Goulven Le Polles

Goulven Le Polles

Articles (7)

The 32 best bistros in Paris

The 32 best bistros in Paris

The bistro: what a delightful mystery. First, its origins. Does it come from the Russian bistro? Or the Parisian slang bistingo? Who knows. What we do know is that since the 19th century, a bistro has been a cosy, down-to-earth eatery – more intimate than a brasserie and more affordable than a restaurant. The telltale signs? A timeworn interior, a laid-back and lively vibe, a charismatic, sometimes eccentric owner with plenty to say, and a menu packed with comforting classics; terrine, pot-au-feu, blanquette – we could go on.  But bistros have been evolving since the late 20th century. They’ve become the testing ground for a ‘new cuisine’ focused on quality ingredients, seasonality, and creativity – more accessible for diners and easier for chefs to launch. The neo-bistros we know and love now emerged from this desire to eat good, without the stiff formality of old-school fine dining. And so, bistronomy was born – a brilliant term coined by the late SĂ©bastien Demorand. For the past decade, the team over at Time Out Paris have been scouring Paris – the world capital of the bistro – to bring you the very best. This guide rounds up old-school classics, inventive bistronomic gems, and fresh newcomers with globe-trotting plates – all offering unbeatable bang for your buck. Here are the best bistrots in Paris, all reviewed by our local editors.  RECOMMENDED:đŸŠȘ The best restaurants in ParisđŸ„ The best breakfast in Paris📍 The best things to do in Paris🏹 The best hotels in Paris
Les meilleurs restaurants gastronomiques de Paris

Les meilleurs restaurants gastronomiques de Paris

Un repas gastronomique ne se rĂ©sume pas Ă  une histoire de prix. Ou pour le dire autrement, ce n’est pas parce qu’un resto est cher qu’il se retrouve dans cette sĂ©lection. Certes les adresses sĂ©lectionnĂ©es se montrent toutes bien plus couteuses que le kebab du coin, mais on a voulu privilĂ©gier l’audace des recettes, la maitrise technique, l’équilibre des goĂ»ts
 Et si le service ne nous donne pas l’impression d’ĂȘtre un smicard au salon du yacht, c’est encore mieux.Tout cela aboutit Ă  une alchimie enthousiasmante, un moment de plĂ©nitude qui reste gravĂ© dans les souvenirs. Alors par ici pour trouver les meilleures tables gastronomiques de Paris, japonaises, italiennes ou françaises. Bonne dĂ©gustation !
The 13 best sushi restaurants in Paris

The 13 best sushi restaurants in Paris

Sushi may have been invented in Japan in the nineteenth century (although the techniques it employs go back even further), but its popularity has truly skyrocketed in the last thirty years – and nowhere more than France. In fact, les Français have become the largest consumers of sushi in Europe. But not all sushi is created equal: quality ingredients are paramount, as is the chef’s skill, with the best in the biz training for years to hone their technique. Our local editors have tried and tested sushi restaurants across the city to compile this list, bringing you the 13 best. From the Michelin-starred Sushi B to the more affordable Totto, there’s something for everyone on this list. RECOMMENDED: 🍮 The most romantic restaurants in Paris🍾 The best speakeasies in Paris🍼 The best restaurants in Paris🎹 The best things to do in Paris📍 Where to stay in Paris This article was written by the editorial team at Time Out Paris. At Time Out, all of our travel guides are written by local writers who know their cities inside out. For more about how we curate, see our editorial guidelines. 
Incontournables Ă  Marseille : 50 plans Ă  faire au moins une fois

Incontournables Ă  Marseille : 50 plans Ă  faire au moins une fois

Galeries d’art, restos branchĂ©s, plages confidentielles
 Dans ce dossier plus costaud que la cuisse de Taye Taiwo, Time Out vous distille les meilleures choses Ă  faire en ville, tous genres confondus. Pour pondre cette sĂ©lection tapin large (50 plans !), nous avons quadrillĂ© tout Marseille, des calanques Ă  l’Estaque, pour en extraire la crĂšme de la crĂšme. Guitounes Ă  pizza, clubs underground, terrasses les pieds dans l’eau
 De quoi se payer une bonne tranche de vie phocĂ©enne !
Les meilleures pizzas de Marseille

Les meilleures pizzas de Marseille

Capitale de la bouillabaisse, Marseille est aussi le fief de la pizza ! La raison ? Un savant mĂ©lange entre une influence napolitaine antĂ©diluvienne et l’invention du camion Ă  pizz’ en 1962 par le PhocĂ©en Jean MĂ©ritan, qui dĂ©cline habilement les Ă©piceries ambulantes espagnoles. Entre indĂ©boulonnables institutions, Ă©ternels challengers du moitiĂ©-moitiĂ© et petits nouveaux, voici notre sĂ©lection des meilleures adresses oĂč se revigorer le spleen Ă  grandes giclĂ©es de sauce tomate. 
Les meilleurs restaurants de République et d'Oberkampf

Les meilleurs restaurants de République et d'Oberkampf

A cheval sur le 3e, le 10e et le 11e, la place de la RĂ©publique ne se rĂ©sume pas au rendez-vous minĂ©ral des skateurs et des manifestations parisiennes. Elle se trouve aussi au coeur du quartier de la Folie-MĂ©ricourt (qui pousse vers l’est jusqu’à la rue Oberkampf). C’était une zone de manufactures, de citĂ©s ouvriĂšres et de petits passages occupĂ©s par des travailleurs du mĂ©tal jusque dans les annĂ©es 60. A partir des annĂ©es 90, les bougnats et les ateliers ont Ă©tĂ© transformĂ©s par la bourgeoisie bohĂšme en autant de cafĂ©s “dans leur jus”, cantine mondialisĂ©e et restaurants Ă  murs grattĂ©s qui font vivre la bistronomie parisienne.
Au Japon, 9 adresses pour tomber amoureux d’Hiroshima

Au Japon, 9 adresses pour tomber amoureux d’Hiroshima

Nul besoin d’avoir pleurĂ© Ă  gros bouillons Ă  la lecture d’Hiroshima mon amour pour ĂȘtre Ă©mu par cette ville au lourd passĂ©, ironiquement reconstruite Ă  l’amĂ©ricaine, avec un quadrillage de longues avenues oĂč se cĂŽtoient quartiers branchĂ©s, temples de l’okonomiyaki et promenades au bord du fleuve Ìta. Un pur condensĂ© de Japon, encore Ă  l’abri des foules. Envie de bouger de Paris ? DĂ©couvrez nos guides pour dĂ©couvrir Mexico, Marrakech ou Singapour.

Listings and reviews (68)

Mani.Mani

Mani.Mani

3 out of 5 stars
« Mani », comme « cacahuĂšte » en espagnol ! Une langue chĂšre Ă  Nathalie Dhalmann, autodidacte ayant vĂ©cu dans la pampa argentine et dĂ©sormais de retour dans sa ville natale afin d’élaborer des rouleaux de printemps rutilants comme des pneus neufs. En lieu et place du mythique restaurant O’Stop de la rue Saint-SaĂ«ns, elle a ouvert son shop colorĂ© comme le drapeau helvĂšte, façade blanche et rouge et miroirs vermillon. C’est ici, cinq midis par semaine, qu’elle mitonne des rouleaux de printemps dĂ©moniaques Ă  commander au bar de l’entrĂ©e et confectionnĂ©s minute sous nos yeux. TestĂ©s et approuvĂ©s : le porc cinq Ă©pices Ă©gayĂ© de chou rouge, oignon frit et menthe fraĂźche Ă  tremper dans une dĂ©mente sauce cacahuĂšte ; le dĂ©licieux poulet citronnelle avec carotte, concombre, pickles d’oignon et sauce soja-sĂ©same ; ou le goĂ»tu bƓuf, radis, fenouil, noisettes et mayo miso-piment. À accompagner, au choix dans le menu, avec du riz gluant et sauce cacahuĂšte ou une pimpante salade de chou et carotte au sĂ©same. Bref, une cantine “monoManiaque” vraiment agrĂ©able, d’autant plus aux beaux jours avec sa petite terrasse plein soleil le midi, oĂč l’on fait glisser son repas avec une IPA de la brasserie marseillaise ZoumaĂŻ (5 € les 33 cl) ou avec l’excellent kombucha marseillais Tisse au citron-matĂ© (4,50 € les 33 cl).
Babouche

Babouche

3 out of 5 stars
Rue Sainte, une table qu’on attendait comme le messie ! Car ce nouveau resto sobrement dĂ©nommĂ© Babouche arrive Ă  combiner deux de nos plus grandes passions dans la vie : la cuisine marocaine et le vin nature. PassĂ© la devanture lie-de-vin, on prend place sur les tables en bois au fond de la salle ou bien sur les Ă©paisses banquettes rouges et blanches, au rythme d’une envoĂ»tante playlist ascendant berbĂšre. Au mur pendent les babouches Ă©ponymes, entourĂ©es de grandes appliques en osier et de photos du bled ici et lĂ . Dans les gamelles ? Un kiffant couscous mĂ©choui d’agneau avec force de lĂ©gumes (carotte, courgette
), harissa maison et oignons confits, un parfait tajine au poulet, olives et pommes de terre, mais aussi quelques entrĂ©es du cru revisitĂ©es : dĂ©licat houmous de petits pois et citron confit, galochante taktouka de poivrons alanguie sur du labneh de la casbah et pistaches concassĂ©es
 Et pour faire remonter son taux de glycĂ©mie, une aĂ©rienne crĂȘpe aux mille trous ou une rafraĂźchissante salade d’orange et fleur d’oranger.  Dans les verres, du thĂ© Ă  la menthe bien sĂ»r (4,50 €), quelques cocktails comme l’électrisant Kawa Martini (vodka Ă  la cannelle, liqueur de cafĂ©, 11 €), et une bonne quinzaine de jajas nature : verre de chenin blanc sec du domaine Brazilier (6 €), vin orange du domaine de la Mongestine (31 € la bouteille) ou grandissime syrah de la ferme des Sept Lunes (65 €). Une vraie bonne table de lĂ -bas avec de bons vins d’ici !
Le Restaurant du Cam

Le Restaurant du Cam

3 out of 5 stars
A Marseille, dĂšs que le soleil pointe, ​​c'est l'heure des grandes migrations vers l'ouest, direction les Goudes pour certains, les calanques pour d'autres, jusqu'Ă  Cassis pour les plus tĂ©mĂ©raires, histoire de se taper une bonne pizza les pieds dans l'eau. Alors que les vrais savent qu’à l’est, Ă  l’Estaque, il est possible de bien manger, au cul des bateaux, sans se faire Ă©jecter pour le deuxiĂšme service
 À seulement 15 minutes du port, on trouve le Cercle de l’aviron de Marseille et son resto du CAM, avec son immense salle lumineuse et sa fresque aux mĂ©duses, mais surtout une terrasse XXL qui vous laisse caresser la proue des bateaux. En cuisine, Sylvain Robert, jadis chez l'Aromat, rĂ©gale avec une cuisine efficace : une poĂȘlĂ©e d'encornets en mode persillade, une gracile soupe de roche avec une touche d'emmental, un filet de bƓuf fumĂ© minute avec son jus au vin rouge et sa purĂ©e de pommes de terre qui fond sous la langue, et en dessert, un parfait moelleux au chocolat glace Ă  la vanille.  Alors oui, les intitulĂ©s et quelques plats rappellent gentiment les annĂ©es 80 (sucette de lotte, burger de bouillabaisse
), mais avec une vue pareille et une carte des vins qui envoie du lourd, on s'en fiche un peu : Les MĂ»res 2020 du ChĂąteau de Roquefort (51 balles), le Morta Maio de JB Arena (60 €), un Hermitage 2012 de Chave (un petit 235 €, s'il vous plaĂźt), ou le Blanc Public de la RĂ©altiĂšre (8 €)
 De la pure CAM !
Travers

Travers

4 out of 5 stars
DĂ©jĂ  Ă  la tĂȘte du diablement iodĂ© Coquille, Marine Bottari et Jules Mollaret font un pas de travers en ouvrant leur restaurant de bidoche. Au bord du Vieux-Port, au milieu des cantines Ă  touristes, le duo a mis la main sur un spot de 170 mĂštres carrĂ©s avec bar, giga-terrasse, salle poutrĂ©e et parilla argentine sur laquelle bronzent les comestibles.  Le soir de l’ouverture, dans un brouhaha dĂ©mentiel (panneaux acoustiques Ă  venir !), on caressait notre empreinte carbone dans le sens du mistral avec une maousse cĂŽte de cochon fermier, prĂ©cĂ©dĂ©e d’impeccables asperges vertes sauce bĂ©arnaise et d’un topissime pĂątĂ© en croĂ»te maison au ris de veau, avant un dernier coup de langue sur l’épatant baba au rhum, Ă  nourrir soi-mĂȘme du prĂ©cieux spiritueux. On a aussi vu passer au grill une cĂŽte de veau (ultra-fondante !) ou une dĂ©licieuse saucisse maison de porc. Et pour ceux qui ont le pied marin, le steak de thon rouge, ratatouille et chimichurri fera parfaitement le job ! Au mouillage, une jolie carte de vins de 180 rĂ©fĂ©rences, oscillant entre classiques sudistes (Pibarnon, Les BĂ©ates, Henri Bonnaud) et crus plus confidentiels (magnifique rouge LaĂŻs 2019 d’Olivier Pithon Ă  63 €), incluant un dĂ©licat champagne Fluence de Franck Pascal au verre (14 €). Impeccable, comme tout le reste.
Bar Gaspard

Bar Gaspard

5 out of 5 stars
Si, tant bien que mal, quelques bars Ă  cocktails ont Ă©mergĂ© ces derniĂšres annĂ©es Ă  Marseille, force est de constater que la planque de Ben Colombani reste le temple de la mixologie. PlantĂ©e au carrefour animĂ© du cours Pierre-Puget et du boulevard Notre-Dame, cette pĂ©pite au dĂ©cor soignĂ© entre cordages, chaises hautes en rotin et luminaires fantaisistes fait rayonner les breuvages Ă  haute buvabilitĂ©. La rĂšgle du jeu ? Confiez Ă  Ben et son Ă©quipe vos envies les plus folles : alcool, ingrĂ©dients, Ă©quilibre sucrĂ©-salĂ©-acide
, et laissez-vous surprendre par un cocktail sur mesure mariant habilement produits infusĂ©s, torrĂ©fiĂ©s et spiritueux de premiĂšre bourre. Et si vous faites dĂ©jĂ  trop de choix dans votre vie, une sĂ©lection de cocktails signatures (12€) est Ă  portĂ©e de main. L'Insolent Fuck Donald Trump, alliance dĂ©tonante de tequila Milagro, mezcal Palomo, piment vĂ©gĂ©tarien infusĂ©, yuzu, Cynar et poudre de satĂ©, ou le plus mĂ©ditatif Robinet Gaspard, mĂȘlant mezcal, basilic thaĂŻ, melon de Cavaillon, verveine et piment vert jalapeño. Pour Ă©ponger, Marco Bounous propose une demi-dizaine de petites assiettes bien ficelĂ©es : maquereau marinĂ© Ă  l'eau de piment vert et chou rouge, asperges vertes avec salsa verde et stracciatella au romarin
 De quoi s’ambiancer au retour du dĂźner !
Bidoche

Bidoche

3 out of 5 stars
Au pays de la bouillabaisse, un vrai bon restaurant de bidoche ! Les coupables ? Pauline Lagon et Jules Girandon, dĂ©jĂ  aux commandes de la table attenante, Copains. Dans un ancien garage pimpĂ© pour l’occase avec tables en marbre et pieds en fonte, carreaux de ciment au sol, comptoir rouge sang et grande vitrine exposant les bestioles, on vient y dĂ©zinguer son quota de CO2 et s’envoyer quelques flacons de vins nature castĂ©s par Antoine Gaudio : dĂ©licat A Toi Nous d’Andrea Calek Ă  26 €, sublime La Curatte de Simon Gastrein Ă  47 €, fluide En Attendant Les Copains de Lori Haon Ă  5 € le verre
 Dans une ambiance plus bobo que prolo, le chef Thomas Arnaud balayait l’autre soir d’un coup de couenne nos vellĂ©itĂ©s vĂ©ganes avec un superbe saucisson maison et beurre aux herbes, un ris de veau grillĂ© dehors/fondant dedans sur un lit d’épinards et de purĂ©e bien beurrĂ©e, un suprĂȘme de poulet Ă  parfaite cuisson et crĂšme aux morilles accompagnĂ©e d’une salade avec jus de veau en guise de vinaigrette. Et pour finir, une succulente crĂšme au caramel. Le meilleur plan barbaque de Marseille ?
Chez Tim

Chez Tim

3 out of 5 stars
Avant d’aller tĂąter la tempĂ©rature de l’eau sur la plage des Catalans, on fait un tour chez Tim, aka Tim Reinson, cuisinier nomade, pĂȘcheur sauvage et rĂ©alisateur de films, Ă  l’origine notamment du docu Regarde-moi sur Lomepal, qui a posĂ© ses guĂȘtres dans cette cambuse de 10 mĂštres carrĂ©s, en lieu et place du snack le Croissant d’Or.  L’idĂ©e ? Proposer, Ă  l’aide de deux friteuses et du minimum syndical du cuistot, de fringants petits plats et sandwichs Ă  emporter (plus du cafĂ©-cookies le matin). L’autre midi : un banh mi Ă  se bouffer les doigts, garni de poitrine de cochon confite aux herbes, chou rouge, carotte et mayo Ă©picĂ©e. Mais aussi un bijou de bo bun au tataki de rumsteck, nem maison aux lĂ©gumes, vermicelles, cacahuĂštes pilĂ©es, salade et pickles d’oignon.  Aussi vus le lendemain : des arancinis champignons-scamorza, de la seiche en persillade et riz vĂ©nĂ©rĂ©, un fontainebleau aux fruits rouges
 Pour la digestion, ça se passe sur la plage, Ă  deux brasses de lĂ  !
Prémices

Prémices

5 out of 5 stars
Quand deux anciens de la Mercerie – LĂ©o Marzullo aux goulots et BenoĂźt Cadot aux fourneaux – pactisent pour envoyer cuisine couture et vins nature, c’est l’étincelle garantie ! Dans un spot sur deux Ă©tages, Ă  quelques brasses du port, les compĂšres rĂ©citent leur partition nĂ©o-bistrotiĂšre dans ce qui fut l’OpĂ©ra Zoizo, retapĂ© pour l’occasion avec des luminaires 60’s, des banquettes Ă  Ă©pais coussinets et un dĂ©licieux bar carrelĂ©. Au dĂ©jeuner ? Deux entrĂ©es, trois plats et deux desserts au choix, avec toujours une proposition veggie pour maĂźtriser son empreinte carbone. L’autre midi, en plein cagnard sur la large terrasse, on a dĂ©gustĂ© une sublime assiette de lĂ©gumes de saison (asperge, fenouil, carotte) camouflĂ©s par deux feuilles d’oseille et du guanciale au poivre noir, Ă  tremper dans une mayo au thon. La suite ? Un fantastique tartare de taureau alangui sur un labneh citrique et zĂ©brĂ© d’un pĂ©tillant condiment tamarin-pruneau. Puis une aile de raie cuite vapeur, Ă  la chair dĂ©licate, mouchetĂ©e de beurre blanc au kimchi, petit Ă©peautre et choux de Bruxelles flashĂ©s au BBQ avant, en finish rĂ©ussi, une sublime glace au foin recouverte d’un siphon de pomme de terre et accompagnĂ©e d’un pralin aux noix.  Le soir, on dĂ©laisse la carte pour un menu dĂ©gustation en quatre Ă©tapes oĂč les navets rencontrent la crĂšme crue fumĂ©e, les moules s'acoquinent avec des poivrons rouges fermentĂ©s et les poireaux se fondent d’une sauce au matcha
 Des compositions millimĂ©trĂ©es de superbes produits, touj
Cuisine de terroir Chez Fanny

Cuisine de terroir Chez Fanny

3 out of 5 stars
Aux portes du Panier, Chez Fanny ressemble Ă  un banal spot Ă  l’angle de la Grand-Rue et de la rue Bonneterie. Mais la faune qui s’y presse chaque midi (ouvriers, gars du quartier, touristes bien renseignĂ©s) vend la mĂšche : cette sandwicherie dispose d’un supplĂ©ment d’ñme, insufflĂ© par Vincent Puddu, un Sarde dĂ©tendu de la casserole qui, cinq midis par semaine, prĂ©pare de vrais plats de cuistot qui garnissent ensuite une baguette, une feuille de brick ou un pain Ă  fricassĂ©e. L’autre midi, Ă  croquer sur l’une des quatre chaises dĂ©bordant sur l’asphalte et sa bande-son techno ? Un sensationnel sandwich Rasta Ă  base de poulet marinĂ© au citron, tapenade maison, chou rouge, concombre et sauce au fromage blanc. Ou ce massif Gros DĂ©dĂ© alliant hachĂ© d’agneau, mĂȘmes cruditĂ©s, mĂȘme sauce et razzia de frites en prime.  Pour faire glisser tout ça ? Un Ă©lectrisant jus de gingembre maison (3,50 €). En dessert, pas de pudding mais Vincent se dĂ©fend bien entre un dĂ©ment banana bread tout droit sorti du four (3 €) ou une part de tiramisu maison (4 €). En bref, pas de chichis chez Fanny (le surnom de l’ancienne patronne), mais du goĂ»t et de la gĂ©nĂ©rositĂ© !
Howard Burger

Howard Burger

4 out of 5 stars
AprĂšs avoir mitonnĂ© des pizzas du cĂŽtĂ© de Toulon, Marie-Laure Oddone et Damien Hirel ont mis le cap Ă  l’ouest pour s’adonner aux plaisirs du smash burger ! Pionniers en la matiĂšre Ă  Marseille, les deux zigues ont retapĂ© un local de l’hypercentre avec tous les gimmicks de l’époque (nĂ©ons tamisĂ©s et bĂ©ton cirĂ©) pour proposer en salle ou en terrasse des burgers qui valent sĂ©rieusement le coup de croc. A commander sur une machine comme chez McDo ? Des purs sandwichs (Ă  partir de 11,50 €) Ă  base de potato bun fabriquĂ© sur place, patty d’angus camarguais et sauces maison. A l’image de ce Smoky Joe (notre pref) qui mĂȘle bacon fumĂ©, sauce texane, pickles de cornichon et oignons confits. Ou ce tout aussi convaincant Green Chilly Peppers avec sauce crĂ©mĂ©e et pickles de jalapeños. CĂŽtĂ© sides, c'est pas mal non plus Ă  l’image de ces frites plongĂ©es trois fois dans un bain d’huile, ces pommes grenailles Ă©crasĂ©es Ă  la mano, et mĂȘme cette sucrine pour ceux qui veulent se donner bonne conscience
 CĂŽtĂ© desserts, on reste dans le thĂšme ricain avec un cornet de glace infusĂ© Ă  la vanille tahitienne (4 €) Ă  toper de caramel et d’éclats de noisette (+1 €), ou un cookie au beurre brun (3,90 €) pour faire sauter le dernier bouton. Et pour faire glisser tout ça, on se rue sur une blonde de la brasserie Grihete (4 € le demi), une citronnade maison (2,80 € le verre) ou un grand cafĂ© torrĂ©fiĂ© par le marseillais Moka (2,80 €). On ne s’est jamais senti aussi proche de l’oncle Sam au pays de l’aĂŻoli !
Café la Muse

Café la Muse

3 out of 5 stars
Le cafĂ© couteau suisse du quartier ! Celui de Notre-Dame-du-Mont, qui peu Ă  peu voit son pĂ©rimĂštre s’étoffer d’épiceries fines, cavistes-disquaires et cafĂ©s de spĂ©cialitĂ©s, attirant encore davantage une faune experte en fashion faux pas. Aux commandes, Marie Deschodt, Manuel Mendez, Yann Djeddou et Romain Mathy, une bande de restaurateurs multirĂ©cidivistes qui a repris ce cafĂ© du coin en 2022 avant de le faire passer sur le billard, repeignant le fronton en couleur pastel, chinant ici des tables rondes Ă  liserĂ© dorĂ©, lĂ  des miroirs piquĂ©s, tout en gardant le sacro-saint zinc oĂč s’accouder. Le rĂ©sultat ? Un vrai carton plein pour as de la jointure, avec petit-dĂ©j sucrĂ©-salĂ© jusqu’à 11h et cuisine de bistrot le midi, featuring terrine de jarret de porc Ă  la moutarde ancienne, bavette sauce marchand de vin et purĂ©e de pommes de terre, ou confit de canard et pommes sarladaises bien musclĂ©es. A l’heure de l’apĂ©ro dĂ©boulent enfin les tapas : huĂźtres camarguaises avec un coup de blanc, patatas bravas et aĂŻoli Ă  la harissa pour le coup de rouge, et sandwich Ă  l’échine de porc grillĂ©e et sauce tonnato pour Ă©viter le coup de barre. CĂŽtĂ© liquide, une quinzaine de vins au verre, dont plusieurs choix nature (chenin fuselĂ© de Nicolas RĂ©au ou rouge nature du ChĂąteau Revelette Ă  7 € chaque verre), du pastis Casanis (2,50 €) et quelques spiritueux castĂ©s : whisky The Balvenie, rhum Trois RiviĂšres
 Un conseil ? Se p(o)inter trĂšs tĂŽt les jours de beau temps, car la terrasse, malgrĂ© sa superfici
La Restanque

La Restanque

3 out of 5 stars
Ouverte non-stop six jours sur sept, de 8h Ă  21h (minuit du jeudi au samedi !), la Restanque est LE bouclard multitĂąche marseillais, tenu par un quatuor d’associĂ©s : Lisa Joubert, ClĂ©ment Dupouy, Gianni Basile et Jean-Baptiste Pouce. TirĂ© du provençal « restanco », ces petits murs de pierre pour retenir l’eau, le lieu la joue cafĂ©, bar et resto oĂč il fait bon boulotter du matin au soir. Au petit-dĂ©j, un croissant ou un brownie aux noix pour accompagner son kawa. Le midi, des plats bien troussĂ©s Ă  prix plancher (15 €) : tagine de poulet au citron confit et polenta, sautĂ© de veau citron-gingembre, filet de daurade marinĂ©, beurre blanc et riz Ă©picé   Le soir, on picore sur une bande-son rock quelques assiettes envoyĂ©es par le chef LĂ©o Bireaud : roboratif effilochĂ© de porc coiffant une crĂšme d’ail, Ɠuf parfait plongĂ© dans un onctueux veloutĂ© de butternut de l’épicerie la ChicorĂ©e et noisettes entiĂšres, quartiers d’orange, crumble Ă  la pistache et envoĂ»tante fleur d’oranger
 Qu’on fait glisser minute avec une limonade Elixia (4,50 € les 33 cl), une mousse de la Brasserie de la Plaine (7 € la pinte) ou l’un des 13 vins d’une carte 100 % locale, Ă  l’image de ce rouge du chai urbain Chai de Mars (3 €). Le tout se passe dans une ambiance sans prise de tĂȘte, entre piliers du quartier, fĂȘtards en after, familles avec poussettes et rencards Tinder venus se payer une bonne tranche sudiste sur l’immense terrasse ensoleillĂ©e, dans la salle aux chaises d’écolier ou accoudĂ©s au zinc (Ă  condit