependant Ă garder une rĂ©elle fraĂźcheur alors mĂȘme que lâhorreur semble actuellement faire du sur-place dans la poudreuse.
Il faut dire quâau cinĂ©ma, ce genre est rempli de codes et de stĂ©rĂ©otypes auxquels il est difficile dâĂ©chapper. Loin dâessayer de contourner ces rĂšgles qui paraissent immuables, âKrampusâ sâen amuse afin de se crĂ©er une personnalitĂ© unique. Notamment grĂące Ă un bestiaire de crĂ©atures toutes plus tordues les unes que les autres, et regorgeant dâinventivitĂ©. Des petits psychopathes en pain dâĂ©pices jusquâau diable en boĂźte carnivore qui engloutit tout ce quâil trouve, sans oublier Krampus lui-mĂȘme, terriblement imposant et inquiĂ©tant, il se dĂ©gage un feeling rĂ©tro assez dĂ©lectable de toute cette galerie de monstres. Lâhabile mĂ©lange dâeffets spĂ©ciaux avec de vrais costumes et des marionnettes donne un surplus dâauthenticitĂ© au film, dâautant plus

Dalton Trumbo
Au dĂ©but des annĂ©es 1940, Dalton Trumbo est lâun des scĂ©naristes les plus en vogue dâHollywood. Mais alors que les Etats-Unis se remettent doucement de la Seconde Guerre mondiale, les tensions avec le bloc soviĂ©tique se multiplient. Dans cette pĂ©riode oĂč la paranoĂŻa rĂšgne en maĂźtre, Trumbo est accusĂ© dâĂȘtre un sympathisant du Parti communiste. Avec neuf de ses pairs, il refuse de rĂ©pondre aux questions de la Commission sur les activitĂ©s anti-amĂ©ricaines et se retrouve alors sur la fameuse liste noire dâHollywood. Interdit dâexercer son mĂ©tier, le scĂ©nariste va donc se mettre Ă travailler clandestinement et devoir enchaĂźner les alias pour survivre, et ce jusquâĂ lâabolition de la liste en 1960. Une pĂ©riode bien sombre de lâindustrie du cinĂ©ma amĂ©ricain que Jay Roach, avec un scĂ©nario signĂ© John McNamara, adapte aujourdâhui sur grand-Ă©cran. Avec Bryan Cranston dans le rĂŽle-titre.
LâinterprĂšte de Walter White dans âBreaking Badâ sâest ainsi vu confier la lourde responsabilitĂ© dâincarner lâune des figures les plus emblĂ©matiques de lâhistoire hollywoodienne. Et le moins que lâon puisse dire, câest que Bryan Cranston relĂšve le dĂ©fi avec brio. Sa composition Ă©lĂ©gante et pleine de nuances souligne Ă merveille les traits de caractĂšre de ce hĂ©ros pas comme les autres. Si le film porte un regard bienveillant sur Dalton Trumbo, cela ne lâempĂȘche pas de montrer Ă©galement lâhomme face Ă ses contradictions. La lutte tĂ©mĂ©raire du scĂ©nariste contre le systĂšme qui lâempĂȘche de vivre de sa pass

Le Livre de la jungle
PrĂšs de cinquante ans aprĂšs sa sortie en 1967, âLe Livre de la Jungleâest devenu culte Ă de nombreux Ă©gards. Mais, malgrĂ© son statut dâĆuvre intemporelle, le classique dâanimation de Disney a quelque peu vieilli. Une raison suffisante, pour la firme de Mickey, de lui faire subir une petite cure de jouvence, sous la houlette de Jon Favreau, rĂ©alisateur dââIron Manâ et du sympathique âChefâ. Et le moins que lâon puisse dire, câest que le bougre rĂ©ussi avec brio Ă remettre lâhistoire Ă©crite par Rudyard Kipling âĂ la fin du XIXe siĂšcleâ au goĂ»t du jour.
Ainsi, la premiĂšre chose qui saute aux yeux dans cette mouture 2016, câest lâexploit technique quâelle reprĂ©sente. La quasi-totalitĂ© des dĂ©cors et tous les personnages, Ă lâexception de Mowgli, ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par ordinateur. Loin de paraĂźtre artificiel, le rĂ©sultat est impressionnant et fera sĂ»rement date dans lâhistoire des effets spĂ©ciaux. Une performance dâautant plus intĂ©ressante quâelle souligne le cĂŽtĂ© fantastique de cette histoire, tout en servant Ă merveille le principal atout du long-mĂ©trage, Ă savoir sa galerie de personnages. Le voyage initiatique de Mowgli, « petit dâhomme » recueilli par la panthĂšre Baghera et Ă©levĂ© par des loups qui se voit contraint de quitter les siens Ă cause de lâinfĂąme tigre Shere Khan, permet en effet dâenchaĂźner les scĂšnes savoureuses de mĂȘme que les rencontres avec des animaux Ă©tranges qui peuplent une jungle Ă lâambiance quasi-mystique. Un bestiaire haut en couleur rempli de crĂ©atures Ă la

Le Livre de la jungle
PrĂšs de cinquante ans aprĂšs sa sortie en 1967, âLe Livre de la jungleâ est devenu culte Ă de nombreux Ă©gards. Mais, malgrĂ© son statut dâĆuvre intemporelle, le classique dâanimation de Disney a quelque peu vieilli. Une raison suffisante, pour la firme de Mickey, de lui faire subir une petite cure de jouvence sous la houlette de Jon Favreau, rĂ©alisateur dââIron Manâ et du sympathique âChefâ. Et le moins que lâon puisse dire, câest que le bougre rĂ©ussit avec brio Ă remettre lâhistoire Ă©crite par Rudyard Kipling â Ă la fin du XIXe siĂšcle â au goĂ»t du jour.
Ainsi, la premiĂšre chose qui saute aux yeux dans cette mouture 2016, câest lâexploit technique quâelle reprĂ©sente. La quasi-totalitĂ© des dĂ©cors et tous les personnages, Ă lâexception de Mowgli, ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par ordinateur. Loin de paraĂźtre artificiel, le rĂ©sultat est impressionnant et fera sĂ»rement date dans lâhistoire des effets spĂ©ciaux. Une performance dâautant plus intĂ©ressante quâelle souligne le cĂŽtĂ© fantastique de cette histoire, tout en servant Ă merveille le principal atout du long mĂ©trage, Ă savoir sa galerie de personnages.
Le voyage initiatique de Mowgli, « petit dâhomme » recueilli par la panthĂšre Bagheera et Ă©levĂ© par des loups, contraint de quitter les siens Ă cause de lâinfĂąme tigre Shere Khan, permet en effet dâenchaĂźner les scĂšnes savoureuses de mĂȘme que les rencontres avec des animaux Ă©tranges qui peuplent une jungle Ă lâambiance quasi-mystique. Un bestiaire haut en couleur, rempli de crĂ©atures Ă la fois
News (7)

'Le Fondateur' : Michael Keaton ravageur dans un biopic sur McDonald's qui manque de sel
Lâhistoire mĂ©connue de McDonald's mise en lumiĂšre par  l'homme de 'The Blind Side'. Malheureusement un peu trop sage. Â
Si tout le monde connaĂźt la cĂ©lĂšbre chaĂźne de fast-food aux arches dorĂ©es, peu nombreux sont ceux Ă rĂ©ellement connaĂźtre le rĂ©cit de la construction de cet empire de la restauration rapide. Câest donc pour satisfaire lâappĂ©tit culturel de tous les amateurs de Big Mac que âLe Fondateurâ a dĂ©cidĂ© de nous raconter ce petit morceau dâhistoire captivant.
Lâaventure commence en 1954 quand Richard et Maurice McDonald, les deux propriĂ©taires dâun restaurant rĂ©volutionnaire en Californie, font la rencontre dâun ambitieux marchand de machines Ă milk-shake, Raymond Kroc. Ce dernier, dĂ©sireux de les aider Ă franchiser leur concept novateur, parvient Ă convaincre les frĂšres rĂ©ticents de lui confier cette mission. Mais trĂšs vite, les dĂ©saccords se multiplient alors que Ray se sent limitĂ© par le contrat quâil a signĂ©.
Biopic, mais pas lĂ oĂč ça fait mal
Cette lutte pour le contrĂŽle de la marque McDonald's donne beaucoup de saveur Ă un biopic autrement beaucoup trop classique. MalgrĂ© un scĂ©nario plutĂŽt solide, signĂ© Robert Siegel, la rĂ©alisation de John Lee Hancock Ă©vite toute prise de risque et ne rĂ©ussit pas Ă transcender lâhistoire pourtant incroyable qui nous est contĂ©e. La mise en scĂšne totalement dĂ©nuĂ©e de regard singulier empĂȘche cette reconstruction soignĂ©e de lâAmĂ©rique des annĂ©es 1950 de vraiment briller comme elle le devrait. Et lâironie lĂ©gĂšre qui plane nâest jam

5 films de Noël à voir en famille
Vous nâen pouvez plus dâattendre les fĂȘtes avec votre marmaille en regardant les habituels et insipides tĂ©lĂ©films de NoĂ«l. Ca tombe bien, nous aussi ! Et pour pallier ce problĂšme dâimportance (presque) internationale, nous vous avons concoctĂ© une petite liste de longs mĂ©trages de qualitĂ© afin de vous aider Ă vous plonger dans lâesprit jovial des fĂȘtes de fin dâannĂ©e. Sortez les thĂ©s Ă©picĂ©s, le chocolat chaud et les plaids, nous voici parti pour une sĂ©lection de films par Ăąge. A regarder en famille au coin de la cheminĂ©e, en attendant impatiemment le 25 dĂ©cembre.
âą A 4Â ans
'Mission : NoĂ«l â Les Aventures de la famille NoĂ«l'
De Sarah Smith et Barry Cook - 2011
Dans le grand monde des fictions de NoĂ«l, il est difficile de se renouveler. Et pourtant, câest la prouesse quâarrive Ă accomplir le jovial âMission : NoĂ«lâ qui met en scĂšne Arthur, le fils du pĂšre NoĂ«l, dans la livraison pĂ©rilleuse dâun cadeau oubliĂ©. Cette Ă©popĂ©e Ă la fois touchante et pleine de rebondissements apporte un peu de fraĂźcheur Ă un univers trop souvent exploitĂ©. Accessible Ă tous, mĂȘme aux plus petits, ce bijou dâanimation innovant se chargera Ă merveille de vous mettre dans lâambiance magique et pleine de tendresse de NoĂ«l.
Â
Â
Â
âą A 6 ans
'Maman jâai ratĂ© lâavion'
De Chris Colombus - 1990
Impossible de passer Ă cĂŽtĂ© de ce film en pĂ©riode de fĂȘtes. Et câest tant mieux, car il serait criminel de rater ce concentrĂ© de plaisir mis en scĂšne par Chris Colombus (mais si, 'Harry Potter' 1 et 2 !). Dans ce long mĂ©

Vaiana, une héroïne Disney pas comme les autres pour une aventure rafraßchissante
Un voyage initiatique qui prouve que Disney a encore beaucoup de choses nous raconter.
AprĂšs avoir commencĂ© lâannĂ©e avec le trĂšs rĂ©ussi âZootopieâ, la firme de Mickey a dĂ©cidĂ© de la conclure en nous embarquant dans un univers encore plus dĂ©paysant. Le bien nommĂ© âVaiana, la lĂ©gende du bout du mondeâ cherche ainsi Ă nous plonger dans la mythologie polynĂ©sienne pour une Ă©popĂ©e passionnante aux confins de lâocĂ©an. Lâhistoire, câest celle de Vaiana, une jeune fille qui rĂȘve dâexploration tout en Ă©tant constamment rappelĂ©e Ă ses devoirs de futur chef du village. LancĂ©e dans un pĂ©riple pour retrouver le demi-dieu arrogant Maui afin de sauver son Ăźle, cette courageuse hĂ©roĂŻne entame une quĂȘte dâidentitĂ© au sous-texte Ă©cologique discret mais percutant.
De beaux effets mais un peu trop de chansons
Si cette aventure Ă©pique met du temps Ă dĂ©marrer, elle trouve son rythme une fois que Vaiana met les voiles et commence Ă dĂ©couvrir, en mĂȘme temps que le spectateur, le reste du monde. Difficile alors de rĂ©sister Ă lâunivers visuel et sonore que nous offrent les artistes du studio dâanimation Disney. MĂȘme si le commencement du film peut paraĂźtre un peu trop chantant, lâambiance musicale sĂ©duit et constitue une ode au voyage enivrante. Ajouter Ă cela des environnements somptueux et des trouvailles ingĂ©nieuses et vous obtenez un long mĂ©trage conçu pour conquĂ©rir le cĆur des petits et des grands.
Â
La galerie de personnages, grùce à tous les détails qui les composent, parvient à ne pas sentir

'Sausage Party' : une hilarante comédie alimentaire signée Seth Rogen
Un petit bijou dâhumour subversif Ă consommer de prĂ©fĂ©rence... le plus tĂŽt possible !
Une chose est sĂ»re, aprĂšs avoir vu âSausage Partyâ vous ne ferez plus jamais vos courses de la mĂȘme maniĂšre. Sous-titrĂ© « La Vie privĂ©e des aliments » dans nos vertes contrĂ©es, ce film rĂ©alisĂ© par Conrad Vernon et Greg Tiernan dĂ©cide de nous rĂ©vĂ©ler ce quâil se passe dans les Ă©tals de nos supermarchĂ©s une fois que nous avons le dos tournĂ©.
A partir de cette idĂ©e trĂšs simple, le quatuor de scĂ©naristes, menĂ© par le talentueux Seth Rogen, parvient Ă nous propulser dans un monde complĂštement barrĂ© fourmillant de dĂ©tails. Ici, les produits attendent impatiemment de se faire acheter par les humains, quâils considĂšrent comme des dieux, afin dâaccĂ©der au paradis. Mais derriĂšre cette vision idyllique se cache une rĂ©alitĂ© bien plus sombre que Frank, une simple saucisse, va chercher Ă rĂ©vĂ©ler au risque de bouleverser la paisible vie de la grande surface.
IrrĂ©vĂ©rencieux, le long mĂ©trage regorge de clins dâĆil Ă notre civilisation en mettant en scĂšne une sociĂ©tĂ© qui ressemble Ă sây mĂ©prendre Ă la nĂŽtre. Dans le magasin, chaque rayon reprĂ©sente un pays diffĂ©rent et noue des relations parfois tendues avec ses voisins : les marques allemandes sont gouvernĂ©es par un rĂ©gime autoritaire, les produits kasher et halal ont du mal Ă sâentendre malgrĂ© leur proximitĂ©, etc.
VĂ©ritable caricature de la gĂ©opolitique mondiale Ă la fois hilarante et trĂšs intelligente, âSausage Partyâ est une Ćuvre qui cache bien sa subtil

10 (gentils) films dâhorreur Ă voir en famille pour Halloween
Pop-corn et (petite) peur bleue
Que vous le vouliez ou non, Halloween câest pour bientĂŽt, et vos enfants sont sĂ»rement pressĂ©s de dĂ©ambuler dans les rues dĂ©guisĂ©s en loup-garou et autres vampires. Et pourquoi pas, cette annĂ©e, ajouter aux traditionnelles confections de costumes et sculptures de citrouilles une autre activité ? Pourquoi ne pas regarder un film dâĂ©pouvante avec ses enfants, tout en se dĂ©lectant du fruit de la chasse aux bonbons de la journĂ©e ?
Histoire de frissonner (un peu) et de passer un bon moment en famille comme de faire dĂ©couvrir Ă sa progĂ©niture les joies du film dâhorreur. Mais attention, rien de traumatisant ! Avec notre liste garantie sans effusion de sang mais 100 % frissons (de plaisir), vos bambins seront plongĂ©s dans lâambiance dâHalloween sans faire de terreurs nocturnes.
Â
1. 'LâEtrange NoĂ«l de monsieur Jack' (1993) dâHenry Selick
Comment parler de films dâHalloween sans Ă©voquer ce chef-dâĆuvre de lâanimation ? RĂ©alisĂ© par Henry Selick sur un scĂ©nario de Tim Burton, 'LâEtrange NoĂ«l de monsieur Jack' nous narre lâhistoire de Jack Skellington, un Ă©pouvantail squelettique de la ville dâHalloween. Alors que ce gĂ©nie de lâĂ©pouvante se lasse de prĂ©parer encore et toujours la mĂȘme fĂȘte, il dĂ©cide un beau jour de cĂ©lĂ©brer NoĂ«l Ă sa propre maniĂšre, bien particuliĂšre.
A la fois visuellement virtuose et entraĂźnant, grĂące aux musiques de Danny Elfman et à des personnages charismatiques, ce long mĂ©trage est devenu une Ćuvre culte, complĂštement intĂ©grĂ©e Ă la

'Captain Fantastic', un voyage émouvant sur fond de satire sociale
Une famille atypique et attachante embarquée dans un road-movie réjouissant.
Ne vous faites pas avoir par son titre, 'Captain Fantastic' ne parle en aucun cas de super-hĂ©ros mais plutĂŽt dâun super-papa. Une figure paternelle au dĂ©part presque idĂ©alisĂ©e qui va petit Ă petit exposer ses failles dans un rĂ©cit centrĂ© sur la famille et lâĂ©ducation. Ben Cash, impeccablement incarnĂ© par Viggo Mortensen ('Le Seigneur des anneaux', 'La Route', 'A History of Violence', etc.), vit reclus dans la forĂȘt avec ses trois fils et ses trois filles dans une sorte de mini-sociĂ©tĂ© utopique, jusquâau jour oĂč un drame les pousse Ă sortir de leur autarcie et se confronter au monde. Vivant en communion avec la nature et selon les enseignements de leur pĂšre, les enfants risquent d'ĂȘtre sous le choc et de changer pas mal de choses sur leur maniĂšre dâenvisager la vie.
Â
Â
Un road-movie qui ne se veut pas moralisateur
Dans la plus pure tradition du road-movie Ă lâamĂ©ricaine, Matt Ross prend plaisir Ă mettre en scĂšne des pĂ©ripĂ©ties Ă la fois drĂŽles et rĂ©vĂ©latrices sur ses protagonistes. RythmĂ© par une bande originale sans fausses notes, le film Ă©voque, Ă l'occasion de chaque arrĂȘt de ce long voyage, des sujets diffĂ©rents qui se rejoignent tous dans la façon quâils ont de poser des questions sur notre sociĂ©tĂ©. Quâest-ce quâĂȘtre un bon pĂšre ? Peut-on vivre complĂštement Ă lâĂ©cart du reste de la sociĂ©té ? Avec ces interrogations constantes, 'Captain Fantastic' se veut une satire sociale qui fait sâaffronter

'Miss Peregrine' ou les limites de Tim Burton ?
Considéré comme un cinéaste talentueux et unique en son genre, Tim Burton semble depuis quelques années tourner en rond sans réussir à se renouveler. Sa derniÚre réalisation, 'Miss Peregrine et les enfants particuliers', ne vient malheureusement pas changer ce constat. Qu'elle qu'en soit la raison, simple épuisement artistique ou lassitude du public pour son style, la formule Burton peine de plus en plus à convaincre.
Voir également notre rencontre en vidéo avec Tim Burton.
Depuis qu'il réalise des films, des courts métrages de ses débuts aux blockbusters d'aujourd'hui, Tim Burton n'a eu de cesse d'imprimer sa patte trÚs particuliÚre dans chacune de ses créations. Avec des films comme 'Beetlejuice', 'Edward aux mains d'argent' ou bien encore 'Charlie et la Chocolaterie', le metteur en scÚne imagine des univers visuels remarquablement cohérents malgré sa créativité débordante.
Personnages farfelus, monstres effrayants, utilisation ingĂ©nieuse des ombres, prĂ©dominance du noir et blanc... Les Ă©lĂ©ments rĂ©currents que l'on retrouve dans chacune de ses Ćuvres ont contribuĂ© Ă faire du « style Burton » une Ćuvre d'art Ă part entiĂšre, si bien que des expositions sont consacrĂ©es Ă son empreinte caractĂ©ristique. Aussi bien rĂ©alisateur que scĂ©nariste, c'est grĂące Ă ses histoires originales que Tim Burton est devenu une rĂ©fĂ©rence du grand Ă©cran. AprĂšs un biopic, 'Big Eyes' qui dĂ©tonnait par rapport Ă ses autres de ses productions, le rĂ©alisateur revient dans son domaine de prĂ©dilection du